Information spectacle
Informations sur un spectacle qui aura lieu prochainement :
La Maison Brûlée présente
“ MAELSTRÖM EXCREMENTIEL ”,
texte et spectacle de Catherine Gil Alcala
J’ai voulu écrire un récit érotique onirique.
Et cela a pris la forme d’un long poème comme une bouffée délirante,
un poème éternel tragi-comique, “ Boschien ”, avec des images sonores,
mises en mots, à écouter.
On croit s’éveiller sans cesse, mais le rêve ouvre sur un autre rêve,
c’est un rêve de réveil.
La réalité glisse inexorablement,… paysages hallucinés de la
jouissance dans ses débordements infinis, ses intrications
fantasmatiques de perversion et d’amour, de grossièreté et
d’illumination, “ joailleries d’insanités”, “ obscénités absconses ”…
Catherine Gil Alcala
“ C’est bien vrai, je ne rêve pas, n’est-ce pas, vous en êtes témoin,
et aussi vous constatez que je n’ai pas fait sur moi ? !
- Oui, bien entendu, mais, vous vous étiez évanoui, vous sentez-vous
mal ? Vous êtes-vous échappé de l’asile d’aliéné, car vous ne portez
qu’un pyjama sous votre imperméable ? ! ”
Il se sentait régresser à l’état d’un enfant chialeur. Des phrases se
disloquaient …; des demandes d’amour à la syntaxe atrophiée
apparaissaient, fugaces, se refoulaient en lui. La dame, dans son
strict érotique ensemble pantalon chinois, lui souriait, la commissure
des lèvres d’une morbidesse distinguée.
“ Si ç’avait été ma maman…”, divaguait-il à part lui. Il se projetait
en imagination dans ses bras, bébé ; dans une impression flottante
elle le soulevait dans l’air ; elle était devenue une immensité, un
glacier avec des circonférences mammaires desquelles giclaient des
liqueurs de lait. Et soudain, elle sortait de derrière ses
imbrications charnues une gigantesque casserole où elle les jetaient,
lui et le doberman, dans un élan carnassier… Redéfaisant un sort comme
dans les légendes que lui disait sa mère, elle arrachait la peau du
chien qui ressortait transmué blanc et nu, “ homme ”, de la
casserole ; il était son amant. Echange et contamination du maléfice,
elle se dénudait elle-même, s’harnachait de la fourrure, devenait
lycanthrope, femme louve âme sœur de l’homme canidé.
Infante écartelée, lèvres vermeilles, se fit éventrer du zob de
l’animal…
(Extrait de “ Maelström Excrémentiel ”)
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Les jeudis 19 et 26 mars à 19h et le jeudi 2 avril à 21h (durée 1
heure)
au théâtre de l’Orme, 16 rue de l’Orme, 75019 Paris, réservations :
01.43.71.64.42
www.lamaisonbrulee.fr Catherine Gil Alcala : 06.59.69.43.25
01.70.07.33.62
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Un chanteur d’opéra, à l’inspiration sublime de la pipe d’un bonhomme
mamelu, abreuva l’auditoire d’un épilogue vocalisé :
“ Au pavillon des agités
ocellé papillon démantibulé par le jeu cruel d’enfants
et dans la fente de la porte un sexe voyeur
le cadavre incandescent à nouveau s’éveille au stupre
du royaume des morts il transporte folie
psychose psychopompe
scarabée
pétri par toi d’or et d’excréments
pousse sur la dune de l’au-delà ton nauséabond soleil
écholalie à la lie
mon endormie gésir en toi, mon sperme germe de vers. ”
(Extrait de “ Maelström Excrémentiel ”)