J'y ajoute pour tous mes voeux d'une année 2011 qui vous apporte joies et réussites. YA
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Merci Yves pour le bulletin n°3. Bonne année pour toi et les amis de l'APCP. Que 2011 sur la lancée de 2010 nous fasse avancer davantage encore dans la concrétisation de ce grand projet. GV.
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De la part de Yves Agnès
Envoyé : mercredi 5 janvier 2011 09:52
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Objet : {ConseilPresse} Bulletin APCP n°3
J'y ajoute pour tous mes voeux d'une année 2011 qui vous apporte
joies et réussites. YA
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PS:je reviens des obsèques d'Yves-Marie Labbé.Sa dis^parition brutale m'a
affecté
-----Message d'origine-----
De : apcp-symp...@googlegroups.com
[mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de Yves Agnès
Envoyé : mercredi 5 janvier 2011 09:52
À : apcp-symp...@googlegroups.com
Objet : {ConseilPresse} Bulletin APCP n°3
J'y ajoute pour tous mes voeux d'une année 2011 qui vous apporte joies et
réussites. YA
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Je n'ai pas pu aller aux obsèques d'Yves-Marie, que j'ai évidemment
très bien connu... et cornaqué un peu...
J'espère te voir un de ces jours aux réunions mensuelles de l'APCP,
la prochaine est le jeudi 13 janvier à 17h30 à la FFAP (toujours 24
rue du Faubourg Poissonnière)...
Amitiés et bon début 2011!
Yves
Le 7 janv. 11 à 17:58, Bernard Montanier a écrit :
Par 20minutes.fr | 20minutes.fr – ven. 24 juin 2011
Agrandir la photoLa diffusion de fausses informations est un délit pour les médias, pas pour les particuliers, sinon il n’y aurait plus de vie de bureau ou amicale ou de couple ou de famille possible….
Patrick Eveno
Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
90, rue du faubourg Saint-Martin
75010 Paris
01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84
De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de L'ERE NOUVELLE
Envoyé : samedi 25 juin 2011 15:32
À : apcp-symp...@googlegroups.com
Objet : Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénal
Autant que je sache, la diffusion de fausses informations est déjà un délit prévu par la loi. Donc, un mensonge délibéré donné par qui que ce soit au cours d'un reportage télévisé est passible de sanctions. Et il me semble préférable de veiller à l'application des lois existantes plutôt que d'en créer sans cesse de nouvelles. L'encombrement législatif finit par embourber les Etats modernes.
Pierre Lance
Le 25 juin 2011 à 12:43, gilles pouzin a écrit :
Comme la CFTC l'a rappelé en novembre 2010 lors des Assises du Journalisme, "il ne suffit pas d'avoir une déontologie de la presse s'il n'y a pas de déontologie des sources. La CFTC demande que le mensonge délibéré à la presse soit reconnu comme un délit pénal au même titre que la diffamation!".
Permettez-nous d'insister sur le sérieux et l'importance d'une telle mesure,
bon week end, Gilles Pouzin pour le syndicat des journalistes CFTC.
Par 20minutes.fr | 20minutes.fr – ven. 24 juin 2011
Capture d'écran d'un sujet de TF1 dans lequel l'attaché de presse du député UMP Eric …
«J'ai un enfant qui ne va plus à l'école, qui commence à sécher et je suis un peu inquiète.» Cette femme, qui se dit «désemparée» dans un sujet du «13 heures» de TF1 n'a pas d'enfants. C'est l'attachée de presse d'Eric Ciotti, le député et président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes qui a mis en place le «contrat de responsabilité parentale» dont le reportage est censé démontrer les résultats «apparemment positifs».
La rumeur a bruissé sur Twitter, avant d'être confirmée sur France Info par Jacques Victor, président du groupe communiste au Conseil Général des Alpes-Maritimes. «Je n'étais pas au courant», affirme de son côté Eric Ciotti, se déclarant «choqué». «C'est une faute professionnelle», a réagi le leader de la droite populaire. Selon lui, son attachée de presse a participé au sujet «à la demande de TF1». La chaîne, elle, n'a pas réagi.
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La diffusion de fausses informations est un délit pour les médias, pas pour les particuliers, sinon il n’y aurait plus de vie de bureau ou amicale ou de couple ou de famille possible….Patrick EvenoProfesseur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne90, rue du faubourg Saint-Martin75010 Paris01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de L'ERE NOUVELLE
Envoyé : samedi 25 juin 2011 15:32
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Objet : Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénalAutant que je sache, la diffusion de fausses informations est déjà un délit prévu par la loi. Donc, un mensonge délibéré donné par qui que ce soit au cours d'un reportage télévisé est passible de sanctions. Et il me semble préférable de veiller à l'application des lois existantes plutôt que d'en créer sans cesse de nouvelles. L'encombrement législatif finit par embourber les Etats modernes.Pierre Lance
Le 25 juin 2011 à 12:43, gilles pouzin a écrit :
Comme la CFTC l'a rappelé en novembre 2010 lors des Assises du Journalisme, "il ne suffit pas d'avoir une déontologie de la presse s'il n'y a pas de déontologie des sources. La CFTC demande que le mensonge délibéré à la presse soit reconnu comme un délit pénal au même titre que la diffamation!".
Permettez-nous d'insister sur le sérieux et l'importance d'une telle mesure,
bon week end, Gilles Pouzin pour le syndicat des journalistes CFTC.
L'attachée de presse d'Eric Ciotti joue les mères «désemparées» dans un reportage de TF1
<~WRD000.jpg>Par 20minutes.fr | 20minutes.fr – ven. 24 juin 2011Contenus associés
Capture d'écran d'un sujet de TF1 dans lequel l'attaché de presse du député UMP Eric …
«J'ai un enfant qui ne va plus à l'école, qui commence à sécher et je suis un peu inquiète.» Cette femme, qui se dit «désemparée» dans un sujet du «13 heures» de TF1 n'a pas d'enfants. C'est l'attachée de presse d'Eric Ciotti, le député et président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes qui a mis en place le «contrat de responsabilité parentale» dont le reportage est censé démontrer les résultats «apparemment positifs».La rumeur a bruissé sur Twitter, avant d'être confirmée sur France Info par Jacques Victor, président du groupe communiste au Conseil Général des Alpes-Maritimes. «Je n'étais pas au courant», affirme de son côté Eric Ciotti, se déclarant «choqué». «C'est une faute professionnelle», a réagi le leader de la droite populaire. Selon lui, son attachée de presse a participé au sujet «à la demande de TF1». La chaîne, elle, n'a pas réagi.
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Non, il n’est pas face au public mais face à un journaliste qui doit faire son travail, notamment la vérification
Si le particulier fait le travail du journaliste, il n’y a plus besoin de journalistes et les particuliers peuvent s’adresser directement au public
Patrick Eveno
Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
90, rue du faubourg Saint-Martin
75010 Paris
01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84
De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de L'ERE NOUVELLE
Envoyé : samedi 25 juin 2011 16:05
| suis plutôt d'accord avec Patrick Sur cette affaire, il semblerait que ce soit surtout TF1 qio soit en cause : les journalistes ne pouvaient pas ignorer l'identité d'une ATTACHEE DE PRESSE d'un député, avec laquelle ils doivent correspondre plus ou moins régulièrement. je penche donc sur la version ou elle a "rendu service" à un journaliste de TF1, qui n'avaient pas de témoin pour s'exprimer devant la caméra (ca ne veut pas dire que ce qui est dit ne correspondait pas à des témoignages recueillis auprès d'autre personnes qui ne souhaitaient pas etre filmées)... si c'était le cas la faute me semblerait partagée, mais plutôt du coté des journalistes... est ce que la la CFTC serait également pour poursuivre le fameux informateur qui avait piégé le journaliste du point sur les femmes africaines polygammes (vous vous souvenez) ? il mentait lui aussi... enfin, qu'est ce qu'un mensonge ? sur tout un tas de sujets économiques, un tas d'énormités sont proférées chaque jour dans les médias (notamment sur les raisons de la crise économique). Les personnes qui s'expriment sont elles ignorantes ou mentent elles pour protéger un certain nombre d'intérêts (y compris la "position" politique de leur groupe ) ? qui peut le savoir... --- En date de : Sam 25.6.11, Augustin Scalbert <asca...@rue89.com> a écrit : |
Vous plaisantez, Monsieur Eveno ? NON
Il est face à un journaliste, mais devant une caméra qui le filme et enregistre ses propos à destination des téléspectateurs. Et s'il ment délibérément, comment le journaliste pourrait-il vérifier sur l'instant la véracité du propos ? Alors un journaliste n’est qu’une simple caméra enregistreuse, qui ne vérifie rien, accepte tout, sans commentaire ??? Je ne vois pas l’intérêt de ce genre de métier : une caméra automatique ferait aussi bien….
Dans le cas qui nous occupe, le journaliste a devant lui une attachée de presse d'un député, laquelle lui déclare effrontément : "J'ai un enfant qui ne va plus à l'école..." alors qu'elle n'a pas d'enfant. Comment le journaliste pourrait-il soupçonner un mensonge aussi grossier de la part de cette professionnelle, qui sait parfaitement que son propos va toucher directement le public ? La profession de journaliste a été créée pour servir d’intermédiaire entre les institutions, particuliers, etc., qui détenaient des informations mais ne voulaient pas nécessairement les dévoiler, et le public, qui ne peut exercer son pouvoir de citoyen sans être informé. Si cette profession existe, c’est essentiellement pour faire le tri, valider, mettre en forme, etc, les informations déversées sans contrôle ni censure dans une société démocratique.
Si vous voulez exiger des journalistes qu'ils vérifient chaque affirmation OUI trois fois OUI, qui leur est faite et en soient responsables, alors plus aucune interview n'est possible. Ils ne sont pas responsables de l’information mais de sa diffusion, c’est pourquoi ils ne doivent pas diffuser des fausses informations.
Soyons clairs : toute personne qui s'exprime devant une caméra de télévision, à n'importe quel titre, est seule juridiquement responsable de tout ce qu'elle déclare. Oui, mais elle a le droit de mentir (nous ne sommes pas dans une société où le mensonge est absent, je crois même qu’il ne pourrait exister de telle société) et c’est au journaliste de diffuser en vérifiant, éventuellement même en soulignant qu’il s’agit d’un mensonge…
Et elle ne fait nullement le travail du journaliste, qui est de poser des questions (si possible les bonnes) et n'a, bien évidemment, aucune part de responsabilité dans les réponses qui lui sont faites. Alors, il doit croire toute le monde sur parole et diffuser n’importe quoi sous prétexte qu’il l’a recueilli… C'est tellement limpide que je m'étonne qu'on en discute.
En effet, c’est limpide : « le journaliste digne de ce nom a pour fonction de rechercher, pour le public, des informations, de les vérifier, de les situer dans un contexte, de les hiérarchiser, de les mettre en forme, et éventuellement de les commenter, afin de les diffuser, sous toute forme et sur tout support. » Article 1.1 du Frappatcode et : « Le journaliste doit s’attacher avant tout à l’exactitude des faits, des actes, des propos qu’il révèle ou dont il rend compte. Le journaliste examine avec rigueur et une vigilance critique les informations, documents, images ou sons qui lui parviennent. Le souci d’assurer au plus vite la diffusion d’une information ne dispense pas d’une vérification préalable de la crédibilité des sources. » Article 2.1 et 2.2 du Frappatcode
Patrick Eveno
Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
90, rue du faubourg Saint-Martin
75010 Paris
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De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de L'ERE NOUVELLE
Envoyé : dimanche 26 juin 2011 00:29
C’est un peu facile
Je présume que vous n'avez jamais eu l'occasion de pratiquer une interview devant une caméra de télévision. Devant ou derrière ?
Patrick Eveno
Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
90, rue du faubourg Saint-Martin
75010 Paris
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Envoyé : dimanche 26 juin 2011 12:33
C’est un peu facile
Je présume que vous n'avez jamais eu l'occasion de pratiquer une interview devant une caméra de télévision. Devant ou derrière ? Devant, bien entendu, ou sur le côté, parce que derrière, il me semble que c'est la place du cameraman, non ?...
Pierre Lance
Patrick EvenoProfesseur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Professeur de quoi, au fait ?
TF1 sait exactement à quoi s’en tenir : la chaîne a été mise en demeure en 1999 après la diffusion d’un reportage qui contenait plusieurs séquences « reconstituées », présentées comme s'il s'agissait de scènes prises sur le vif.
Commentaire du CSA: « Cette diffusion contrevient directement aux termes de la convention que la chaîne a signée avec le Conseil, par laquelle elle s'engage de manière extrêmement précise en matière d'honnêteté de l'information. Le Conseil tient à souligner qu'en aucun cas, la responsabilité du diffuseur ne peut être déléguée aux seuls producteurs ou réalisateurs des reportages falsifiés ou manipulés. » (Communiqué n° 384 du CSA, 27 janvier 1999).
Il est clair pour le CSA que les chaînes de télévisions exercent leur responsabilité éditoriale sur toutes leurs émissions, sur tout élément d'émission, sans exception.
C’est donc toute le processus de fabrication qui est en cause, depuis le journaliste qui a signé le reportage et qui a engagé la responsabilité de sa rédaction (ou ses rédactions, puisque le journal régional est mis en cause comme producteur du reportage) jusqu’au PDG (en tant que directeur de la publication), en passant par la rédaction en chef du journal concerné. Soit le journaliste savait que son interlocutrice mentait sur sa qualité et sur sa maternité et il est malhonnête, soit il les ignorait et il est incompétent. De bonne foi mais incompétent. Et responsable.
L’attachée de presse ne me paraît pas relever de la déontologie journalistique puisqu’elle n’est pas journaliste ni employée d’un média. Son cas relève d’un autre système de jugement. Le mensonge est-il un délit ? En matière financière et économique parfois. Dans le cas de l’attachée de presse, d’accord avec Patrick Eveno : c’est au journaliste et à la chaîne de choisir des interlocuteurs qualifiés et légitimes et de fournir ainsi l'information honnête que tout le monde attend.
Didier Epelbaum
Chers amis,�Deux ou trois �l�ments pour tenter d'enrichir ce d�bat passionn�.�
TF1 sait exactement � quoi s�en tenir : la cha�ne a �t� mise en demeure�en 1999 apr�s la diffusion �d�un reportage qui contenait plusieurs s�quences ��reconstitu�es��, pr�sent�es comme s'il s'agissait de sc�nes prises sur le vif.�
Commentaire du CSA: ��Cette diffusion contrevient directement aux termes de la convention que la cha�ne a sign�e avec le Conseil, par laquelle elle s'engage de mani�re extr�mement pr�cise en mati�re d'honn�tet� de l'information. Le Conseil tient � souligner qu'en aucun cas, la responsabilit� du diffuseur ne peut �tre d�l�gu�e aux seuls producteurs ou r�alisateurs des reportages falsifi�s ou manipul�s.���(Communiqu� n� 384 du CSA, 27 janvier 1999).
Il est clair pour le CSA que �les cha�nes de t�l�visions exercent leur responsabilit� �ditoriale sur toutes leurs �missions, sur tout �l�ment d'�mission, sans exception.
C�est donc toute le processus de fabrication qui est en cause, depuis le journaliste qui a sign� le reportage et qui a engag� la responsabilit� de sa r�daction (ou ses r�dactions, puisque le journal r�gional est mis en cause comme producteur du reportage) jusqu�au PDG (en tant que directeur de la publication), en passant par la r�daction en chef du journal concern�. Soit le journaliste savait que son interlocutrice mentait sur sa qualit� et sur sa maternit� et il est malhonn�te, soit il les ignorait et il est incomp�tent. De bonne foi�mais incomp�tent. Et responsable.
L�attach�e de presse ne me para�t pas relever de la d�ontologie journalistique puisqu�elle n�est pas journaliste ni employ�e d�un m�dia. Son cas rel�ve d�un autre�syst�me de jugement. Le mensonge est-il un d�lit�? En mati�re financi�re et �conomique parfois. Dans le cas de l�attach�e de presse, d�accord avec Patrick Eveno�: c�est au journaliste et � la cha�ne de choisir des interlocuteurs qualifi�s et l�gitimes et de fournir ainsi l'information honn�te que tout le monde attend.
Didier Epelbaum
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----- Original Message -----From: Patrick EvenoSent: Sunday, June 26, 2011 11:41 AMSubject: RE: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge d�lib�r� � la presse doit �tre reconnu comme un d�lit p�nal
Vous plaisantez, Monsieur Eveno ? NON
Il est face � un journaliste, mais devant une cam�ra qui le filme et enregistre ses propos � destination des t�l�spectateurs. Et s'il ment d�lib�r�ment, comment le journaliste pourrait-il v�rifier sur l'instant la v�racit� du propos ? Alors un journaliste n�est qu�une simple cam�ra enregistreuse, qui ne v�rifie rien, accepte tout, sans commentaire�??? Je ne vois pas l�int�r�t de ce genre de m�tier�: une cam�ra automatique ferait aussi bien�.
Dans le cas qui nous occupe, le journaliste a devant lui une attach�e de presse d'un d�put�, laquelle lui d�clare effront�ment : "J'ai un enfant qui ne va plus � l'�cole..." alors qu'elle n'a pas d'enfant. Comment le journaliste pourrait-il soup�onner un mensonge aussi grossier de la part de cette professionnelle, qui sait parfaitement que son propos va toucher directement le public ? La profession de journaliste a �t� cr��e pour servir d�interm�diaire entre les institutions, particuliers, etc., qui d�tenaient des informations mais ne voulaient pas n�cessairement les d�voiler, et le public, qui ne peut exercer son pouvoir de citoyen sans �tre inform�. Si cette profession existe, c�est essentiellement pour faire le tri, valider, mettre en forme, etc, les informations d�vers�es sans contr�le ni censure dans une soci�t� d�mocratique.
Si vous voulez exiger des journalistes qu'ils v�rifient chaque affirmation OUI trois fois OUI, qui leur est faite et en soient responsables, alors plus aucune interview n'est possible.�Ils ne sont pas responsables de l�information mais de sa diffusion, c�est pourquoi ils ne doivent pas diffuser des fausses informations.
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Soyons clairs : toute personne qui s'exprime devant une cam�ra de t�l�vision, � n'importe quel titre, est seule juridiquement responsable de tout ce qu'elle d�clare. Oui, mais elle a le droit de mentir (nous ne sommes pas dans une soci�t� o� le mensonge est absent, je crois m�me qu�il ne pourrait exister de telle soci�t�) et c�est au journaliste de diffuser en v�rifiant, �ventuellement m�me en soulignant qu�il s�agit d�un mensonge�
Et elle ne fait nullement le travail du journaliste, qui est de poser des questions (si possible les bonnes) et n'a, bien �videmment, aucune part de responsabilit� dans les r�ponses qui lui sont faites. Alors, il doit croire toute le monde sur parole et diffuser n�importe quoi sous pr�texte qu�il l�a recueilli� C'est tellement limpide que je m'�tonne qu'on en discute.
En effet, c�est limpide�: ��le journaliste digne de ce nom a pour fonction de rechercher, pour le public, des informations, de les v�rifier, de les situer dans un contexte, de les hi�rarchiser, de les mettre en forme, et �ventuellement de les commenter, afin de les diffuser, sous toute forme et sur tout support.�� Article 1.1 du Frappatcode et�: ��Le journaliste doit s�attacher avant tout � l�exactitude des faits, des actes, des propos qu�il r�v�le ou dont il rend compte. Le journaliste examine avec rigueur et une vigilance critique les informations, documents, images ou sons qui lui parviennent. Le souci d�assurer au plus vite la diffusion d�une information ne dispense pas d�une v�rification pr�alable de la cr�dibilit� des sources.�� Article 2.1 et 2.2 du Frappatcode
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Patrick Eveno
Professeur � l'universit� Paris 1 Panth�on-Sorbonne
90, rue du faubourg Saint-Martin
75010 Paris
01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84
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De�: apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de L'ERE NOUVELLE
Envoy�: dimanche 26 juin 2011 00:29
��: apcp-symp...@googlegroups.com
Objet�: Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge d�lib�r� � la presse doit �tre reconnu comme un d�lit p�nal�
Vous plaisantez, Monsieur Eveno ? Il est face � un journaliste, mais devant une cam�ra qui le filme et enregistre ses propos � destination des t�l�spectateurs. Et s'il ment d�lib�r�ment, comment le journaliste pourrait-il v�rifier sur l'instant la v�racit� du propos ? Dans le cas qui nous occupe, le journaliste a devant lui une attach�e de presse d'un d�put�, laquelle lui d�clare effront�ment : "J'ai un enfant qui ne va plus � l'�cole..." alors qu'elle n'a pas d'enfant. Comment le journaliste pourrait-il soup�onner un mensonge aussi grossier de la part de cette professionnelle, qui sait parfaitement que son propos va toucher directement le public ? Si vous voulez exiger des journalistes qu'ils v�rifient chaque affirmation qui leur est faite et en soient responsables, alors plus aucune interview n'est possible.�Soyons clairs : toute personne qui s'exprime devant une cam�ra de t�l�vision, � n'importe quel titre, est seule juridiquement responsable de tout ce qu'elle d�clare. Et elle ne fait nullement le travail du journaliste, qui est de poser des questions (si possible les bonnes) et n'a, bien �videmment, aucune part de responsabilit� dans les r�ponses qui lui sont faites. C'est tellement limpide que je m'�tonne qu'on en discute.
Pierre Lance
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Le 25 juin 2011 � 16:22, Patrick Eveno a �crit :
Non, il n�est pas face au public mais face � un journaliste qui doit faire son travail, notamment la v�rification
Si le particulier fait le travail du journaliste, il n�y a plus besoin de journalistes et les particuliers peuvent s�adresser directement au public
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Patrick Eveno
Professeur � l'universit� Paris 1 Panth�on-Sorbonne
90, rue du faubourg Saint-Martin
75010 Paris
01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84
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De�:�apcp-symp...@googlegroups.com�[mailto:apcp-symp...@googlegroups.com]�De la part de�L'ERE NOUVELLE
Envoy�:�samedi 25 juin 2011 16:05
��:�apcp-symp...@googlegroups.com
Objet�:�Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge d�lib�r� � la presse doit �tre reconnu comme un d�lit p�nal�
D�sol� de vous contredire, Monsieur le Professeur, mais un particulier qui s'exprime devant une cam�ra de t�l�vision n'est plus ni en famille, ni au bureau, ni sur l'oreiller, il est face � un public de plusieurs millions de personnes. Et de plus, en l'occurrence, il s'agit d'une attach�e de presse, qui ne s'exprime donc plus du tout en tant que particulier, mais en tant que professionnelle de la communication. Alors, moi, avec votre permission, je lui colle une amende, juste pour qu'elle ne s'amuse pas � recommencer...
Cordialement
Pierre Lance
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Le 25 juin 2011 � 15:40, Patrick Eveno a �crit :
La diffusion de fausses informations est un d�lit pour les m�dias, pas pour les particuliers, sinon il n�y aurait plus de vie de bureau ou amicale ou de couple ou de famille possible�.
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Patrick Eveno
Professeur � l'universit� Paris 1 Panth�on-Sorbonne
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75010 Paris
01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84
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De�:�apcp-symp...@googlegroups.com�[mailto:apcp-symp...@googlegroups.com]�De la part de�L'ERE NOUVELLE
Envoy�:�samedi 25 juin 2011 15:32
��:�apcp-symp...@googlegroups.com
Objet�:�Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge d�lib�r� � la presse doit �tre reconnu comme un d�lit p�nal�
Autant que je sache, la diffusion de fausses informations est d�j� un d�lit pr�vu par la loi. Donc, un mensonge d�lib�r� donn� par qui que ce soit au cours d'un reportage t�l�vis� est passible de sanctions. Et il me semble pr�f�rable de veiller � l'application des lois existantes plut�t que d'en cr�er sans cesse de nouvelles. L'encombrement l�gislatif finit par embourber les Etats modernes.
Pierre Lance
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Le 25 juin 2011 � 12:43, gilles pouzin a �crit :
Comme la CFTC l'a rappel� en novembre 2010 lors des Assises du Journalisme, "il ne suffit pas d'avoir une d�ontologie de la presse s'il n'y a pas de d�ontologie des sources. La CFTC demande que le mensonge d�lib�r� � la presse soit reconnu comme un d�lit p�nal au m�me titre que la diffamation!".
Permettez-nous d'insister sur le s�rieux et l'importance d'une telle mesure,�
bon week end, Gilles Pouzin pour le syndicat des journalistes CFTC.
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L'attach�e de presse d'Eric Ciotti joue les m�res �d�sempar�es� dans un reportage de TF1
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Capture d'�cran d'un sujet de TF1 dans lequel l'attach� de presse du d�put� UMP Eric��
�J'ai un enfant qui ne va plus � l'�cole, qui commence � s�cher et je suis un peu inqui�te.� Cette femme, qui se dit �d�sempar�e� dans un sujet du �13 heures� de TF1 n'a pas d'enfants. C'est l'attach�e de presse d'Eric Ciotti, le d�put� et pr�sident UMP du conseil g�n�ral des Alpes-Maritimes qui a mis en place le �contrat de responsabilit� parentale� dont le reportage est cens� d�montrer les r�sultats �apparemment positifs�.
La rumeur a bruiss� sur Twitter, avant d'�tre confirm�e sur France Info par Jacques Victor, pr�sident du groupe communiste au Conseil G�n�ral des Alpes-Maritimes. �Je n'�tais pas au courant�, affirme de son c�t� Eric Ciotti, se d�clarant �choqu�. �C'est une faute professionnelle�, a r�agi le leader de la droite populaire. Selon lui, son attach�e de presse a particip� au sujet �� la demande de TF1�. La cha�ne, elle, n'a pas r�agi.
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Bonjour tout le monde,
Je me permets de réagir "quand même" et de façon courte pour ne pas encombrer cette liste de diffusion. J'attendais qu'un journaliste TV de base prenne son clavier, nous devons en manquer à l'APCP.
Nous avons lu depuis quelques jours d'intéressants points de vue sur des valeurs, des principes et des règles déontologiques. J'apporte donc un petit témoignage sur les pratiques de terrain, histoire de rééquilibrer les informations, de donner un autre éclairage ou son de cloche.
Parce que si j'étais encore soutier de l'info - et à la lueur de nos échanges virtuels - j'aurai effectivement très peur de ce qui pourrait se dire dans un Conseil de Presse.
Didier, Jean-claude... vous savez très bien comment se fait un reportage d'actu mais je me contenterai de ma propre expérience. 10 ans de news à France 3 et France 2. Sans doute pas plus mauvaise ou irresponsable que les autres, "je" n'ai jamais mené une seule enquête préalable sur les personnes interviewées pour un sujet court. Arrêtons avec ces lithanies de "vérification" comme pilier du métier. Nous n'avons pas le temps matériel de travailler à la fois sur le "contenu" des infos qui motivent le sujet et en plus sur les fameux témoins "lamba" dont nous ne pouvons nous passer, ceux qui ont vu ou vécu, ceux qui portent symboliquement la parole "non-experte" ou celle de la célèbre "madame Michu". Nous avons tous pu nous faire avoir un jour ou l'autre, par quelqu'un qui pour quelques minutes, se fait passer pour ce qu'il n'est pas. Soyons sérieux, le gars (ou la fille) en reportage news ne sera jamais à l'abri de ce type de manipulation.
En revanche, c'est en commun qu'il faut traiter cette question.
Alors ok pour le journaliste de bonne foi qui s'est fait enfumer mais je refute le qualificatif d'incompétent.
Après s'il a bidonné (donc en toute conscience) c'est une autre histoire.
Cet exemple serait un exercice parfait de discussion collective, sans doute plus appropriée que le mail...
A la prochaine
nathalie
Le 28/06/2011 14:04, Didier Epelbaum a écrit :
Chers amis,Deux ou trois éléments pour tenter d'enrichir ce débat passionné.
TF1 sait exactement à quoi s’en tenir : la chaîne a été mise en demeure en 1999 après la diffusion d’un reportage qui contenait plusieurs séquences « reconstituées », présentées comme s'il s'agissait de scènes prises sur le vif.
Commentaire du CSA: « Cette diffusion contrevient directement aux termes de la convention que la chaîne a signée avec le Conseil, par laquelle elle s'engage de manière extrêmement précise en matière d'honnêteté de l'information. Le Conseil tient à souligner qu'en aucun cas, la responsabilité du diffuseur ne peut être déléguée aux seuls producteurs ou réalisateurs des reportages falsifiés ou manipulés. » (Communiqué n° 384 du CSA, 27 janvier 1999).
Il est clair pour le CSA que les chaînes de télévisions exercent leur responsabilité éditoriale sur toutes leurs émissions, sur tout élément d'émission, sans exception.
C’est donc toute le processus de fabrication qui est en cause, depuis le journaliste qui a signé le reportage et qui a engagé la responsabilité de sa rédaction (ou ses rédactions, puisque le journal régional est mis en cause comme producteur du reportage) jusqu’au PDG (en tant que directeur de la publication), en passant par la rédaction en chef du journal concerné. Soit le journaliste savait que son interlocutrice mentait sur sa qualité et sur sa maternité et il est malhonnête, soit il les ignorait et il est incompétent. De bonne foi mais incompétent. Et responsable.
L’attachée de presse ne me paraît pas relever de la déontologie journalistique puisqu’elle n’est pas journaliste ni employée d’un média. Son cas relève d’un autre système de jugement. Le mensonge est-il un délit ? En matière financière et économique parfois. Dans le cas de l’attachée de presse, d’accord avec Patrick Eveno : c’est au journaliste et à la chaîne de choisir des interlocuteurs qualifiés et légitimes et de fournir ainsi l'information honnête que tout le monde attend.
Didier Epelbaum
----- Original Message -----
From: Patrick EvenoSent: Sunday, June 26, 2011 11:41 AM
Subject: RE: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénal
Vous plaisantez, Monsieur Eveno ? NON
Il est face à un journaliste, mais devant une caméra qui le filme et enregistre ses propos à destination des téléspectateurs. Et s'il ment délibérément, comment le journaliste pourrait-il vérifier sur l'instant la véracité du propos ? Alors un journaliste n’est qu’une simple caméra enregistreuse, qui ne vérifie rien, accepte tout, sans commentaire ??? Je ne vois pas l’intérêt de ce genre de métier : une caméra automatique ferait aussi bien….
Dans le cas qui nous occupe, le journaliste a devant lui une attachée de presse d'un député, laquelle lui déclare effrontément : "J'ai un enfant qui ne va plus à l'école..." alors qu'elle n'a pas d'enfant. Comment le journaliste pourrait-il soupçonner un mensonge aussi grossier de la part de cette professionnelle, qui sait parfaitement que son propos va toucher directement le public ? La profession de journaliste a été créée pour servir d’intermédiaire entre les institutions, particuliers, etc., qui détenaient des informations mais ne voulaient pas nécessairement les dévoiler, et le public, qui ne peut exercer son pouvoir de citoyen sans être informé. Si cette profession existe, c’est essentiellement pour faire le tri, valider, mettre en forme, etc, les informations déversées sans contrôle ni censure dans une société démocratique.
Si vous voulez exiger des journalistes qu'ils vérifient chaque affirmation OUI trois fois OUI, qui leur est faite et en soient responsables, alors plus aucune interview n'est possible. Ils ne sont pas responsables de l’information mais de sa diffusion, c’est pourquoi ils ne doivent pas diffuser des fausses informations.
Soyons clairs : toute personne qui s'exprime devant une caméra de télévision, à n'importe quel titre, est seule juridiquement responsable de tout ce qu'elle déclare. Oui, mais elle a le droit de mentir (nous ne sommes pas dans une société où le mensonge est absent, je crois même qu’il ne pourrait exister de telle société) et c’est au journaliste de diffuser en vérifiant, éventuellement même en soulignant qu’il s’agit d’un mensonge…
Et elle ne fait nullement le travail du journaliste, qui est de poser des questions (si possible les bonnes) et n'a, bien évidemment, aucune part de responsabilité dans les réponses qui lui sont faites. Alors, il doit croire toute le monde sur parole et diffuser n’importe quoi sous prétexte qu’il l’a recueilli… C'est tellement limpide que je m'étonne qu'on en discute.
En effet, c’est limpide : « le journaliste digne de ce nom a pour fonction de rechercher, pour le public, des informations, de les vérifier, de les situer dans un contexte, de les hiérarchiser, de les mettre en forme, et éventuellement de les commenter, afin de les diffuser, sous toute forme et sur tout support. » Article 1.1 du Frappatcode et : « Le journaliste doit s’attacher avant tout à l’exactitude des faits, des actes, des propos qu’il révèle ou dont il rend compte. Le journaliste examine avec rigueur et une vigilance critique les informations, documents, images ou sons qui lui parviennent. Le souci d’assurer au plus vite la diffusion d’une information ne dispense pas d’une vérification préalable de la crédibilité des sources. » Article 2.1 et 2.2 du Frappatcode
Patrick Eveno
Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
90, rue du faubourg Saint-Martin
75010 Paris
01 42 08 52 17 / 06 16 26 81 84
De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de L'ERE NOUVELLE
Envoyé : dimanche 26 juin 2011 00:29
À : apcp-symp...@googlegroups.com
Objet : Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénal
Vous plaisantez, Monsieur Eveno ? Il est face à un journaliste, mais devant une caméra qui le filme et enregistre ses propos à destination des téléspectateurs. Et s'il ment délibérément, comment le journaliste pourrait-il vérifier sur l'instant la véracité du propos ? Dans le cas qui nous occupe, le journaliste a devant lui une attachée de presse d'un député, laquelle lui déclare effrontément : "J'ai un enfant qui ne va plus à l'école..." alors qu'elle n'a pas d'enfant. Comment le journaliste pourrait-il soupçonner un mensonge aussi grossier de la part de cette professionnelle, qui sait parfaitement que son propos va toucher directement le public ? Si vous voulez exiger des journalistes qu'ils vérifient chaque affirmation qui leur est faite et en soient responsables, alors plus aucune interview n'est possible. Soyons clairs : toute personne qui s'exprime devant une caméra de télévision, à n'importe quel titre, est seule juridiquement responsable de tout ce qu'elle déclare. Et elle ne fait nullement le travail du journaliste, qui est de poser des questions (si possible les bonnes) et n'a, bien évidemment, aucune part de responsabilité dans les réponses qui lui sont faites. C'est tellement limpide que je m'étonne qu'on en discute.
Pierre Lance
Le 25 juin 2011 à 16:22, Patrick Eveno a écrit :
Non, il n’est pas face au public mais face à un journaliste qui doit faire son travail, notamment la vérification
Si le particulier fait le travail du journaliste, il n’y a plus besoin de journalistes et les particuliers peuvent s’adresser directement au public
Patrick Eveno
Professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
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Envoyé : samedi 25 juin 2011 16:05
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Objet : Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénal
Désolé de vous contredire, Monsieur le Professeur, mais un particulier qui s'exprime devant une caméra de télévision n'est plus ni en famille, ni au bureau, ni sur l'oreiller, il est face à un public de plusieurs millions de personnes. Et de plus, en l'occurrence, il s'agit d'une attachée de presse, qui ne s'exprime donc plus du tout en tant que particulier, mais en tant que professionnelle de la communication. Alors, moi, avec votre permission, je lui colle une amende, juste pour qu'elle ne s'amuse pas à recommencer...
Cordialement
Pierre Lance
Le 25 juin 2011 à 15:40, Patrick Eveno a écrit :
La diffusion de fausses informations est un délit pour les médias, pas pour les particuliers, sinon il n’y aurait plus de vie de bureau ou amicale ou de couple ou de famille possible….
Patrick Eveno
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Envoyé : samedi 25 juin 2011 15:32
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Objet : Re: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit être reconnu comme un délit pénal
Autant que je sache, la diffusion de fausses informations est déjà un délit prévu par la loi. Donc, un mensonge délibéré donné par qui que ce soit au cours d'un reportage télévisé est passible de sanctions. Et il me semble préférable de veiller à l'application des lois existantes plutôt que d'en créer sans cesse de nouvelles. L'encombrement législatif finit par embourber les Etats modernes.
Pierre Lance
Le 25 juin 2011 à 12:43, gilles pouzin a écrit :
Comme la CFTC l'a rappelé en novembre 2010 lors des Assises du Journalisme, "il ne suffit pas d'avoir une déontologie de la presse s'il n'y a pas de déontologie des sources. La CFTC demande que le mensonge délibéré à la presse soit reconnu comme un délit pénal au même titre que la diffamation!".
Permettez-nous d'insister sur le sérieux et l'importance d'une telle mesure,
bon week end, Gilles Pouzin pour le syndicat des journalistes CFTC.
L'attachée de presse d'Eric Ciotti joue les mères «désemparées» dans un reportage de TF1
<~WRD000.jpg>Par 20minutes.fr | 20minutes.fr – ven. 24 juin 2011
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«J'ai un enfant qui ne va plus à l'école, qui commence à sécher et je suis un peu inquiète.» Cette femme, qui se dit «désemparée» dans un sujet du «13 heures» de TF1 n'a pas d'enfants. C'est l'attachée de presse d'Eric Ciotti, le député et président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes qui a mis en place le «contrat de responsabilité parentale» dont le reportage est censé démontrer les résultats «apparemment positifs».
La rumeur a bruissé sur Twitter, avant d'être confirmée sur France Info par Jacques Victor, président du groupe communiste au Conseil Général des Alpes-Maritimes. «Je n'étais pas au courant», affirme de son côté Eric Ciotti, se déclarant «choqué». «C'est une faute professionnelle», a réagi le leader de la droite populaire. Selon lui, son attachée de presse a participé au sujet «à la demande de TF1». La chaîne, elle, n'a pas réagi.
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Jacques Morandat
Directeur général FFAP
Tél : 01 42 47 01 00
fax : 01 42 47 05 10
j.mor...@ffap.fr
-----Message d'origine-----
De : apcp-symp...@googlegroups.com
[mailto:apcp-symp...@googlegroups.com] De la part de verfaillie
bertrand
Envoyé : mardi 28 juin 2011 19:58
De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-sympathisants@googlegr
De : apcp-symp...@googlegroups.com [mailto:apcp-sympathisants@googlegr
Ethique et réalité, le beau sujet que voilà, chère Nathalie. Dure réalité qui nous éloigne irrésistiblement chaque jour, chaque heure, de l’éthique. Conditions draconiennes de production de l’information. Qui vérifie encore ses infos ? A qui les rédactions en donnent-elles encore le temps ? Alors tant pis, pas vu pas pris, l’important, c’est que le sujet soit arrivé, ça passe ou ça casse. A côté de ces réalités « inéluctables », les exigences de vérifications ont parfois l’air de litanies vides de sens et on craint ce qui se dirait dans un Conseil de presse.
Mais méfions nous de la convocation de la "dure réalité du terrain" pour justifier la transgression. Certains vont jusqu’à risquer leur liberté pour – simplement - vérifier des informations. Il y a des millions de journalistes amateurs et bénévoles sur la toile. Qu’est-ce qui fait la différence entre eux et les professionnels ? La rigueur, la crédibilité, la qualité de l’information. C’est de leur respect que dépend l’avenir de la profession.
Pierre Lance… Vous n’avez pas rêvé en lisant les mots de « qualifiés et légitimes » sous ma plume à propos des intervenants dans les actualités télévisées, ils sont dans la charte de l’antenne de France TV.
La déontologie n’est pas seulement un exercice de coiffeur. Rapprocher éthique et réalité du métier, c’est ça la déontologie.
Didier Epelbaum
Bonjour à tous !
Tout à fait d’accord avec Bertrand sur le fond.
Ne commettons pas les fautes que nous reprochons aux autres. Si on examine le dossier :
1) Il ne s’agit pas de journalistes qui n’ont pas eu le temps de vérifier l’authenticité d’un témoignage, mais de journalistes qui ont sollicité un faux témoignage. Il s’agit d’un cas de « bidonnage ». Les journalistes ont dû faire face, semble-t-il (cela aussi devrait être vérifié), à la défection d’un témoin, et ont voulu sauver leur sujet. Mais ils pouvaient le concevoir autrement, d’autant que la très courte intervention de la fausse mère ne constituait que l’entrée en matière.
2) TF1 et JP Pernaud sont responsables de ce qu’ils diffusent, mais ne sont pas les auteurs du reportage : il s’agit d’un sujet commandé à la filiale de Nice Matin, NMTV, qui est liée à TF1 par un contrat de correspondance.
3) JP Pernaud a eu parfaitement raison de présenter les excuses de TF1. C’est ce comportement que nous réclamons tous en cas d’erreur.
4) Les journalistes vont sans doute être sanctionnés, et c’est très bien.
5) Il y a toujours quelqu’un pour s’apercevoir des erreurs et des fautes (en l’occurrence le président du groupe communiste du conseil général des Alpes Maritimes), et ça, c’est terriblement rassurant !
Bien amicalement
Dominique Burg
Médiatrice de rfi
116 avenue du Président Kennedy 75016 Paris
Tel : 33 (0) 1 56 40 59 93
Email : medi...@rfi.fr
-----Message d'origine-----
De : apcp-symp...@googlegroups.com
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De la part de Jacques Morandat
Envoyé : jeudi 30 juin 2011 11:27
À : apcp-symp...@googlegroups.com
Objet : RE: {ConseilPresse} CFTC : le mensonge délibéré à la presse doit
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