En annonçant mardi son intention d'indemniser à hauteur de 10000 euros par
personne huit plaignants qui disent avoir été victimes d'exactions commises
par l'armée birmane avec la complicité du groupe pé-trolier français, Total
a peut-être non seulement mis fin à un contentieux qui ternissait son image,
mais créé un précédent de nature à inspirer le règlement d'autres recours
en justice. C'est, en tout cas, le sentiment exprimé par l'avocat William
Bourdon, président de l'association française Sherpa qui représentait les
huit plaignants birmans devant le tribunal de grande instance de
Nan-terre, saisi de l'affaire en 2002. M. Bourdon parle, en effet, d'une
"solution novatrice, pragmatique et généreuse" qui inclut, il est vrai, la
constitution d'un "fonds de solidarité" de 5,2 millions d'euros.
Cette enveloppe, explique Total dans un communiqué, servira non seulement
à répondre à des demandes d'autres victimes de travail forcé et de
séquestration arbitraire, mais aussi au financement d'actions
humanitaires sur place, notamment dans le domaine de l'habitat, de la santé
et de l'éducation. "Les actions mobilisant ces fonds seront mises en ouvre
sous le contrôle d'organisations humanitaires internationales choisies en
plein accord entre les parties", poursuit le groupe pétrolier.
Assemblées houleuses
Harcelé par les militants des droits de l'homme et les défenseurs de la
figure de proue de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi, prix. Nobel de la
paix, toujours assignée à résidence par la junte au pouvoir à Rangoon,
Total est continuellement pressé de s'expliquer sur sa présence en
Birmanie, pays gouverné par un des régimes les plus oppressifs et les plus
xénophobes de la planète. Chaque assemblée générale des actionnaires fait
ainsi l'objet d'une attention particulière des médias, qui guettent les
joutes orales provoquées par le débat sur la dimension éthique de cette
présence.
Un rapport préparé par Bernard Kouchner est venu atténuer, l'an dernier,
l'opprobre qui frappe le groupe pétrolier en confirmant la thèse selon
laquelle la participation de Total à l'exploitation du gisement de gaz
naturel de Yadana profite aux populations locales dont le niveau de vie a
augmenté. Tout en affirmant qu'il renforce, au contraire, la dictature,
les détracteurs du projet font valoir, pour leur part, que Total, en
finançant la protection du gazoduc par l'armée, a cautionné de multiples
exactions dont le recours au travail forcé et la déportation de nombreux
habitants, appartenant à des minorités ethniques.
Le fait est qu'Aung San Suu Kyi a instamment prié les entreprises
étrangères de ne pas investir en Birmanie tant que la démocratie y était
bafouée. Et si la décision de Total réjouira ses partisans dans la mesure où
elle équivaut à une reconnaissance de responsabilité, voire de culpabilité,
le montant des compensations versées semble de prime abord ne pas
reconnaître une très grande valeur marchande aux droits de l'homme.
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"Johan Viroux" <ABC.Servi...@skynet.be> wrote in message
news:44743101$0$18969$ba62...@news.skynet.be...
>
> Paquet Philippe, Birmanie / Travail humanitaire forc� pour Total, LB
> 30/11/05
>
> En annon�ant mardi son intention d'indemniser � hauteur de 10000 euros par
> per�sonne huit plaignants qui disent avoir �t� victimes d'exactions
> commises
> par l'arm�e birmane avec la complicit� du groupe p�-trolier fran�ais,
> Total
> a peut-�tre non seulement mis fin � un contentieux qui ternissait son
> image,
> mais cr�� un pr�c�dent de nature � inspirer le r�gle�ment d'autres
> recours
> en justice. C'est, en tout cas, le senti�ment exprim� par l'avocat William
> Bourdon, pr�sident de l'association fran�aise Sherpa qui repr�sentait les
> huit plai�gnants birmans devant le tribu�nal de grande instance de
> Nan-terre, saisi de l'affaire en 2002. M. Bourdon parle, en effet, d'une
> "solution novatrice, pragmatique et g�n�reuse" qui inclut, il est vrai, la
> constitution d'un "fonds de solidarit�" de 5,2 mil�lions d'euros.
>
> Cette enveloppe, explique To�tal dans un communiqu�, ser�vira non
> seulement
> � r�pondre � des demandes d'autres victimes de travail forc� et de
> s�questra�tion arbitraire, mais aussi au fi�nancement d'actions
> humanitai�res sur place, notamment dans le domaine de l'habitat, de la
> sant�
> et de l'�ducation. "Les ac�tions mobilisant ces fonds seront mises en
> ouvre
> sous le contr�le d'organisations humanitaires in�ternationales choisies en
> plein ac�cord entre les parties", poursuit le groupe p�trolier.
>
> Assembl�es houleuses
>
> Harcel� par les militants des droits de l'homme et les d�fen�seurs de la
> figure de proue de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi, prix. Nobel de
> la
> paix, toujours assign�e � r�sidence par la junte au pouvoir � Ran�goon,
> Total est continuellement press� de s'expliquer sur sa pr�sence en
> Birmanie, pays gou�vern� par un des r�gimes les plus oppressifs et les
> plus
> x�no�phobes de la plan�te. Chaque as�sembl�e g�n�rale des actionnai�res
> fait
> ainsi l'objet d'une atten�tion particuli�re des m�dias, qui guettent les
> joutes orales provo�qu�es par le d�bat sur la dimen�sion �thique de cette
> pr�sence.
>
> Un rapport pr�par� par Ber�nard Kouchner est venu att�nuer, l'an dernier,
> l'opprobre qui frappe le groupe p�trolier en con�firmant la th�se selon
> laquelle la participation de Total � l'ex�ploitation du gisement de gaz
> na�turel de Yadana profite aux po�pulations locales dont le niveau de vie
> a
> augment�. Tout en affir�mant qu'il renforce, au con�traire, la dictature,
> les d�trac�teurs du projet font valoir, pour leur part, que Total, en
> finan��ant la protection du gazoduc par l'arm�e, a cautionn� de mul�tiples
> exactions dont le recours au travail forc� et la d�portation de nombreux
> habitants, apparte�nant � des minorit�s ethniques.
>
> Le fait est qu'Aung San Suu Kyi a instamment pri� les entre�prises
> �trang�res de ne pas in�vestir en Birmanie tant que la d�mocratie y �tait
> bafou�e. Et si la d�cision de Total r�jouira ses partisans dans la mesure
> o�
> elle �quivaut � une reconnaissance de responsabilit�, voire de
> culpa�bilit�,
> le montant des compensa�tions vers�es semble de prime abord ne pas
> reconna�tre une tr�s grande valeur marchande aux droits de l'homme.
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