On sait qu'en polonais, l'attribut est mis à l'instrumental. Le polonais ne dit pas
« Je suis docteur. » mais « Je suis (avec un) docteur. », *Jestem lekarzem*. C'est très
déroutant. C'est à se demander s'il s'agit bien du cas « instrumental », tellement ça
défie le bon sens ; mais, si ça ne l'est pas, c'est alors un cas tout à fait identique, et
partout, à l'instrumental… Et en polonais, le fait paraît systématique. Contrairement
au vieux slave, si l'on en croit André Vaillant, dans son /Manuel du vieux slave/, § 123 :
L'attribut, en tant que signifiant la manière d'être, peut être mis à l'instrumental :
(…) *нарещи сѧ виноградомь* « être appelé vigne » (…), etc. L'instrumental de
l'attribut est rare dans les textes anciens, mais assez fréquent dans le Suprasliensis
(une vingtaine d'exemples) : l'imitation du grec restreignait l'emploi de ce tour idiomatique
du slave.
André Vaillant qui écrit une chose et son contraire. Car les textes vieux slaves sont comme
les textes gotiques : de l'hébraïcogrec calqué. Construire une langue autrement inconnue – le
gotique, le slave – à partir de ce galimatias ne peut conduire qu'à des erreurs. Ainsi, à « peut
être mis à l'instrumental » s'oppose « ce tour idiomatique du slave » !
Donc, le polonais moderne est lui systématique. Mais seulement avec un substantif,
pas avec un adjectif seul : *Jestem zmęczony* et non /Jestem zmęczonym/, « Je suis fatigué. ».
Question : Que ressent un Polonais /natif/ si je dis *Jestem zmęczonym* ? Réponse de Monika,
Notre bibliothécaire : « On attend la fin de la phrase : *Jestem zmęczonym… człowiekiem*,
« Je suis un homme fatigué. » ; sinon, l'impression de l'auditeur est d'avoir affaire à une personne
ayant appris la langue approximativement. Voui, voui, voui… Pani Polonistka, Pani nieSłowna…
alors pourquoi le Pr Wojciechowski écrit-il dans son introduction à /Malwina czyli Domyślność serca/
*W tym romansie styl _jednolitym_ nie jest*, « Dans ce roman, le style n'est pas homogène. », un bel
adjectif attribut à l'instrumental ?…Oh ! que les beaux yeux bleux de Pani nieSłowna – « Madame Sans-parole »,
surnom gagné pour avoir trahi mon bel AmphigouriX – se perdirent alors dans le vague, engagés dans une profonde
réflexion, précédé d'un réflexe : « C'est du vieux polonais ! » (croyant la phrase écrite par Maria Wirtemberska) ;
« Non, Madame, c'est du polonais de 1920. ». Un abîme de réflexion d'où Pani nieSłowna n'est pas encore sortie,
malgré ses neuf années de polonistique… De là notre mot de passe : *Zmęczony jestem, bo /jednolitym/ nie jestem*,
« Je suis fatigué, parce que je ne suis pas homogène. ».
Déroutant ? oui, car si l'on reprend la personne qui vient de s'identifier à l'instrumental, eh bien, l'on répète ce cas,
on ne le transforme pas au nominatif. Exemple tiré de la traduction de l'aventure d'Astérix le Gaulois, /Le Devin/,
/Wróżbita/, p. 8 :
Prolix :
— Je suis un devin !
Les Gaulois :
— UN DEVIN !?
Gaduliks :
— Jestem wróżbitą.
Galowie :
— WRÓŻBITĄ?!
(La traduction est de Jolanta Sztuczyńska. « Prolix » est adapté en « Gaduliks », de *gaduła*,
« bavard » ; on remarquera que l'ordre des points d'interrogation et d'exclamation a été changé
en polonais, et suivant la logique : on demande (confirmation) et on s'exclame.)
Donc, si quelqu'un dit *Jestem doktorem*, « Je suis docteur. », on lui demande de préciser *Lekarzem ?·*,
« Médecin ? », et non *Lekarz ?·*.
Systématique, l'attribut au nominatif ? Oui, autant, autant que je puisse le rencontrer.
Bien, mais on lit p. 34 (« C'est Nous ! » qui _souligne_) :
C'est pour ça que je suis centurion et que tu n'es qu'optione*
Dlatego ja jestem _centurionem_, a ty tylko _optionem_*.
* Adjudant
* _Adiutantem_.
et p. 35 :
Tu comprends moins que moi, puisque je suis optione et tu n'es que légionnaire.
Rozumiesz mniej niż ja, bo ja jestem _adiudant_, a ty tylko _legionista_.
Envolés *adiudantem* (devrait être, fidélité au texte, *optionem*) et *legionistą* !
Pourquoi ?
En polonais, l'accusatif singulier d'un substantif masculin est identique au
génitif si l'on a affaire à un « animé » – personne, animal –, /e. g/. *profesor*,
*profesora* ; *kot*, *kota* –, au nominatif si un « inanimé » – chose –, /e. g/.
*obiad*, *obiad*. (Le pluriel ne distingue plus que les personnes des autres.)
Facile, donc. Oui, oui, oui. C'est pourquoi on lit dans le premier chapitre de
/Malwina czyli Domyślność serca/ *zagram ci owego mazurka* et *ulubionego*
*mazurka grać zaczęła*, « Je vais te jouer une mazurka. » et « Elle commença à
jouer sa mazurka préférée. ». L'accusatif de *mazurek*, nom masculin, est donc
*mazurka*, identique au génitif. Un dictionnaire concis ne le dira pas ; il faut
consulter un dictionaire plus complet, qui précisera « *mazurek* /m DB/. ~rka ».
(« DB » = « Génitif, accusatif ».) Quant aux grammaires qui vous enseignent la
règle initiale…
Existe-t-il d'autres termes dans ce cas ?
Très honoré Professeur Porayski-Pomsta,
Je prends seulement maintenant connaissance de votre remarquable
ouvrage /Wybór tekstów/ polonijnych /z Francji/ publié il y a treize ans
déjà et je me permets de vous adresser ce message – vous voudrez bien
me pardonner de m'adresser à vous, via l'Instytut Języka Polskiego, en
français, /ale, niestety, bardzo źle po polsku piszę/ –, car quelques points
évoqués dans les notes demeuraient, à la date de la publication, encore en
suspens. Peut-être, après un si long laps de temps, certains ont-ils été
éclaircis, mais je n'ai pas le moyen de le savoir. Ainsi, dans votre dialogue
avec Pan Stanisław Patla, est-il question p. 77 d'un « Servetus » – au sujet
duquel la note 6 p. 86 indique « według respondenta pisarz z okresu
Reformacji; nie udało się ustalić, mimo poszukiwań, ani informacji o jego
życiu, ani o dziełach. » –, en retranscrivant en graphie polonaise habituelle :
No… Bóg… dla czło… To są wyjątki, bo wszystkie… jeżeli będziecie
w Polsce, kupcie sobie jakiegoś… jaką książkę o reformatorach. Na
przykład Servetus… o Servetusie.
Il s'agit bien évidemment de la forme latinisée de Michel Servet, la malheureuse
victime du terrible Calvin, brûlé à Genève en 1553.
J'ai relevé quelques points de langue parfois inexacts, comme à la fin du même
entretien, p. 86 :
Aha, dyrektor… to ten dyrektor powiedział: „Sespe, sespe. Być może, być może. Oui.”
annoté (n. 14) :
/sespe, sespe/ – fr. /c'est peu/ ’być może’.
Non, je pense, comme Pan Patla le traduit lui-même, que /sespe/ est sa propre prononciation
de l'expression « Ça se peut », rapidement : « Ça s' peut » !
Le tirage de ce livre – épuisé – a été très faible : 300 exemplaires seulement. Je ne sais pas si
l'éditeur envisage une réimpression ou une réédition, mais si vous le souhaitez, je peux vous
faire part de mes observations, lorsqu'elles seront un peu plus complètes qu'elles ne le sont
actuellement. Peut-être une feuille d'errata imprimée par les Wydanictwa Uniwersytetu
Warszawskiego pourrait-elle être jointe aux exemplaires présents dans les bibliothèques
polonaises pour l'information d'éventuels chercheurs ?
Je vous prie de croire, Monsieur le Professeur, à l'expression de ma très haute considération.
Richard Budelberger.
| le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le superbe AmphigouriX a écrit (¤) :
> 2 vendémiaire an CCXV (le 24 septembre 2006 d. c.-d. c. g.), 01h03.
>
>
> Très honoré Professeur Porayski-Pomsta,
>
> Je prends seulement maintenant connaissance de votre remarquable
> ouvrage /Wybór tekstów/ polonijnych /z Francji/
/Choix de textes/ de la Polonia /de France/. L'adjectif *polonijny* se réfère
aux Polonais ou personnes d'origine polonaise de tel pays, qu'on désigne
généralement par *Polonia* – et qui a son hymne, qui est tout simplement
l'hymne national polonais (certainement le seul au monde à faire référence
à un tiers pays : *Marsz, marsz, Dąbrowski, z ziemy włoskiej do Polski*,
/Marche ! marche ! Dombrowski ! de la terre italienne à la Pologne/... –
mon bel AmphigouriX Se répète un pneu, mais puisqu'Il est pneu lu… –),
dans lequel le nom du général Dombrowski est remplacé par *Polonia* et
le rythme modifié ! Ah ! il fallait Nous entendre l'entonner ! –, et j'avoue ne
pas trop savoir quel équivalent lui trouver…
> publié il y a treize ans déjà
Wydanictwa Uniwersytetu Warszawskiego, Warszawa 1993, ISBN 83-230-0709-8,
155 p. ; le Professeur Józef Porayski-Pomsta en a assuré l'introduction et la composition,
à partir de travaux réalisés par divers linguistes.
> et je me permets de vous adresser ce message – vous voudrez bien
> me pardonner de m'adresser à vous, via l'Instytut Języka Polskiego,
Institut de la langue polonaise.
> en français, /ale, niestety, bardzo źle po polsku piszę/
« car (mais), malheureusement, j'écris très mal le polonais » ;
ce que mon bel AmphigouriX omet pudiquement de préciser, c'est
qu'Il ne le comprend et parle pas plus qu'Il ne l'écrit ! un Malin.
> –, car quelques points évoqués dans les notes demeuraient, à la date
> de la publication, encore en suspens.
Il s'agit en général de lieux non identifiés.
> Peut-être, après un si long laps de temps, certains ont-ils été éclaircis,
> mais je n'ai pas le moyen de le savoir. Ainsi, dans votre dialogue avec
> Pan Stanisław Patla, est-il question p. 77 d'un « Servetus » – au sujet
> duquel la note 6 p. 86 indique « według respondenta pisarz z okresu
> Reformacji; nie udało się ustalić, mimo poszukiwań, ani informacji o jego
> życiu, ani o dziełach. »
« /Servetus/ : d'après l'interlocuteur, un écrivain d'époque de la Réforme ;
il n'a pas été possibles, malgré nos recherches, de trouver la moindre information
sur sa vie et ses œuvres. »
De /Servetus/ à (Michel) Servet, ce n'est pourtant pas très loin ; à vrai dire,
je n'ai pas cherché comment les Polonais l'appellent habituellement : Mikołaj
Serwet ?… M'enfin, lô, l' Professeur n'a pas été très inspiré.
> –, en retranscrivant en graphie polonaise habituelle :
Ah ! alors là ! c'est l'originalité de l'ouvrage… tous les entretiens avec ces différentes
personnes de la Polonia française, dans tout le pays, pour certains nés en Pologne, pour
d'autres, de la (au moins) seconde génération, parlant plus volontiers francopolonais,
sont donnés en transcription phonétique ; autant dire que ce n'est pas de la tarte à lire ;
et quand je dis « transcription phonétique », c'est réellement la transcription de ce qu'elles
/disent/ ; pas la transcription d'un polonais « idéal » ! Même avec UNICODE, je ne suis pas
certain de parvenir à reproduire cette transcription. On va essayer pour ce passage.
> No… Bóg… dla czło… To są wyjątki, bo wszystkie… jeżeli będziecie
> w Polsce, kupcie sobie jakiegoś… jaką książkę o reformatorach. Na
> przykład Servetus… o Servetusie.
No… Buk… dla č́ṷo… To sǫ vyi̭ǫtḱi (¹), bo fš́ysḱe… i̭ež́eĺi beʒ́eće
f Polsce, kupće sobi̭e i̭aḱegoś… i̭akǫ kśǫš́ke o reformatorax. Na
pš́ykṷat Servetus… o Servetuśe.
Voilà… Dieu… pour l'Ho… ce sont des exceptions, parce que tous… si vous allez
en Pologne, achetez-vous un… un livre sur les réformateurs. Par
exemple Servet… sur Servet.
> Il s'agit bien évidemment de la forme latinisée de Michel Servet, la malheureuse
> victime du terrible Calvin, brûlé à Genève en 1553.
>
> J'ai relevé quelques points de langue parfois inexacts, comme à la fin du même
> entretien, p. 86 :
>
> Aha, dyrektor… to ten dyrektor powiedział: „Sespe, sespe. Być może, być może. Oui.”
Aɣa, derektor… to ten derektor pov́eʒ́oṷ: „Sespe, sespe. Być može, być može. Ṷi.”
Aha ! le directeur… ce directeur disait : « Ça s' peut, ça s' peut. /Być może, być może/. Oui. »
> annoté (n. 14) :
>
> /sespe, sespe/ – fr. /c'est peu/ ’być może’.
>
>
> Non, je pense, comme Pan Patla le traduit lui-même, que /sespe/ est sa propre prononciation
> de l'expression « Ça se peut », rapidement : « Ça s' peut » !
>
>
> Le tirage de ce livre – épuisé – a été très faible : 300 exemplaires seulement. Je ne sais pas si
> l'éditeur envisage une réimpression ou une réédition,
m'étonnerait
> mais si vous le souhaitez, je peux vous faire part de mes observations, lorsqu'elles seront
> un peu plus complètes qu'elles ne le sont actuellement.
À vrai dire, en l'état actuel, ce sont surtout des erreurs de français, que les linguistes
polonais ne maîtrisent pas assez : « une chanse », « boudain », « oué », « qua », « liquer »,
« grêve », « dangeureux » – tiens ! là, c'est /Monique īnāhual/ qui s'exprime ! –, « de la
foutese », etc. pour « une chance », « boudin », « ouais », « quoi », « liqueur », « grève »,
« dangereux », « de la foutaise »…
Le livre est bien évidemment difficile à lire. Très.
> Peut-être une feuille d'errata imprimée par les Wydanictwa Uniwersytetu
> Warszawskiego pourrait-elle être jointe aux exemplaires présents dans les bibliothèques
> polonaises pour l'information d'éventuels chercheurs ?
Qui ce livre peut-il intéresser ? Très pointu. Pourtant, la bibliographie n'est pas
négligeable : douze études, de 1935 à 1990, sont énumérées p. 8-9.
> Je vous prie de croire, Monsieur le Professeur, à l'expression de ma très haute considération.
>
>
> Richard Budelberger.
1. le « t » de « vyi̭ǫtḱi » est surélevé.
¤
From: le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le superbe AmphigouriX <Budelberg...@free.France>
Newsgroups: alt.fr.lettres.langue.polonaise, franconews.discussions, alt.france.humanities.ancient-greek
Subject: Wybór tekstów polonijnych z Francji.
Date: Sun, 24 Sep 2006 01:55:00 +0200
Message-ID: <ef5tjj$lmf$1...@emma.aioe.org>
References: <alt.fr.lettres....@mon.bel.AmphigouriX>
Xref: emma.aioe.org
alt.fr.lettres.langue.polonaise:16
alt.france.humanities.ancient-greek:149 franconews.discussions:116
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| le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le superbe AmphigouriX a écrit (¤) :
> 2 vendémiaire an CCXV (le 24 septembre 2006 d. c.-d. c. g.), 16h06.
>
>> le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le superbe AmphigouriX a écrit :
>
>> Peut-être, après un si long laps de temps, certains ont-ils été éclaircis,
>> mais je n'ai pas le moyen de le savoir. Ainsi, dans votre dialogue avec
>> Pan Stanisław Patla, est-il question p. 77 d'un « Servetus » – au sujet
>> duquel la note 6 p. 86 indique « według respondenta pisarz z okresu
>> Reformacji; nie udało się ustalić, mimo poszukiwań, ani informacji o jego
>> życiu, ani o dziełach. »
>
> « /Servetus/ : d'après l'interlocuteur, un écrivain d'époque de la Réforme ;
> il n'a pas été possibles, malgré nos recherches, de trouver la moindre information
> sur sa vie et ses œuvres. »
>
> De /Servetus/ à (Michel) Servet, ce n'est pourtant pas très loin ; à vrai dire,
> je n'ai pas cherché comment les Polonais l'appellent habituellement : Mikołaj
Et voilà ! le minuscule AmphigouriX rejoint les immenses Michel Launey et
Jean-Christophe Saladin, qui nomment, respectivement, Horatio Carochi « Antonio »,
et Edward Böcking « Ludwig » ! mon bel AmphigouriX pense « Michel », *Michał*,
et écrit *Mikołaj*, « Nicolas » ! Ah ! que j'aimerais pôs habiter dans la cervelle à
mon bel AmphigouriX !
> Serwet ?…
Bingo ! en effet : *Michał Serwet*, /cf/. <http://pl.wikipedia.org/wiki/Micha%C5%82_Serwet>.
> M'enfin, lô, l' Professeur n'a pas été très inspiré.
>
>> –, en retranscrivant en graphie polonaise habituelle :
>
> Ah ! alors là ! c'est l'originalité de l'ouvrage… tous les entretiens avec ces différentes
> personnes de la Polonia française, dans tout le pays, pour certains nés en Pologne, pour
> d'autres, de la (au moins) seconde génération, parlant plus volontiers francopolonais,
> sont donnés en transcription phonétique ; autant dire que ce n'est pas de la tarte à lire ;
> et quand je dis « transcription phonétique », c'est réellement la transcription de ce qu'elles
> /disent/ ; pas la transcription d'un polonais « idéal » ! Même avec UNICODE, je ne suis pas
> certain de parvenir à reproduire cette transcription. On va essayer pour ce passage.
>
>> No… Bóg… dla czło… To są wyjątki, bo wszystkie… jeżeli będziecie
>> w Polsce, kupcie sobie jakiegoś… jaką książkę o reformatorach. Na
>> przykład Servetus… o Servetusie.
>
> No… Buk… dla č́ṷo… To sǫ vyi̭ǫtḱi (¹), bo fš́ysḱe… i̭ež́eĺi beʒ́eće
> f Polsce, kupće sobi̭e i̭aḱegoś… i̭akǫ kśǫš́ke o reformatorax. Na
> pš́ykṷat Servetus… o Servetuśe.
>
> Voilà… Dieu… pour l'Ho… ce sont des exceptions, parce que tous… si vous allez
> en Pologne, achetez-vous un… un livre sur les réformateurs. Par
> exemple Servet… sur Servet.
>
>> Il s'agit bien évidemment de la forme latinisée de Michel Servet, la malheureuse
>> victime du terrible Calvin, brûlé à Genève en 1553.
>
>
>> Le tirage de ce livre – épuisé – a été très faible : 300 exemplaires seulement. Je ne sais pas si
>> l'éditeur envisage une réimpression ou une réédition,
>
> m'étonnerait
>
>> mais si vous le souhaitez, je peux vous faire part de mes observations, lorsqu'elles seront
>> un peu plus complètes qu'elles ne le sont actuellement.
>
> À vrai dire, en l'état actuel, ce sont surtout des erreurs de français, que les linguistes
> polonais ne maîtrisent pas assez : « une chanse », « boudain », « oué », « qua », « liquer »,
> « grêve », « dangeureux » – tiens ! là, c'est /Monique īnāhual/ qui s'exprime ! –, « de la
> foutese », etc. pour « une chance », « boudin », « ouais », « quoi », « liqueur », « grève »,
> « dangereux », « de la foutaise »…
En fait de « linguistes », ils sont deux. Quatre personnes ont procédé aux enregistrements –
Anna Masiewicz, Józef Porayski-Pomsta, Stanisław Ledóchowski, Maria Guiglion –, mais seuls
Anna Masiewicz – probablement décédée au moment de la publication – et Józef Porayski-Pomsta
se sont attelés à l'immense tâche de la transcription phonétique.
> 1. le « t » de « vyi̭ǫtḱi » est surélevé.
¤
From: le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le superbe AmphigouriX <Budelberg...@free.France>
Newsgroups: alt.fr.lettres.langue.polonaise, franconews.discussions, alt.france.humanities.ancient-greek
Subject: Re: Wybór tekstów polonijnych z Francji.
Date: Sun, 24 Sep 2006 17:55:00 +0200
Message-ID: <ef6epp$v55$2...@emma.aioe.org>
References: <ef5tjj$lmf$1...@emma.aioe.org>
Xref: emma.aioe.org
alt.fr.lettres.langue.polonaise:17
alt.france.humanities.ancient-greek:154 franconews.discussions:121
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| le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le superbe AmphigouriX a écrit (¤) :
> 2 vendémiaire an CCXV (le 24 septembre 2006 d. c.-d. c. g.), 16h06.
>
>> le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le superbe AmphigouriX a écrit (¤) :
>
>> 2 vendémiaire an CCXV (le 24 septembre 2006 d. c.-d. c. g.), 01h03.
>>
>> Je prends seulement maintenant connaissance de votre remarquable
>> ouvrage /Wybór tekstów/ polonijnych /z Francji/
>
> /Choix de textes/ de la Polonia /de France/. L'adjectif *polonijny* se réfère
> aux Polonais ou personnes d'origine polonaise de tel pays, qu'on désigne
> généralement par *Polonia* (…), et j'avoue ne pas trop savoir quel équivalent
> lui trouver…
*polonijny* : ignoré des dictionnaires courants ; j'attends avec impatience mon
dictionnaire polonais PWN sur trois CDRom – ça va être pratique… – qui doit
m'arriver, pour 20 F franco, de Cracovie ! S'il me parvient ; on connaît l'importance
du trafic des dictionnaires polonais sur trois CDRom chez les postiers de tous les pays !
>> quelques points évoqués dans les notes demeuraient, à la date
>> de la publication, encore en suspens.
>
> Il s'agit en général de lieux non identifiés.
Par exemple, p. 126, désaccord entre deux époux – homme : 52 ans, né en France ;
femme : environ 50 ans, en France depuis 23 ans – sur la raison d'un déplacement
à Carmeaux (Albi, Tarn) :
L'homme
— Pour des achats.
La Femme
— …c'était /fε trṷazi̭em pŕiva/. En polonais, à la « fête », « on fête ».
Le Professeur Porayski-Pomsta avoue son ignorance et pense que la femme
veut dire « fête troisième Privat », mais il ne parvient pas à éclairer l'expression,
faute de connaissance du pays de Carmeaux. La recherche sur ces trois termes
donne beaucoup de réponses, en général la fête de St-Privat ayant lieu le troisième
(jour) du (mois). Quelqu'un voit-il quelque chose de cette acabite vers Albi ?
¤
From: le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le superbe AmphigouriX <Budelberg...@free.France>
Newsgroups: alt.fr.lettres.langue.polonaise, franconews.discussions, alt.france.humanities.ancient-greek
| « mb » a écrit (×) :
|> Dominique wrote:
|>> Sylvie Jean a écrit :
>>
>>> Robert Le Petit propose « casher ou kascher [...] adjectif invariable ».
>>
>> Comme le mot est yiddiche (j'écris en français), les difficultés sont
>> nombreuses.
> ....
>
> La première étant le fait que, surprise, le mot hébreu fait partie
> du vocabulaire de bien des gens qui n'ont absolument rien à voir avec
> le yidiche. Z'en avez rencontré combien, de Marocains ou Samarcandais
> germanophones? D'ailleurs, la permière voyelle indique clairement que
> le mot n'est pas passé en français du yidiche.
Son introduction en français date de quand ? Le terme a mis longtemps
à se stabiliser, preuve de la judéification croissante du pays -- on en est arrivé
au point où la France, le Système se prosterne quotidiennement en direction
de (donne ton zob que j') Tel-Aviv ; même le Vatican ! finalement, c'est peut-être
le Birobidjan le pays le plus /judenfrei/ au monde, non ? -- ; rappel du déjà vu chez
Alf : en 1915-1925, Franck L. Schœlle, « agrégé de l'Université », en était encore
à traduire maladroitement -- /les Paysans/, Ladislas Reymont, I /L'Automne/, ch. iv,
p. 114 du tirage de 1929 chez Payot -- le polonais *koszerny* par « koszer »,
conservant la graphie polonaise « sz » pour anglais « sh » -- et quelle prononciation
ses lecteurs mettaient-ils derrière ce digramme « sz » ?.. ; Bernard Hamel, dont le
dictionnaire sans date serait de 1936, traduit *kuchnia koszerna* par « cuisine
cawchère » -- mais il n'a pas d'entrée *cawcher* du côté français, preuve que le terme
est fortement « géographisé » culturellement -- ; Kupisz et Kielski, en 1969, l'ignorent.
Je devrais récupérer sous pneu un dictionnaire français-polonais--polonais-français
de 1930 (¹), on verra... -- :
---- Comment, est-ce que les perdreaux, c'est du koszer (2)?
(2) Viande pure (pour les Juifs).
À croire que la rue des Rosiers n'existait pas encore.
Traduirait-on en français enjuivé de 2006 avec la graphie « cacher » --
« C'est Nous ! » qui *souligne* -- :
---- Comment, est-ce que les perdreaux, c'est *du* cacher ?
Et éprouverait-on, MM. Fabius, Strauss-Kahn, Sarkozy, en attendant Kouchner eta.,
candidats à l'Élysée, le besoin d'en préciser la signification par une note ? On mesure
le chemin parcouru en 80 ans ! (Ou même depuis le Front populaire, et l'accueil de Blum
à l'Assemblée nationale par Xavier Vallat !) Et dire que la presse de ces années est réputée...
Le VHO -- Institut de recherche historique -- avait publié une notice :
/Vichy antisémite ? Mais lisez-donc/ Je suis partout /·!·/ La progression
est continue. Jusques à où s'arrêtera-t-on ?
1. <http://www.allegro.pl/show_item.php?item=129371895>,
×
From: mb <azyt...@hotmail.com>
Newsgroups: fr.lettres.langue.francaise
Subject: =?iso-8859-1?q?Re:_viande_cach=E8re_=3F?=
Date: 2 Oct 2006 22:12:14 -0700
Message-ID: <1159852334.8...@c28g2000cwb.googlegroups.com>
References: <mn.14f27d6ae...@alussinan.org>
NNTP-Posting-Date: Tue, 3 Oct 2006 05:12:20 +0000 (UTC)
Xref: emma.aioe.org fr.lettres.langue.francaise:20324
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
| Isabelle īnāhual <bb...@ncf.ca> a écrit (¤) :
|> On Mon, 23 Oct 2006 17:02:55 -0400, Anne G écrivait :
|>> Clotilde Chaland a écrit:
>>> Pourquoi poses-tu cette question[...] ?
>>
>> Monique ne répond jamais.
>
> Anne est jalouse que je lise toujours Clotilde et que je lise très peu
> Anne et que donc, je lui réponde très peu. J'ouvre un message sur dix
> d'Anne, et je n'y trouve en général que des attaques personnelles ou
> des niaiseries. Je l'ai donc mise en « marquée lue » sur fsp, parce
> que là-bas, elle n'écrit *que* des sottises.
Tiens ! le gras est de nouveau en odeur de sainteté...
> Anne ne connaît que l'attaque personnelle, comme le démontre ce
> message auquel je daigne répondre. Clotilde écrit beaucoup de
> sottises elle aussi, comme le démontre le message que tu as coupé où
> elle imaginait une question venimeuse, mais que dphn a été assez
> intelligent pour comprendre, lui. Et il a reformulé son affirmation
> en des termes qui m'ont fait pouffer de rire. Grâces lui soient
> rendues, je croyais que l'humour n'existait plus sur fllf.
>
> Ou que cet humour se trouvait concentré en une multitude de calembours
> douteux, de jeux de mots tirés par les cheveux, bref, des échanges
> "Joye/Vs/kduc/lamkyre/Anne" qui font parfois de ce forum l'un des plus
> ennuyeux à fréquenter.
>
> Mais Clotilde, je la connais depuis plus de dix ans. Alors, je la
> lis, parce que c'est une copine/ennemie de toujours, et que je l'aime.
> Nous nous sommes chamaillées sur les forums fr.soc.*, je vois qu'elle
> avait envie de se chamailler aujourd'hui, mais elle est moins primaire
> et moins vulgaire que toi.
>
> Les primaires/vulgaires, du genre Rachida, Ella74, Bartleby, jcco,
> alain191, Mouhoubi, toi et compagnie, sur fsp, je ne les lis même pas.
>
> Depuis que mon Richard est parti et depuis que Dominique n'a plus
> envie de nous faire jouir de son esprit, on s'ennuie assez ici. Et
> puis, Richard ne fait plus qu'un commentaire par semaine, sur un vieil
> article de fllf, commentaire assez ennuyeux d'ailleurs.
mon bel AmphigouriX S'excuse, et en est fort navré ; l'explication est simple :
autrefois, mon bel AmphigouriX avait un nègre, qui Lui rédigeait Ses messages
étincelants ; avec Ses propres armes, c'est en effet plus dur ; et plus rare ; moins
nauséabondant. Ou alors, il faudrait avoir la chance de lire Ses missives poussives
envoyées à Ses correspondants polonais, qui Lui occupent la majeure partie de
Son temps ; ce qu'en disait, par exemple, Marta G., Sa *Zaufana* de Cracovie… :
Miło zacząć tydzień od dobrych dowcipów ;)
« C'est bon de commencer la semaine sur des traits d'esprit ;) »
(On était en effet le lundi 31 juillet, 09h18.)
Mais il est peu probable qu'on en voille jamais la publication, non en raison
de leur inintérêt manifeste, mais du petit-nègre en lequel elles sont rédigées.
> Voici son dernier :
>
> Message-ID: <ehd413$6uh$1...@aioe.org>
Malheureuse ! et i' y en a des qui vont tomber dessus
hasardeusement par hazzard !
> C'est assez pour trouver que tout va mal.
Allez vous faire mettre.
> Alors s'il faut en plus lire les messages d'Anne et de Joye, hein ?
> Et leur répondre !
>
> Moi je dis non.
¤
From: Monique Latrémouille <bb...@ncf.ca>
Newsgroups: fr.lettres.langue.francaise
Subject: Re: Au secours, la pédagogie du coup de pied au cul a disparu.
Date: Mon, 23 Oct 2006 22:54:05 -0400
Message-ID: <453d8084$1...@news.stben.net>
X-No-Archive: yes
References: <453D2DFF...@alussinan.org>
Xref: aioe.org fr.lettres.langue.francaise:24486
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
| « grapheus » a écrit (¤) :
|> Caligula wrote:
|>> grapheus a écrit :
>>
>>> Quelle imagination !... Et la TRADITION, le SOUVENIR du passé, ça
>>> compte pour des prunes ?..
>>
>> Entre l'époque que vous donnez aux proto-ioniens et celle de Ptolémée, il
>> doit y avoir plus de 1000 ans. Aucun souvenir du passé ne tient 1000 ans !
>
> Quelle belle assurance typique d'un IGNARROGANT !.. Combien s'est-il
> passé de temps depuis que la "mémoire populaire" a retenu les noms de
> Charlemagne, de Roland ou du bon roi Dagobert qui avait mis sa culotte
> à l'envers ?..
>
>>> La mémoire collective grecque conservait encore le souvenir des Proto-Ioniens
>>> à l'époque classique, se souvenant que "les Ioniens étaient dans le passé des
>>> Pélasges" ...
>>
>> Il est difficile de dire ce qui appartient au souvenir transmis et à l'invention voire
>> à l'imagination. Hérodote et Thucydide inventent pas mal quand ils parlent du
>> passé lointain. Les Romains se méfiaient beaucoup des menteurs Grecs.
>
> Et alors ? Tu es en train de réinventer l'eau tiède !.. Bien sûr que
> la "memoire populaire", la "Tradition" n'est pas de l'Histoire...
> C'est à l'Historien de faire le tri entre réalité et invention... Et
> c'est un métier...
>
>>> Tu te contredis d'une phrase à l'autre ! Ils n'avaient pas de nom pour
>>> les désigner, mais Homère (un Grec, à ce qui me semble...) les
>>> appelait Danaéens et Argiens !...
>>
>> Et Troyens ! Pour Homère les Troyens sont aussi des "grecs". Il n'est
>> jamais question d'interprètes quand Hector et Achille s'invectivent.
>
> BRAVO !.. Tu fais des progrès !.. Sans t'en apercevoir, bien sûr, tu
> es en train de te convertir à la Théorie Proto-Ionienne, d'après
> laquelle Troie fut fondée initialement par les Proto-Ioniens (Troie I
> et II des archéologues), puis fut reprise par les autochtones de
> langue louvite (Troie IV et V) et était finalement une ville MIXTE
> louvito-grecque au temps de la "Guerre de Troie",
Toujours sans explication de M'sieur Jean sur cette résurrection
grecque après une louvitisation de (mémoire de) cinq siècles.
« Grapheus » ne sait pas tout de la théorie proto-ionienne ; il doit
souvent en référer au maître, Jean Faucounau ; lequel Faucounau
ne s'intéresse pas à Louzenette ; peut-être ne lui a-t-il pas transmis
cette remarque ; peut-être Faucounau l'a-t-il trouvée IGNARROGANTE ;
c'est finalement bien pratique, ce duo, ce M'sieur Jean : C'est pas moi,
c'est l'autre, pour les questions qui dérangent. On ne sait toujours pas non
plus comment le scribe s'en sortait, avec une casse de près de 100 poinçons,
pour composer au fur de la mesure son chant… etc. les autres remarques
consignées chez Alf…
> d'où les noms DOUBLES de ses rois : Pâris/Alexandros ; Priam/Podarkès
On sait que nos lopettes à plat-ventre devant les Américanosionistes
saxophonisent leur identité : « VGE » comme « JFK », insertion de l'initiale
d'un /middle name/ ; ça atteint même la Pologne, où un pauvre type,
Tadeusz Hadaś, signe « Tadeusz B. Hadaś »…
Le double nom est connu, dans l'Histoire ; fréquent ? On voit dans
/les Actes des Apôtres/ *13*, 9 « Saul » passer brusquement à « Paul »,
*Σαῦλος δέ, ὁ καὶ Παῦλος* – « Alors Saul, – appelé aussi Paul —… » –,
mais, comme par hasard, /après/ sa rencontre (Act *13*, 7) avec Sergius
Paulus…, *σὺν τῷ ἀνθυπάτῳ Σεργίῳ Παύλῳ, ἀνδρὶ συνετῷ. Οὗτος*
*προσκαλεσάμενος Βαρναβᾶν καὶ Σαῦλον* – « …auprès du proconsul
Sergius Paulus, homme intelligent. Ce dernier fit appeler Barnabé et Saul… » –,
ce que le bon chanoine Osty ne peut s'empêcher d'annoter, peut-être plus par
idéologie – la foi – que par vérité historique : « Les Juifs avaient souvent deux
noms, un nom juif et un nom grec ou latin. Maintenant que Saul entre vraiment
en contact avec le monde païen, Luc lui donne son nom latin. », écrit-il sans rigoler
un seul instant. On trouve dans l'Histoire polonaise un autre cas, en ces temps où
la christianisation du pays était encore très fraîche, et incomplète ; le premier
écrivain polonais a la particularité de ne pas avoir écrit en polonais, mais en latin,
comme tout le monde en 1112-1118, et de ne pas être Polonais, mais Français, ou Hongrois,
ce qui à cette époque devait être la même chose, compte tenu des monastères bénédictins
et de la Provence ; c'est Gall Anonim, Gallus Anonymus, « le Français anonyme » ; dans
sa /Kronika polska/ – titre latin ? –, I, 17 : *Skoro tedy wielki Bolesław zeszedł z tego*
*świata, tron objął syn jego Mieszko II, który już za życia ojca pojął za żonę siostrę*
*cesarza Ottona III, z której spłodził Kazimierza, to jest Karola ³, odnowiciela Polski*.
(Traduction à partir du latin de Roman Grodecki.) Marian Plezia, dans son édition
dans la collection « Skarby Biblioteki Narodowej », Ossolineum – De Agostini, 2003,
commente ainsi, p. 40 : *³ /Kazimierz/ (Odnowiciel), ur. 26 lipca 1016, zm. 28 listopada*
*1058, nosił dwa imiona: słowiańskie /Kazimierz/ i chrześcijańskie /Karol/. Był to*
*wypadek w rodzinie Piastów częstszy: jego syn miał imiona Władysław-Herman, ojciec*
*Mieszko (II) nosił prawdopodobnie także imię Lamberta*. – « /Casimir/ (le Restaurateur),
né le 26 juillet 1016, mort le 28 novembre 1058, portait deux prénoms : l'un slave, /Casimir/,
l'autre chrétien, /Charles/. C'était le plus souvent le cas dans la dynastie des Piast : son fils
avait pour prénoms Ladislas-Herman ; et son père Mieczislas (II) portait probablement aussi
celui de Lambert. ». La christianisation achevée ou bien assurée, la coutume semble s'être perdue.
>> Je rappelle qu'Homère appelle Danaens et Argiens les hommes qui
>> suivent Agamemnon et assiègent Troie. Lesquels Troyens vouent un culte
>> aux mêmes dieux et déesses que les guerriers qui suivent les Atrides.
>> Ces deux noms, Danaens et Argiens, n'ont pas la valeur qu'ont eu
>> ensuite Hellènes ou Grecs.
>>
>>> Mais que vient faire la Guerre de Troie là-dedans ?.. Vers 1200
>>> avant notre ère, il y a longtemps que les Proto-Ioniens ne parlaient plus
>>> grec, sauf en Attique, Eubée et dans les Cyclades !!!
>>
>> Si à l'époque d'Homère il n'y avait pas de nom pour désigner ce que
>> nous appelons les Grecs, a fortiori à la prétendue lointaine époque
>> des proto-ioniens.
>
> Et cela nous empêche, nous historiens modernes, de leur en donner un,
> en rapport avec leur dialecte?
>
> grapheus
¤
From: grap...@www.com
Newsgroups: fr.soc.histoire.antique, fr.lettres.langues-anciennes.grec
Subject: Re: Le disque de Phaistos et les 40 mensonge
Date: 15 Oct 2006 11:32:32 -0700
Message-ID: <1160937152.8...@e3g2000cwe.googlegroups.com>
References: <45327ab2$0$21148$7a62...@news.club-internet.fr>
NNTP-Posting-Date: Sun, 15 Oct 2006 18:32:36 +0000 (UTC)
Xref: emma.aioe.org fr.soc.histoire.antique:927 fr.lettres.langues-anciennes.grec:780
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
| « santaka13 » a écrit (¤) :
|> On Mar 15, 7:12 pm, "le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le
|> superbe AmphigouriX" <Budelberger.Rich...@free.France> wrote:
Mieux que « Google » : « Aioe » – <news://nntp.aioe.org/> – !
>> En Lituanie, la langue lituanienne est protégée par la loi. Deux institu-
>> tions, la Commission d'Etat de la Langue Lituanienne et l'Inspection d'Etat
>> de la Langue veillent à la bonne utilisation et à la « santé » de la langue
>> officielle du pays.
>> L'histoire de la sauvegarde institutionnelle de la langue en Lituanie com-
>> mença en 1922, juste après le premier rétablissement de l'indépendance.
>> Cette année-là, le Parlement lituanien (Seimas) introduisit dans la
>> Constitution un article précisant que « la langue lituanienne est la langue
>> officielle de l'Etat ».
>>
>> Vous voyez, E£ Hadj, pas bêtes, les nationalistes lithuaniens prirent immédiatement
>> la décision essentielle à la sauvegarde de leur nation : barrer la route au polonais, au
>> russe, à l'allemand (et, de nos jours, au globish).
>
> Et vous avez votre Académie Française.
Aucun pouvoir de coercition, et c'est tant mieux ; elle s'est définitivement
déconsidérée en accueillant à bras ouverts Valéry Giscard, dit d'Estaing,
l'euromondialiste.
> Etes-vous aussi nationalistes, donc?
Qui ça, « vous » ? les autres, sûrement pas ; si voulez savoir pour moi,
la réponse est « non » : Je ne suis pas nationaliste, je suis ultranationaliste.
>> sauf erreur de ma part, le nom-même du parlement lithuanien, *Seimas*,
>> doit provenir du polonais /Sejm/, « Diète »
>
> C'est une erreur de votre part. En lituanian «suėjimas» veut dire
> "convention, réunion", et c'est en effet les polonais qui ont emprunté
> le mot du lituanien. (Il y a beaucoup d'anglais qui croient qui le
> français n'est qu'un créole de l'anglais, parce ils pensent qu'ils
> voient "tant de mots empruntés de l'anglais" en français.)
Vous êtes un marrant, vous. Je ne connais rien au polonais ni
au lithuanien ; je n'ai pas de dictionnaires étymologiques de ces
langues sous la main de mon bel AmphigouriX ; mais si je vous
suis bien, les Lithuaniens avaient un mot, *suėjimas*, pour désigner
la /convention/, /réunion/, et c'est pourquoi les mêmes utilisent de
préférence le mot *Seimas* – qui a tout l'air d'être la lithuanisation
du mot polonais /Sejm/ – finale -as –, lequel pourrait, je vous le concède,
provenir de votre *suėjimas*. Alors :
(lith.) suėjimas > (pol.) Sejm > (lith.) Seimas ?
>> Mme Dupin racontait que dans sa Lithuanie
>> natale, on lui enseignait la haine de la Pologne…
>
> C'est ridicule.
Vous êtes un marrant, vous.
> On n'enseigne point la haine de personne dans les
> écoles lituaniennes, malgré toutes les occupations étrangères.
Que savez-vous de Mme Dupin ? Que savez-vous de sa Lithuanie
natale ? Que savez-vous de Mme Dupin et de son époque et de l'époque
de sa Lithuanie natale et du contenu de ses études ? Répondez, donc,
puisque vous jugez. Moi, je sais (ce que Mme Dupin m'a dit.)
> (Les polonais avait occupé le territoire autour de Vilnius 1920-1939
Non ?!… J'en apprendrai donc tous les jours. (Grâce au général Lucjan
Żeligowski, entré à Vilnius le 9 octobre 1920. Dommage qu'il se soit limité
à cela.)
> et ils ont fermé toutes les écloes lituaniennes et ils ont torturé et tué
> beaucoup de lituaniens.)
Un autre ultranationaliste, le Maréchal Piłsudski † 1935, le Restaurateur
de la Pologne, a désiré dans ses dernières volontés voir son corps reposer
en Pologne (Polska), et son cœur à Wilno/Vilnius, en Lithuanie centrale
(Litwa Środkowa).
¤
From: santaka13 <sant...@gmail.com>
Newsgroups: fr.lettres.langue.francaise
Subject: =?utf-8?B?UmU6IElkZW50aXTDqQ==?=
Date: 17 Mar 2007 07:50:15 -0700
Message-ID: <1174143015.1...@l75g2000hse.googlegroups.com>
References: <etdnfr$ilp$1...@aioe.org>
NNTP-Posting-Date: Sat, 17 Mar 2007 14:50:16 +0000 (UTC)
Xref: aioe.org fr.lettres.langue.francaise:41552
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Profitez de vos derniers jours de l'an ⅭⅭⅩⅤ…
| Migaud Thierry a écrit (¤) :
> Bonjour,
> Dans ma généalogie, je retrouve des personnes étant nées en Pologne à
> Przygozied Pustkowia, d'après ce que j'ai pu lire sur le livret de
> famille. En effectuant des recherches sur le net, je retrouve une
> ville: Pustkowie
> Ostrzeszów gmina. Ces deux villes sont elles les mêmes.
Le livret de famille, il est français ? Si c'est un besogneux fonctionnaire
français qui l'a rempli, on est mal barrés.
Les Polonais, ça n'est qu'un ramassis d'abrutis. Tous leurs villages ont
le même nom, mais ils sont incapables d'en préciser la localisation.
Êtes-vous certain du « d » de « Przygozied » ? Ne serait-ce pas un « l »
ou « ł » ? « Przygozieł » ? ou mieux encore, un « k » détaché du nom ?
« Przygozie k. Pustkowia » ? Ce qui serait « Przygozie koło Pustkowia »,
« Przygozie à côté de Pustkowie »… De toutes façons, ça ne change rien.
Dans le territoire actuel de la Pologne, il y a au moins quatre Pustkowie. Et
je ne trouve aucun Przygozie ou Przygozieł, hameau peut-être trop petit.
J'ai une autre source géographique à consulter, mais ce sera pour plus tard.
> Généalogiquement votre.
> Thierry MIGAUD
¤
From: migaud....@neuf.fr
Newsgroups: fr.usenet.forums.evolution
Subject: recherche de ville polonaise
Date: Tue, 18 Sep 2007 04:38:06 -0700
Message-ID: <1190115486.4...@k79g2000hse.googlegroups.com>
NNTP-Posting-Date: Tue, 18 Sep 2007 11:38:06 +0000 (UTC)
Xref: aioe.org fr.usenet.forums.evolution: 46 229
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| Nestor le pingouin pour la France a écrit (¤) :
|> Michel Guillou a écrit:
>
|>> kduc écrivit :
>>
||>> claude bb a écrit :
>>>> je me pose une question, peut être bête, mais pourquoi dit'on "il pleut"
>>>> et non pas "elle pleut", est ce une règle arbitraire de la grammaire
>>>> française, ou est ce que les premiers humains , qui ont prononcés
>>>> cette phrase on dit "il" est ce pour la même raison, que le genre des
>>>> objets:choses est défini?
>>>>
>>>> j'espère me coucher un peu moins con
À l'impossible nul n'est tenu.
>>>> merci d'avance
>>>
>>> Bonsoir,
>>>
>>> Le sujet est très vaste...
>>> Ceci dit,
« Cela dit ».
>>> on peut noter qu'une écrasante majorité des mots s'est vue attribuer
>>> un genre selon les hasards de l'interprétation étymologique.
>>> On peut être à peu près assuré que des mots tels « homme », « femme »,
>>> « père », « mère », etc. ont reçu, dans toutes les langues qui utilisent
>>> le genre, celui qui leur correspond.
En polonais, « homme », « mężczyzna », a toutes les apparences
d'un mot féminin (combien de mots latins masculins relèvent de la
première déclinaison en -a ? /agricola/, etc.), ce qu'il n'est plus, mais
qu'il était à l'origine : la « mężczyzna » désignait la population mâle
d'un lieu, par exemple un village, d'où le « Cała mężczyzna poszła na
wojnę. » au féminin (« Toute la population mâle est partie à la guerre. »)
que me rappelait Monika B., la bibliothécaire de la Bibliothèque polonaise
à Paris, lors de nos entretiens philologiques du samedi matin : pour
draguer, il y a deux méthodes ; la subtile, qui consiste à mettre la main
au panier ; ou la brutale, où vous causez traduction de Chouraqui ou
philologie polonaise.
>> Allons donc ! Le genre n'a que si peu de apport avec le sexe !
« Apport » essentiel à la /discution/, monMichöu.
> Je connais un mec, c'est une vraie armoire à glace.
>
>>> Plus d'informations, là :
>>> http://fr.wikipedia.org/wiki/Genre_grammatical
>
> --
> #*$£+:#&!
Pas mieux.
¤
From: Nestor le pingouin pour la France <nes...@pingouin.gouv.schtroumpf>
Organization:
http://www.ocearium-croisic.fr/pages/3-oceans/les-manchots-du-cap.php
Newsgroups: fr.lettres.langue.francaise
Subject: Re: qui a =?ISO-8859-1?Q?d=E9cid=E9=2C_du_genre_des_mots?=
Date: Tue, 25 Sep 2007 23:57:22 +0200
References: <310jf3pjgcq76hs08...@neottia.net>
Message-ID: <46F98442...@pingouin.gouv.schtroumpf>
NNTP-Posting-Date: 25 Sep 2007 23:57:33 CEST
Xref: aioe.org fr.lettres.langue.francaise: 56 855
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~