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Gerald MERCADIER

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Dec 10, 2007, 3:25:10 AM12/10/07
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Volcan

Plaine des Sables, un saccage programmé

CLICANOO.COM | Publié le 10 décembre 2007

Le projet réunionnais de recherche d’énergie d’origine géothermique est bien lancé. Selon les termes de l’appel d’offre lancé il y a quelques jours, une série de forages exploratoires sur le site de la plaine des Sables, au volcan, devrait débuter le 15 juin 2008 pour durer jusqu’en mars 2009. Cette perspective a déjà déclenché une fronde au sein du conseil scientifique du Parc national, qui a donné un avis très défavorable. Aujourd’hui, c’est l’association citoyenne de Saint-Pierre qui s’empare du dossier, en s’élevant contre l’absence d’information donnée aux Réunionnais. Elle relève l’incohérence du projet au regard de son impact sur le site, situé au cœur d’une région dont la France a demandé le classement mondial au patrimoine de l’Unesco. Le débat est lancé.

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Un travail remarquable, mené par M. René Robert, géographe, et son équipe, est en passe d’être présenté à Paris, début janvier 2008, à l’Unesco, pour classement de notre île au patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Un tel classement serait la reconnaissance d’un patrimoine naturel unique et offrirait à notre île une image exceptionnelle à travers le monde, avec toutes les retombées touristiques et donc économiques qui peuvent y être liées. Il apparaît clairement qu’en terme d’image, les effets seront sans commune mesure avec les habituelles distributions de samoussas à Monaco ou à l’entrée des compétitions de tennis de Roland Garros… A ce moment essentiel pour notre île, comment imaginer que des élus irresponsables veuillent “casser” cette image de patrimoine mondial potentiel ?

DES CAMIONS JOUR ET NUIT

Comment la Réunion qui s’enorgueillissait d’être le seul Dom à avoir son Grenelle de l’environnement, peut-elle accepter, moins d’un an après le décret de création de son Parc national, une telle attaque contre ses fondements et sa mission : la préservation d’écosystèmes non perturbés, et précisément dans son “cœur” ? Si la géothermie est une piste à creuser pour l’avenir de la Réunion c’est le plus mauvais scénario qui est mis en place. Le 15 février 2008, un bassin de 4000 m3 sera achevé sur l’actuel parking de Foc Foc, histoire d’arroser le 1er anniversaire de notre Parc national, sans doute. Pendant 11 mois, un à deux camions citernes feront des rotations (24h sur 24 pendant 7 mois, 12h sur 24 le reste du temps) depuis la retenue des Herbes Blanches pour alimenter ce bassin à la façon des rotations de cachalots en campagne sucrière ! 1 000 mètres de canalisations seront posés pour alimenter les forages. Fin mars 2008, deux voire trois forages seront lancés dans les parages du piton Chisny, jusqu’à l’intersection de la piste qui mène au gîte du volcan. En cas de succès, ces recherches aboutiront à la construction d’une usine géothermique que la Région a programmée pour 2013. Son implantation est envisagée dans la plaine des Sables (éventuellement la Savane Cimetière). La puissance électrique hypothétique espérée se situe entre 15 et 100 MW c’est-à-dire entre ce qui correspond aux usines actuelles 1 et 2 de Bouillante en Guadeloupe et l’usine d’Hacchobaru du Japon.

AUCUN DOCUMENT N’EST ACCESSIBLE

Pour comprendre que ces recherches sont incompatibles avec le site de la plaine des Sables, l’endroit le plus visité et le plus photographié de notre île, il suffit de regarder sur internet. Ces installations ressemblent plus à la centrale de Bois-Rouge qu’à la rondavelle du pas de Bellecombe. La première réponse sur Google en tapant Hacchobaru, renvoie sur le site de l’association “Prométhée”, composée de jeunes ingénieurs de Polytechnique et Supélec : en plus de photos édifiantes, on y apprend que le Japon a limité ses ambitions en raison du coût de construction, du coût de production mais aussi pour préserver son potentiel touristique : les impacts sur l’intégration paysagère, la circulation dans le site, la biodiversité, sont donc indéniables. C’est donc un choix qui doit être fait en concertation avec la population réunionnaise et sûrement pas en missouk en pratiquant la politique du fait accompli sur le dos des usagers. Le Parc national œuvre depuis sa mise en place, en mars de cette année, dans le huis clos des 15 membres de son bureau. Aucune délibération, aucun document n’est accessible. Nous avons publiquement dénoncé jeudi 6 décembre, lors des journées de l’Environnement, le refus de communication de cette structure. C’est par article de presse que l’on avait appris l’avis “très défavorable” du conseil scientifique concernant les forages géothermiques, conseil scientifique qui a été désavoué par le bureau ! Savez-vous que le conseil d’administration du parc n’a même pas été consulté sur ce sujet des forages ? Pour la charte du parc, il en est de même : les usagers ne seront consultés qu’en phase finale par une hypocrite et alors inutile “enquête d’utilité publique”. Comment la population réunionnaise peut-elle adhérer à un parc qui va traquer les chasseurs de tangues et laisse en même temps une poignée d’élus et administratifs saccager un site d’exception qu’il sera impossible de réparer ? A ce jour, nous ne savons toujours pas pourquoi les sites de la plaine des Cafres et des Palmistes, pressentis par le BRGM, n’ont pas été choisis pour les forages. De même, l’Arer n’a pas daigné nous expliquer si l’implantation d’une usine géothermique hors du parc est forcement impossible dans la mesure où des forages pétroliers profonds sont parfois inclinés jusqu’à l’horizontale. Savez-vous quel était le slogan de ces journées 2007 de l’Environnement à la Réunion ? Réponse : “Et, vous que feriez-vous pour votre île ?”

UNE DÉGRADATION IRRÉMÉDIABLE

Aussi, Monsieur le préfet, vous qui êtes natif de cette île extraordinaire, nous vous lançons un appel : agissez pour que cette île au patrimoine unique soit classée au patrimoine mondial de l’Unesco, ce que la Réunion y gagnera est sans comparaison possible par rapport aux travaux de forage géothermique qui dégraderont le site le plus célèbre de notre île de façon irrémédiable. M. le préfet, nous vous demandons de ne pas autoriser ces travaux de forage. La priorité est ce classement de notre île au patrimoine mondial de l’Unesco qui peut se faire dans les mois à venir. N’y a t-il pas là, M. le préfet, une chance unique pour notre île dont le tourisme est la principale richesse économique potentielle ? Quand à la géothermie, il n’y a aucune urgence. Si utilité publique de géothermie il y a, cela ne peut pas se faire dans l’opacité actuelle du parc national dont le premier acte entraînerait son rejet définitif par la population. Un tel projet de géothermie qui touche au cœur de notre île, et de ses habitants, exige une consultation publique.

L’association citoyennee Saint-Pierre

- Contact : http://citoyennedestpierre.viabloga.com

 

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