Delacroix René ARN
unread,Nov 21, 2009, 5:34:47 AM11/21/09Sign in to reply to author
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Bruxelles-UE) Le salaire du nouveau président du Conseil européen des
chefs d’État et de gouvernement sera calqué sur celui du président de
la Commission, soit 24.422,80 euros par mois.
Il devrait donc aussi percevoir une indemnité d’installation égale à
deux mois de traitement, une indemnité de résidence (15 % du salaire
de base) et une indemnité mensuelle de représentation de 1418,07
euros. Soit au final 29.504,29 euros par mois. Soit 8000 euros de plus
que le Président de la République française (21.133,37 euros bruts par
mois).
Herman Van Rompuy va donc voir son salaire presque doublé, par rapport
à ce qu’il percevait comme Premier ministre de Belgique, et surtout il
échappera aux charges sociales et fiscales belges (entre 45 % et 55 %
du salaire brut…).
La somme perçue par le président du Conseil sera soumise à l’impôt
communautaire dont les taux marginaux d’imposition vont de 8 % à 45 %.
Quant au ministre européen des affaires étrangères, son salaire
devrait être calqué sur celui d’un vice-président actuel de la
Commission, fonction qu’il occupera puisqu’il a une double casquette,
soit 22.122,10 euros mensuels, somme à laquelle il faut ajouter les
indemnités de résidence et de représentation. Catherine Asthon, qui
gagnait déjà 19.909,89 euros par mois, n'augmente donc son salaire
"que" de 2000 euros...
Le président du Conseil européen n'aura à sa disposition qu'un cabinet
de 22 personnes, secrétaires inclus, contre 33 pour le président de la
Commission et 37 pour celui du Parlement européen. Son budget de
fonctionnement sera de 25 millions d'euros en 2010, dont 12 millions
pour la seule organisation des réunions des chefs d'Etat et de
gouvernement. Mais, même s'il n'a pas d'autorité hiérarchique sur le
secrétaire général du Conseil des ministres, le Français Pierre de
Boissieu, il est clair que celui-ci l'autorisera à avoir recours aux
services des quelques 3000 fonctionnaires européens travaillant au
sein du Justus Lipsius, le bâtiment abritant les services du Conseil.
Au passage, il faut noter qu'avec le traité de Lisbonne, le Conseil
européen et le Conseil des ministres deviennent deux institutions
distinctes.
La ministre européenne des affaires étrangères siègera, elle, juste en
face, dans le bâtiment Charlemagne. Elle aura à sa disposition, outre
les fonctionnaires de la Commission travaillant sur les questions
extérieures (développement, commerce), un "service diplomatique
commun" qui sera composé de fonctionnaires rattachés pour l'instant à
la direction générale des relations extérieures de la Commission (2000
personnes) et au service équivalent du Conseil des ministres (800).
Les Etats membres détacheront à Bruxelles quelques 2200 diplomates
nationaux. Soit en tout 5000 personnes.
Source: Jean Quatrem