Bulletin APCP n°3

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Yves Agnès

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Jan 5, 2011, 3:52:01 AM1/5/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
J'y ajoute pour tous mes voeux d'une année 2011 qui vous apporte
joies et réussites. YA

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L'ERE NOUVELLE

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Jan 5, 2011, 1:20:40 PM1/5/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Tous mes compliments pour la qualité du bulletin. Mes voeux d'excellente année à tous et pour le succès d'un Conseil de presse en 2011.
Pierre Lance

Le 5 janv. 2011 à 09:52, Yves Agnès a écrit :

J'y ajoute pour tous mes voeux d'une année 2011 qui vous apporte joies et réussites. YA

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Guy Vadepied

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Jan 7, 2011, 6:45:47 AM1/7/11
to apcp-symp...@googlegroups.com

Merci Yves pour le bulletin n°3. Bonne année pour toi et les amis de l'APCP. Que 2011 sur la lancée de 2010 nous fasse  avancer  davantage encore dans la concrétisation de ce grand projet. GV.  

 

-----Message d'origine-----
De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de Yves Agnès
Envoyé : mercredi 5 janvier 2011 09:52
À : apcp-symp...@googlegroups.com
Objet : {ConseilPresse} Bulletin APCP n°3

 

J'y ajoute pour tous mes voeux d'une année 2011 qui vous apporte 

joies et réussites. YA

 

--

Bernard Montanier

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Jan 7, 2011, 11:58:58 AM1/7/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Cher Yves,
Je trouve ton bulletin 3 à mon retrour de voyage.
Bravo
Je te présente mes vœux très sincères et amicaux
Et que 2011 soit propice aux initiatives et aux ambitions de l'APCP

PS:je reviens des obsèques d'Yves-Marie Labbé.Sa dis^parition brutale m'a
affecté

-----Message d'origine-----
De : apcp-symp...@googlegroups.com
[mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de Yves Agnès
Envoyé : mercredi 5 janvier 2011 09:52
À : apcp-symp...@googlegroups.com
Objet : {ConseilPresse} Bulletin APCP n°3

J'y ajoute pour tous mes voeux d'une année 2011 qui vous apporte joies et
réussites. YA

--

Yves Agnès

unread,
Jan 7, 2011, 12:04:45 PM1/7/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Merci, cher Bernard.

Je n'ai pas pu aller aux obsèques d'Yves-Marie, que j'ai évidemment
très bien connu... et cornaqué un peu...
J'espère te voir un de ces jours aux réunions mensuelles de l'APCP,
la prochaine est le jeudi 13 janvier à 17h30 à la FFAP (toujours 24
rue du Faubourg Poissonnière)...
Amitiés et bon début 2011!
Yves

Le 7 janv. 11 à 17:58, Bernard Montanier a écrit :

> sympat...@googlegroups.com.

gilles pouzin

unread,
Jun 25, 2011, 6:43:16 AM6/25/11
to apcp-symp...@googlegroups.com, Gilles Pouzin CFTC
Comme la CFTC l'a rappelé en novembre 2010 lors des Assises du Journalisme, "il ne suffit pas d'avoir une déontologie de la presse s'il n'y a pas de déontologie des sources. La CFTC demande que le mensonge délibéré à la presse soit reconnu comme un délit pénal au même titre que la diffamation!".

Permettez-nous d'insister sur le sérieux et l'importance d'une telle mesure,

bon week end, Gilles Pouzin pour le syndicat des journalistes CFTC.

L'attachée de presse d'Eric Ciotti joue les mères «désemparées» dans un reportage de TF1

20minutes.frPar 20minutes.fr | 20minutes.fr – ven. 24 juin 2011

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  • Capture d'écran d'un sujet de TF1 dans lequel
 l'attaché de presse du député UMP Eric Ciotti se fait passer pour une mère de familleAgrandir la photo
    Capture d'écran d'un sujet de TF1 dans lequel l'attaché de presse du député UMP Eric …
«J'ai un enfant qui ne va plus à l'école, qui commence à sécher et je suis un peu inquiète.» Cette femme, qui se dit «désemparée» dans un sujet du «13 heures» de TF1 n'a pas d'enfants. C'est l'attachée de presse d'Eric Ciotti, le député et président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes qui a mis en place le «contrat de responsabilité parentale» dont le reportage est censé démontrer les résultats «apparemment positifs».
La rumeur a bruissé sur Twitter, avant d'être confirmée sur France Info par Jacques Victor, président du groupe communiste au Conseil Général des Alpes-Maritimes. «Je n'étais pas au courant», affirme de son côté Eric Ciotti, se déclarant «choqué». «C'est une faute professionnelle», a réagi le leader de la droite populaire. Selon lui, son attachée de presse a participé au sujet «à la demande de TF1». La chaîne, elle, n'a pas réagi.

L'ERE NOUVELLE

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Jun 25, 2011, 9:32:10 AM6/25/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Autant que je sache, la diffusion de fausses informations est déjà un délit prévu par la loi. Donc, un mensonge délibéré donné par qui que ce soit au cours d'un reportage télévisé est passible de sanctions. Et il me semble préférable de veiller à l'application des lois existantes plutôt que d'en créer sans cesse de nouvelles. L'encombrement législatif finit par embourber les Etats modernes.
Pierre Lance


Patrick Eveno

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Jun 25, 2011, 9:40:40 AM6/25/11
to apcp-symp...@googlegroups.com

La diffusion de fausses informations est un délit pour les médias, pas pour les particuliers, sinon il n’y aurait plus de vie de bureau ou amicale ou de couple ou de famille possible….

 

Patrick Eveno

Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

90, rue du faubourg Saint-Martin

75010 Paris

01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84

 

De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de L'ERE NOUVELLE
Envoyé : samedi 25 juin 2011 15:32
À : apcp-symp...@googlegroups.com
Objet : Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénal

 

Autant que je sache, la diffusion de fausses informations est déjà un délit prévu par la loi. Donc, un mensonge délibéré donné par qui que ce soit au cours d'un reportage télévisé est passible de sanctions. Et il me semble préférable de veiller à l'application des lois existantes plutôt que d'en créer sans cesse de nouvelles. L'encombrement législatif finit par embourber les Etats modernes.

Pierre Lance

 

 

Le 25 juin 2011 à 12:43, gilles pouzin a écrit :



Comme la CFTC l'a rappelé en novembre 2010 lors des Assises du Journalisme, "il ne suffit pas d'avoir une déontologie de la presse s'il n'y a pas de déontologie des sources. La CFTC demande que le mensonge délibéré à la presse soit reconnu comme un délit pénal au même titre que la diffamation!".

Permettez-nous d'insister sur le sérieux et l'importance d'une telle mesure,

bon week end, Gilles Pouzin pour le syndicat des journalistes CFTC.

L'attachée de presse d'Eric Ciotti joue les mères «désemparées» dans un reportage de TF1

Image supprimée par l'expéditeur. 20minutes.frPar 20minutes.fr | 20minutes.fr – ven. 24 juin 2011

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Capture d'écran d'un sujet de TF1 dans lequel l'attaché de presse du député UMP Eric …

«J'ai un enfant qui ne va plus à l'école, qui commence à sécher et je suis un peu inquiète.» Cette femme, qui se dit «désemparée» dans un sujet du «13 heures» de TF1 n'a pas d'enfants. C'est l'attachée de presse d'Eric Ciotti, le député et président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes qui a mis en place le «contrat de responsabilité parentale» dont le reportage est censé démontrer les résultats «apparemment positifs».

La rumeur a bruissé sur Twitter, avant d'être confirmée sur France Info par Jacques Victor, président du groupe communiste au Conseil Général des Alpes-Maritimes. «Je n'étais pas au courant», affirme de son côté Eric Ciotti, se déclarant «choqué». «C'est une faute professionnelle», a réagi le leader de la droite populaire. Selon lui, son attachée de presse a participé au sujet «à la demande de TF1». La chaîne, elle, n'a pas réagi.

 

 

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L'ERE NOUVELLE

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Jun 25, 2011, 10:05:22 AM6/25/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Désolé de vous contredire, Monsieur le Professeur, mais un particulier qui s'exprime devant une caméra de télévision n'est plus ni en famille, ni au bureau, ni sur l'oreiller, il est face à un public de plusieurs millions de personnes. Et de plus, en l'occurrence, il s'agit d'une attachée de presse, qui ne s'exprime donc plus du tout en tant que particulier, mais en tant que professionnelle de la communication. Alors, moi, avec votre permission, je lui colle une amende, juste pour qu'elle ne s'amuse pas à recommencer...
Cordialement
Pierre Lance

Le 25 juin 2011 à 15:40, Patrick Eveno a écrit :

La diffusion de fausses informations est un délit pour les médias, pas pour les particuliers, sinon il n’y aurait plus de vie de bureau ou amicale ou de couple ou de famille possible….
 
Patrick Eveno
Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
90, rue du faubourg Saint-Martin
75010 Paris
01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84
 
De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de L'ERE NOUVELLE
Envoyé : samedi 25 juin 2011 15:32
À : apcp-symp...@googlegroups.com
Objet : Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénal
 
Autant que je sache, la diffusion de fausses informations est déjà un délit prévu par la loi. Donc, un mensonge délibéré donné par qui que ce soit au cours d'un reportage télévisé est passible de sanctions. Et il me semble préférable de veiller à l'application des lois existantes plutôt que d'en créer sans cesse de nouvelles. L'encombrement législatif finit par embourber les Etats modernes.
Pierre Lance
 
 
Le 25 juin 2011 à 12:43, gilles pouzin a écrit :


Comme la CFTC l'a rappelé en novembre 2010 lors des Assises du Journalisme, "il ne suffit pas d'avoir une déontologie de la presse s'il n'y a pas de déontologie des sources. La CFTC demande que le mensonge délibéré à la presse soit reconnu comme un délit pénal au même titre que la diffamation!".

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bon week end, Gilles Pouzin pour le syndicat des journalistes CFTC.

L'attachée de presse d'Eric Ciotti joue les mères «désemparées» dans un reportage de TF1

<~WRD000.jpg>Par 20minutes.fr | 20minutes.fr – ven. 24 juin 2011
Capture d'écran d'un sujet de TF1 dans lequel l'attaché de presse du député UMP Eric …
«J'ai un enfant qui ne va plus à l'école, qui commence à sécher et je suis un peu inquiète.» Cette femme, qui se dit «désemparée» dans un sujet du «13 heures» de TF1 n'a pas d'enfants. C'est l'attachée de presse d'Eric Ciotti, le député et président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes qui a mis en place le «contrat de responsabilité parentale» dont le reportage est censé démontrer les résultats «apparemment positifs».
La rumeur a bruissé sur Twitter, avant d'être confirmée sur France Info par Jacques Victor, président du groupe communiste au Conseil Général des Alpes-Maritimes. «Je n'étais pas au courant», affirme de son côté Eric Ciotti, se déclarant «choqué». «C'est une faute professionnelle», a réagi le leader de la droite populaire. Selon lui, son attachée de presse a participé au sujet «à la demande de TF1». La chaîne, elle, n'a pas réagi.
 
 
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Patrick Eveno

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Jun 25, 2011, 10:22:03 AM6/25/11
to apcp-symp...@googlegroups.com

Non, il n’est pas face au public mais face à un journaliste qui doit faire son travail, notamment la vérification

Si le particulier fait le travail du journaliste, il n’y a plus besoin de journalistes et les particuliers peuvent s’adresser directement au public

 

 

Patrick Eveno

Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

90, rue du faubourg Saint-Martin

75010 Paris

01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84

 

De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de L'ERE NOUVELLE
Envoyé : samedi 25 juin 2011 16:05

Augustin Scalbert

unread,
Jun 25, 2011, 10:24:52 AM6/25/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Mais que fait le CSA ?


Augustin Scalbert | Rue89
+33-1 71 18 2012 | @AugustinS

Soutenir Rue89 ? C'est par là :
http://mur.rue89.com/




2011/6/25 Patrick Eveno <pev...@wanadoo.fr>

Thomas Zlowodzki

unread,
Jun 25, 2011, 12:53:10 PM6/25/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
suis plutôt d'accord avec Patrick

Sur cette affaire, il semblerait que ce soit surtout TF1 qio soit en cause : les journalistes ne pouvaient pas ignorer l'identité d'une ATTACHEE DE PRESSE d'un député, avec laquelle ils doivent correspondre plus ou moins régulièrement. je penche donc sur la version ou elle a "rendu service" à un journaliste de TF1, qui n'avaient pas de témoin pour s'exprimer devant la caméra (ca ne veut pas dire que ce qui est dit ne correspondait pas à des témoignages recueillis auprès d'autre personnes qui ne souhaitaient pas etre filmées)... si c'était le cas la faute me semblerait partagée, mais plutôt du coté des journalistes...

est ce que la la CFTC serait également pour poursuivre le fameux informateur qui avait piégé le journaliste du point sur les femmes africaines polygammes (vous vous souvenez) ? il mentait lui aussi...

enfin,  qu'est ce qu'un mensonge ? sur tout un tas de sujets économiques, un tas d'énormités sont proférées chaque jour dans les médias (notamment sur les raisons de la crise économique). Les personnes qui s'expriment sont elles ignorantes ou mentent elles pour protéger un certain nombre d'intérêts (y compris la "position" politique de leur groupe ) ? qui peut le savoir...


--- En date de : Sam 25.6.11, Augustin Scalbert <asca...@rue89.com> a écrit :

jl ml

unread,
Jun 25, 2011, 1:23:06 PM6/25/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Ce que je ne comprends pas, c'est que la profession s'excite quand elle constate des dérapages (et aujourd'hui, c'est en continu si on veut bien garder les yeux ouverts), mais qu'elle ne s'organise ni pour rendre des comptes devant le public, ni - et encore moins - pour sanctionner et éviter que cela ne se reproduise.

Le CSA ? A part qq coups de gueule de temps à autre et une vigilance utile en période d'élections, c'est plutôt "Bonne nuit les petits !"

Dans de très nombreux pays du monde, nos confrères se bougent les fesses pour tenter de regagner un peu de crédibilité. Au Cameroun, cette année, il y a un projet de loi porté par un syndicat de journalistes pour la création d'une instance publique de régulation + la création ce printemps d'une instance corporatiste de régulation (à lire dans le prochain bulletin de l'APCP) !

En France, on râle, on s'offusque, on hurle parfois, mais on se garde bien de suivre ces exemples assez simples à mettre en œuvre (même s'ils ne résoudront pas tout), on évite de faire quoique ce soit sur le plan corpo qui témoignerait d'un minimum de bonne volonté.

A quand un syndicat courageux qui portera jusqu'à sa création le projet d'une vraie régulation ? Il serait bénéfique non seulement à la profession mais à la démocratie toute entière.

L'information en France est éthiquement malade et, à part les observateurs, ses victimes (les "blessés de l'info" comme les appelle J-M Charon) et qq rares confrères, tout le monde s'en fout !

Jean-Luc M-L
Jean-Luc Martin-Lagardette


L'ERE NOUVELLE

unread,
Jun 25, 2011, 6:29:00 PM6/25/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Vous plaisantez, Monsieur Eveno ? Il est face à un journaliste, mais devant une caméra qui le filme et enregistre ses propos à destination des téléspectateurs. Et s'il ment délibérément, comment le journaliste pourrait-il vérifier sur l'instant la véracité du propos ? Dans le cas qui nous occupe, le journaliste a devant lui une attachée de presse d'un député, laquelle lui déclare effrontément : "J'ai un enfant qui ne va plus à l'école..." alors qu'elle n'a pas d'enfant. Comment le journaliste pourrait-il soupçonner un mensonge aussi grossier de la part de cette professionnelle, qui sait parfaitement que son propos va toucher directement le public ? Si vous voulez exiger des journalistes qu'ils vérifient chaque affirmation qui leur est faite et en soient responsables, alors plus aucune interview n'est possible. Soyons clairs : toute personne qui s'exprime devant une caméra de télévision, à n'importe quel titre, est seule juridiquement responsable de tout ce qu'elle déclare. Et elle ne fait nullement le travail du journaliste, qui est de poser des questions (si possible les bonnes) et n'a, bien évidemment, aucune part de responsabilité dans les réponses qui lui sont faites. C'est tellement limpide que je m'étonne qu'on en discute.
Pierre Lance

L'ERE NOUVELLE

unread,
Jun 25, 2011, 6:57:35 PM6/25/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Les journalistes peuvent connaître une attachée de presse sans pour autant connaître sa vie de famille. Et qu'un mensonge soit dit "pour rendre service" à un journaliste n'en atténue en rien la gravité, bien au contraire. En outre, ce mensonge était inutile et stupide, car l'attachée de presse (dont nul ne prononce le nom) pouvait très bien se contenter de dire : "Nous connaissons des femmes dont les enfants, etc...".
Qu'est-ce qu'un mensonge ? Question fort surprenante. Je ne pensais pas qu'on pouvait l'ignorer. Le mensonge est une déformation volontaire de la vérité. Que des "énormités" soient prononcées chaque jour dans les médias est un fait, mais ce ne sont pas obligatoirement des mensonges. Elles sont le plus souvent les fruits de l'ignorance, de la négligence, de l'erreur ou d'une mauvaise interprétation des chiffres ou des faits. Le mensonge délibéré et cynique me semble, heureusement, plutôt rare. 
(Accessoirement : les femmes africaines pouvaient être polyandres, mais non pas polygames... à moins d'être lesbiennes.)
Pierre Lance

L'ERE NOUVELLE

unread,
Jun 25, 2011, 7:02:37 PM6/25/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Une fois de plus, mon cher Jean-Luc, vous avez raison sur toute la ligne, hélas !
Pierre Lance

Patrick Eveno

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Jun 26, 2011, 5:41:20 AM6/26/11
to apcp-symp...@googlegroups.com

Vous plaisantez, Monsieur Eveno ? NON

Il est face à un journaliste, mais devant une caméra qui le filme et enregistre ses propos à destination des téléspectateurs. Et s'il ment délibérément, comment le journaliste pourrait-il vérifier sur l'instant la véracité du propos ? Alors un journaliste n’est qu’une simple caméra enregistreuse, qui ne vérifie rien, accepte tout, sans commentaire ??? Je ne vois pas l’intérêt de ce genre de métier : une caméra automatique ferait aussi bien….

Dans le cas qui nous occupe, le journaliste a devant lui une attachée de presse d'un député, laquelle lui déclare effrontément : "J'ai un enfant qui ne va plus à l'école..." alors qu'elle n'a pas d'enfant. Comment le journaliste pourrait-il soupçonner un mensonge aussi grossier de la part de cette professionnelle, qui sait parfaitement que son propos va toucher directement le public ? La profession de journaliste a été créée pour servir d’intermédiaire entre les institutions, particuliers, etc., qui détenaient des informations mais ne voulaient pas nécessairement les dévoiler, et le public, qui ne peut exercer son pouvoir de citoyen sans être informé. Si cette profession existe, c’est essentiellement pour faire le tri, valider, mettre en forme, etc, les informations déversées sans contrôle ni censure dans une société démocratique.

Si vous voulez exiger des journalistes qu'ils vérifient chaque affirmation OUI trois fois OUI, qui leur est faite et en soient responsables, alors plus aucune interview n'est possible. Ils ne sont pas responsables de l’information mais de sa diffusion, c’est pourquoi ils ne doivent pas diffuser des fausses informations.

 

Soyons clairs : toute personne qui s'exprime devant une caméra de télévision, à n'importe quel titre, est seule juridiquement responsable de tout ce qu'elle déclare. Oui, mais elle a le droit de mentir (nous ne sommes pas dans une société où le mensonge est absent, je crois même qu’il ne pourrait exister de telle société) et c’est au journaliste de diffuser en vérifiant, éventuellement même en soulignant qu’il s’agit d’un mensonge…

Et elle ne fait nullement le travail du journaliste, qui est de poser des questions (si possible les bonnes) et n'a, bien évidemment, aucune part de responsabilité dans les réponses qui lui sont faites. Alors, il doit croire toute le monde sur parole et diffuser n’importe quoi sous prétexte qu’il l’a recueilli… C'est tellement limpide que je m'étonne qu'on en discute.

En effet, c’est limpide : « le journaliste digne de ce nom a pour fonction de rechercher, pour le public, des informations, de les vérifier, de les situer dans un contexte, de les hiérarchiser, de les mettre en forme, et éventuellement de les commenter, afin de les diffuser, sous toute forme et sur tout support. » Article 1.1 du Frappatcode et : « Le journaliste doit s’attacher avant tout à l’exactitude des faits, des actes, des propos qu’il révèle ou dont il rend compte. Le journaliste examine avec rigueur et une vigilance critique les informations, documents, images ou sons qui lui parviennent. Le souci d’assurer au plus vite la diffusion d’une information ne dispense pas d’une vérification préalable de la crédibilité des sources. » Article 2.1 et 2.2 du Frappatcode

 

Patrick Eveno

Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

90, rue du faubourg Saint-Martin

75010 Paris

01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84

 

De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de L'ERE NOUVELLE
Envoyé : dimanche 26 juin 2011 00:29

L'ERE NOUVELLE

unread,
Jun 26, 2011, 6:32:32 AM6/26/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Je présume que vous n'avez jamais eu l'occasion de pratiquer une interview devant une caméra de télévision. Alors, comme je n'ai pas le goût des dialogues de sourds, si vous le voulez bien, nous en resterons là.
Cordialement
Pierre Lance

Yves Loiseau

unread,
Jun 26, 2011, 6:40:13 AM6/26/11
to apcp-symp...@googlegroups.com, apcp-symp...@googlegroups.com
Ne vous énervez pas contre la CFTC qui est presque exclusivement un syndicat maison a TF1... Ce qui explique cela !

Envoyé de mon iPhone

Patrick Eveno

unread,
Jun 26, 2011, 7:34:26 AM6/26/11
to apcp-symp...@googlegroups.com

C’est un peu facile

Je présume que vous n'avez jamais eu l'occasion de pratiquer une interview devant une caméra de télévision. Devant ou derrière ?

 

Patrick Eveno

Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

90, rue du faubourg Saint-Martin

75010 Paris

01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84

 

De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de L'ERE NOUVELLE
Envoyé : dimanche 26 juin 2011 12:33

L'ERE NOUVELLE

unread,
Jun 26, 2011, 9:53:41 AM6/26/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Le 26 juin 2011 à 13:34, Patrick Eveno a écrit :

C’est un peu facile
Je présume que vous n'avez jamais eu l'occasion de pratiquer une interview devant une caméra de télévision. Devant ou derrière ? Devant, bien entendu, ou sur le côté, parce que derrière, il me semble que c'est la place du cameraman, non ?...
Pierre Lance
 
Patrick Eveno
Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne  Professeur de quoi, au fait ?

Didier Epelbaum

unread,
Jun 28, 2011, 8:04:15 AM6/28/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Chers amis,
 
Deux ou trois éléments pour tenter d'enrichir ce débat passionné.

 

TF1 sait exactement à quoi s’en tenir : la chaîne a été mise en demeure en 1999 après la diffusion  d’un reportage qui contenait plusieurs séquences « reconstituées », présentées comme s'il s'agissait de scènes prises sur le vif. 

Commentaire du CSA: « Cette diffusion contrevient directement aux termes de la convention que la chaîne a signée avec le Conseil, par laquelle elle s'engage de manière extrêmement précise en matière d'honnêteté de l'information. Le Conseil tient à souligner qu'en aucun cas, la responsabilité du diffuseur ne peut être déléguée aux seuls producteurs ou réalisateurs des reportages falsifiés ou manipulés. » (Communiqué n° 384 du CSA, 27 janvier 1999).

Il est clair pour le CSA que  les chaînes de télévisions exercent leur responsabilité éditoriale sur toutes leurs émissions, sur tout élément d'émission, sans exception.

C’est donc toute le processus de fabrication qui est en cause, depuis le journaliste qui a signé le reportage et qui a engagé la responsabilité de sa rédaction (ou ses rédactions, puisque le journal régional est mis en cause comme producteur du reportage) jusqu’au PDG (en tant que directeur de la publication), en passant par la rédaction en chef du journal concerné. Soit le journaliste savait que son interlocutrice mentait sur sa qualité et sur sa maternité et il est malhonnête, soit il les ignorait et il est incompétent. De bonne foi mais incompétent. Et responsable.

L’attachée de presse ne me paraît pas relever de la déontologie journalistique puisqu’elle n’est pas journaliste ni employée d’un média. Son cas relève d’un autre système de jugement. Le mensonge est-il un délit ? En matière financière et économique parfois. Dans le cas de l’attachée de presse, d’accord avec Patrick Eveno : c’est au journaliste et à la chaîne de choisir des interlocuteurs qualifiés et légitimes et de fournir ainsi l'information honnête que tout le monde attend.

Didier Epelbaum

 

Nathalie Dollé

unread,
Jun 28, 2011, 8:32:24 AM6/28/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Bonjour tout le monde,

Je me permets de r�agir "quand m�me" et de fa�on courte pour ne pas encombrer cette liste de diffusion. J'attendais qu'un journaliste TV de base prenne son clavier, nous devons en manquer � l'APCP.
Nous avons lu depuis quelques jours d'int�ressants points de vue sur des valeurs, des principes et des r�gles d�ontologiques. J'apporte donc un petit t�moignage sur les pratiques de terrain, histoire de r��quilibrer les informations, de donner un autre �clairage ou son de cloche.
Parce que si j'�tais encore soutier de l'info - et � la lueur de nos �changes virtuels -� j'aurai effectivement tr�s peur de ce qui pourrait se dire dans un Conseil de Presse.

Didier, Jean-claude... vous savez tr�s bien comment se fait un reportage d'actu mais je me contenterai de ma propre exp�rience. 10 ans de news � France 3 et France 2. Sans doute pas plus mauvaise ou irresponsable que les autres, "je" n'ai jamais men� une seule enqu�te pr�alable sur les personnes interview�es pour un sujet court. Arr�tons avec ces lithanies de "v�rification" comme pilier du m�tier. Nous n'avons pas le temps mat�riel de travailler � la fois sur le "contenu" des infos qui motivent le sujet et en plus sur les fameux t�moins "lamba" dont nous ne pouvons nous passer, ceux qui ont vu ou v�cu, ceux qui portent symboliquement la parole "non-experte" ou celle de la c�l�bre "madame Michu". Nous avons tous pu nous faire avoir un jour ou l'autre, par quelqu'un qui pour quelques minutes, se fait passer pour ce qu'il n'est pas. Soyons s�rieux, le gars (ou la fille) en reportage news ne sera jamais � l'abri de ce type de manipulation.
En revanche, c'est en commun qu'il faut traiter cette question.

Alors ok pour le journaliste de bonne foi qui s'est fait enfumer mais je refute le qualificatif d'incomp�tent.
Apr�s s'il a bidonn� (donc en toute conscience) c'est une autre histoire.

Cet exemple serait un exercice parfait de discussion collective, sans doute plus appropri�e que le mail...

A la prochaine
nathalie



Le 28/06/2011 14:04, Didier Epelbaum a �crit�:
Chers amis,
�
Deux ou trois �l�ments pour tenter d'enrichir ce d�bat passionn�.

�

TF1 sait exactement � quoi s�en tenir : la cha�ne a �t� mise en demeure�en 1999 apr�s la diffusion �d�un reportage qui contenait plusieurs s�quences ��reconstitu�es��, pr�sent�es comme s'il s'agissait de sc�nes prises sur le vif.�

Commentaire du CSA: ��Cette diffusion contrevient directement aux termes de la convention que la cha�ne a sign�e avec le Conseil, par laquelle elle s'engage de mani�re extr�mement pr�cise en mati�re d'honn�tet� de l'information. Le Conseil tient � souligner qu'en aucun cas, la responsabilit� du diffuseur ne peut �tre d�l�gu�e aux seuls producteurs ou r�alisateurs des reportages falsifi�s ou manipul�s.���(Communiqu� n� 384 du CSA, 27 janvier 1999).

Il est clair pour le CSA que �les cha�nes de t�l�visions exercent leur responsabilit� �ditoriale sur toutes leurs �missions, sur tout �l�ment d'�mission, sans exception.

C�est donc toute le processus de fabrication qui est en cause, depuis le journaliste qui a sign� le reportage et qui a engag� la responsabilit� de sa r�daction (ou ses r�dactions, puisque le journal r�gional est mis en cause comme producteur du reportage) jusqu�au PDG (en tant que directeur de la publication), en passant par la r�daction en chef du journal concern�. Soit le journaliste savait que son interlocutrice mentait sur sa qualit� et sur sa maternit� et il est malhonn�te, soit il les ignorait et il est incomp�tent. De bonne foi�mais incomp�tent. Et responsable.

L�attach�e de presse ne me para�t pas relever de la d�ontologie journalistique puisqu�elle n�est pas journaliste ni employ�e d�un m�dia. Son cas rel�ve d�un autre�syst�me de jugement. Le mensonge est-il un d�lit�? En mati�re financi�re et �conomique parfois. Dans le cas de l�attach�e de presse, d�accord avec Patrick Eveno�: c�est au journaliste et � la cha�ne de choisir des interlocuteurs qualifi�s et l�gitimes et de fournir ainsi l'information honn�te que tout le monde attend.

Didier Epelbaum

�

----- Original Message -----
Sent: Sunday, June 26, 2011 11:41 AM
Subject: RE: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge d�lib�r� � la presse doit �tre reconnu comme un d�lit p�nal

Vous plaisantez, Monsieur Eveno ? NON

Il est face � un journaliste, mais devant une cam�ra qui le filme et enregistre ses propos � destination des t�l�spectateurs. Et s'il ment d�lib�r�ment, comment le journaliste pourrait-il v�rifier sur l'instant la v�racit� du propos ? Alors un journaliste n�est qu�une simple cam�ra enregistreuse, qui ne v�rifie rien, accepte tout, sans commentaire�??? Je ne vois pas l�int�r�t de ce genre de m�tier�: une cam�ra automatique ferait aussi bien�.

Dans le cas qui nous occupe, le journaliste a devant lui une attach�e de presse d'un d�put�, laquelle lui d�clare effront�ment : "J'ai un enfant qui ne va plus � l'�cole..." alors qu'elle n'a pas d'enfant. Comment le journaliste pourrait-il soup�onner un mensonge aussi grossier de la part de cette professionnelle, qui sait parfaitement que son propos va toucher directement le public ? La profession de journaliste a �t� cr��e pour servir d�interm�diaire entre les institutions, particuliers, etc., qui d�tenaient des informations mais ne voulaient pas n�cessairement les d�voiler, et le public, qui ne peut exercer son pouvoir de citoyen sans �tre inform�. Si cette profession existe, c�est essentiellement pour faire le tri, valider, mettre en forme, etc, les informations d�vers�es sans contr�le ni censure dans une soci�t� d�mocratique.

Si vous voulez exiger des journalistes qu'ils v�rifient chaque affirmation OUI trois fois OUI, qui leur est faite et en soient responsables, alors plus aucune interview n'est possible.�Ils ne sont pas responsables de l�information mais de sa diffusion, c�est pourquoi ils ne doivent pas diffuser des fausses informations.

�

Soyons clairs : toute personne qui s'exprime devant une cam�ra de t�l�vision, � n'importe quel titre, est seule juridiquement responsable de tout ce qu'elle d�clare. Oui, mais elle a le droit de mentir (nous ne sommes pas dans une soci�t� o� le mensonge est absent, je crois m�me qu�il ne pourrait exister de telle soci�t�) et c�est au journaliste de diffuser en v�rifiant, �ventuellement m�me en soulignant qu�il s�agit d�un mensonge�

Et elle ne fait nullement le travail du journaliste, qui est de poser des questions (si possible les bonnes) et n'a, bien �videmment, aucune part de responsabilit� dans les r�ponses qui lui sont faites. Alors, il doit croire toute le monde sur parole et diffuser n�importe quoi sous pr�texte qu�il l�a recueilli� C'est tellement limpide que je m'�tonne qu'on en discute.

En effet, c�est limpide�: ��le journaliste digne de ce nom a pour fonction de rechercher, pour le public, des informations, de les v�rifier, de les situer dans un contexte, de les hi�rarchiser, de les mettre en forme, et �ventuellement de les commenter, afin de les diffuser, sous toute forme et sur tout support.�� Article 1.1 du Frappatcode et�: ��Le journaliste doit s�attacher avant tout � l�exactitude des faits, des actes, des propos qu�il r�v�le ou dont il rend compte. Le journaliste examine avec rigueur et une vigilance critique les informations, documents, images ou sons qui lui parviennent. Le souci d�assurer au plus vite la diffusion d�une information ne dispense pas d�une v�rification pr�alable de la cr�dibilit� des sources.�� Article 2.1 et 2.2 du Frappatcode

�

Patrick Eveno

Professeur � l'universit� Paris 1 Panth�on-Sorbonne

90, rue du faubourg Saint-Martin

75010 Paris

01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84

�

De�: apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de L'ERE NOUVELLE
Envoy�: dimanche 26 juin 2011 00:29
��: apcp-symp...@googlegroups.com
Objet�: Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge d�lib�r� � la presse doit �tre reconnu comme un d�lit p�nal

�

Vous plaisantez, Monsieur Eveno ? Il est face � un journaliste, mais devant une cam�ra qui le filme et enregistre ses propos � destination des t�l�spectateurs. Et s'il ment d�lib�r�ment, comment le journaliste pourrait-il v�rifier sur l'instant la v�racit� du propos ? Dans le cas qui nous occupe, le journaliste a devant lui une attach�e de presse d'un d�put�, laquelle lui d�clare effront�ment : "J'ai un enfant qui ne va plus � l'�cole..." alors qu'elle n'a pas d'enfant. Comment le journaliste pourrait-il soup�onner un mensonge aussi grossier de la part de cette professionnelle, qui sait parfaitement que son propos va toucher directement le public ? Si vous voulez exiger des journalistes qu'ils v�rifient chaque affirmation qui leur est faite et en soient responsables, alors plus aucune interview n'est possible.�Soyons clairs : toute personne qui s'exprime devant une cam�ra de t�l�vision, � n'importe quel titre, est seule juridiquement responsable de tout ce qu'elle d�clare. Et elle ne fait nullement le travail du journaliste, qui est de poser des questions (si possible les bonnes) et n'a, bien �videmment, aucune part de responsabilit� dans les r�ponses qui lui sont faites. C'est tellement limpide que je m'�tonne qu'on en discute.

Pierre Lance

�

Le 25 juin 2011 � 16:22, Patrick Eveno a �crit :



Non, il n�est pas face au public mais face � un journaliste qui doit faire son travail, notamment la v�rification

Si le particulier fait le travail du journaliste, il n�y a plus besoin de journalistes et les particuliers peuvent s�adresser directement au public

�

�

Patrick Eveno

Professeur � l'universit� Paris 1 Panth�on-Sorbonne

90, rue du faubourg Saint-Martin

75010 Paris

01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84

�

De�:�apcp-symp...@googlegroups.com�[mailto:apcp-symp...@googlegroups.com]�De la part de�L'ERE NOUVELLE
Envoy�:�samedi 25 juin 2011 16:05
��:�apcp-symp...@googlegroups.com
Objet�:�Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge d�lib�r� � la presse doit �tre reconnu comme un d�lit p�nal

�

D�sol� de vous contredire, Monsieur le Professeur, mais un particulier qui s'exprime devant une cam�ra de t�l�vision n'est plus ni en famille, ni au bureau, ni sur l'oreiller, il est face � un public de plusieurs millions de personnes. Et de plus, en l'occurrence, il s'agit d'une attach�e de presse, qui ne s'exprime donc plus du tout en tant que particulier, mais en tant que professionnelle de la communication. Alors, moi, avec votre permission, je lui colle une amende, juste pour qu'elle ne s'amuse pas � recommencer...

Cordialement

Pierre Lance

�

Le 25 juin 2011 � 15:40, Patrick Eveno a �crit :




La diffusion de fausses informations est un d�lit pour les m�dias, pas pour les particuliers, sinon il n�y aurait plus de vie de bureau ou amicale ou de couple ou de famille possible�.

�

Patrick Eveno

Professeur � l'universit� Paris 1 Panth�on-Sorbonne

90, rue du faubourg Saint-Martin

75010 Paris

01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84

�

De�:�apcp-symp...@googlegroups.com�[mailto:apcp-symp...@googlegroups.com]�De la part de�L'ERE NOUVELLE
Envoy�:�samedi 25 juin 2011 15:32
��:�apcp-symp...@googlegroups.com
Objet�:�Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge d�lib�r� � la presse doit �tre reconnu comme un d�lit p�nal

�

Autant que je sache, la diffusion de fausses informations est d�j� un d�lit pr�vu par la loi. Donc, un mensonge d�lib�r� donn� par qui que ce soit au cours d'un reportage t�l�vis� est passible de sanctions. Et il me semble pr�f�rable de veiller � l'application des lois existantes plut�t que d'en cr�er sans cesse de nouvelles. L'encombrement l�gislatif finit par embourber les Etats modernes.

Pierre Lance

�

�

Le 25 juin 2011 � 12:43, gilles pouzin a �crit :





Comme la CFTC l'a rappel� en novembre 2010 lors des Assises du Journalisme, "il ne suffit pas d'avoir une d�ontologie de la presse s'il n'y a pas de d�ontologie des sources. La CFTC demande que le mensonge d�lib�r� � la presse soit reconnu comme un d�lit p�nal au m�me titre que la diffamation!".

Permettez-nous d'insister sur le s�rieux et l'importance d'une telle mesure,�



bon week end, Gilles Pouzin pour le syndicat des journalistes CFTC.

L'attach�e de presse d'Eric Ciotti joue les m�res �d�sempar�es� dans un reportage de TF1

<~WRD000.jpg>Par�20minutes.fr�|�20minutes.fr���ven. 24 juin 2011

Contenus associ�s

Capture d'�cran d'un sujet de TF1 dans lequel l'attach� de presse du d�put� UMP Eric��

�J'ai un enfant qui ne va plus � l'�cole, qui commence � s�cher et je suis un peu inqui�te.� Cette femme, qui se dit �d�sempar�e� dans un sujet du �13 heures� de TF1 n'a pas d'enfants. C'est l'attach�e de presse d'Eric Ciotti, le d�put� et pr�sident UMP du conseil g�n�ral des Alpes-Maritimes qui a mis en place le �contrat de responsabilit� parentale� dont le reportage est cens� d�montrer les r�sultats �apparemment positifs�.

La rumeur a bruiss� sur Twitter, avant d'�tre confirm�e sur France Info par Jacques Victor, pr�sident du groupe communiste au Conseil G�n�ral des Alpes-Maritimes. �Je n'�tais pas au courant�, affirme de son c�t� Eric Ciotti, se d�clarant �choqu�. �C'est une faute professionnelle�, a r�agi le leader de la droite populaire. Selon lui, son attach�e de presse a particip� au sujet �� la demande de TF1�. La cha�ne, elle, n'a pas r�agi.

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L'ERE NOUVELLE

unread,
Jun 28, 2011, 10:09:12 AM6/28/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Je ne trouve pas ce débat passionné, je le trouve absurde. A couper les cheveux en quatre, on rendrait le travail du journaliste complètement impossible. Un journaliste a devant lui l'attachée de presse d'un député, qui doit donc être en principe une personne responsable. Et vous voulez qu'avant de l'interroger, il conduise une enquête pour savoir si elle est vraiment "qualifiée et légitime" ? Je rêve ! Cette personne lui affirme qu'elle a un enfant alors que c'est faux, et si le journaliste ignore qu'elle lui ment, il est incompétent ? J'hallucine !
J'aimerais bien que quelques-uns de nos confrères ayant une bonne expérience des interviews nous donnent ici leur avis. Parce que, pour le moment, passez-moi l'expression, nous sommes en train de sodomiser des moucherons !
Cordialement
Pierre Lance

L'ERE NOUVELLE

unread,
Jun 28, 2011, 10:18:01 AM6/28/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Merci, chère Nathalie, d'avoir anticipé ma demande de témoignage de confrères parlant d'expérience. Voici enfin, grâce à vous, un peu de bon sens et de réalisme dans cette discussion qui commençait à tourner à la querelle sur le sexe des anges. Encore que pour ce qui me concerne, je crois n'avoir jamais quitté le terrain de la réalité.
Pierre Lance


Le 28 juin 2011 à 14:32, Nathalie Dollé a écrit :

Bonjour tout le monde,

Je me permets de réagir "quand même" et de façon courte pour ne pas encombrer cette liste de diffusion. J'attendais qu'un journaliste TV de base prenne son clavier, nous devons en manquer à l'APCP.
Nous avons lu depuis quelques jours d'intéressants points de vue sur des valeurs, des principes et des règles déontologiques. J'apporte donc un petit témoignage sur les pratiques de terrain, histoire de rééquilibrer les informations, de donner un autre éclairage ou son de cloche.
Parce que si j'étais encore soutier de l'info - et à la lueur de nos échanges virtuels -  j'aurai effectivement très peur de ce qui pourrait se dire dans un Conseil de Presse.

Didier, Jean-claude... vous savez très bien comment se fait un reportage d'actu mais je me contenterai de ma propre expérience. 10 ans de news à France 3 et France 2. Sans doute pas plus mauvaise ou irresponsable que les autres, "je" n'ai jamais mené une seule enquête préalable sur les personnes interviewées pour un sujet court. Arrêtons avec ces lithanies de "vérification" comme pilier du métier. Nous n'avons pas le temps matériel de travailler à la fois sur le "contenu" des infos qui motivent le sujet et en plus sur les fameux témoins "lamba" dont nous ne pouvons nous passer, ceux qui ont vu ou vécu, ceux qui portent symboliquement la parole "non-experte" ou celle de la célèbre "madame Michu". Nous avons tous pu nous faire avoir un jour ou l'autre, par quelqu'un qui pour quelques minutes, se fait passer pour ce qu'il n'est pas. Soyons sérieux, le gars (ou la fille) en reportage news ne sera jamais à l'abri de ce type de manipulation.

En revanche, c'est en commun qu'il faut traiter cette question.

Alors ok pour le journaliste de bonne foi qui s'est fait enfumer mais je refute le qualificatif d'incompétent.
Après s'il a bidonné (donc en toute conscience) c'est une autre histoire.

Cet exemple serait un exercice parfait de discussion collective, sans doute plus appropriée que le mail...

A la prochaine
nathalie




Le 28/06/2011 14:04, Didier Epelbaum a écrit :
Chers amis,
 
Deux ou trois éléments pour tenter d'enrichir ce débat passionné.
 

TF1 sait exactement à quoi s’en tenir : la chaîne a été mise en demeure en 1999 après la diffusion  d’un reportage qui contenait plusieurs séquences « reconstituées », présentées comme s'il s'agissait de scènes prises sur le vif. 

Commentaire du CSA: « Cette diffusion contrevient directement aux termes de la convention que la chaîne a signée avec le Conseil, par laquelle elle s'engage de manière extrêmement précise en matière d'honnêteté de l'information. Le Conseil tient à souligner qu'en aucun cas, la responsabilité du diffuseur ne peut être déléguée aux seuls producteurs ou réalisateurs des reportages falsifiés ou manipulés. » (Communiqué n° 384 du CSA, 27 janvier 1999).

Il est clair pour le CSA que  les chaînes de télévisions exercent leur responsabilité éditoriale sur toutes leurs émissions, sur tout élément d'émission, sans exception.

C’est donc toute le processus de fabrication qui est en cause, depuis le journaliste qui a signé le reportage et qui a engagé la responsabilité de sa rédaction (ou ses rédactions, puisque le journal régional est mis en cause comme producteur du reportage) jusqu’au PDG (en tant que directeur de la publication), en passant par la rédaction en chef du journal concerné. Soit le journaliste savait que son interlocutrice mentait sur sa qualité et sur sa maternité et il est malhonnête, soit il les ignorait et il est incompétent. De bonne foi mais incompétent. Et responsable.

L’attachée de presse ne me paraît pas relever de la déontologie journalistique puisqu’elle n’est pas journaliste ni employée d’un média. Son cas relève d’un autre système de jugement. Le mensonge est-il un délit ? En matière financière et économique parfois. Dans le cas de l’attachée de presse, d’accord avec Patrick Eveno : c’est au journaliste et à la chaîne de choisir des interlocuteurs qualifiés et légitimes et de fournir ainsi l'information honnête que tout le monde attend.

Didier Epelbaum

 

----- Original Message -----
Sent: Sunday, June 26, 2011 11:41 AM
Subject: RE: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénal

Vous plaisantez, Monsieur Eveno ? NON

Il est face à un journaliste, mais devant une caméra qui le filme et enregistre ses propos à destination des téléspectateurs. Et s'il ment délibérément, comment le journaliste pourrait-il vérifier sur l'instant la véracité du propos ? Alors un journaliste n’est qu’une simple caméra enregistreuse, qui ne vérifie rien, accepte tout, sans commentaire ??? Je ne vois pas l’intérêt de ce genre de métier : une caméra automatique ferait aussi bien….

Dans le cas qui nous occupe, le journaliste a devant lui une attachée de presse d'un député, laquelle lui déclare effrontément : "J'ai un enfant qui ne va plus à l'école..." alors qu'elle n'a pas d'enfant. Comment le journaliste pourrait-il soupçonner un mensonge aussi grossier de la part de cette professionnelle, qui sait parfaitement que son propos va toucher directement le public ? La profession de journaliste a été créée pour servir d’intermédiaire entre les institutions, particuliers, etc., qui détenaient des informations mais ne voulaient pas nécessairement les dévoiler, et le public, qui ne peut exercer son pouvoir de citoyen sans être informé. Si cette profession existe, c’est essentiellement pour faire le tri, valider, mettre en forme, etc, les informations déversées sans contrôle ni censure dans une société démocratique.

Si vous voulez exiger des journalistes qu'ils vérifient chaque affirmation OUI trois fois OUI, qui leur est faite et en soient responsables, alors plus aucune interview n'est possible. Ils ne sont pas responsables de l’information mais de sa diffusion, c’est pourquoi ils ne doivent pas diffuser des fausses informations.

 

Soyons clairs : toute personne qui s'exprime devant une caméra de télévision, à n'importe quel titre, est seule juridiquement responsable de tout ce qu'elle déclare. Oui, mais elle a le droit de mentir (nous ne sommes pas dans une société où le mensonge est absent, je crois même qu’il ne pourrait exister de telle société) et c’est au journaliste de diffuser en vérifiant, éventuellement même en soulignant qu’il s’agit d’un mensonge…

Et elle ne fait nullement le travail du journaliste, qui est de poser des questions (si possible les bonnes) et n'a, bien évidemment, aucune part de responsabilité dans les réponses qui lui sont faites. Alors, il doit croire toute le monde sur parole et diffuser n’importe quoi sous prétexte qu’il l’a recueilli… C'est tellement limpide que je m'étonne qu'on en discute.

En effet, c’est limpide : « le journaliste digne de ce nom a pour fonction de rechercher, pour le public, des informations, de les vérifier, de les situer dans un contexte, de les hiérarchiser, de les mettre en forme, et éventuellement de les commenter, afin de les diffuser, sous toute forme et sur tout support. » Article 1.1 du Frappatcode et : « Le journaliste doit s’attacher avant tout à l’exactitude des faits, des actes, des propos qu’il révèle ou dont il rend compte. Le journaliste examine avec rigueur et une vigilance critique les informations, documents, images ou sons qui lui parviennent. Le souci d’assurer au plus vite la diffusion d’une information ne dispense pas d’une vérification préalable de la crédibilité des sources. » Article 2.1 et 2.2 du Frappatcode

 

Patrick Eveno

Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

90, rue du faubourg Saint-Martin

75010 Paris

01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84

 

De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de L'ERE NOUVELLE
Envoyé : dimanche 26 juin 2011 00:29
À : apcp-symp...@googlegroups.com
Objet : Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénal

 

Vous plaisantez, Monsieur Eveno ? Il est face à un journaliste, mais devant une caméra qui le filme et enregistre ses propos à destination des téléspectateurs. Et s'il ment délibérément, comment le journaliste pourrait-il vérifier sur l'instant la véracité du propos ? Dans le cas qui nous occupe, le journaliste a devant lui une attachée de presse d'un député, laquelle lui déclare effrontément : "J'ai un enfant qui ne va plus à l'école..." alors qu'elle n'a pas d'enfant. Comment le journaliste pourrait-il soupçonner un mensonge aussi grossier de la part de cette professionnelle, qui sait parfaitement que son propos va toucher directement le public ? Si vous voulez exiger des journalistes qu'ils vérifient chaque affirmation qui leur est faite et en soient responsables, alors plus aucune interview n'est possible. Soyons clairs : toute personne qui s'exprime devant une caméra de télévision, à n'importe quel titre, est seule juridiquement responsable de tout ce qu'elle déclare. Et elle ne fait nullement le travail du journaliste, qui est de poser des questions (si possible les bonnes) et n'a, bien évidemment, aucune part de responsabilité dans les réponses qui lui sont faites. C'est tellement limpide que je m'étonne qu'on en discute.

Pierre Lance

 

Le 25 juin 2011 à 16:22, Patrick Eveno a écrit :



Non, il n’est pas face au public mais face à un journaliste qui doit faire son travail, notamment la vérification

Si le particulier fait le travail du journaliste, il n’y a plus besoin de journalistes et les particuliers peuvent s’adresser directement au public

 

 

Patrick Eveno

Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

90, rue du faubourg Saint-Martin

75010 Paris

01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84

 


Envoyé : samedi 25 juin 2011 16:05
À : apcp-symp...@googlegroups.com
Objet : Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénal

 

Désolé de vous contredire, Monsieur le Professeur, mais un particulier qui s'exprime devant une caméra de télévision n'est plus ni en famille, ni au bureau, ni sur l'oreiller, il est face à un public de plusieurs millions de personnes. Et de plus, en l'occurrence, il s'agit d'une attachée de presse, qui ne s'exprime donc plus du tout en tant que particulier, mais en tant que professionnelle de la communication. Alors, moi, avec votre permission, je lui colle une amende, juste pour qu'elle ne s'amuse pas à recommencer...

Cordialement

Pierre Lance

 

Le 25 juin 2011 à 15:40, Patrick Eveno a écrit :




La diffusion de fausses informations est un délit pour les médias, pas pour les particuliers, sinon il n’y aurait plus de vie de bureau ou amicale ou de couple ou de famille possible….

 

Patrick Eveno

Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

90, rue du faubourg Saint-Martin

75010 Paris

01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84

 


Envoyé : samedi 25 juin 2011 15:32
À : apcp-symp...@googlegroups.com
Objet : Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénal

 

Autant que je sache, la diffusion de fausses informations est déjà un délit prévu par la loi. Donc, un mensonge délibéré donné par qui que ce soit au cours d'un reportage télévisé est passible de sanctions. Et il me semble préférable de veiller à l'application des lois existantes plutôt que d'en créer sans cesse de nouvelles. L'encombrement législatif finit par embourber les Etats modernes.

Pierre Lance

 

 

Le 25 juin 2011 à 12:43, gilles pouzin a écrit :





Comme la CFTC l'a rappelé en novembre 2010 lors des Assises du Journalisme, "il ne suffit pas d'avoir une déontologie de la presse s'il n'y a pas de déontologie des sources. La CFTC demande que le mensonge délibéré à la presse soit reconnu comme un délit pénal au même titre que la diffamation!".

Permettez-nous d'insister sur le sérieux et l'importance d'une telle mesure, 



bon week end, Gilles Pouzin pour le syndicat des journalistes CFTC.

L'attachée de presse d'Eric Ciotti joue les mères «désemparées» dans un reportage de TF1

<~WRD000.jpg>Par 20minutes.fr | 20minutes.fr – ven. 24 juin 2011

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Capture d'écran d'un sujet de TF1 dans lequel l'attaché de presse du député UMP Eric …

«J'ai un enfant qui ne va plus à l'école, qui commence à sécher et je suis un peu inquiète.» Cette femme, qui se dit «désemparée» dans un sujet du «13 heures» de TF1 n'a pas d'enfants. C'est l'attachée de presse d'Eric Ciotti, le député et président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes qui a mis en place le «contrat de responsabilité parentale» dont le reportage est censé démontrer les résultats «apparemment positifs».

La rumeur a bruissé sur Twitter, avant d'être confirmée sur France Info par Jacques Victor, président du groupe communiste au Conseil Général des Alpes-Maritimes. «Je n'étais pas au courant», affirme de son côté Eric Ciotti, se déclarant «choqué». «C'est une faute professionnelle», a réagi le leader de la droite populaire. Selon lui, son attachée de presse a participé au sujet «à la demande de TF1». La chaîne, elle, n'a pas réagi.

 

 

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verfaillie bertrand

unread,
Jun 28, 2011, 1:57:46 PM6/28/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Oui Merci Nathalie de remettre les pendules à l'heure sur une réalité professionnelle, d'ailleurs commune aux médias audio-
visuels et écrits. On ne vérifie pas toujours absolument tout.
Mais ce n'est qu'un aspect du problème en question. Le plus important et grave, me semble-t-il, c'est le bidonnage avéré qui
consiste à faire passer une attachée de presse (mère de famille ou non, mais dont le journaliste ne pouvait ignorer la
fonction) pour une Madame Michu.
Voilà la faute professionnelle. Je sais que tout le monde le sait mais, bon voilà, c'est "redit"...
Bertrand

On Mar 28 Juin 16:18 , L'ERE NOUVELLE <lereno...@wanadoo.fr> sent:

>Merci, chère Nathalie, d'avoir anticipé ma demande de témoignage de confrères parlant d'expérience. Voici enfin, grâce à
vous, un peu de bon sens et de réalisme dans cette discussion qui commençait à tourner à la querelle sur le sexe des anges.
Encore que pour ce qui me concerne, je crois n'avoir jamais quitté le terrain de la réalité.Pierre Lance
> d'émission, sans exception.C’est donc toute le processus de fabrication
> qui est en cause, depuis le journaliste qui a signé le
> reportage et qui a engagé la responsabilité de sa rédaction
> (ou ses rédactions, puisque le journal régional est
> mis en cause comme producteur du reportage) jusqu’au PDG (en
> tant que directeur de la publication), en passant par la
> rédaction en chef du journal concerné. Soit le journaliste
> savait que son interlocutrice mentait sur sa qualité et sur
> sa maternité et il est malhonnête, soit il les ignorait et
> il est incompétent. De bonne foi mais incompétent. Et
> responsable.L’attachée de presse ne me paraît pas relever
> Patrick EvenoProfesseur à l'université Paris 1
> Panthéon-Sorbonne90, rue du faubourg Saint-Martin75010 Paris01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84

Jacques Morandat

unread,
Jun 30, 2011, 5:26:41 AM6/30/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Les journalistes auteurs du reportage, ont été mis à pied à titre
conservatoire mardi 28 juin par leur l'employeur, l'agence de presse "NMTV"
filiale de Nice-Matin. Selon son directeur général, "la procédure en cas
d'agissement de ce type, aux préjudices assez forts, prévoit que les
personnes aient du temps pour préparer leurs arguments". Ils sont convoqués
à cette fin, mercredi prochain 6 juillet. (...)


Jacques Morandat
Directeur général FFAP
Tél : 01 42 47 01 00
fax : 01 42 47 05 10
j.mor...@ffap.fr


-----Message d'origine-----
De : apcp-symp...@googlegroups.com
[mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de verfaillie
bertrand
Envoyé : mardi 28 juin 2011 19:58

De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-sympathisants@googlegr

De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-sympathisants@googlegr

nassib kammoun

unread,
Jun 30, 2011, 5:32:50 AM6/30/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
bonjour.

il s"agit d'un sujet qui pour nous et connu comme une réalité intouchable cela avec un peu de réalisme je pense que les chefs de la machine médiatique sont les plus impliques dans ce sujet ...


kammoun nassib.
journaliste.
afrique du nord et moyen orient.

tel 0021622433916.
tel 0021698624423.

nassib kammoun

unread,
Jun 30, 2011, 5:38:59 AM6/30/11
to apcp-symp...@googlegroups.com, j.mor...@ffap.fr

To: apcp-symp...@googlegroups.com
Subject: RE: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénal
Date: Thu, 30 Jun 2011 10:32:50 +0100

jl ml

unread,
Jun 30, 2011, 8:33:01 AM6/30/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Ce qui m'épate aussi, bien que je sois copieusement vacciné sur ce plan-là, c'est l'aplomb et la capacité d'autosatisfaction de ces poids lourds de l'info. JPP : "Nous sommes sincèrement désolés de ce manquement inadmissible au sérieux, à l’éthique et à la déontologie de l’information. C’est la première fois dans l’histoire de nos journaux"...

Tout le monde (dans le milieu professionnel) sait que c'est faux, que ce n'est pas la 1ère fois. Mais la quasi absence de régulation journalistique et l'impossibilité de contradiction à l'antenne sont telles que le 1er média de France peut ainsi tranquillement mentir étant certain de ne pas avoir à rendre de compte à son public sur ce point...

JL ML

Jean-Luc Martin-Lagardette


Didier Epelbaum

unread,
Jun 30, 2011, 9:15:37 AM6/30/11
to apcp-symp...@googlegroups.com

Ethique et réalité, le beau sujet que voilà, chère Nathalie. Dure réalité qui nous éloigne irrésistiblement chaque jour, chaque heure,  de l’éthique. Conditions draconiennes de production de l’information. Qui vérifie encore ses infos ? A qui les rédactions en donnent-elles encore le  temps ? Alors tant pis, pas vu pas pris, l’important, c’est que le sujet soit arrivé, ça passe ou ça casse. A côté de ces réalités « inéluctables », les exigences de vérifications ont parfois l’air de litanies vides de sens et on craint ce qui se dirait dans un Conseil de presse.

Mais méfions nous de la convocation de la "dure réalité du terrain" pour justifier la transgression. Certains vont jusqu’à  risquer leur liberté pour – simplement - vérifier des informations. Il y a des millions de journalistes amateurs et bénévoles sur la toile. Qu’est-ce qui fait la différence entre eux et les professionnels ? La rigueur, la crédibilité, la qualité de l’information. C’est de leur respect que dépend l’avenir de la profession.

Pierre Lance…  Vous n’avez pas rêvé  en lisant les mots de « qualifiés et légitimes » sous ma plume à propos des intervenants dans les actualités télévisées, ils sont dans la charte de l’antenne de France TV.  

La déontologie n’est pas seulement un exercice de coiffeur. Rapprocher éthique et réalité du métier, c’est ça la déontologie.

Didier Epelbaum

Dominique BURG

unread,
Jun 30, 2011, 10:04:24 AM6/30/11
to apcp-symp...@googlegroups.com

Bonjour à tous !

Tout à fait d’accord avec Bertrand sur le fond.

Ne commettons pas les fautes que nous reprochons aux autres. Si on examine le dossier :

1)    Il ne s’agit pas de journalistes qui n’ont pas eu le temps de vérifier l’authenticité d’un témoignage, mais de journalistes qui ont sollicité un faux témoignage. Il s’agit d’un cas de « bidonnage ». Les journalistes ont dû faire face, semble-t-il (cela aussi devrait être vérifié), à la défection d’un témoin, et ont voulu sauver leur sujet. Mais ils pouvaient le concevoir autrement, d’autant que la très courte intervention de la fausse mère ne constituait que l’entrée en matière.

2)    TF1 et JP Pernaud sont responsables de ce qu’ils diffusent, mais ne sont pas les auteurs du reportage : il s’agit d’un  sujet commandé à la filiale de Nice Matin, NMTV, qui est liée à TF1 par un contrat de correspondance.

3)    JP Pernaud a eu parfaitement raison de présenter les excuses de TF1. C’est ce comportement que nous réclamons tous en cas d’erreur.

4)    Les journalistes vont sans doute être sanctionnés, et c’est très bien.

5)    Il y a toujours quelqu’un pour s’apercevoir des erreurs et des fautes (en l’occurrence le président du groupe communiste du conseil général des Alpes Maritimes), et ça, c’est terriblement rassurant !

 

Bien amicalement

 

Dominique Burg

Médiatrice de rfi

116 avenue du Président Kennedy 75016 Paris

Tel : 33 (0) 1 56 40 59 93

Email : medi...@rfi.fr

 

 

-----Message d'origine-----
De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de Jacques Morandat
Envoyé : jeudi 30 juin 2011 11:27
À : apcp-symp...@googlegroups.com
Objet : RE: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénal

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L'ERE NOUVELLE

unread,
Jun 30, 2011, 10:17:54 AM6/30/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Intervenants "Qualifiés et légitimes". Que cela figure dans la charte de France TV ne change rien au fait qu'il est impossible à un journaliste, au cours d'un reportage, de vérifier si tous les intervenants sont "qualifiés et légitimes" (et en fonction de quels critères ? et définis par qui ?) Le journaliste n'est pas un inspecteur de police ni un magistrat. Il fera de son mieux pour évaluer les intervenants et juger de leur sérieux, mais il est hors de question qu'il mène sur chacun d'eux une enquête complète, car il n'en a ni le temps ni la compétence. Une charte est une très belle chose. Encore faut-il se souvenir qu'elle n'est le plus souvent qu'un catalogue de voeux pieux. Qu'on s'efforce de l'appliquer, c'est très bien, mais il serait utopique de la considérer comme une loi d'airain.
Pierre Lance
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