Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

Une Vue sur Les Berberes du Moyen-Atlas!!!!

0 views
Skip to first unread message

hakim

unread,
Dec 19, 2004, 3:39:01 PM12/19/04
to
Laissez l Arabomania, la Francomania ou autres Ideologies
Imperialisto-Nombriliste Notoires.... ecrire, decrire ou porter un
temoignage sur vous et vous passerez pour les sauvages, prostitues,
incultes .....le pire genre humain que la terre ait jamais enfantes
avant que ces "Encules" ne viennent vous "Civiliser"!

With Love and Respect
Your Brother Rey Ray


------------------------------------------------------------------

Maroc : "les yeux secs", riposte contre la tromperie

Les Yeux secs : Tare ou œuvre d'art ?

Tizi Nisly un petit village du moyen Atlas, situé à 100 km de Béni
Mellal. Il y a deux ans, cette localité était le théâtre d'un grand
événement. On y tournait un long métrage. Et c'est une jeune marocaine
qui en faisait son baptême du feu.

Le paysage est féerique. Les montagnes enneigées, les champs et les
vergers en fleurs, les cours d'eau, la forêt, les vestiges, ... autant
d'éléments qui forment un cadre exceptionnel en cette belle saison de
printemps.

C'était une aubaine pour les habitants de Tizi et d'Aghbala - un
village avoisinant - désœuvrés en cette saison morte. C'était d'autant
plus intéressant que l'entreprise n'hésitait pas à embaucher hommes,
femmes, jeunes et vieux. Le salaire bien que dérisoire (60 Dhs par
jour) était alléchant. Ainsi, les jours ouvrables, les "élus" étaient
entassés dans un camion à l'image des ouvriers agricoles et acheminés
vers le lieu du tournage. Pour eux, cette participation ne tirait pas
à conséquence.

Les personnes originaires de cette région, complètement marginalisée,
avaient salué l'initiative. Pour eux, c'était une opportunité pour
faire connaître cet espace dévolu à la tribu des Ait Soukhman . Le
voile sera sans doute levé sur leur histoire glorieuse. Cette région
n'était-elle pas le bastion de la résistance ? Et Tazizaoute avec les
ossements des martyrs qui jonchent encore le sol attend toujours son
mémorial. Outre cela, les potentialités touristiques de la région sont
énormes. Donc le choix de Tizi était jugé prometteur à bien des
égards. Ce n'est qu'un début. Tizi, à l'instar de Ouarzazate,
connaîtra sans doute un essor touristique, économique... Bref, on
espérait beaucoup de ce film. On attendait avec impatience sa sortie
sur les écrans du Royaume. C'est sans doute un chef d'œuvre.
N'était-il pas primé au festival de cannes ? N'a-t-il pas fait
sensation au festival de Marrakech ?

Les Yeux secs est enfin dans nos salles de cinéma. C'est la déception,
le choc, la consternation chez ces laissés pour compte pour qui le
rêve tourne au cauchemar. Les lieux cités dans le film sont réels et
ce sont leurs villages. Les actrices de circonstance sont en majorité
de respectables mères de familles qui ne se doutaient nullement du
rôle de prostituées ou d'entremetteuses qu'on leur faisait jouer dans
le film. La consternation a cédé la place au scepticisme pendant un
certain temps. On espérait un malentendu, une mauvaise interprétation
du film. Malheureusement, les déclarations, on ne peut plus claires du
cinéaste, sont venues corroborer les faits (voir l'hebdomadaire Le
Journal n° 158 semaine du 1er au 7 mai 2004 et la revue TelQuel n° 125
du 1er au 7 mai 2004). Pire, dans ses propos contradictoires et
outrecuidants, elle nargue impunément et les lois et les hommes.
Réduisant l'identité "berbère" à la prostitution et qualifiant les
actrices de vraies prostituées. Narjiss Nejjar s'indigne en précisant
que ce n'est pas elle qui a inventé la prostitution dans le
Moyen-Atlas. Certes, elle ne l'a pas inventée - ni ici, ni ailleurs -
mais c'est elle qui en a fait le trait spécifique de la région.
L'intégrité intellectuelle n'exige-t-elle pas qu'une telle allégation
soit étayée par des recherches académiques et des statistiques fiables
?

A-t-elle signé des contrats avec les acteurs et actrices engagées dans
le film ? Sa réponse est d'abord affirmative ajoutant qu'elle est
juridiquement et légalement protégée envers ces acteurs. Sur le champ,
elle se rétracte pour assurer qu'elle n'en n'a pas besoin puisqu'ils
ne sont que de simples figurants auxquels elle n'est pas obligée
d'expliquer leurs rôles dans le film. Laissons donc aux spécialistes
et aux spectateurs le soin de dire si ces hommes et femmes n'ont fait
que de la figuration. Quant à la nature de l'œuvre, l'ambiguïté est
volontairement maintenue. Tout en soutenant qu'elle n'a fait que
rapporter les faits tels qu'ils sont, elle affirme qu'il s'agit d'une
œuvre de fiction. Et voulant faire diversion - au lieu de s'expliquer
ou de s'excuser - elle crie à la manipulation accusant ceux qui lui
avaient prêté main forte quand elle en avait besoin. Enfin, dans un
défi total elle rétorque : "je fais ce que je veux, j'écris ce que je
veux comme je veux." (Telquel du 1er au 7 mai 2004). Donc le film qui
devait être fiction ou réalité est à la fois l'une et l'autre. Comme
nous l'avons dit, les lieux cités existent. La quasi-totalité de ces
acteurs -- "marionnettes" -- sont de simples habitants de ces
localités - pères et mères de familles - et les noms qu'ils portent
dans le film sont leurs vrais noms. Mais prétendre que la prostitution
et la prolifération des enfants naturels sont le trait spécifique de
cette tribu est non seulement mentir sans vergogne mais aussi insulter
et mépriser éhontement toute une région. Comme partout, la
prostitution peut exister, ni plus ni moins qu'ailleurs. Affirmer le
contraire, c'est manquer d'objectivité et de discernement. Soutenir
que cette pratique se transmet de la mère à la fille, c'est mépriser
outrageusement la religion musulmane embrassée par ces gens. C'est
aussi les réduire tous à de simples bâtards. Est-il nécessaire de
rappeler que l'intégrisme, c'est ne pas nuancer, ne pas relativiser ?
Le terrorisme ne consiste-t-il pas à plonger tout un peuple dans la
stupeur et l'indignation ? La falsification n'est-elle pas le
détournement de la vérité ? Et cacher aux pauvres ignorants,
analphabètes mais confiants, le destin des enregistrements, ne
relève-t-il pas de la malhonnêteté ? Ainsi, nous considérons cette
œuvre comme une offense et un déshonneur auxquels il faut réagir. Ces
hommes et femmes ont été leurrés, manipulés et leur réputation et
celle de la région sont à jamais souillées. Pour faire sensation, le
film fiction s'est transformé en documentaire faisant fi de toute
déontologie et bafouant les droits de l'homme les plus élémentaires et
ce, au moment où le monde entier se mobilise contre toute forme
d'exaction. L'adage populaire est toujours d'actualité "c'est sur la
tête des orphelins que le coiffeur apprend son métier" !

Et "Les Yeux secs" grands ouverts et impitoyables n'ont rien pu voir
des misères de cette zone où tout crie l'abandon, la désolation et la
marginalisation ! Ces yeux auraient pu scruter Tazizaout et essayer de
déchiffrer quelques noms oubliés par l'histoire. Ces yeux n'ont-ils
pas vu tous ces malades qui souffrent sans espoir d'accéder aux soins
médicaux ? Ces yeux n'ont-ils pas remarqué combien ces petites gens
analphabètes, amazighophones ont besoin chez eux d'un interprète pour
expliquer leur maladie au médecin ou pour comprendre la sentence d'un
jugement ?

Encore une fois, la misère et l'ignorance ont été impitoyablement
instrumentalisées. Et quand ce film sera disponible et pourra être
visualisé par les concernés qui n'ont pas encore vu l'œuvre - dont ils
sont à la fois l'objet et les acteurs - à l'instar d'un séisme,
l'impact sera grand et bien des foyers seront secoués. Ils ont besoin
de solidarité pour que justice soit faite et que la dignité du
Moyen-Atlas soit retrouvée.

Se taire est une trahison.

Aït Berri Aïcha

Pétition des figurants contre le film " Les yeux secs "

Nous, soussignés, certifions sur l'honneur avoir été exploités
abusivement par la cinéaste Narjiss Nejjar lors du tournage de son
film " les yeux secs ".

En effet nous n'avions pas pris connaissance du scénario réel de son
film au préalable, qui nous avait-elle dit, porterait sur les coutumes
amazighes de la région.

Ce film a touché à notre dignité et à celle de notre village et
l'honneur de plusieurs femmes amazighes a été sali.

Aussi, dénonçons-nous cette manipulation, et nous nous réservons le
droit de nous défendre par tous les moyens que nous procurent les lois
en vigueur.

Yamna Bouayad Fatima Al Hassani Halima ouahbi Zineb Ouakri Fatima
Massaoudi Hadda Oubarrou Aïcha Mamouni Yamna Baghdi Itto Harrochi
Aîcha Rachidi Itto Ouhsat Lalla Aïcha Aïcha Ichou Hafida Oujaadane
Hadda Amzil Fadma ouhajjou Hadda Salah Fatima Karim Fatima Amazough
Rabha Karim Fatima Moutii Fadma Bassou Rabha Ajdid Fatima Abba Fadma
Amazough Fatima Debab Itto Akid Khadija Milali Rabha oujaadani Fadma
Makhloufi Rabha Mjad Rabha Moujani Hmama Outalha Biha Ali Mohamed
Oughanem Zaïd Yassid Lhou Oujanna Mohamed Akharaz Hicham Zitouni
Mohamed Ouazni Mohamed El madi Hmad Faridi

mai 2004.

source : www.mondeberbere.com

0 new messages