Ce que j’avais demandé à l'APCP :"Comme tous mes confrères
journalistes, je
viens de recevoir les programmes des différents
syndicats candidats à
l'élection des membres de la Commission de la carte. Aucun, si j'ai bien lu,
ne propose la création d'un organe de régulation, style conseil de presse ou
autre, pour la presse.
Compte-t-on faire le tour des
syndicats pour
poser la question ? Ou bien a-t-on déjà l'info sur ce point
?
La réponse de JF Cullafroz :
"Cher Jean-Luc
Aurais-tu la mémoire courte ? Oublierais-tu que la
CFDT, attachée dans toutes les professions (infirmières, fonctionnaires,
enseignants...) aux questions d'éthique a dit son intérêt d'un tel organisme en
mettant un bémol quant à sa capacité coercitive des journalistes pris en
particulier : les événements récents nous montrent qu'il ne faut pas raviver
Vichy alors que c'est une bonne idée.
Tu ne méconnais pas non plus je suppose l'appui
déterminé des journalistes CFDT et de leur Confédération à la démarche
d'observatoire, dont la CFDT journalistes a été la première à défenbdre la mise
en place auprès du gouvernement dans la mandature Jospin 1997-2001.
Mais bien sûr, nous ne sommes le grand
SNJ...
Très cordialement
JF Cullafroz"
La réponse de Thierry Nicolas :
C'est l'une des huit questions posées par l'Union des journalistes CFDT aux candidats à la présidentielle : "êtes-vous prêts à favoriser la mise en place d'un Observatoire déontologique des pratiques professionnelles des médias s'appuyant sur une représentation des professionnels et des forces vives de la société civile ?"
La CFDT s'est toujours prononcée en faveur d'une instance de médiation, à condition que sa mission et le mode de désignation de ses membres soient clairs et incontestables. Dans cet esprit, nous avons invité dans nos locaux Yves Agnès puis, récemment, Jean-Marie Charron. Ils ont présenté votre projet. Nous leur avons demandé qui représenterait les publics, au pluriel. Et surtout comment. Ils ont eu la franchise de répondre que ce n'était pas encore arrêté. Mais peut-être que c'est moi qui résume mal. Si je me trompe, dites-le moi.
Représenter le public est nécessaire mais insuffisant. La profession doit aussi être responsabilisée par ses réseaux syndicaux, qui irriguent quelques 400 entreprises. Dans les entreprises où ils sont présents, respectés, écoutés, les directions font plus attention à la qualité de l'info, pour éviter les dérapages. C'est plus difficile dans les petites entreprises dont nous avons des retours grâce au confrères non-syndiqués qui nous contactent via le site web (près d'une quinzaine d'appels de détresse par semaine pour celui de la CFDT, où figure mon numéro de portable). C'est tout l'intérêt de ces élections à la carte de presse : permettre à la profession d'exister à l'échelle nationale, avec ses bénévoles syndicaux, et pas seulement dans les quelques entreprises où existent des SDJ ou des sections syndicales fortes.
Nicolas Thiéry Tél: 06.07.61.64.89