Tr : [debout_congolais1] 16 Février : un entretien téléphonique funeste qui poursuit Honoré Ngbanda depuis 18 ans !

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jose diangienda niangi

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Jan 16, 2013, 4:00:28 PM1/16/13
to Aime Kindandi, Aime Makengo, Maitre Ambroise, anciens UK, anciens UK DIASPORAT

----- Mail transféré -----
De : congolais Debout <debout_c...@yahoo.fr>
À : Debout Congolais <debout_c...@yahoogroupes.fr>
Envoyé le : Mardi 15 janvier 2013 23h05
Objet : [debout_congolais1] 16 Février : un entretien téléphonique funeste qui poursuit Honoré Ngbanda depuis 18 ans !

 
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--- En date de : Mar, 15.1.13, Ngandu Etienne <etng...@yahoo.fr> a écrit :

De : Ngandu Etienne <etng...@yahoo.fr>
Objet : [BENA_KASAYI] 16 Février : un entretien téléphonique funeste qui poursuit Honoré Ngbanda depuis 18 ans !
À : "Bena Kasayi" <BENA_...@groupesyahoo.ca>
Date: mardi 15 janvier 2013 15 h 17

 
16 Février : un entretien téléphonique funeste qui poursuit Honoré Ngbanda depuis 18 ans ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Léon Moukanda Lunyama   
Lundi, 15 Février 2010 10:57
Ce mardi 16 février 2010 marque le 18e anniversaire du massacre le dimanche 16 février 1992 des chrétiens qui manifestaient à Kinshasa pour exiger la réouverture des travaux de la Conférence nationale voulue souveraine en vue de conduire le Zaïre sur la voie de la normalisation politique.
Les auteurs intellectuels de ce massacre n’ayant jamais regretté leurs actes, du moins jusque là, Congoone publie, par devoir de mémoire, l’entretien téléphonique entre le premier ministre et le ministre de la Défense zaïrois d’alors, pour signifier aux ex-Zaïrois et singulièrement aux politiques que tout un chacun reste comptable de ses actes et que si on peut tromper tout le monde tout le temps, on ne peut tricher face à sa propre conscience.
L’entretien téléphone en question a été publié en février 1992 par le quotidien Umoja de Léon- Robert Abel Moukanda Lunyama d’heureuse mémoire et deux des rédacteurs de Congoone étaient ses collaborateurs et avaient signé le chapeau dudit entretien téléphone funetse..
Lisez ou relisez plutôt cet entretien téléphonique exceptionnel qui n’a jamais été démenti ni suscité un quelconque droit de réponse de la part de Jean Nguz et ou de Honoré Ngbanda Nzambo ko Atumba alias Honoré Atu.
 
 
Au   cours d’un entretien téléphonique insolite  NGUZ et   NGBANDA à découvert !
 
Les   deux rancuniers pires comme la «Prima Curia»
 
Aux lendemains du massacre ordonné des chrétiens le dimanche   16 février 1992, date historique marquant la première grande marche de   libération, et après la perquisition humiliante faite au domicile d’Étienne   Tshisekedi, Nguz a Karl-I-Bond s’est livré à une vile gymnastique   d’invectives contre l’église catholique et certains leaders de l’union   sacrée. C’était au cours de ce qu’il qualifie de conférence de presse tenue   en français et commentée, par la suite, en langues swahili et lingala sur   «Télé-Zaïre», sa chasse gardée.
Sans aucune considération pour les morts, tombées en   martyrs pour la reprise de CNS, Nguz s’est rabaissé en  cherchant à   humilier les prêtres et autres religieux de la manière que l’on sait. Voulant   démontrer la véritable face du personnage Nguz, le journal UMOJA a remué ciel   et terre, au point de mettre la main sur l’enregistrement d’une communication   insolite entre Nguz a Karl I Bond et le ministre flic, le «chrétien» Honoré   Ngbanda.
 
De nos antennes à la Présidence de la République, au   Gouvernement, particulièrement au cabinet Nguz, aux ministères de la défense,   de la Justice…tous les témoignages concordent que c’est Nguz et Ngbanda qui   sont à la base du carnage du 16 février 1992. La perquisition à la résidence   d’Etienne Tshisekedi  et dans les habitations d’autres leaders de l’UDPS   est bel et bien une initiative des individus Nguz et Ngbanda.
 
Pour preuve, nous reproduisons ce document enregistré à   l’intention du peuple congolais martyrisé, et de l’opinion internationale.   Document que nous aimerions léguer à l’Histoire. Nguz et Ngbanda y témoignent   aussi un mépris à l’endroit des diplomates accrédités à Kinshasa qu’ils   menacent de déclarer personae non gratae. C’est les cas ceux des Etats-Unis d’Amérique et du Portugal ( qui agit au nom de la CEE). La même haine est   exprimée à l’endroit des leaders de l’opposition, singulièrement des Forces   Novatrices de l’Union Sacrée dont Fernand Tala Ngai Elima, président du RLP,   que Nguz a fait arrêter et tabasser. Il le qualifie d’ailleurs de «mwuana   mundele», entendez « métis » ou fils de blancs. Il en est de   même de Pierre Lumbi Okongo de la Solidarité Paysanne (ONG du Nord Kivu) que   Nguz qualifie de «Libandi ya Kivu» ou chauve du Kivu. A Etienne   Tshisekedi, Nguz voue une haine et une jalousie sans égale, et veut le voir   en prison.
 
Selon les propres termes de Ngbanda, au cours de leur   entretien téléphonique, la perquisition opérée chez Etienne Tshisekedi l’a   ébranlé psychologiquement. Se moquant également des prêtres et d’autres   chrétiens, Ngbanda déclare cyniquement que le message de Nguz en lingala était «un   pavé dans la marre». Au peuple congolais de juger lui même de la monstruosité   de ceux qui le dirigent actuellement, à travers de l’entretien ci-dessous.
 
Raymond Luaula & Roger DIku
 
Allô (sûrement un garde du corps) : allô !   un moment…
 
Ngbanda : Allô !
Nguz : Honoré Atu
Ngbanda : ah, premier, bonjour
Nguz : comment ca va ?
Ngbanda : bien, merci
Nguz : je viens un peu aux nouvelles pour connaitre les réactions à   cette interview là...(allusion à son interview en français, swahili et   lingala sur Télé –Zaïre)
Ngbanda : dans l’ensemble, on dit que c’était un pavé dans la marre
Nguz (un rire cynique au téléphone)
Ngbanda : Et surtout que cela a coïncidé avec la matinée, compte   tenue des éléments en
notre possession et pour lesquels vous aves donné des   ordres (il s’agit des présomptions sur une hypothèque cache d’armes de guerre   par les leaders de l’UDPS). La fouille a été opérée ce matin sur la 12ème rue. On a fait un bouclage. Mais le malheur en est que lorsqu’on veut faire   du travail en établissant des mandats de perquisition en bonne et dû forme   comme vous l’avez exigé, comme ses hommes (parlant des sympathisants   d’Etienne Tshisekedi) sont plein du côté de mon collègue (ministre Michel   Mokuba de la Justice), ils l’ont prévenu. Toute la nuit, ils ont fait le   travail de déplacement du matériel (pour parler des armes de guerre).   On vient de me dire ça maintenant. Hier, au moment où les mandats de   perquisition ont été signés pour que cela soit exécuté le matin, ils ont fait   le travail. Ils (les leaders de l’UDPS) ont tout fait pour évacuer les armes   en les emportant dans les coffres des voitures. Mais de toutes les façons,   l’opération a quand même porté ses fruits. Il (Étienne Tshisekedi) est   secoué psychologiquement, parce que nos hommes sont entrés chez lui et ils   ont fouillé. Même chez certaines personnes de son quartier. Cela l’a secoué   psychologiquement.
Nguz : ils sont entrés aussi chez lui ? (parlant   d’Etienne Tshisekedi)
Ngbanda : Ah oui, bien sûr, avec mandat de perquisition en bonne et due   forme. On lui a dit qu’on perquisitionne tout le quartier.
Nguz : ils l’ont trouvé ? (Etienne Tshisekedi)
Ngbanda : Ils l’ont trouvé (Étienne) et il voulait discuter,   mais ils lui ont présenté le document en lui disant qu’on perquisitionne dans   tout le quartier. Alors ça été une panique sérieuse.
Nguz : Ca c’est bien !
Ngbanda : psychologiquement très secoué.
Nguz : En tout cas… il faut …avez-vous vu le communiqué-là et les noms   qui s’y trouvent ? J’espère que ces gens-là sont au «nyouf» (cachot   ou prison en jargon de la rue) maintenant ?
Ngbanda : Tout a été transmis à mon collègue (ministre de l’intérieur)   pour qu’il les prenne tous. J’ai même déjà envoyé Eboma (sûrement un garçon   de course ou un garde du corps) avec tous les éléments, afin qu’on les prenne   tous. J’attends son rapport pour savoir si on les a arrêtés depuis hier.
Nguz : Mon frère, il faut me le dire, je dois être sûr que ce type là   qui a été tabassé, «muana mundele» (métis ou fils de blanc pour   parler de Fernand tala Ngai Elima, président du RLP) enlevé chez lui,   battu et blessé par les soldats;  et aussi « le chauve de Kivu là   (pour parler de Pierre Lumbi Okongo) et tous leurs amis là doivent être   arrêtés…
Ngbanda : J’ai beaucoup insisté auprès du collègue pour qu’on les   prenne (arrête) tous. Ils doivent le sentir. A lui (Etienne   Tshisekedi) qui voulait résister, on lui a brandi le mandat de perquisition   signé en bonne et due forme par le procureur de la République. C’est un   juriste, (Tshisekedi) et il a dit OK. Ils ont perquisitionné chez lui.   Dans leur quartier là, c’est l’émoi…La garde civile avait bouclé tout leur   quartier et c’était la fouille systématique. Ils ont compris maintenant qu’il   n’y a pas de tabou.
Nguz : plus de tabou !
Ngbanda : ah oui ! C’est là le message. Qu’ils comprennent qu’il n’y   a plus des tabous maintenant en ce qui les concerne.
Parlant des ambassadeurs étrangers accrédités à Kinshasa   (surtout de Mme Melissa Wells des USA)
Nguz : Moi aussi, j’aimerai accueillir les ambassadeurs responsables   du Marché Commun, plus cette maman-là (Melissa Wells), celui du Canada, de la   Suisse et le doyen du Corps diplomatique togolais. Je les mettrai tout droit   (pour dire je leur tiendrai un langage dur).
Ngbanda : Ca c’est important.
Nguz : Leur rappeler la Convention de Vienne. J’ai appris que cette   maman là (Melissa Wells) a distribué leur communiqué du Département d’Etat   dans toute la ville…
Ngbanda : ah bon !
Nguz : Et Bula (Mandungu) m’a téléphoné pour me dire que c’est   un communiqué de presse de l’ambassade, et c’est devenu comme un tract dans   toute la ville. Même dans les casiers des partis politiques, le même   communiqué est distribué. Elle en a même envoyé à la radio.
Ngbanda : alors là, ca ne va pas.
Nguz : alors, aussi l’autre là du Portugal a envoyé un autre   communiqué à la radio. Kitutu ( PDG de l'Office zaïrois de radio et de   télévision) m’a téléphoné et je lui ai dit de ne pas faire passer cela. Il   m’a dit oui et il avait d’ailleurs répondu à l’ambassadeur qu’ils (Ozrt)   ne sont pas une officine de propagande des ambassades.
Ngbanda : Ca alors ! Il faut vraiment que ces gens sachent   reconnaitre leurs limites.
Nguz : tu sais que toi-même tu fus à l’ambassade à Bruxelles et   tu fus ambassadeur en Israël . Comment est-ce que tu pouvais te permettre de   faire un communiqué et le distribuer…
 
Ngbanda : me permettre de rédiger un communiqué de presse, le déposer à   la radio et distribuer à travers toute la ville ? M’enfin !
Nguz : vraiment, c’est vraiment triste…
Ngbanda : …non, ca c’est trop !
Nguz : non, je veux les faire asseoir et leur parler clairement en   présence du doyen à qui je dirais qu’il faut appliquer strictement, à dater   d’aujourd’hui, la Convention de Vienne. Celui qui ne respecte pas cela, nous   irons jusqu’à le déclarer persona non grata.
Ngbanda : C’est vrai ! Ils doivent quand même savoir que   malgré leur argent (pour parler de l’aide ou l’assistance financière), il y a   aussi la Convention qu’ils ont signée et qu’ils doivent especter au moins.   Ce n’est pas possible !
Nguz : ce n'est pas parce que qu’on est nègre qu’on doit nous traiter   comme cela. C’est notre pays, c’est le sol de nos ancêtres.  Nous, nous   sommes nés ici, nous mourrons ici.
Ngbanda : (parlant de l’interview de Nguz). Ce qui a beaucoup plu aux   gens, c’est la version vernaculaire. Ah! ah ! ah ! c’est pourquoi   je cherchais  Kitenge Yezu (ministre de la Communication)pour qu’il   l’exploite davantage. C’est cette version qui a pénétré les gens.
La version   en lingala et en swahili. C’est ça qui a vraiment mis de l’eau à la bouche.
Nguz : «Nabomi ba sango» (pour dire qu’il a ridiculisé   les prêtres en lingala). Il tousse en riant à gorge déployée…
Ngbanda : ça fait rigoler des gens qui ne cessent de me téléphoner   ici. Moi, je l’ai fait expressément en suivant cela en famille et sans   commentaires. Je voyais ma famille se marrer par terre.
Nguz : c’est qui ça ? Ta sœur ?
Ngbanda : oui, ma sœur était par terre et elle a dit :nde premier   azalaka monoko boye ? ( entendez c'est ainsi que le premier ministre   est insolent), je ne le savais pas. En tout cas, dis lui que de tout cela,   moi j’ai admiré la version en lingala. Là, vraiment, je suis très contente.   Surtout quand tu as dis qu’ils fassent aussi leur parti politique de prêtres   et abbés. A ma sœur d’ajouter :ye   ayebi kusokola bato( décidément il sait humilier les gens)
Nguz : (qui riait à gorge déployée reprend) : ils   sauront que ceux qui veulent être Premier ministre le deviennent. Même ce   prêtre qui veut devenir président (parlant de Mgr Laurent Monsengwo qui   fut président de la CNS à qui l’on prêtait des intentions... politiques),   aura t-il encore droit à notre respect ?
Ngbanda : (ironiquement) : les anciens prêtres avaient la   barbe…surtout là où vous avez dit que ceux d’aujourd’hui n’en ont pas, ces petits   abbés et prêtres…
Nguz : (rire cynique) ça c’est bien ça. Je n’ai pas encore les   réactions «ya kulutu kuna» (grand-frère par là pour parler du   président Mobutu terré à Gbadolite).
Ngbanda : moi, je l’aurai tout à l’heure au téléphone pour connaitre aussi   sa réaction.
Nguz : d’accord, vas-y. Je l’aurai, mais à moi ; il ne pourra   rien dire.
Ngbanda : oui, il aura des réserves (pour montrer que Mobutu n’avait   confiance en personne, même son soi-disant son premier ministre  Nguz le   traître). Je vais l’avoir et comme ça quand je lui donnerai la réaction,   j’aurai aussi la sienne. Je lui ai envoyé l’analyse de l’interview de Félix (Vunduawe   qui se trouve à Bruxelles à accordé une interview au journal belge LE SOIR   qui fait rage au pays). J’ai lu ça hier et en fait, il ne défend   absolument rien de mauvais, sauf la phrase malheureuse-là, mais qui a été   dite sans un bon contexte.
Nguz : quelle phrase ?
Ngbanda : celle qui dit qu’il doit partir par la grande porte (pour   parler de la démission de Mobutu  réclamée par tout le peuple).
Nguz : ah c’est ça ?
Ngbanda : ils l’ont déformée cette phrase. Il m’a envoyé le message et   m’a dit qu’il est entrain de chercher le journaliste en question, parce qu’il   avait dit (de Mobutu) : « s’il doit partir, il faut qu’il   parte par la grande porte, c’est-à-dire par les élections».   Effectivement, dans la phrase qui précède cette ligne, il dit «Mobutu doit   rester et le changement doit se faire avec lui jusqu’au bout».
Nguz : tu vois le danger avec les interviews ? Tu vois, il faut   toujours exiger que le type (journaliste) vous fasse lire le texte   avant de le publier. Tu lui dis que je suis prêt à vous accorder une   interview mais à condition que vous me montriez le texte avant publication.
Ngbanda : Même votre affaire-là, il l’a bien défendue. Je ne sais pas si   vous avez lu cela ?
Nguz : Je suis en possession de cela, mais juste au moment où je   voulais lire, j’ai été emporté par le sommeil.
Ngbanda : il faut lire cela !
Nguz : aujourd’hui, j’aurai le temps de le lire un peu !
Ngbanda : selon les commentaires ou les impressions qu’il l’a   donnés, il m’a dit qu’au début, il a pu parler de lui-même. C’et un homme   politique qui fait son éloge. Quand il est entré dans le vif du sujet, qu’l   s’agisse du problème de Constitution, il a défendu votre thèse. A la fin, il   lui a été posé la question de savoir comment il pouvait situer la déclaration   du Premier ministre Nguz, à savoir «il ne peut accepter d’être Premier   ministre, s’il n’est pas plébiscité par la CNS». Il leur a répondu   ceci : «que pensez-vous de M. Martens qui avait dit qu’il ne   formerait jamais un gouvernement avec les socialistes» ? A la   question de savoir ce qu’il pensait alors de la déclaration du Président   Mobutu qui avait dit que de son vivant, il n’y aurait jamais de multipartisme ?   Vundwawe a répondu que les «hommes politiques évoluent dans leurs pensées,   suivant le consensus». (Ironiquement à petite voix, Ngbanda imite le   journaliste belge qui aurait dit à Vundwawe : vous avez répondu à toutes   les questions précises».
Nguz : C’est-à-dire que…là je crois aussi…(coupure dans la   communication)
Ngbanda : Alors comme hier, nous étions secoués, à cause de cette   histoire-là. En rentrant hier, j’ai lu l’article du début jusqu’à la fin et   j’ai compris que partout il avait bien parlé. Sauf la malheureuse phrase   qu’il avait prononcée. Mais on l’a sorti tranquillement de son contexte et on   l’a imprimé en gros caractère complètement hors de son  contexte.
Nguz : Voilà, c’est là la mauvaise foi !
Ngbanda : J’ai fait l’analyse de cette interview que   j’ai envoyé au kulutu (grand-frère pour parler de Mobutu) pour pouvoir   l’apaiser un peu et qu’il prenne cela dans sa vraie dimension. De un, il y a   peut-être incompréhension, de deux c’est comme il aurait pu éviter cette   phrase-là en exigeant de lire le texte avant publication.
Nguz : Surtout avec les «Noko» (pour dire les belges),   il faut être prudent !
Ngbanda : il faut être prudent, en exigeant le texte, l’approuver en   paraphant.
Nguz : le parapher en tirant une copie, au cas où il (journaliste)   publierait autre chose. Tu diras alors que ce n’est pas cela.
Ngbanda : si ce n’est pas le cas, il faut un démenti. Eh bien comme je   lui avais (au président Mobutu) envoyé cette analyse, j’attends le   téléphone pour avoir ses réactions suite à votre prestation à la télévision   l’autre soir. Sinon, c’était très bien. J’attends les réactions de la   journée, surtout que c’était passé tard. J’ai eu les premières réactions par   ici par là, mais pendant la journée, nous aurons des réactions en détails.
Nguz : on reste en contact.
Ngbanda : Ok.
Il s’en suit une conversation entre deux individus en   dialecte ngbandi à travers laquelle on cite des noms comme Cardinal   Etsou…L’on y entend aussi des phrases en français du genre «nous savons   qu’ils sont contre nous…Martin Luther qui a fondé le protestantisme était un   moine augustin…prêcher la révolution, c’est ça exactement la situation entre   Monsengwo et Etsou… ». La conversation entre les deux compères   reprend.
Nguz : je suis cloué au lit.
Ngbanda : oh là là, encore, ça continue ?
Nguz : On m’avait coupé la dent, je t’avais dis. J’ai eu des   névralgies, la joue est complètement gonflée et je pense que j’ai commencé   hier la malaria. Alors tout cela en même temps.
Ngbanda : ah !
 
Nguz : Le Dr Jibi Ngoy (ministre de la Santé) vient de   m’envoyer le médicament pour la malaria ainsi que l’antibiotique. Je reste   encore au lit, je me sens un peu faible.
Ngbanda : La meilleure façon de récupérer, c’est le repos…
Nguz : ma chance, c’est qu’ici où nous sommes entrés (pour parler   de sa nouvelle résidence)…allô ???...il n’y a que toi (Ngbanda) et   Carbure (Mandungu Bula Nyati) qui le savez…
Nouvelle interruption définitive de la communication…
Pire comme la Prima Curia !
Quand nous avons eu à dénoncer la Prima Curia, des faibles   d’esprit avaient cru que nous blaguions. Mais, ce que font aujourd’hui les   valets au service de la dictature est pire comme la Prima Curia. Après les   tueries sauvages des chrétiens, les dimanches 16 février et 1er mars 1992, par les mercenaires du pouvoir, les bourreaux du peuple se   révèlent au grand jour.
 
Nguz a Karl I Bond est aujourd’hui à découvert. Le leader   tribalo-sécessionniste fait bel et bien partie des commanditaires du massacre   des chrétiens à Kinshasa. Son monologue de conférence de presse aux   lendemains du carnage du 16 février  n’était que l’expression de la   haine viscérale qu’il éprouve envers l’église catholique et certains hommes   politiques de la véritable opposition.
 
Se moquant des martyrs de la démocratie comme s’ils   n’étaient pas des sujets de droit, Nguz le despote libéral et le super   ministre flic, le chrétien Honoré Ngbanda Nzangbo Ko Atumba ; témoignent   d’un mépris sans égal à l’égard du peuple congolais martyrisé, voire des   diplomates accrédités au pays de Lumumba.
Aussi, étant incapables de maîtrise leurs instincts   primaires, Nguz et Ngbanda sont passés carrément aux aveux  au cours de   cet entretien téléphonique  insolite. Les deux bourreaux ont oublié que   la parole qui sort de la bouche est traitrise. Dieu merci, le peuple aura été   édifié une fois pour toute. Pour exorciser les incrédules, nous avons publié   à l’intention de l’opinion nationale qu’internationale la communication   diabolique entre Nguz et «le chrétien» Ngbanda dans cette édition   explosive.
 

Mise à jour le Jeudi, 23 Février 2012 21:50
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