For ever young a écrit (¤) :
> 30 messidor an CCXIII (le 18 juillet 2005 d. c.-d. c. g.), 12h04.
>
> For ever young a écrit :
>
>> 27 messidor an CCXIII (le 15 juillet 2005 d. c.-d. c. g.), 23h26.
>>
>> fff a écrit :
>>
>>> le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le superbe AmphigouriX writes:
>>>
>>>> 25 messidor an CCXIII (le 13 juillet 2005 d. c.-d. c. g.), 23h26.
>>>>
>>>> Cice a écrit (¤) :
>>>
>>>>
>>>> Personne ne connaît l'origine, donc le sens, de cette expression ;
>>>
>>> « Le plein de la mer est le moment où la marée est arrivée à sa plus
>>> grande hauteur et battre son plein se dit de la marée qui, arrivée à
>>> son plus haut point, reste stationnaire, quelque temps avant de
>>> redescendre (Littré). L'expression a passé dans l'usage général avec
>>> le sens figuré être au plus haut point, être complet, entier. [...]
>>> Certains croient à tort que dans battre son plein, son est un nom. »
>>>
>>> hélas!
>>
>> Littré, c'est l'Évangile ? Ses éditeurs modernes se gardent bien
>> de le publier avec ses commentaires étymologiques -- qui valent
>> aujourd'hui ce que vaudront ceux de nos actuels spécialistes dans
>> 100 ans. La mer est « plaine », comme un plan, en haute mer. L'expli-
>> cation de Littré en est tellement une qu'il se garde bien de confronter
>> les deux mots « battre » et « stationnaire ». Quand le battant de la cloche
>> frappe sa paroi, tout le monde -- et son chien ? -- reconnaît qu'il est dans
>> un état stationnaire, limite comateux : il est plein.
>>
>> Toutefois, mon bel AmphigouriX est tout disposé à lire des journaux
>> de bord de marins mentionnant cette expression.
>>
>> mon bel AmphigouriX reconnaît ne rien savoir de cette expression,
>> et donc S'attache à ne l'employer qu'au singulier...
>
> Et même, ne la comprenant plus, pas plus que quiconque ni personne,
> mon bel AmphigouriX évite de l'employer même au singulier.
>
> Girodet ne fait que recopier -- et sur quel ton suffisant ! -- Littré ; c'est
> marrant, quand ces messieurs ne savent pas, b'en, ils sortent la marine
> ou l'armée de leur chapeau : « le plein de la mer », « le temps de l'ordre
> serré pour moi », « le foc qu'on lui met plein par-derrière »... !
>
> Même si -- et mon bel AmphigouriX attend avec impatience des écrits
> marins *antérieurs* à l'explication contournée, controuvée
Ouais, la crainte de mon bel AmphigouriX, c'est un peu comme
les enclos et la so-called /Catastrophe/ dont de saint hommes – et
il en faut, de l'abnégation, pour s'être farci ces lectures ! – scrutent
en vain la mention dans les documents d'époque – /Mémoires/ du
colonel De Gaulle, du tueur Churchill ; les quarante-douze tomes
(« C'est évidemment la version anglaise qui fait foi. » !) du jugement
du T. M. In. –, n'en glanant qu'une occurrence par-cì, par-là ; alors
que de nos jours… pas le moindre /newsreader/ de « France 3 »,
qui, relatant la coupe de belote-rami-pétanque du chef-lieu du canton,
n'affiche une mine contrite à rendre jaloux de rage Roger Gicquel et
Élie Wiesel réunis, ne stigmatise l'absence d'engagement du président
du club lors des événements douloureux, et le devoir de mémoire qui
en découle, assorti des dédommagements nécessairement dus aux
banquiers de Vaduz. Heureusement, Monsieur Vidal-Naquet était là,
pour se concocter une loi aux petits oïoïoïgnons.
> -- le terme était marin, « le plein de la mer », donc la marée haute, ainsi là
> où la mer n'est pas « plaine », son pluriel n'aurait aucun sens : parle-t-on
> « des » mers, hors « les mers du Sud » ? « La mer est au plus haut de
> la marée, pleine (on a déjà vu des mers vides ?), donc « à son plein ». ».
> C'est ça.
Le dictionnaire phraséologique français-polonais est muet ; pour lui,
« battre son plein », c'est « atteindre le point le plus élevé » – soit le même
sens que « le point d'orgue » quand il est mal compris (car il désigne en
réalité un arrêt) –, soit « być w pełni <w pełnym toku> », « osiagnąć punkt
kulminacyjny », « dojść do zenitu », « wrzeć ». Ex. : « *Ce lundi-là, la fête*
*du village battait son plein*, (/R. Jouglet, « Les Paysans »/). Owego
poniedziałku we wsi bawiono się na całego. ». Mais les Polonais ne sont pas
un peuple de marins. Il faudrait scruter l'anglais, le hollandais, le danois,
le pourrtougaiche – que des peuples de marins, certes, mais attention !
de mers à marées ! – ; c'est bien le diable si eux et leur langue n'ont pas
aussi remarqué qu'à un moment, la marée était à son plus haut – son plein –,
et tellement immobile, qu'elle le bat.
>>> fff.
¤
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Subject: Re: expression battre son plein
Date: Mon, 18 Jul 2005 12:14:00 +0200
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