Notion de supports et résistances

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joe coe

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Apr 24, 2006, 6:47:14 PM4/24/06
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La mémoire de marché

La notion de support ou de résistance est liée à la mémoire de
marché. Tout se passe en effet comme si le marché (c'est à dire les
investisseurs, en fait) gardait en mémoire les cours maximaux et
minimaux atteints par un titre dans le passé, ceux-ci se comportant,
vis à vis des cours, comme des paliers plus ou moins infranchissables.

On distingue les lignes de support, qui sont des droites horizontales
sur lesquelles les cours en baisse viennent rebondir pour croître à
nouveau, et les lignes de résistance qui sont des droites horizontales
sur lesquelles des cours en hausse viennent rebondir avant de baisser
à nouveau.

Une ligne de support est donc un obstacle à la baisse d'un cours
tandis qu'une ligne de
résistance est un obstacle à sa hausse (Figure 9).

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Tracer des droites de support et de résistance

Pour tracer des droites de support ou de résistance sur une courbe
représentant les cours de clôture de chaque séance, il suffit de
rechercher tous les alignements horizontaux de points qui sont à un
cours identique ou voisin. Il n'est pas indispensable que les cours
de ces points aient exactement la même valeur pour pouvoir tracer une
droite de support ou de résistance : on peut tolérer un écart sur
les cours qui dépend de la période d'observation de la courbe.

Ce qui est important est que la droite tracée entre ces deux points
soit approximativement horizontale. On parle donc plus volontiers de
zone de support et de résistance que de valeur de support et de
résistance.


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Un bon exemple de support et de résistance est fourni par la Figure 10
ci-dessus, qui
représente l'évolution des cours de clôture de LVMH de Septembre 97
à Septembre 98. Sur cette figure, on voit nettement que des lignes de
support se sont établies vers les 25 euros en Décembre 97 et Janvier
98 et vers 31 euros en Avril-Mai 98, tandis qu'une ligne de résistance
s'est formée vers les 38 euros. Comme on le voit également, les cours
de clôture de Mars 98 sont un peu inférieurs à 38 euros, mais la
résistance à 38 est présente, car le cours de l'action ne parvient
pas à franchir cette zone.


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Dans la représentation en Chandeliers Japonais (Figure 11), on note
que la zone de résistance est montée à 38,5 tandis que la zone de
support est descendue à 24,5. L'explication en est simple : la
représentation en Bar-Charts (ou Chandeliers) fait apparaître les
cours minima et maxima des séances, ce que ne fait pas la
représentation en cours de clôture. Elle est donc plus précise.

Pour tracer des droites de support et de résistance sur une courbe en
Bar-Charts ou
Chandeliers Japonais on peut tracer les alignements sur les cours
maxima des chandeliers pour les droites de résistance et les
alignements sur les cours minima des chandeliers pour les droites de
support. On peut également tracer les alignements sur les cours de
clôture ou d'ouverture. On peut même rechercher des alignements sur
des combinaisons cours de clôture, maxima et minima, comme dans
l'exemple d'ALCATEL (Figure 12).


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Les forces de marché près d'une résistance

Prenons le cas d'une action qui, après une progression la conduisant
dans la zone des 150 euros, subit une baisse la ramenant dans la zone
des 100 euros. Après une stabilisation relativement courte à ce
dernier cours, l'action repart à la hausse pour atteindre à nouveau
une valeur proche de 150 euros (Figure 13).


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Examinons alors le cas de deux investisseurs ayant pris des décisions
d'achat à des moments différents:

- le premier (Investisseur A) a acheté l'action alors qu'elle valait
150 euros, car il pensait à ce moment là que l'action avait un
potentiel de hausse. La suite des évènements lui ayant donné tort,
sa réaction probable sera d'essayer de rattraper son erreur dès que
possible. La remontée de l'action dans la zone des 150 euros va lui
donner une occasion de liquider sa position et notre investisseur A
risque de devenir vendeur en ce point, alors que quelque temps
auparavant il était acheteur à ce cours

- Le second (Investisseur B), vient d'acheter à 100 euros un titre qui
valait quelques mois auparavant 150 euros. Voyant la progression du
titre atteindre 150 euros, c'est à dire la valeur maximale atteinte
sur une période récente, celui-ci sera tenté de vendre à ce niveau,
afin de réaliser un profit au moins sur une partie de sa position,
quitte à subir un manque à gagner si l'action poursuit sa hausse au
delà de 150 euros.

Ainsi, plus on approche d'un niveau qui a déjà constitué dans le
passé, un sommet de la
courbe des cours (ici, la résistance à 150 euros), plus l'offre
devient importante, tandis que la demande s'effrite car les
investisseurs se souviennent que l'action est à son plus haut
historique : en ce point la tendance haussière risque de se
transformer en tendance baissière. On dit qu'une résistance à la
progression des cours s'établit.

Sur une ligne de résistance l'offre devient plus importante que la
demande.


Franchissement de la résistance

L'établissement d'une zone de résistance provient d'un consensus de
la part des opérateurs, qui considèrent pendant une période assez
longue que l'action ne vaut pas plus de 150 euros. Ce consensus peut
provenir des résultats d'une analyse fondamentale ou
macro-économique.

Peu importe d'ailleurs, car l'analyste technique sait que 150 euros
constitue la valeur
maximale que les investisseurs sont prêts à payer pour l'obtenir, et
il ne s'avisera pas à
l'acheter à ce prix tant que celui-ci constituera une résistance à
la progression des cours.

Il est toutefois possible, pour des raisons inconnues de l'analyste que
cette résistance soit soudain franchie à la hausse. Cette situation
constitue une nouveauté dans la vie de l'action, car l'offre
importante existant sur la ligne de résistance vient d'être
satisfaite par une demande encore plus importante: pour certains
investisseurs avertis, le consensus qui consistait à ne pas payer
l'action plus de 150 euros est rompu. Peut- être sont-ils en
possession d'informations confidentielles ou anticipent-t-ils de bons
résultats, peu importe à nouveau, car l'analyste technique sait qu'en
perçant sa résistance à la hausse, l'action vient de démontrer
qu'elle est l'objet d'un intérêt certain pour des investisseurs
avertis.

Plus les volumes de transactions sont importants au moment de la
traversée de la résistance, plus l'intérêt manifesté par le groupe
des nouveaux acquéreurs est grand. Plus forte est donc la rupture de
consensus qui consistait à ne pas payer l'action au delà de sa
valeur de résistance.

Ce franchissement à la hausse de cette résistance (Figure 14), s'il
s'effectue dans de bons volumes de transactions (2 à 3 fois la moyenne
des volumes constatés jusqu'alors) constitue donc pour l'analyste
technique un signal d'achat, indépendamment des raisons qui ont pu
susciter ce franchissement. L'expérience m'a montré que les raisons
qui ont conduit à ce franchissement sont rarement connues au moment de
celui-ci, mais le sont beaucoup plus tard, quand l'action a déjà
effectué une belle avancée.


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Un élément technique explique qu'un dépassement de résistance
conduise à une progression ultérieure importante pour l'action: la
demande qui s'était effondrée à l'approche de la résistance va
réapparaître car ceux qui ont vendu sur la ligne de résistance vont
s'apercevoir de leur erreur et vont vouloir se racheter, amplifiant
ainsi la demande existante.

La courbe d'ALCATEL (Figure 15) est un parfait exemple de
franchissement d'une forte résistance à 18 euros, sur de bons volumes
de transactions. La hausse qui s'en est suivie a permis à ceux qui ont
utilisé ce signal d'engranger une plus value supérieure à 75 %.

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Les forces de marché près d'un support

Prenons le cas d'une action qui après une baisse la conduisant dans la
zone des 200 euros, subit une progression la ramenant dans la zone des
250 euros. Après une stabilisation relativement courte à ce dernier
prix, l'action repart à la baisse pour atteindre à nouveau une valeur
proche de 200 euros (Figure 16).


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Un support : lieu de consensus

Un opérateur qui cherche à investir va trouver dans cette situation
l'opportunité de ramasser l'action historiquement à bon prix: à ce
cours l'action est considérée comme attrayante, et fera
vraisemblablement l'objet d'une demande importante. Son cours a de
grandes chances de progresser, comme il l'a déjà fait dans le passé.

Ceux qui l'avaient vendue par le passé à ce cours et avaient manqué
une belle plus value auront également envie de retenter leur chance à
cette occasion, ce qui génèrera une demande supplémentaire.

Ainsi, plus on approche d'un niveau qui a déjà constitué, dans le
passé, un minimum de la courbe des cours (ici, le support à 200),
plus la demande devient importante, tandis que l'offre s'effrite car
les vendeurs considèrent que l'action vaut plus que 200 euros, et ne
sont plus vendeurs à ce prix : en ce point, la tendance baissière
risque de se transformer en tendance haussière.

L'établissement d'un support fait appel au même mécanisme que celui
d'une résistance. Dans les deux cas, il s'établit un consensus de la
part d'un groupe d'investisseurs pour dire que la valeur est trop
chère au prix courant (cas d'une résistance) ou qu'elle est bon
marché (cas d'un support).

Dans le cas de la résistance, ce consensus provient d'un groupe de
vendeurs qui ont une perception négative du marché. Dans le cas d'un
support, le consensus provient d'un groupe d'acheteurs optimistes.

Une résistance franchie à la hausse devient un support

Reprenons l'exemple de la Figure 14 sur laquelle la résistance à 150
vient d'être franchie à la hausse.

Cette valeur risque, dans l'avenir, de devenir à son tour une valeur
de support: en effet, tout mouvement ultérieur à la baisse,
conduisant le cours de l'action dans la zone des 150 euros, suscitera
des achats de la part des investisseurs qui l'ont vendue précédemment
(trop tôt) à ce prix, et qui trouveront une opportunité de rattraper
leur erreur, dans ce retour dans la zone des 150 euros. Une ligne de
support s'installera donc de fait au niveau de l'ancienne résistance.


L'importance des volumes dans la force d'un support

Ce mouvement de rattrapage sera d'autant plus important qu'il existait
sur la ligne de
résistance un grand nombre de vendeurs (offre importante).
L'observation des volumes de transactions lors du premier
franchissement de la résistance fournit cette indication.


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La courbe de la Figure 17 nous montre par exemple un franchissement de
résistance de
Galeries Lafayette en Février 2004, sur de bons volumes de
transactions. Cette résistance, une fois franchie, devient jusqu'en
Avril une ligne de support pour l'action.


Un support franchi à la baisse devient une résistance

Repartons de la Figure 16 et imaginons que le support à 200 euros soit
franchi à la baisse. Cette valeur a de grandes chances de constituer
une résistance à la progression ultérieure des cours. En effet sur
la ligne de support un grand nombre d'opérateurs ont acheté ... et se
sont trompés. Ils trouveront dans tout retour du cours dans la zone
des 200 euros, une opportunité de rattraper leur erreur et se feront
vendeurs à ce cours. Une ligne de résistance s'installera donc de
fait au niveau de l'ancien support (voir Figure 18)


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La courbe de Guyenne Gascogne (Figure 19) nous donne l'exemple d'un
support à 90 franchi en Octobre 2004. Cette valeur de 90 devient une
résistance dès le début de 2005.


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La qualité d'une résistance ou d'un support

Il existe plusieurs critères pour évaluer la qualité d'une
résistance (ou d'un support), 'est à dire sa capacité à jouer son
rôle et de ne pas être franchi :

Les Volumes : nous avons vu qu'une résistance (ou support) qui
existait à un endroit donné provenait de l'offre (demande)
potentielle qui existait à ce cours, et de la quantité d'actions
achetées (vendues) précédemment à ce prix. Le critère des volumes
sera donc le premier à prendre en compte pour estimer la force d'une
résistance (d'un support). Une résistance où quelques centaines de
titres ont été échangés, n'aura pas la même force qu'une
résistance qui est l'objet de plusieurs dizaines de milliers de
transactions. Une bonne méthode pour visualiser cette force est de
représenter les volumes de transactions suivant l'axe des ordonnées
(axe des cours), afin de déterminer les cours qui font l'objet de
transactions importantes (voir la courbe de Guyenne Gascogne - Figure
20). Sur cette figure on distingue nettement la zone de résistance à
94 euros et à 72 et la zone de support à 90, qui font toutes les deux
l'objet de volumes importants sur l'axe vertical.


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En pratique on constate que lorsqu'un cours s'approche d'une bonne
résistance (ou support), les volumes de transactions décroissent
lentement à son approche, signe que les acheteurs (vendeurs) se
retirent car ils anticipent un renversement de tendance. Si les volumes
sont trop importants lors de l'approche, il est peu probable que la
résistance (support) joue son rôle.

Au moment précis où un cours atteint une valeur de support ou de
résistance, l'action est généralement l'objet d'importantes
transactions, car ces valeurs correspondent aux seuils d'intervention
d' investisseurs qui attendent un renversement de tendance. Cette
situation est reflétée par des volumes de transactions plus
importants qu'à l'ordinaire (2 à 3 fois plus) au point de contact. Il
suffit pour s'en convaincre d'aller consulter les carnets d'ordres
d'une séance pour s'apercevoir qu'un nombre important d'ordres
d'achats attendent bien sagement leur exécution aux cours de support,
alors qu'un nombre important de ventes sont placés à un cours de
résistance.

La fréquence : le deuxième critère à prendre en compte est la
fréquence d'apparition de la résistance (support) dans le temps. Plus
celle-ci est importante, plus le consensus qui consiste à ne pas payer
plus cher (ou vendre moins cher) que la valeur de résistance (support)
est important, et bien ancré dans la mémoire collective. Plus
difficile sera donc le franchissement de ces seuils psychologiques
(voir Figure 21).


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L'âge: l'âge d'une résistance (support) est également un critère
à prendre en compte pour évaluer sa qualité. Une résistance
(support) datant d'un an possède incontestablement une efficacité
supérieure à une résistance vieille de 4 ans. Cela ne signifie pas
que la résistance de 4 ans a perdu son potentiel, mais tout simplement
qu'elle est moins ancrée dans les mémoires que la résistance
récente. En fait, plus une résistance est ancienne, plus elle a eu
l'opportunité d'être franchie et plus elle a de chances d'avoir perdu
de sa force.

Les seuils: Pour qu'une résistance (ou un support) soit efficace, il
faut également que le cours de l'action se soit suffisamment éloigné
de la zone de résistance (support), afin que les acheteurs (vendeurs)
se rendent compte qu'ils ont effectivement commis une erreur en
l'achetant (vendant), et qu'ils soient prêts à liquider leur
position dès que les cours s'approcheront à nouveau de cette zone. En
pratique, on considère qu'un décalage de 3% entre le cours et la
résistance (support) doit avoir été atteint pour que celle-ci puisse
pleinement jouer son rôle.

Il en résulte les règles d'achat et de vente suivantes (voir Figure
22):
- Achat lorsque le cours devient supérieur de 3% à la valeur de
résistance.
- Vente lorsque le cours devient inférieur de 3% à la valeur de
support.


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Les valeurs justes : le fait qu'une valeur atteigne un cours qui "tombe
juste" comme 100 euros ou 600 euros, peut entraîner la création d'une
résistance (ou support) de fait. Par exemple, au moment de l'achat
d'une valeur à 72 euros, il est vraisemblable qu'un grand nombre
d'investisseurs se sont fixés comme objectif de la vendre à 100
euros, tout simplement parce que ce cours est un chiffre rond, facile
à retenir. Au moment où la valeur atteindra 100 euros, il est
vraisemblable que la valeur fera l'objet d'une offre plus importante
qu'à l'ordinaire. Si le marché est lui-même peu enthousiaste à ce
moment-là, la demande risque d'être insuffisante pour satisfaire
l'offre croissante, et le cours commencera à baisser: la valeur de 100
euros constituera une valeur de résistance de fait.

Si des résistances ou supports possèdent tous les critères
énumérés ci-dessus, ils ont de grandes chances d'être efficaces, et
il est possible pour le professionnel des salles de marché,
intéressé par les profits à court terme, de prendre position à
l'achat sur les bons supports, et à la vente sur les bonnes
résistances, et d'effectuer ainsi des aller et retour profitables
entre ces différents cours. Cette stratégie n'est cependant
applicable que pour des écarts suffisamment importants entre support
et résistance, afin que la plus value dégagée soit supérieure au
total des frais liés aux opérations d'achat et de vente successives.

L'investisseur intéressé par les profits à plus long terme, attendra
au contraire les
franchissements de ces valeurs seuils, qui caractérisent des
modifications importantes de consensus. Le mouvement attendu (hausse ou
baisse) sera d'autant plus fort que la qualité du support ou de la
résistance était grande et que les volumes de transactions sont
importants au moment du franchissement (2 à 3 fois la moyenne
constatée jusqu'alors).

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Quelques principes à retenir

- Une résistance s'oppose à la progression des cours. Elle constitue
un lieu où l'offre est
importante et où une hausse des cours s'inverse en baisse des cours,
- Un franchissement à la hausse d'une résistance constitue un signal
d'achat. Néanmoins, ce signal doit pour être efficace, se trouver
confirmé par des volumes de transactions plus importants qu'à
l'ordinaire. Plus les volumes sont importants au franchissement, plus
le titre a de chances de progresser ensuite.
- Une valeur de résistance franchie à la hausse devient une valeur de
support.
- Un support s'oppose à la baisse du cours. Il constitue un lieu où
la demande est importante
et où une baisse des cours s'inverse en une hausse des cours.
- Un franchissement à la baisse d'un support constitue un signal de
vente et ne nécessite pas obligatoirement de volumes importants pour
être validé. Le cours peut en effet tout simplement s'effondrer par
manque d'acheteurs, sans qu'il y ait une pression de vente importante.
- Une valeur de support franchie à la baisse devient une valeur de
résistance.
- Plus les valeurs de support ou de résistance ont été rencontrées
dans le passé et ont fait l'objet de transactions importantes, plus
elles joueront leur rôle respectif, et donc plus les signaux d'achat
ou de vente lors des franchissements seront valides.

Quelques stratégies sur support et résistance

Examinons la courbe d'INGENICO, Figure 23. Au début de l'année 97
une zone de
résistance s'est installée vers 8 euros.

- Cette résistance est franchie sur de bons volumes début Mai : on
achète à 8.25 pour tenir compte du seuil de 3%.

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- La valeur de 8.5 devient un support de Mai à début Juin 97 : on
conserve la valeur.
- Début Juin, la valeur s'envole sur de bons volumes de transactions
et une zone de
résistance se forme aux alentours de 11 de Juin à Octobre: on peut
vendre une partie des positions (gain de l'ordre de 30%).
- En Octobre, INGENICO franchit son support à 9.75 : on vend la
totalité des positions à
9.5 en tenant compte du seuil de 3% (gain de l'ordre de 12%)
- De Novembre 97 à Janvier 98, un support s'installe sur à 7.75 :
on achète à nouveau des titres à 8.
- De Février à Mars 98 une résistance s'installe à nouveau à
10.5 : on vend une partie des positions.
- Fin Mars la résistance est franchie dans de bons volumes : on
achète à nouveau des titres.

La courbe d'ACCOR (Figure 24) permet d'adopter une autre stratégie
:

- En Février 97, ACCOR casse sa résistance à 22 sur de bons volumes
de transactions : achat à 22.5.
- L'action monte jusqu'à 36, où elle établit une résistance, de
Novembre 98 à Février 99 :
vente d'une partie de la position à 35 (56% de gains)
- Fin Février 99, la courbe d'ACCOR casse sa résistance à 36: on
rachète des titres à 37.
- De Juillet à Aout 98, l'action établit une résistance à 54. On
vend une partie de la position
- En Aout, ACCOR casse son support à 48 : on vend la totalité de la
position

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