https://www.paysan-breton.fr/.../le-1er-fevrier-1985-les.../
En 1985 les français (bretons) 'neutralisaient' (tuaient) les étourneaux rassemblés en dortoir par déversement d'agents toxiques… en avion.
« Cette technique semble être la plus efficace. Elle est préférée à l’effarouchement qui ne fait que déplacer le dortoir d’un point à un autre. »
Radical. Je me demande quel a été l'impact sur les autres vertébrés à sang chaud qui habitaient le village le plus proche (les humains). J'en ai parlé à Benoît Vignet qui va relater pour le magazine un témoignage d'effarouchement par fusées éclairantes en 1972 dans la région de Gembloux. Les étourneaux étaient considérés, en Belgique aussi, comme une nuisance car ils se rassemblaient par centaines de milliers (1-2 millions parfois). La méthode belge (peu pratiquée je pense) était moins brutale que la française.
Les temps changent, les méthodes et aussi les populations d'oiseaux car l’article précise qu’il s’agissait d’un dortoir « moyen » càd de… 1 million d’individus.
A Noter que l'article a été republié en 2018, dans quel but ?
Alain
| Alain Paquet |
+32.(0)2.893.48.55 | +32.(0)488.27.60.40 | |
Correction : je lis dans l'Atlas des oiseaux nicheurs de Belgique de 1988 que l'on dynamitait les dortoirs belges à partir de 1972 ! Encore mieux que les épandages toxiques français par avion (à partir de 1980). Une véritable guerre ! L'agent toxique utilisé en France était le Starlicide (Starling = étourneau en anglais), du 9-chloro-p. toluidine.
Alain
De : Alain Paquet [mailto:alain....@natagora.be]
Envoyé : jeudi 26 août 2021 09:41
À : 'Aves-Contact' <aves-c...@googlegroups.com>
Objet : Le bon vieux temps des grands dortoirs d'étourneaux
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Bonjour à tous,
La caractéristique du déclin de l'étourneau, contrairement à
d'autres espèces des milieux agricoles, est qu'il n'est pas
homogène partout dans l'aire européenne; l'étourneau est en
augmentation dans de nombreux pays de l'est (Tchèquie,
Pologne...). Une hypothèse serait que ce déclin serait lié à une
évolution des pratiques agricoles et notamment l'évolution de
l'élevage (qui n'évolue pas de la même manière partour, avec
notamment en Europe de l'Ouest la diminution des prairies pâturées
par les vaches, habitat de prédilection de l'étourneau en période
de reproduction). Cela est évoqué dans l'article ci-joint.
Voir aussi cette video à partir de la minute 15'12": https://www.youtube.com/watch?v=hzHHaYz_c3M
Avec tous les mouvements migratoires des étourneaux et le mélange
des populations, c'est difficile de voir quelles étaient les
populations nicheuses affectées par ces massacres, mais cette
mortalité importante devait sans doute se "diluer" dans une grande
partie de l'aire (il y a sans doute eu des reprises de baguages à
l'époque).
A propos des dortoirs d'étourneaux, voici un article, paru dans
le Gerfaut en 1961, de Willy Delvingt, qui, dans sa jeunesse, a
étudié les étourneaux en Belgique en n'hésitant pas à lancer des
opérations de sciences citoyennes (avant la lettre). Il devait
être tout jeune car M. Delvingt est toujours bon pied, bon oeil,
je suis allé lui rendre visite la semaine dernière ;-)
Bonne journée
JYP
Cette discussion peut être lue sur le Web à l'adresse https://groups.google.com/d/msgid/aves-contact/CAL%2BopJSn3zFQwwkybPJfYs44dYw3_APx9RnHrcZxCurH2ZW%2Bog%40mail.gmail.com.
Le plus grand dortoir enregistré dans Observations.be est de 200.000 individus, à Tailles de 2010 à 2019.
J’ai repris les données depuis 1970. En cliquant 2x sur ‘nombre’ (dans obs.be) on obtient un classement quantitatif décroissant.
On est très loin des dortoirs de millions d’individus dans les années 70-80. Il a été en croissance à partir des 60 (cfr. Atlas 201-2007) entre autres grâce à l’extension rural et des faubourgs urbains (cfr. Atlas 1988, voir image en fichier attaché) et
Les causes de déclin ?
L’Atlas wallon de 2001-2007 mentionne (Clobert, 1981) que « la lutte acharnée pratiquée en France et en Belgique (700.000 victimes des dynamitages dans la région de Saint-Trond [fruiticulture]) n’a pas eu d’effet immédiat significatif sur les effets nicheurs car elle visait les jeunes oiseaux, « surnuméraires », qui auraient péri l’hiver ou tout le moins ne se seraient pas reproduits ».
La bascule des populations a eu lieu dans les années 80. « Depuis 1990, l’espèce est en diminution assez régulière de 5% par an…. 35% entre les deux Atlas (1988 et 2001) ». « … (la baisse de la qualité des prairies [invertébrés du sol, larves de tipules] est invoquée mais aussi assainissement des labours, fertilisants, usage de substance comme les carbamates, l’ivermectine…) ».
On trouve moins de données sur le nombre d’hivernants en provenance des pays scandinaves, Allemagne du nord, Pologne et Russie), sauf les données obs.be qui montrent que les très grands dortoirs ont complètement disparu.
Personnellement je ne vois plus de grandes bandes d’étourneaux en migration active en octobre comme c’était le cas, si je me souviens bien, dans les années 70-80.
L’étourneau s’effondre à Bruxelles : -5,6% par an depuis 1992, soit -80% !
En Wallonie (2020), c’est -3.16%/an depuis 1990, soit -63%
L’Étourneau sansonnet cumule deux difficultés, il est lié au bâti pour la nidification et aux cultures pour la nourriture, les deux groupes d’oiseaux le plus en déclin.
Bonnes obs, les espèces steppiques sont en passage !
Alain
| Alain Paquet |
+32.(0)2.893.48.55 | +32.(0)488.27.60.40 | |
De : aves-c...@googlegroups.com [mailto:aves-c...@googlegroups.com] De la part de Martin Windels
Envoyé : vendredi 27 août 2021 09:41
À : Fabien Dormal <fabien...@gmail.com>
Cc : Alain Paquet <alain....@natagora.be>; Aves-Contact <aves-c...@googlegroups.com>; Benoit Vignet <benoit...@natagora.be>
Objet : Re: [aves-contact] RE: Le bon vieux temps des grands dortoirs d'étourneaux
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>J'en ai parlé à Benoît Vignet qui va relater pour le magazine un témoignage d'effarouchement par fusées éclairantes en 1972 dans la région de >Gembloux. Les étourneaux étaient considérés, en Belgique aussi, comme une nuisance car ils se rassemblaient par centaines de milliers (1-2 >millions parfois). La méthode belge (peu pratiquée je pense) était moins brutale que la française.
La méthode pratiquée en Belgique consistait à dynamiter les dortoirs. Cette tache était confiée à l’armée. Un programme de suivi de la mortalité était réalisé par la station de recherches agronomiques de Gembloux, ce qui donne de rendre hommage au toujours regretté Jacques Tahon, et à l’IRSNB.
Relativement radical donc.
Bonne journée,
Didier Vangeluwe
----------------------------------------------------------------------------------
Didier Vangeluwe
Responsable du Centre Belge de Baguage (BeBirds)
Hoofd van het Belgisch Ringwerk (BeBirds)
Head of the Belgian Ringing Scheme (BeBirds)
BeBirds – Bird Ringing for Science and Conservation

Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique• Koninklijk Belgisch Instituut voor Natuurwetenschappen
Rue Vautier 29, 1000 Bruxelles • Vautierstraat 29 1000 Brussel
T: +3226274355
F: +3226274113
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www.sciencesnaturelles.be•www.natuurwetenschappen.be•www.naturalsciences.be
De : aves-c...@googlegroups.com <aves-c...@googlegroups.com>
De la part de Alain Paquet
Envoyé : 26 août 2021 09:41
À : 'Aves-Contact' <aves-c...@googlegroups.com>
Objet : [aves-contact] Le bon vieux temps des grands dortoirs d'étourneaux
https://www.paysan-breton.fr/.../le-1er-fevrier-1985-les.../
En 1985 les français (bretons) 'neutralisaient' (tuaient) les étourneaux rassemblés en dortoir par déversement d'agents toxiques… en avion.
« Cette technique semble être la plus efficace. Elle est préférée à l’effarouchement qui ne fait que déplacer le dortoir d’un point à un autre. »
Radical. Je me demande quel a été l'impact sur les autres vertébrés à sang chaud qui habitaient le village le plus proche (les humains). J'en ai parlé à Benoît Vignet qui va relater pour le magazine un témoignage d'effarouchement par fusées éclairantes en 1972 dans la région de Gembloux. Les étourneaux étaient considérés, en Belgique aussi, comme une nuisance car ils se rassemblaient par centaines de milliers (1-2 millions parfois). La méthode belge (peu pratiquée je pense) était moins brutale que la française.
Les temps changent, les méthodes et aussi les populations d'oiseaux car l’article précise qu’il s’agissait d’un dortoir « moyen » càd de… 1 million d’individus.
A Noter que l'article a été republié en 2018, dans quel but ?
Alain
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Alain Paquet |
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Bonne initiative.
Belle journée,
Henri DINEUR
De : <aves-c...@googlegroups.com> au nom de Didier Vangeluwe <dvang...@naturalsciences.be>
Date : vendredi 27 août 2021 à 18:33
À : 'Aves-Contact' <aves-c...@googlegroups.com>
Objet : RE: [aves-contact] Le bon vieux temps des grands dortoirs d'étourneaux
>J'en ai parlé à Benoît Vignet qui va relater pour le magazine un témoignage d'effarouchement par fusées éclairantes en 1972 dans la région de >Gembloux. Les étourneaux étaient considérés, en Belgique aussi, comme une nuisance car ils se rassemblaient par centaines de milliers (1-2 >millions parfois). La méthode belge (peu pratiquée je pense) était moins brutale que la française.
La méthode pratiquée en Belgique consistait à dynamiter les dortoirs. Cette tache était confiée à l’armée. Un programme de suivi de la mortalité était réalisé par la station de recherches agronomiques de Gembloux, ce qui donne de rendre hommage au toujours regretté Jacques Tahon, et à l’IRSNB.
Relativement radical donc.
Bonne journée,
Didier Vangeluwe
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Didier Vangeluwe
Responsable du Centre Belge de Baguage (BeBirds)
Hoofd van het Belgisch Ringwerk (BeBirds)
Head of the Belgian Ringing Scheme (BeBirds)
BeBirds – Bird Ringing for Science and Conservation

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De la part de Alain Paquet
Envoyé : 26 août 2021 09:41
À : 'Aves-Contact' <aves-c...@googlegroups.com>
Objet : [aves-contact] Le bon vieux temps des grands dortoirs d'étourneaux
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Les temps changent, les méthodes et aussi les populations d'oiseaux car l’article précise qu’il s’agissait d’un dortoir « moyen » càd de… 1 million d’individus.
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