…si elle est avérée.
d'/Alexandre le Grand – Histoire et dictionnaire/, publié sous
la direction d'Olivier Battistini et Pascal Charvet, Robert Laffont,
collection « Bouquins », 2004, sur lequel mon bel AmphigouriX
reviendra (Combien de fois mon bel AmphigouriX a-t-Il indiqué
qu'Il reviendra sur tel ou tel sujet, sans jamais le faire ?), page 108,
la traduction de Jean-Pierre Reversat, « professeur agrégé de lettres
classiques », du texte de Quinte-Curce (V, 2) :
*3* Les neuf hommes jugés les plus vaillants recevraient
chacun le commandement de mille soldats ; le grade attribué
était celui de /chiliarque/, et ce fut la première fois que l'on se fonda
sur ce chiffre pour constituer les effectifs des unités. (…) *5* Le premier
à la recevoir pour son courage fut Atarrhias, un vétéran qui, à Halicarnasse,
avait, à lui seul, ranimé un combat que ses cadets avaient laissé s'enliser ;
Antigénès fut classé derrière lui, Philotas d'Augée obtint la troisième place ;
la quatrième fut donnée à Amyntas ; après eux Antigone, ensuite Amyntas
le Lynceste ; Théodote obtint la septième et Hellanicos la dernière.
(mon bel AmphigouriX était en phase d'identification des Amyntas de l'Histoire
macédonienne : un vrai boxon ! et au moins une erreur chez Hammond due à
mon bel AmphigouriX !)
Comptons : huit noms, dont l'avant-dernier est bien qualifié de « septième », et
« neuf hommes » annoncés ! Et aucune note explicative. Ah ! peut-être une confusion,
_Lyncestes_ pris comme un ethnonyme ? reportons-Nous au texte latin, trouvé dans
« The Latin Library » (¹) (textes visiblement issus d'un logiciel d'OCR, vu(es) les coquilles ;
et pour Quinte-Curce (²) plus spécialement, il manque au moins un gros bout : IV, 6, 16b–31 !) :
qui fortissimi iudicati essent, singulis militum milibus praefuturi erant, -
chiliarchas vocabant, - tunc primum in hunc numerium copiis distributis: (…)
Primus omnium, virtutis causa, donatus est Adarrhias senior, qui omissum
apud Halicarnason a iunioribus proelium unus maxime accenderat, proximus
ei Antigenes visus est, tertium locum Philotas Augaeus obtinuit, quartus Amyntae
datus, post hos Antigonus, et ab eo Lyncestes Amyntas fuit, septimum locum
Theodotus, ultimum obtinuit Hellanicus.
Non, pas d'erreur : « Lyncestes Amyntas fuit », verbe au singulier. L'erreur
n'est pôs là, l'erreur est drôle, l'erreur est plus haut, le texte est trop court pour
l'apprécier. Étendons :
Itaque diutius ibi substitit, ac, ne desides otio demitterent animos,
iudices dedit praemiaque proposuit de virtute militari certantibus nova:
qui fortissimi iudicati essent, singulis militum milibus praefuturi erant, -
chiliarchas vocabant, - tunc primum in hunc numerium copiis distributis:
*2* Aussi Alexandre s'y attarda-t-il et, pour que l'inaction n'enlevât pas
à ses hommes leur dynamisme, il nomma des arbitres et proposa des prix
d'un nouveau genre à ceux qui voudraient mesurer leur valeur guerrière.
*3* Les neuf hommes jugés les plus vaillants recevraient chacun le comman-
dement de mille soldats ; le grade attribué était celui de /chiliarque/, et ce fut
la première fois que l'on se fonda sur ce chiffre pour constituer les effectifs des unités.
_Soulignons_ :
iudices dedit praemiaque proposuit de virtute militari certantibus _nova_ : _qui_ (…)
il nomma des arbitres et proposa des prix d'un _nouveau_ genre à ceux qui
voudraient mesurer leur valeur guerrière. Les _neuf_ hommes (…)
Reversat applique (correctement) _nova_ à _praemia_ – « des prix
d'un nouveau genre » –, et, emporté par son élan, le réutilise pour _qui_ :
*_nova qui_ – « les neuf hommes » – !… (C'est du moins l'interprétation de
mon bel AmphigouriX, dont tout le monde et son chien sait qu'Il n'est spécialiste
de rien, bon en rien, nul en tout, et surtout en latin.) N'empêche, les gars écrivent,
sans s'interroger sur le sens : « J'en annonce neuf, j'en sors huit : j'ai toutes
les qualités pour être ministre. »
Mais alors, pourquoi cette réserve (« si elle est avérée ») ? Tout simplement
parce qu'on ne sait jamais sur quel texte latin on se base. Reversat utilise
« l'édition teubnerienne : /Historiarum Alexandri Magni macedonis libri qui supersunt/,
Recognovit Theodorus Vogel, Editio stereotypa, Leipzig, G. Teubner, 1893, à laquelle
ont été apportées quelques corrections » ; l'origine du texte de « The Latin Library »
n'est pas précisée (on sait seulement que c'est – théoriquement – du domaine public).
Mais mon bel AmphigouriX ne pense pas que Nous soyons dans un cas comme
cette Auberger, Janique, plagiaire bien connue, car dénoncée chez Alf, prétendant
s'appuyer sur un texte A, et recopiant sans vergogne une traduction faite sur un texte B !
(La conne !) La réserve est donc : jusqu'à consultation de l'édition teubnérienne.
Cet extrait de Quinte-Curce interpelle aussi mon bel AmphigouriX ailleurs
(mon bel AmphigouriX refait le texte de « The Latin Library » du point de vue
typographique) :
3 qui fortissimi iudicati essent, singulis militum milibus praefuturi erant –
« chiliarchas » vocabant –, tunc primum in hunc numerium copiis distributis :
namque antea quingenariae cohortes fuerant, nec fortitudinis praemia cesserant.
*3* Les [neuf] hommes jugés les plus vaillants recevraient chacun le comman-
dement de mille soldats ; le grade attribué était celui de /chiliarque/, et ce fut
la première fois que l'on se fonda sur ce chiffre pour constituer les effectifs des unités.
Composées de cinq cents hommes jusqu'alors, elles n'étaient pas attribuées comme
prix de la vaillance.
Qu'est-ce qui est « nommé » – _vocabant_ – _chiliarchas_ ? les officiers issus
du rang – _qui fortissimi iudicati essent, singulis praefuturi erant_ –, comme le pense
Reversat ? _chiliarchas_ remonte à _chiliarcha_ (féminin) ou à _chiliarches_ (masculin).
Consultons d'abord les dictionnaires :
— Gœlzer :
*chiliarches*, /ae/, m. Chiliarque, comman-
dant de mille hommes. ¶ Le plus haut
dignitaire de la Perse après le Grand
Roi.
*chiliarchus*, /i/, m. Comme CHILIARCHES.
— Gaffiot (aussi bien celui de 1934 que le révisé de 2001) :
*chiliarches*, /ae/, m. (χιλιάρχης), chi-
liarque, officier qui commande mille hom-
mes : Curt. /5, 2, 3/ ; Cod. Th. /16, 10, 20/.
*chiliarchus*, /i/, m. (χιλίαρχος), premier
ministre chez les Perses : Nep. /Con. 3, 2/.
Rien avant Quinte-Curce et Cornélius Népos, plus rien jusqu'au
Code théodosien ? (Ce n'est pas sûr.)
— Bailly :
*χιλι-άρχης*, *εω* (ὁ) /ion. c/. χιλί-
αρχος, Hdt. /7, 81/.
*χιλιαρχία*, *ας* (ἡ) *1* fonction
de chiliarque, Xén. /Cyr. 4, 1, 4/ ; Plut.
/Cam. 37/, /Cato. ma. 3/, /Cato. mi. 8/,
/Cæs. 5/ || *2* fonction de tribun militaire,
/à Rome/, Plut. /Cam. 38/ || *3* troupe
commandée par un chiliarque, /Spt. 1/
/Macc. 5, 13/ (χιλίαρχος).
*χιλί-αρχος*, *ου* (ὁ) *1* comman-
dant de mille hommes, Eschl. /Pers/.
/304/ ; /particul/. commandant d'une
garnison de mille hommes, Xén. /Œc/.
/4, 7/ || *2* /à Rome/, tribun militaire, Pol.
/6, 19, 1/ ; /6, 34, 2/ ; Plut. /Fab. 3/, /Æmil/.
/30/, /Marc. 24/, /etc/. ; /particul/. tribun
militaire avec pouvoir consulaire,
Plut. /Cam. 1/ || *3* /chez les Perses et,·/
/plus tard, chez les Macédoniens/,
le plus haut dignitaire de l'Etat
après le roi, /sorte de connétable ou/
/de chancelier/, DS. /18, 48/ ; El. /V. H/.
/4, 21/ (χ. ἄρχω).
Bon, premier point : fera-t-on croire à mon bel AmphigouriX
que le latin, Quinte-Curce apparemment le premier, a emprunté à
une forme ionienne – « *χιλιάρχης*, *εω* » – le mot de « chiliarque » ?
Oui, mais on a bien, parmi d'autres, *tetrarches*, *τετράρχης*, *ου* ; avec
génitif en *ου* ; mot attique. Réfection ? _chiliarchas_ pourrait-il être un féminin, et
s'appliquer alors à la troupe, à l'unité de mille hommes – _militum milibus_ – ? mais
on aurait de préférence _chiliarch-*i*-as_. Coquille (latine d'origine) ? Il faut encore
considérer la construction grammaticale. Quinte-Curce n'est pas avare des
« {quem/quam/quod/quos/quas/quae} (accusatif) voco/appello » :
— IV, 15, 13 : « Itaque Areten, ducem hastatorum – « sarisophoros » vocabant –,
adversus Scythas mitti. »
_vocabant_, c'est « on » ; _ducem_ (singulier), _hastatorum_ (pluriel) : _sarisophoros_ (pluriel) ;
aucun doute ;
— IV, 13, 26 : « In dextro cornu locati sunt equites, quos « agema » appellabant ; »
_equites_ (pluriel) : _agema_ (singulier) ; on peut donc donner le nom de l'unité – _agema_ – aux hommes – _equites_.
— VI, 5, 18 : « equus regis – Bucephalam vocabant – »
Singulier, singulier : qui appelle-t-on « Bucéphale » ? le cheval, ou le roi ?…
— V, 13, 8 : « itaque delectis equitum VI milibus CCC, quos « dimachas » appellabant, adiungit. »
Le _dimaches_ est le soldat ambivalent ; attention, « dimaque » – « double combattant » –,
pas « dima-*r*-que » – « commandant d'une *dim- » !
Bref, malheureusement, _chiliarchas_ semble bien s'appliquer,
comme on le comprend séculairement, aux officiers sortis du rang.
Mais ça est problématique quand même. « Mille hommes », c'est énorme ;
à Issus, les principaux généraux d'Alexandre – Cratère, Méléagre, Ptolémée,
Amyntas, Perdiccas, Cœnus – commandent des bataillons de 1 500 hommes ;
Alexandre lui-même dirige la brigade royale des hypaspistes (1 000 hommes)
(Hammond p. 106). Ce concours de soldats se tient en Sittacène, c'est-à-dire
après la bataille de Gaugamèles, après l'entrée à Babylone, avant la marche
vers Persépolis. (Nous sommes en hiver 331/330.) Les Macédoniens étaient
donc au cœur de l'empire perse, forcément au fait de ses institutions. Extrait
du Dictionnaire, article signé Olivier Battistini (ce qui est gênant, c'est que
les erreurs fourmillent dans cet ouvrage ; essentiellement dans les articles
signés Battistini ; qui codirige l'ouvrage…), pp. 637-8, avec abus du droit de
citation : « Abuse ! abuse ! » ; « Coupure ! coupure ! » ; « Vive asynchrone.net ! » :
*Chiliarque*. Le /chiliarque/ (du vieux
perse /Hazarapat-s/, le « premier après le
roi »), appelé aussi « chef des Mille »,
commande la garde royale des /Mélopho/-
/res/ et établit les audiences. Il assume des
fonctions qui font de lui le premier
personnage du royaume après le Grand
Roi. Ce mot est souvent rendu par
/Grand Vizir/. Dans les dernières années
de son règne, Alexandre emprunte aux
Perses l'institution de la /chiliarchie/.
C'est peut-être le commandant de la
cavalerie des /hétaires/ (/compagnons/) ou
bien celui de l'escadron royal, l'/agèma/,
qui devient /chiliarque/. La charge est
occupée par Héphaestion qui devient
vice-roi. Il aurait dû être le commandant
en chef en second, à Babylone, chargé
de gouverner et de tenir l'Asie pendant
l'absence d'Alexandre reparti en cam-
pagne.
Dans les faits, cette charge aurait eu
un caractère exclusivement guerrier, le
/chiliarque/ étant, après le roi, le plus haut
dignitaire de l'armée. Ainsi, en 327,
après la prise du rocher Aornos, le
rocher « inaccessible aux oiseaux »,
Alexandre pénètre dans le territoires des
Assacéniens : il envoie en détachement
Néarque et Antiochos. Ils sont tous deux
/chiliarques/ des /hypaspistes/ (porte-bou-
cliers). Néarque, précise Arrien, a sous
son commandement les Agrianes et
l'infanterie légère, les /psiloi/. Quant à
Antiochos, il a sous son commande-
ment deux /chiliarchies/ complémen-
taires (Arrien, IV, 30, 5).
Un détail intéressant : lorsqu'il quitte
Babylone et pénètre dans la /satrapie/ de
Sittacène, entre le Tigre et l'Euphrate,
pour éviter que l'inaction ne détende les
énergies, Alexandre décide d'instituer
une compétition et propose pour prix du
courage des récompenses inédites attri-
buées par un jury (Quinte-Curce, V, 2,
5). Les plus vaillants seront désignés
pour être /chiliarques/. Parmi les vain-
queurs, au second rang, un certain Anti-
génès. Les autres vainqueurs sont
difficiles à identifier avec précision, car
ils ne sont parfois nommés que par
Quinte-Curce : Adarrhias, un vétéran,
Philotas d'Augée, Amyntas, Antigone,
Amyntas le Lynceste, Théodote et Hel-
lanicos.
Mais cette fonction est peut-être aussi
l'amorce d'un gouvernement et d'une
administration rendus nécessaires par
l'importance des conquêtes et l'immen-
sité de l'Empire : le /chiliarque/ en aurait
été le personnage principal. L'emprunt
de la /chiliarchie/, en harmonie avec la
politique d'Alexandre dans ses relations
avec les Orientaux et dans sa façon de
penser un monde nouveau, sans boule-
verser pour autant les principes de
gouvernement perse, est, dans ces
conditions, l'acte d'un véritable souve-
rain, dont les vues, liées à un esprit
grec, sont particulièrement logiques,
rigoureusement méthodiques. /Voir :·/
Armée macédonienne ; Grecs et Perses ;
Kosmokratôr ; Proskynèse. [O. B.]
Bref, n'importe quoi. Le /chiliarque/ est rare, si rare, qu'on en nomme huit
après Gaugamèles (1r octobre 331), mais avant la mort de Darius (juillet 330).
Évidemment, tous les Grecs, tous les Macédoniens « s'appellent Patrick ».
Pas facile de s'y retrouver. Mais les huit /chiliarques/ cités par Quinte-Curce
n'apparaissent plus – contrairement à ce que peut croire Battistini dans son index
et ses articles méli-mélo, e. g. « Amyntas le Lynceste » – dans la suite de l'ouvrage :
plus de Philotas d'Augée ni d'Amyntas ni d'Amyntas le Lynceste (mon bel AmphigouriX
pense avoir identifié tous les Amyntas du texte, en attendant de l'Histoire) ni de Théodote
ni d'Hellanicos ; Antigénès et Antigone, c'est plus difficile (vrai peut-être pour Antigène,
faux pour Antigone) ; et il existe bien au livre Vi, 8, 19–22 un certain Atarrhias (et non
Adarrhias, comme en V, 2, 5 ; le texte latin porte _Adarrhias_, que Reversat rend par
« Atarrhias »…), officier arrêtant Philotas, fils de Parménion. Bref, comme « amorce
d'un gouvernement », on repassera. Finalement, que _chiliarchas_ soille _chiliarches_,
_chiliarcha_ ou _chiliarchia_ (commandée de toutes façons par un _chiliarchus_), c'est
une invention de Quinte-Curce pour la Sittacène ! N'existe pas avant – ça, Quinte le dit –,
et après, n'est que la traduction du vizirat perse. Rien d'un soldat promu par acclamations.
« Elle est bonne… »… une dernière pour la route ?… Comment donc Reversat traduit
(pp. 129–130) le « itaque delectis equitum VI milibus CCC, quos « dimachas » appellabant,
adiungit. » cité /supra/ (V, 13, 8) ? :
C'est pourquoi il forma un détachement avec six mille cavaliers de son choix
et trois cents de ces soldats que l'on appelait /dimaques/.
Ô que oui, elle est bonne !… Après avoir doublé _nova_ (cf. /supra/), Reversat
récidive avec _milibus_, confondu probablement avec _militibus_ ! Il sert à faire
le « mille » de « six mille », puis le « soldats » des « trois cents » ! :
C'est pourquoi il forma un détachement avec six mille trois cents cavaliers
de son choix que l'on appelait /dimaques/.
(C'est du moins l'interprétation de mon bel AmphigouriX, dont tout le monde et
son chien sait qu'Il n'est spécialiste de rien, bon en rien, nul en tout, et surtout en latin.)
Si ces gens réfléchissaient un pneu : un détachement de *6 000* cavaliers,
auxquels j'ajoute *un* soldat /dimaque/ (combattant à pied ou à cheval selon
le terrain) pour *20* cavaliers, ils comprendraient qu'il est nul besoin de savoir
le latin pour s'apercevoir que ça n'a aucun sens !
Bon prince, mon bel AmphigouriX va donner un truc, /ze/ truc, à tous ces gens,
pour ne plus se tromper : « lire dans le texte ». « Moi-qui-li-*t*-dans-le-texte » Quinte-
Curce, ou César, ou Hutten, plus d'erreur de traduction ! L'essayer, c'est l'adopter.
1. <http://www.thelatinlibrary.com/index>.
2. <http://www.thelatinlibrary.com/curtius.html>.
le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le superbe AmphigouriX a écrit (¤) :
Dites donc, Jean-Pierre Reversat, « professeur agrégé de lettres classiques »
de mesDeux, Janique Auberger-/bis/, cousin de « Caligula »… vous vous foutez de qui ?
Le Web propose (au moins) six fois le texte de Quinte-Curce (« Google »
en trouve cinq, mais l'un nous branche sur le sixième, donc non indexé par
le moteur), dans différentes éditions, la plupart non nommées. Toutes sont
identiques, sauf une. mon bel AmphigouriX l'a déjà dit : « En matière de textes
antiques, mon bel AmphigouriX ne Se sent tenu par aucune ponctuation (ni
même typographie). » C'est important, car cela peut changer le sens d'un texte,
la ponctuation étant ajoutée bien plus tard, par qui comprend le texte comme
il l'entend. L'ami Bill, le Thayer, l'ami Bill Thayer Nous propose la Teubner, mais
de 1880. (Rappel : Reversat : « Editio stereotypa, Leipzig, G. Teubner, 1893, à
laquelle ont été apportées quelques corrections ») :
*Lacus Curtius*
The Latin text is that of the Teubner edition of 1880 by Theodor Vogel.
<http://penelope.uchicago.edu/Thayer/L/Roman/Texts/Curtius/5*.html>
Itaque diutius ibi substitit ac, ne desides otio demitterent animos,
iudices dedit praemiaque proposuit de virtute militari certantibus nova:
qui fortissimi iudicati essent, singulis militum milibus praefuturi erant.
Chiliarchas vocabant tunc primum in hunc numerum copiis distributis:
namque antea quingenariae cohortes fuerant nec fortitudinis praemia cesserant.
D'autres :
*Forum Romanum*
Texte de David Camden
<http://www.forumromanum.org/literature/curtius5.html>
Itaque diutius ibi substitit, ac, ne desides otio demitterent animos,
iudices dedit praemiaque proposuit de virtute militari certantibus nova:
qui fortissimi iudicati essent, singulis militum milibus praefuturi erant, -
chiliarchas vocabant, - tunc primum in hunc numerium copiis distributis:
namque antea quingenariae cohortes fuerant, nec fortitudinis praemia cesserant.
*Université catholique de Louvain*
Origine non précisée
<http://pot-pourri.fltr.ucl.ac.be/files/AClassFTP/TEXTES/Quinte_Curce/hist_alex_05.txt>
Itaque diutius ibi substitit, ac, ne desides otio demitterent animos,
iudices dedit praemiaque proposuit de uirtute militari certantibus noua:
qui fortissimi iudicati essent, singulis militum milibus praefuturi erant, -
chiliarchas uocabant, - tunc primum in hunc numerium copiis distributis:
namque antea quingenariae cohortes fuerant, nec fortitudinis praemia cesserant.
*The Latin Library*
Origine non précisée
<http://www.thelatinlibrary.com/curtius5.html>
Itaque diutius ibi substitit, ac, ne desides otio demitterent animos,
iudices dedit praemiaque proposuit de virtute militari certantibus nova:
qui fortissimi iudicati essent, singulis militum milibus praefuturi erant, -
chiliarchas vocabant, - tunc primum in hunc numerium copiis distributis:
namque antea quingenariae cohortes fuerant, nec fortitudinis praemia cesserant.
*wwwedu.ge.ch*
Origine non précisée
<http://wwwedu.ge.ch/po/resde/textvoc/>
Non consulté.
On le voit, à quelque différence typographique près – _Chiliarchas_ reporté
à la phrase suivante chez Teubner –, l'essentiel est le même :
_praemiaque proposuit de virtute militari certantibus *nova : qui* fortissimi iudicati essent_
_nova_ ne peut se rapporter qu'à _praemia_, et on ignore le nombre de _qui_ :
« …de nouveaux prix : ceux qui seraient… »
Intéressante variante :
*Biblioteca Augustana*
Textus:
Q. Curtius Rufus,
Geschichte Alexanders des Grossen
ed. K. Müller/H. Schönfeld, München 1954
<http://www.fh-augsburg.de/~harsch/Chronologia/Lspost01/CurtiusRufus/cur_hi05.html>
Itaque diutius ibi substitit ac, ne desides otio demitterent animos,
iudices dedit praemiaque proposuit de virtute militari certantibus.
Novem, qui fortissimi iudicati essent, singulis militum milibus praefuturi erant -
chiliarchas vocabant - tunc primum in hunc numerum copiis distributis:
namque antea quingenariae cohortes fuerant nec fortitudinis praemia cesserant.
Müller/Schönfeld – en 1954, pas en 1893 ! – corrigent (ce que mon bel AmphigouriX
suppose être *tous* les manuscrits) _nova_ en _novem_, et le bascule dans la phrase suivante :
_praemiaque proposuit de virtute militari certantibus. *Novem, qui* fortissimi iudicati essent_
Pourquoi pas. C'est vrai que l'adjectif _nova_ en fin de phrase, c'est peut-être /bizzarre/ ;
ça oblige à supposer un _m_ – un tilde ? –, corriger un _a_ en _e_, c'est pas mal, et encore
la ponctuation (c'est rien, cf. /supra/ : elle ne Nous tient pas). Oui mais… il faut aller plus loin !…
Là ou les autres textes énumèrent les soldats selon le même type :
Primus omnium, virtutis causa, donatus est Adarrhias senior, qui omissum
apud Halicarnason a iunioribus proelium unus maxime accenderat, proximus ei
Antigenes visus est, tertium locum Philotas Augaeus obtinuit, quartus Amyntae datus,
post hos Antigonus, et ab eo Lyncestes Amyntas fuit, septimum locum Theodotus,
ultimum obtinuit Hellanicus.
1. Adarrhias
après lui, Antigenes
3. Philotas Augaeus
4. Amyntas
après eux Antigonus
après lui Lyncestes Amyntas
7. Theodotus
en dernier, Hellanicus
maintenant, un problème se pose, élégamment /solutionné/ – car ils s'en sont /occupationnés/ –
par Müller/Schönfeld :
Primus omnium virtutis causa donatus est Atarrhias senior, qui omissum
apud Halicarnason a iunioribus proelium unus maxime accenderat, proximus ei
Antigenes visus est, tertium locum Philotas Augaeus obtinuit, quartus Amyntae datus,
post hos Antigonus et ab eo Lyncestes Amyntas fuit, septimum locum Theodotus,
* * * ultimum obtinuit Hellanicus.
B'en voilà, voilà… : supposer une lacune « * * * » pour le « huitième et avant-dernier » !
et le tour est joué !…
Pourquoi pas. Supposons originel le texte de Quinte-Curce :
_praemiaque proposuit de virtute militari certantibus. Novem, qui_
suivi de
_septimum locum Theodotus, <et ab eo Mr X. fuit,> ultimum obtinuit Hellanicus_
Un copiste négligent – et mon bel AmphigouriX le comprend très bien :
mon bel AmphigouriX n'accueille qu'avec la plus extrême circonspection
les noms propres, et les nombres ; combien de temps mon bel AmphigouriX
a-t-Il mis à écrire « joy » « joye », ou « Hamet » « Hamey » ? et mon bel AmphigouriX
hésite encore maintenant pour « Goldman(n) » et « Schneiderman(n) »… – un copiste
aura vite fait de changer un « VIII » en « VII » ou « VIIII » ! Donc, méfiance ! d'ailleurs,
on le voit bien par les divergences dans les noms propres antiques, de personne ou
géographiques, et dans les quantités, parfois aberrantes – aura omis le premier « Mr X. »
de la liste des neuf soldats ; un copiste ultérieur, plus intelligent que la mo-yenne – donc
que, c'est facile, Mr Reversat… – constate une contradiction entre le _novem_ et la liste ;
il suppose une erreur de son prédécesseur : _novem_ pour _nova_, qui s'accorde en
sens avec _praemia_, puisque, en effet, c'est une nouvelle pratique instituée par l'Alexandre :
il rétablit ce qu'il croit être le texte originel : _nova: qui_.
Voilà, voilà… ça s'explique bien ; sauf que tant qu'on ne découvrira pas d'autres manuscrits
de Quinte-Curce, ou ailleurs une liste des *neuf* soldats (qui apparemment ne sont connus
que de Quinte-Curce, comme cette foutue /chiliarchie/, cf. message précédent), on ne disposera
que de la grammaire latine, section syntaxe, pour évaluer la « latinité » de la phrase _praemiaque_
_proposuit de virtute militari certantibus nova: qui fortissimi_. (On s'efforcera de chercher chez
Quinte-Curce une construction identique…)
Oui mais… Ça est pôs fini, non, non, non, ô que non !… Revenons à ce Reversat, qui tente
de se planquer dans un coin. Mr Reversat… Accusé ! levez-vous, quand mon bel AmphigouriX
vous décrète (d'accusation) ! Expliquez-Nous donc comment à partir d'un texte latin sur lequel
vous restez bien vague : « Teubner 1893 modifié »… vous parvenez, sans sourciller, à indiquer
« neuf » hommes, tout en en énumérant que « huit » ? Votre texte « Teubner 1893 modifié »
ne serait-il pas en _nova : qui_, puisque vous parlez « des prix d'un nouveau genre », et *sans*
lacune dans l'énumération, et ne vous seriez-vous pas un pneu /inspiré/ de traductions de tiers,
comme celle-ci :
*Université catholique de Louvain*
Origine non précisée
<http://pot-pourri.fltr.ucl.ac.be/files/AClassFTP/TEXTES/Quinte_Curce/hist_alex_05_fr.txt>
Aussi le roi y fit-il un assez long séjour; et, pour éviter que l'oisiveté n'amollît les courages,
il nomma des juges et ouvrit une lice où se disputeraient *les prix* de la valeur guerrière.
*Les neuf* qui seraient désignés comme les plus vaillants devaient chacun obtenir
le commandement de mille soldats: on donnait à ces chefs le nom de chiliarques;
et c'était la première fois que les troupes étaient ainsi divisées, car jusque-là les cohortes
avaient été de cinq cents hommes, et l'on n'en avait point encore fait le prix du courage.
dans laquelle « les prix » ne sont plus qualifiés de « nouveaux », mais où la liste est :
Le premier qui fut récompensé pour son courage fut le vieil Archias,
qui, sous les murs d'Halicarnasse, s'était distingué en ranimant le combat,
que les jeunes gens abandonnaient; Antigènes fut nommé après lui;
Philotas Angée obtint le troisième prix; le quatrième fut donné à Amyntas;
les deux suivants à Antigone et à Lyncestes Amyntas; *le septième à Théodote*,
*et le dernier à Hellanicus*.
sans lacune « * * * »… ?
En d'autres termes, mon bel AmphigouriX vous accuse de plagiat et de malhonnêteté –
en sus de bêtise –, à l'instar de cette Janique Auberger du Québec, qui, mon bel AmphigouriX
l'a prouvé, prétend – pour Arrien – s'appuyer sur un *texte B*, et traduit selon le *texte A*,
*texte A* justement support de la traduction de Chantraine, qu'Auberger a donc recopié(e) –
bêtement, parce qu'elle est conne – sans vergogne. (Rappelons qu'Auberger n'est même
pas capable de se recopier elle-même quand elle propose deux fois le même texte : elle
le retraduit !)
> « Elle est bonne… »… une dernière pour la route ?… Comment donc Reversat traduit
> (pp. 129–130) le « itaque delectis equitum VI milibus CCC, quos « dimachas » appellabant,
> adiungit. » cité /supra/ (V, 13, 8) ? :
>
> C'est pourquoi il forma un détachement avec six mille cavaliers de son choix
> et trois cents de ces soldats que l'on appelait /dimaques/.
>
> Ô que oui, elle est bonne !… Après avoir doublé _nova_ (cf. /supra/), Reversat
> récidive avec _milibus_, confondu probablement avec _militibus_ ! Il sert à faire
> le « mille » de « six mille », puis le « soldats » des « trois cents » ! :
>
> C'est pourquoi il forma un détachement avec six mille trois cents cavaliers
> de son choix que l'on appelait /dimaques/.
>
> (C'est du moins l'interprétation de mon bel AmphigouriX, dont tout le monde et
> son chien sait qu'Il n'est spécialiste de rien, bon en rien, nul en tout, et surtout en latin.)
Non, non, mon bel AmphigouriX S'est planté, et en beauté. mon bel AmphigouriX
était préoccupé depuis deux jours par ce nombre de 6 300, qui ne signifie rien. Et
ô surprise ! revoyant le texte !… (« Messieurs, avez-vous des textes ? » ; Toujours
Se référer aux textes… – Évidemment, mon bel AmphigouriX a des circonstances
atténuantes : outre Sa méconnaissance du latin, il faut dire que la désinence accusative
de _CCC_ n'est pas éclatante ! _adjungo_, transitif – _CCC, quos « dimachas » appellabant_ –
se construisant avec le datif – _delectis equitum VI milibus_ – : « C'est pourquoi il adjoint
« à 6 000 cavaliers choisis (par lui) » « 300 (hommes) qu'on appelle « dimaques » ». »
> Si ces gens réfléchissaient un pneu : un détachement de *6 000* cavaliers,
> auxquels j'ajoute *un* soldat /dimaque/ (combattant à pied ou à cheval selon
> le terrain) pour *20* cavaliers, ils comprendraient qu'il est nul besoin de savoir
> le latin pour s'apercevoir que ça n'a aucun sens !
N'empêche que malgré le plantage de mon bel AmphigouriX, le passage
n'a toujours aucun sens. Reprenons :
Sed fatigatis necessaria quies erat ; itaque delectis equitum VI milibus CCC,
quos « dimachas » appellabant, adiungit.
Reversat :
Mais un repos était nécessaire aux soldats harassés. C'est pourquoi
il forma un détachement avec six mille cavaliers de son choix et trois cents
de ces soldats que l'on appelait /dimaques/.
Reversat ne donne pas – à tort, à Mon sens – le sens d'« adjoindre »
à « adjungit » ; est-ce parce que le passage est vide de sens ? en quoi
« adjoindre 300 dimaques à 6 000 cavaliers » – et toujours ce 1 pour 20 ! –
ôtera-t-il – « c'est pourquoi » – toute fatigue à la troupe harassée ?
> Bon prince, mon bel AmphigouriX va donner un truc, /ze/ truc, à tous ces gens,
> pour ne plus se tromper : « lire dans le texte ». « Moi-qui-li-*t*-dans-le-texte » Quinte-
> Curce, ou César, ou Hutten, plus d'erreur de traduction ! L'essayer, c'est l'adopter.
Pas mieux. Et plus que jamais.
¤
From: le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le superbe AmphigouriX <Budelberg...@free.France>
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Subject: Elle est bonne...
Date: Wed, 13 Apr 2005 04:27:00 +0200
Message-ID: <d3jb3d$hia$6...@aphrodite.grec.isp.9tel.net>
References: <2005.04....@mon.bel.AmphigouriX>
NNTP-Posting-Date: Wed, 13 Apr 2005 14:41:52 +0000 (UTC)
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| le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le superbe AmphigouriX (¤) :
> 26 germinal an CCXIII (le 15 avril 2005 d. c.-d. c. g.), 13h23.
>
> mon bel AmphigouriX l'a déjà dit : « En matière de textes
> antiques, mon bel AmphigouriX ne Se sent tenu par aucune
> ponctuation (ni même typographie). » C'est important, car
> cela peut changer le sens d'un texte, la ponctuation étant
> ajoutée bien plus tard, par qui comprend le texte comme
> il l'entend.
mon bel AmphigouriX Se demandait depuis d'où Il tenait
cette excellente résolution ; d'un traducteur de textes grecs
(à la rigueur latins) dans la collection de grand luxe blanche
« Garnier-Flammarion », ça, c'est sûr ; mais impossible de
remettre la main de l'Homme sur. Grâce au journal /Le Monde/ (¹),
qui publie avec son nº du jeudi daté du vendredi -- dans /le Monde/,
tout est faux y compris et a commencer par la date -- un livre
supplément onéreux, une collection de philosophes ; le premier
exemplaire était abordable : zéro franc ; il n'en restait qu'un ;
certains dépositaires n'en avaient même reçu aucun ; à partir
du second, /Le Monde/ prétend les vendre 64,94 F ! Pour un livre
certes relié cartonné, à papier épais ; mais des rééditions de
« Garnier-Flammarion », justement ; beaucoup plus cher et
moins beaux que les originaux brochés collés ; /le Monde/ se
les garde ! non mais, 64,94 F ! Au moins deux fois la valeur.
Bon, le premier livre était Platon, /Le Banquet/, /Phèdre/ et
l'/Apologie de Socrate/ ; traduction de Luc Brisson ; qui dit en
/Note sur la présente édition/ : « Je ne me suis considéré comme
tenu par aucune ponctuation. ».
Voilà, voilà... il suffisait d'être patient.
1. Les experts préconisent l'usage de ces mots tampons
permettant de conserver l'article originel du titre sans le
contracter : « du journal /Le Monde/ » <> « du /Monde/ »...
L'avantage : on distingue le journal « Monde » du journal
« Le Monde ».
/Le Monde/, journal de langue française, qui écrit
joliement dans son nº 19604 (daté du 2 février 2008)
p. 24, /Midem 2008 : stars, succès et flop/ -- et ils se
sont mis à deux pour ça, Stéphane Davet et Véronique
Mortaigne -- : « La publicité finançerait le tout. ».
Merçi, le journal de connivençe, le journal de révérençe.
¤
From: le noble, mon bel, l'immense, le prodigieux, le superbe AmphigouriX
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Subject: Re: Elle est bonne...
Date: Fri, 15 Apr 2005 14:46:00 +0200
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NNTP-Posting-Date: Fri, 15 Apr 2005 13:34:06 +0000 (UTC)
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