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Hairy as a satyr, with slack, drooping buttocks...

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Marquis de Sade

unread,
Oct 6, 2013, 5:29:31 PM10/6/13
to
The Président de Curval was a pillar of society; almost sixty years of
age, and worn by debauchery to a singular degree, he offered the eye not
much more than a skeleton. He was tall, he was dry, thin, had two blue
lusterless eyes, a livid and unwholesome mouth, a prominent chin, a long
nose. Hairy as a satyr, flat-backed, with slack, drooping buttocks that
rather resembled a pair of dirty rags flapping upon his upper thighs; the
skin of those buttocks was, thanks to whipstrokes, so deadened and
toughened that you could seize up a handful and knead it without his
feeling a thing. In the center of it all there was displayed - no need to
spread those cheeks - an immense orifice whose enormous diameter, odor,
and color bore a closer resemblance to the depths of a well-freighted
privy than to an asshole; and, crowning touch to these allurements, there
was numbered among this sodomizing pig's little idiosyncrasies that of
always leaving this particular part of himself in such a state of
uncleanliness that one was at all times able to observe there a rim or
pad a good two inches thick. Below a belly as wrinkled as it was livid
and gummy, one perceived, within a forest of hairs, a tool which, in its
erectile condition, might have been about eight inches long and seven
around; but this condition had come to be the most rare and to procure it
a furious sequence of things was the necessary preliminary. Nevertheless,
the event occurred at least two or three times each week, and upon these
occasions the Président would glide into every hole to be found,
indiscriminately, although that of a young lad's behind was infinitely
the most precious to him.

Few mortals had been as free in their behavior or as debauches as the
Président; but, entirely jaded, absolutely besotted, all that remained to
him was the depravation and lewd profligacy of libertinage. Above three
hours of excess, and of the most outrageous excess, were needed before
one could hope to inspire a voluptuous reaction in him. As for his
emission, although in Curval the phenomenon was far more frequent than
erection, and could be observed once every day, it was, all the same, so
difficult to obtain, or it never occurred save as an aftermath to things
so strange and often so cruel or so unclean, that the agents of his
pleasure not uncommonly renounced the struggle, fainting by the wayside,
the which would give birth in him to a kind of lubricious anger and this,
through its effects, would now and again triumph where his efforts had
failed. Curval was to such a point mired down in the morass of vice and
libertinage that it had become virtually impossible for him to think or
speak of anything else. He unendingly had the most appalling expressions
in his mouth, just as he had the vilest designs in his heart, and these
with surpassing energy he mingled with blasphemies and imprecations
supplied him by his true horror, a sentiment he shared with his
companions, for everything that smacked of religion. This disorder of
mind, yet further augmented by the almost continual intoxication in which
he was fond of keeping himself, had during the past few years given him
an air of imbecility and prostration which, he would declare, made for
his most cherished delight.

- - - - - -

Le président de Curval était le doyen de la société. Agé de près de
soixante ans, et singulièrement usé par la débauche, il n'offrait presque
plus qu'un squelette. Il était grand, sec, mince, des yeux creux et
éteints, une bouche livide et malsaine, le menton élevé, le nez long.
Couvert de poils comme un satyre, un dos plat, des fesses molles et
tombantes qui ressemblaient plutôt à deux sales torchons flottant sur le
haut de ses cuisses; la peau en était tellement flétrie à force de coups
de fouet qu'on la tortillait autour des doigts sans qu'il le sentît. Au
milieu de cela s'offrait, sans qu'on eût la peine d'écarter, un orifice
immense dont le diamètre énorme, l'odeur et la couleur le faisaient
plutôt ressembler à une lunette de commodités qu'au trou d'un cul; et
pour comble d'appas, il entrait dans les petites habitudes de ce pourceau
de Sodome de laisser toujours cette partie-là dans un tel état de
malpropreté qu'on y voyait sans cesse autour un bourrelet de deux pouces
d'épaisseur. Au bas d'un ventre aussi plissé que livide et mollasse, on
apercevait, dans une forêt de poils, un outil qui, dans l'état
d'érection, pouvait avoir environ huit pouces de long sur sept de
pourtour; mais cet état n'était plus que fort rare, et il fallait une
furieuse suite de choses pour le déterminer. Cependant il avait encore
lieu au moins deux ou trois fois de la semaine, et le président alors
enfilait indistinctement tous les trous, quoique celui du derrière d'un
jeune garçon lui fût infiniment plus précieux.

Peu d'hommes avaient été aussi lestes et aussi débauchés que le
président; mais entièrement blasé, absolument abruti, il ne lui restait
plus que la dépravation et la crapule du libertinage. Il fallait plus de
trois heures d'excès, et d'excès les plus infâmes, pour obtenir de lui un
chatouillement voluptueux. Quant à la décharge, quoiqu'elle eût lieu chez
lui bien plus souvent que l'érection et presque une fois tous les jours,
elle était cependant si difficile à obtenir, ou elle n'avait lieu qu'en
procédant à des choses si singulières et souvent si cruelles ou si
malpropres, que les agents de ses plaisirs y renonçaient souvent, et de
là naissait chez lui une sorte de colère lubrique qui quelquefois, par
ses effets, réussissait mieux que ses efforts. Curval était si tellement
englouti dans le bourbier du vice et du libertinage qu'il lui était
devenu comme impossible de tenir d'autres propos que de ceux-là. Il en
avait sans cesse les plus sales expressions à la bouche comme dans le
coeur, et il les entremêlait le plus énergiquement de blasphèmes et
d'imprécations fournis par la véritable horreur qu'il avait, à l'exemple
de ses confrères, pour tout ce qui était du ressort de la religion. Ce
désordre d'esprit, encore augmenté par l'ivresse presque continuelle dans
laquelle il aimait à se tenir, lui donnait depuis quelques années un air
d'imbécillité et d'abrutissement qui faisait, prétendait-il, ses plus
chères délices.

-- Donatien Alphonse François, Marquis de Sade,
Les 120 Journées de Sodome (The 120 Days of Sodom)
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