Le nouveau scénario selon lequel GM ne se séparerait pas d’Opel n’est
pas une bonne nouvelle pour le personnel de l’usine d’Anvers, a déclaré
Rudi Kennes de la FGTB. Le personnel d’Opel mènera une action à Berlin,
vendredi, pour réclamer une solution rapide.
Le plan de reprise d’Opel par GM, pas bon pour Anvers
© AFP.
« Selon ce que j’ai entendu, cela signifierait que deux modèles de
voitures au moins disparaîtraient et que quatre usines fermeraient. Je
suis fermement opposé à cette piste », a souligné Rudi Kennes.
Trois scénarios sont désormais possibles pour Opel : une reprise par le
groupe RHJ International, une reprise par l’équipementier
austro-canadien Magna avec la banque russe Sberbank et un maintien au
sein de GM.
Le personnel d’Opel mènera une action à Berlin, vendredi, pour réclamer
une solution rapide. « Nous allons manifester pour demander qu’une
décision rapide soit prise par GM et pour éviter les fermetures
d’usines et les licenciements secs », a expliqué M. Kennes. La CSC sera
aussi présente à la manifestation de Berlin où une centaine de
travailleurs d’Anvers sont attendus.
General Motors est en train de mettre au point un plan de financement
de 4,3 milliards de dollars qu’il pourrait utiliser pour restructurer
lui-même sa filiale allemande Opel, court-circuitant les projets de
ventes de cette marque, affirme lundi le Wall Street Journal.
Le patron du constructeur automobile américain, Fritz Henderson,
souhaite que ce plan alternatif soit prêt « d’ici à la prochaine
réunion du conseil d’administration début septembre », affirme le
quotidien sur son site internet, citant trois sources concordantes.
Si GM décidait de garder Opel dans son giron, cela représenterait une
volte-face de taille alors que le groupe américain cherche depuis
plusieurs mois à céder sa filiale en difficulté, et avance avec le
gouvernement allemand en ce sens depuis mai.
Les deux parties se sont retrouvées dans une impasse ce week-end,
n’étant pas parvenues à se mettre d’accord sur le repreneur, entre une
offre déposée par l’équipementier automobile canadien Magna, poussée
par Berlin, et l’offre du fonds d’investissements belge RHJ, qui a les
faveurs de GM.
Le dossier Opel a pris une ampleur politique de premier plan en
Allemagne, où le constructeur emploie 25.000 personnes. Un adossement à
un partenaire est jugé indispensable à sa survie. Le temps presse pour
le gouvernement allemand, qui souhaite que l’offre de Magna, semblant
présenter plus de garanties sur l’emploi, puisse l’emporter avant les
élections législatives de septembre.
Un financement de 4,3 milliards de dollars (3 milliards d’euros) par GM
viendrait concurrencer l’actuel engagement de Berlin à apporter 4,5
milliards de dollars de fonds publics pour aider à restructurer Opel si
Magna l’emportait.
(afp, belga)