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NE T’ENVOLE PAS !
Je t'en supplie à genoux, ne t’envole pas Je sais que tu te perdras : le ciel te prendra ; Et moi, qu’aurai- je de plus, à l’horizon trop bas, Bien trop de voies sans issues à parcourir sans toi ?
Dis ! Que pourrais- je bien t’offrir, pour que tu oublies De faire encore tes valises ? L’amour infini ? Dans l’absolu, je le sais, il faut tout donner ; Je veux bien être tes ailes, apprendre à voler.
On s’allongera sur le dos en quelques nuages, A s’enivrer de l’azur, rêvant de voyage Sur un grand lit d’herbes folles, on s’endormira Paisibles, au chant des cigales, on s’enlacera.
Je t’en conjure, ne dis pas que c’est juste pour rire, Que tu t’enverras en l’air le temps d’un délire : C’est bien en faisant semblant qu’on le fait vraiment ; Je refuse les fleurs de pluie pour un enterrement.
Je préfère t’avoir en moi sans te posséder Et partager tes émois de grande liberté ; Ecris l’amour sur ma peau, au fer marque-moi, Que je reste cette esclave qui t’appartiendra.
Je t’en supplie à genoux, ne me quitte pas Je n’existe que par toi, ne pars pas sans moi Emporte – moi dans tes bras aux plus hauts sommets Où rien n’a plus d’importance que le verbe aimer !
Pierre WATTEBLED – 15 janvier 2007
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