Fwd: Influence corruptrice des laboratoires sur la CPPAP

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L'ERE NOUVELLE

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Apr 6, 2011, 2:38:14 AM4/6/11
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Début du message réexpédié :

De : Pierre LANCE <pierre...@wanadoo.fr>
Date : 6 avril 2011 01:46:56 HAEC
Objet : Influence corruptrice des laboratoires sur la CPPAP

L'influence corruptrice des grands laboratoires pharmaceutiques étend ses ramifications bien plus loin que dans la seule presse médicale. Le lobby très riche et tout-puissant du complexe pharmaco-industriel exerce ses pressions sur la plus grande partie de la presse magazine, sur les chaînes de radio et de télévision publiques ou privées, sur les agences et les services du Ministère de la Santé, mais également sur la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse. Les suppressions arbitraires de l'agrément de la CPPAP dont certaines publications ont été victimes (Nexus, Pratiques de Santé, l'Ere nouvelle, entre autres), pour avoir eu l'audace de contester la validité, l'efficacité ou l'innocuité de certains traitements médicaux ou de conseiller des thérapies non agressives, ne s'expliquent pas autrement que par des conflits d'intérêt concernant certains membres de la Commission ou ses dirigeants. Une enquête diligentée à ce sujet serait certainement très instructive. En privant ces publications des exonérations postales et fiscales auxquelles la loi leur donnait droit, la CPPAP sous influence leur a porté de lourds préjudices financiers, les plaçant en état d'infériorité économique par rapport à leurs concurrents de la presse "soumise", tout en violant impunément les principes mêmes de la démocratie. 

J'ai attiré l'attention des membres de notre association, dès le début de sa constitution, sur ce problème majeur, déjà évoqué par notre ami Jean-Luc Martin-Lagardette dans son ouvrage  Le Journalisme responsable, un défi démocratique. Les membres de l'apcp n'ont pas été, dans l'ensemble, très sensibles à mon témoignage, sans doute par ignorance et scepticisme. Mais j'espère que le scandale du Mediator et les révélations qui ont suivi, comme cet article du Monde à propos des déboires de notre consoeur Virginie Bagouet, ouvriront les yeux de beaucoup. (Et il faut souhaiter que d'autres journalistes auront le courage de dénoncer les pressions ou censures qu'ils subissent dans le domaine de l'information médicale). J'estime pour ma part que l'un des premiers devoirs d'un Conseil de presse devra être de nettoyer les écuries d'Augias de la scandaleuse influence que la médecine chimique exerce sur les médias et, à travers eux, sur l'opinion publique. Et je ne manquerai pas de le rappeler en toute occasion.

Pierre LANCE
Auteur de Savants maudits, chercheurs exclus (4 volumes parus chez Guy Trédaniel Editeur)
Directeur et rédacteur en chef de la revue de prospective L'Ere nouvelle 
(qui vient de célébrer son 30e anniversaire)

antoine valabregue

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Apr 6, 2011, 3:25:49 AM4/6/11
to apcp-symp...@googlegroups.com, L'ERE NOUVELLE
Pierre Lance soulève une question forte qu'on peut appliquer au nucléaire aussi.
Des adultes imbus de leurs savoirs ont au forcing poussé à construire des centrales nucléaires sur les failles sismiques, en affichant leur certitude démentie par les faits des accidents majeurs. Et on a toujours la même bande de prétentieux aux manettes de l'ETAT. Sur le Médiator tout le monde devrait savoir que Pradal avait dit "ce médicament est impossible dans sa prétention elle même ". La question du pouvoir des citoyens de pouvoir intervenir de façon aisée dans tous les médias notoirement liés à une idéologie précise est une question majeure de chez majeure.
Ce n'est pas un détail, je pense que c'est sans doute la question centrale de la liberté de la presse.
J'aimerais vraiment que l'APCP reprenne autour de dossiers  et de journées de formation ( j'avais proposé le réchauffement climatique, mais le nucléaire c'est encore mieux) ce sujet 

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Gautellier

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Apr 6, 2011, 3:49:13 AM4/6/11
to apcp-symp...@googlegroups.com, apcp-symp...@googlegroups.com, L'ERE NOUVELLE
Bonjour
Je partage ces analyses. Je crois qu'au delà de situations de pratiques individuelles ou ciblées  posant des questions d'éthique ou de déontologie qu'aura à traiter un Conseil de presse, des questions de fond comme le traitement journalistique du nucléaire, de la santé, ou pourrait rajouter l'alimentation et l'agro-alimentaire sont centrales pour nos travaux. J'avais souligné cette question de saisine sur des dossiers plus collectif et citoyen lors de la journée à Radio France. 
Amitiés 
Christian Gautellier
Association Infirmation et citoyenneté

Envoyé de mon iPhone
Christian Gautellier

Nathalie Dollé

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Apr 6, 2011, 4:20:59 AM4/6/11
to apcp-symp...@googlegroups.com
Bonjour,

Il semble que l'intérêt de travailler sur "traitement médiatique" d'un certain nombre de questions comme celles-ci soit récurrent.
Il semble aussi qu'il bute avec la même récurrence sur l'organisation de ce travail et les moyens qui sont les nôtres. Mais buter n'est pas renoncer, vous pourrions peut-être mettre ce point à l'ordre du jour de la réunion de jeudi.
Une nouvelle fois, jusqu'où l'APCP a-t-elle l'envie et les possibilités de "préfigurer" un conseil de presse? Tout en sachant que l'APCP n'est qu'une (petite) somme d'individus  - certes motivés mais aux activités multiples.
Voyons si nous pouvons dégager de l'énergie et une méthode. Ce qui n'est sans doute pas impossible mais réclame une vraie discussion. Non?

A jeudi
nathalie dollé

Marc-François Bernier

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Apr 6, 2011, 7:00:44 AM4/6/11
to apcp-symp...@googlegroups.com

Bonjour

Je suis à distance vos échanges par intérêt professionnel.

Je vous invite cependant à abandonner toute velléité de transformer un éventuel conseil de presse en un autre groupe de pression qui prend positions sur des questions politiques, scientifiques ou partisanes qui font l'objet de controverses (nucléaire, changements climatiques, etc.).

D'une part, pour émettre un avis sérieux et crédible sur la qualité de la couverture médiatique de certains enjeux, il faudrait entreprendre des recherches scientifiques de grande envergure. Je ne crois pas qu'un CP puisse posséder les ressources financières ou scientifiques pour de telles initiatives. Il peut à la limite se limiter à donner un avis aussi général qu'inutile car il ajoute très peu au débat social.

D'autre part, les conseils de presse se limitent, le plus souvent, à poser des jugements fondées en matière d'éthique et de déontologie du journalisme en rapport avec des plaintes qui portent sur un ou quelques articles/reportages précis. L'exercice consiste à comparer des pratiques/actes journalistiques précis à des règles déontologiques claires et explicites afin d'exprimer une décision fondée en raison. Cela exige donc l'existence d'un code de déontologie sans ambiguité, et une procédure d'examen des plaintes qui se limite au cas soumis (Tel média a-t-il diffusé des informations inexactes dans le cadre de tel article/reportage ? Une journaliste a-t-elle manqué d'équité envers telle personne/institution ? Tel journaliste a-t-il transgressé la norme de l'intégrité en se retrouvant en conflit d'intérêts ou en plagiant ? Tel article/reportage est-il exact et d'intérêt public en fonction des critères reconnus ?)


Bien à vous

Marc-François Bernier (Ph.D.)
Titulaire, Chaire de recherche sur la francophonie canadienne en communication, spécialisée en éthique du journalisme (CREJ)
Professeur agrégé
Coordonnateur du programme de journalisme
Département de communication
Université d'Ottawa
554 King Edward
Bureau 204
Ottawa (ON)
K1N 6N5

jl ml

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Apr 6, 2011, 8:35:08 AM4/6/11
to apcp-symp...@googlegroups.com, Marc-François Bernier
Bonjour,

Pour une fois, je ne suis pas tout à fait d'accord avec MFB. Oui, il ne faut pas "transformer un CP en groupe de pression prenant des positions politiques".

En revanche, un CP ne devrait pas s'abstenir de regarder de près la démarche heuristique utilisée par le journaliste/média pour réaliser son article. La recherche d'éventuels conflits d'intérêt ayant pu guider les choix rédactionnels doit pouvoir, à mon avis, faire partie de ses attributions. Sans pour autant devenir ni un tribunal ni un conseil de l'ordre mais bien une instance veillant aux conditions éthiques de fabrication de l'info...

Par ailleurs, j'ai le sentiment que le CP québecois pêche parfois par pusillanimité envers la profession, ce que sans doute bp de citoyens doivent sentir et qui pèse sur sa crédibilité sociétale.

Lorsque j'ai fait mon enquête sur l'obligation vaccinale, j'avais relevé tout un tas de graves dysfonctionnements des systèmes sanitaire et médiatique, dont aucun de mes confrères (hormis France Soir !) n' avait à l'époque fait écho. Beaucoup de ces manquements ont été depuis mis à jour avec l'affaire du Médiator. On a perdu 4 ans...

Et merci à Pierre de rappeler la publication de mon livre (dont peu de confrères, une fois de plus, ont fait état) qui aurait dû interpeller la profession et la faire réagir. J'y décris de graves dérives qui encore aujourd'hui perdurent au sein des pratiques professionnelles. J'y propose aussi plusieurs solutions, dont le conseil de presse :-), qui sont à la portée de tout éditeur et de tout syndicat. Si elle avait une réelle volonté de garantir une meilleure qualité des infos qu'elle produit, la profession s'en serait saisie.

Je crois qu'on ne réalise pas assez que le manque d'éthique et de déontologie se traduit par la création de souffrances, d'injustices, parfois de maladies et de morts supplémentaires. Ce n'est donc pas une position "morale" (de ma part) de vouloir y veiller mais bien une nécessité humaine et sociale...

Jean-Luc

> PS : J'en profite pour exprimer qu'à mon avis, la position de notre ami Jean-Marie Charon, sociologue des médias, contre l'existence d'un CP en France, nuit à notre démarche. Car JMC est intelligent, bon connaisseur de la profession, sensible aux questions éthiques, partisan de l'écoute du public et il est très écouté. De ce fait, sa position constitue un point de blocage sur la diffusion de l'idée d'un CP... :-(

----------------
Jean-Luc Martin-Lagardette


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antoine valabregue

unread,
Apr 6, 2011, 10:21:21 AM4/6/11
to apcp-symp...@googlegroups.com, jl ml, Marc-François Bernier
j'aime bien la réponse de JLML.
 Il n'y a aucune volonté de faire des procès juste un désir de reparler de la vérité, à ce sujet je ne peux que vous recommander la lecture de "la réforme du vrai" par Nissim Amzallag aux édition Charles Léopold Mayer qui montre fort bien que la science ne distille pas forcément le vrai. L'auteur montre que les innovations pratiques et conceptuelles les plus importantes de notre modernité dérivent de partis pris étrangers à toute exigence de fidélité au réel
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L'ERE NOUVELLE

unread,
Apr 6, 2011, 7:37:42 PM4/6/11
to apcp-symp...@googlegroups.com, mai...@neosante.eu
Merci à tous de votre participation au débat sur la question que j'ai soulevée. 
Pour répondre plus précisément à Marc-François Bernier, il n'est évidemment pas question de faire d'un Conseil de presse un énième groupe de pression, mais bien plutôt un observateur impartial se donnant mission de veiller à la probité intellectuelle des journalistes, des directeurs de rédaction, des organismes professionnels et de toutes entités ayant pouvoir de décision sur l'exercice de la profession de journaliste ou de directeur de presse (par exemple, pour la France, la CPPAP).
 
Je crois que chaque nation démocratique aurait besoin d'un Conseil de presse, et la France plus que toute autre. Voici par exemple un extrait d'un message qui vient de me parvenir de la part de notre confrère Yves Rasir, fondateur et rédacteur en chef du magazine BioInfo depuis 13 ans, et qui vient de créer NÉOSANTÉ  "la première revue internationale de santé globale". Il termine son message sur cette phrase : "Le fait d'être basée à Bruxelles permettra à la rédaction de Néosanté de vous informer en toute liberté, sans craindre les intimidations et la censure qui prévalent en France." Je ne puis, hélas, que confirmer son propos, illustré par les déboires de Virginie Bagouet. Voilà qui n'est guère flatteur pour le "pays des droits de l'homme".
 
Il est bien évident qu'aucun journaliste n'a le don d'ubiquité ni toutes les connaissances scientifiques nécessaires pour juger sur le fond de problèmes concernant la médecine, le nucléaire, l'énergie et tutti quanti. En revanche, le public est en droit d'attendre de lui qu'il s'exprime en toute indépendance, qu'il recherche l'information pertinente en se soustrayant aux influences des lobbys servant des intérêts particuliers, et qu'il s'attache à exposer impartialement les avis contradictoires autour de tel ou tel problème particulier. Et le rôle d'un Conseil de presse devrait être, à mon avis (outre de fixer des règles déontologiques claires, comme vous le soulignez) soit de rappeler à l'ordre un journaliste qui aurait failli à ce devoir, soit de prendre sa défense s'il avait été contraint de le faire par la direction de son journal (elle-même alors sous influence).
Il va sans dire qu'un Conseil de presse ne pourrait pleinement tenir ce rôle qu'à la condition de bénéficier d'un prestige et d'une autorité morale incontestables qu'il ne saurait acquérir en trois semaines. Mais c'est le but qu'il devrait se fixer dès sa création, me semble-t-il.
Pierre LANCE

Le 6 avr. 2011 à 16:21, antoine valabregue a écrit :

j'aime bien la réponse de JLML.
 Il n'y a aucune volonté de faire des procès juste un désir de reparler de la vérité, à ce sujet je ne peux que vous recommander la lecture de "la réforme du vrai" par Nissim Amzallag aux édition Charles Léopold Mayer qui montre fort bien que la science ne distille pas forcément le vrai. L'auteur montre que les innovations pratiques et conceptuelles les plus importantes de notre modernité dérivent de partis pris étrangers à toute exigence de fidélité au réel
Le 6 avril 2011 14:35, jl ml <jlmartinl...@gmail.com> a écrit :
Bonjour,

Pour une fois, je ne suis pas tout à fait d'accord avec MFB. Oui, il ne faut pas "transformer un CP en groupe de pression prenant des positions politiques".

En revanche, un CP ne devrait pas s'abstenir de regarder de près la démarche heuristique utilisée par le journaliste/média pour réaliser son article. La recherche d'éventuels conflits d'intérêt ayant pu guider les choix rédactionnels doit pouvoir, à mon avis, faire partie de ses attributions. Sans pour autant devenir ni un tribunal ni un conseil de l'ordre mais bien une instance veillant aux conditions éthiques de fabrication de l'info...

Par ailleurs, j'ai le sentiment que le CP québecois pêche parfois par pusillanimité envers la profession, ce que sans doute bp de citoyens doivent sentir et qui pèse sur sa crédibilité sociétale.

Lorsque j'ai fait mon enquête sur l'obligation vaccinale, j'avais relevé tout un tas de graves dysfonctionnements des systèmes sanitaire et médiatique, dont aucun de mes confrères (hormis France Soir !) n' avait à l'époque fait écho. Beaucoup de ces manquements ont été depuis mis à jour avec l'affaire du Médiator. On a perdu 4 ans...

Et merci à Pierre de rappeler la publication de mon livre (dont peu de confrères, une fois de plus, ont fait état) qui aurait dû interpeller la profession et la faire réagir. J'y décris de graves dérives qui encore aujourd'hui perdurent au sein des pratiques professionnelles. J'y propose aussi plusieurs solutions, dont le conseil de presse :-), qui sont à la portée de tout éditeur et de tout syndicat. Si elle avait une réelle volonté de garantir une meilleure qualité des infos qu'elle produit, la profession s'en serait saisie.

Je crois qu'on ne réalise pas assez que le manque d'éthique et de déontologie se traduit par la création de souffrances, d'injustices, parfois de maladies et de morts supplémentaires. Ce n'est donc pas une position "morale" (de ma part) de vouloir y veiller mais bien une nécessité humaine et sociale...

Jean-Luc

> PS : J'en profite pour exprimer qu'à mon avis, la position de notre ami Jean-Marie Charon, sociologue des médias, contre l'existence d'un CP en France, nuit à notre démarche. Car JMC est intelligent, bon connaisseur de la profession, sensible aux questions éthiques, partisan de l'écoute du public et il est très écouté. De ce fait, sa position constitue un point de blocage sur la diffusion de l'idée d'un CP... :-(

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Le 6 avril 2011 13:00, Marc-François Bernier <mber...@uottawa.ca> a écrit :

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