L’erreur serait de voir cela comme une initiative purement ukrainienne. Les drones sont conçus et construits dans des pays de l’UE, le guidage satellitaire est assuré par les pas de l’OTAN, et surtout la stratégie de destruction est décidée par les États-Unis. La destruction de la production énergétique de la Russie s’inscrit dans une guerre globale visant à assurer le contrôle total, l’hégémonie énergétique étatsunienne, comme le montre l’étude de Richard Medhurst (cf https://groups.google.com/g/alerte-otan/c/PrS46su-jio/m/qcttGYiEAQAJ )
« Rien qu’en mars, environ 40 % de la capacité d’exportation maritime de pétrole de la Russie a été mise hors service — la perturbation logistique la plus grave de l’histoire moderne de la Russie. Au moment où je publie cet article, les résultats d’avril sont irréfutables : ce fut le mois le plus violent à ce jour, forçant la Russie à réduire sa production de pétrole de 300 000 à 400 000 barils par jour — la plus forte baisse de production en 6 ans. Le dernier rapport de l'OPEP confirme que la Russie se situe à 400 000 barils par jour en dessous de son quota officiel, ce qui montre que ces frappes ont un effet indéniable sur le terrain.
Et cela sans même compter ce qui a été perdu ou détourné en mer.

Au cours des quatre années de la guerre en Ukraine, les infrastructures énergétiques russes n’ont jamais été frappées aussi profondément ni à une telle échelle. Si la campagne a débuté à l’automne 2025, le Blitz contre l’énergie russe n’a véritablement pris de l’ampleur qu’une fois que Washington a ‘sécurisé’ le Venezuela et a lancé la guerre contre l’Iran.
Le timing calculé et l’ampleur mondiale de cette manœuvre en tenaille montrent que l’État pirate attendait d’avoir sécurisé ses propres réserves stratégiques avant de passer à l’attaque — atteignant ainsi deux objectifs à la fois : l’interdiction de l’approvisionnement de la Chine et la consolidation du marché mondial. »
Les Ukrainiens ne sont que des pions dans ce jeu mené par les États-Unis et l’OTAN.
En passant : « Vendredi, c’est le port russe de Tuapse qui est en flamme, frappé pour la quatrième fois en 16 jours par des drones ukrainiens. C’est une catastrophe environnementale avec des nuages de fumée toxique, des pluies noires et des fuites de pétrole en ébullition dans les rues et dans la mer. » : L’UE, en même temps qu’elle fournit des drones à longue portée et applaudi avec enthousiasme aux frappes rejetant dans l’atmosphère quelques années d’émission carbone, impose un Pacte Vert pour l'Europe, pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2050...
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Les drones ukrainiens sont en train de détruire l’infrastructure pétrolière de la Russie
Depuis quelques derniers jours les attaques ukrainiennes se multiplient contre les installations pétrolières russes. Des attaques ciblées, qui fragilisent l’effort de guerre de la Russie, qui montrent ses limites en matière de défense antiaérienne et surtout qui font mal à l’économie russe.
Jean-François Herbecq, RTBF, 4 mai 2026
https://www.rtbf.be/article/un-jour-une-carte-les-drones-ukrainiens-sont-en-train-de-detruire-l-infrastructure-petroliere-de-la-russie-11719096
Vendredi, c’est le port russe de Tuapse, sur la mer Noire pas loin de Sotchi et de la frontière géorgienne, qui est en flamme, frappé pour la quatrième fois en 16 jours par des drones ukrainiens. C’est une catastrophe environnementale avec des nuages de fumée toxique, des pluies noires et des fuites de pétrole en ébullition dans les rues et dans la mer.
Ce dimanche, ce sont plus de 60 drones qui s’abattent sur Primorsk, le plus grand port russe de la Baltique, surtout tourné vers l’exportation de pétrole, on n’est qu’à une centaine de km de Saint Pétersbourg, à peine plus d’Helsinki. Ailleurs, des pétroliers sont aussi visés, affirment les Ukrainiens.
D’autres sites stratégiques pour le pétrole russe ont aussi été touchés tout au long du mois d’avril, et pas uniquement sur la mer Noire et la Baltique.
Les Ukrainiens réussissent à frapper loin du front, en profondeur à l’intérieur du territoire russe. A 1500 km à l’est de l’Ukraine dans les régions d’Orenburg et de Perm : des sites industriels ont pris feu. Plus loin encore, les drones ukrainiens ont provoqué un incendie dans une raffinerie à Orsknefteorgsintez et une station de pompage de la compagnie pétrolière russe Transneft.
Les infrastructures pétrolières de Crimée n’échappent pas aux bombardements destructeurs des Ukrainiens. Et ce qui frappe dans ces tirs, ce n’est plus tant la quantité que la qualité : les objectifs sont ultra-ciblés, choisis pour faire mal à l’économie russe.
Priver la Russie d’une partie de ses revenus
Chaque raffinerie hors service, chaque dépôt en flamme, chaque terminal détruit, ce sont des millions voire des milliards de dollars de la rente pétrolière qui partent en fumée. Sur 2500 réservoirs de pétrole que compte la Russie, 300 ont déjà été endommagés ou détruits. Le port de Tuapse, c’est 10% des exportations russes de pétrole.
Le président ukrainien Volodimir Zelensky nous livre son estimation des pertes russes sur les 4 premiers mois de l’année : au moins sept milliards de dollars, c’est sa propre évaluation bien sûr, mais cela indique bien sa volonté de frapper le secteur énergétique russe.
Mais vu que les cours montent à cause de la guerre entre les Etats-Unis, Israël et l’Iran, une partie de ces pertes est épongée. Le Kremlin met d’ailleurs en garde : chaque attaque ukrainienne fait encore plus grimper les cours mondiaux du pétrole.
La Russie mal défendue
La Russie est vaste et globalement mal défendue. Pour désorienter les drones, les Russes tentent de couper l’internet, mais rien n’y fait, les drones ukrainiens disposent à présent de systèmes de guidage autonomes en phase finale.
La Russie manque de systèmes de défense anti aérienne efficaces, et en plus, elle les a mal répartis : selon des experts pas moins de 27 systèmes protègent la résidence de Vladimir Poutine à Valdaï, à mi-chemin entre Moscou et Saint-Pétersbourg laissant par contre d’autres zones critiques exposées.
« La précision des frappes, la sélection des cibles et leur synchronisation, surtout le contournement/évitement des systèmes de défense russe, indiquent une intégration étroite avec des systèmes de renseignement fournis par l’OTAN. Les États-Unis, via leurs capacités satellitaires et leurs plateformes ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance), jouent un rôle central, mais le Royaume-Uni, la France, les Pays Baltes, ou l’Allemagne et d'autres pays européens contribuent également à cet écosystème. »
Russie et OTAN en guerre ? L’escalade est enclenchée
Frappes ukrainiennes dans la profondeur russe, raffineries en feu... la guerre change d’échelle. Derrière Kiev se dessine l’ombre de l’OTAN. Moscou parle désormais de guerre ouverte. Le seuil stratégique est-il atteint ? Et avec lui le risque d’une escalade incontrôlable en Europe ?
Georges Renard-Kuzmanovic, Fréquence Populaire
https://www.fpop.media/russie-et-otan-en-guerre-lescalade-est-enclenchee/
« On ne tue pas le loup parc qu'il est gris, mais parce qu'il a dévoré la brebis » – proverbe russe.
Les frappes ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes ont franchi un nouveau seuil ces dernières semaines, tant par leur profondeur stratégique que par leur sophistication technique. Loin des premières opérations limitées aux zones frontalières, Kiev démontre désormais une capacité de projection qui atteint le cœur industriel et énergétique de la Fédération de Russie. Cette évolution n’est pas seulement militaire, elle est politique, stratégique et potentiellement escalatoire à l’échelle continentale.
Une campagne méthodique contre le système énergétique russe
Depuis le début du printemps 2026, plusieurs
installations clés du raffinage russe ont été ciblées avec une régularité et
une efficacité croissante. Parmi les sites les plus significatifs, la
raffinerie de Riazan, située à environ 200 kilomètres au sud-est de Moscou, a
été frappée à plusieurs reprises par des drones longue portée, provoquant des
incendies majeurs et des interruptions temporaires de production. À Touapsé,
sur la mer Noire, une installation stratégique pour l’exportation de produits
raffinés a été touchée par des drones navals et aériens, entraînant des dégâts
sur des unités de distillation – cette attaque spécifique, en dehors des dégâts
matériels, est une humiliation politique majeure pour le Kremlin (et bien que
les intérêts touchés ne sont pas que russes, mais aussi kazakh et surtout
américains).
Plus au nord, la raffinerie de Kirishi, exploitée par Surgutneftegaz et considérée comme l’une des plus grandes du pays, a été visée lors d’une attaque nocturne récente. Un incendie s’est déclaré dans une zone industrielle attenante après l’impact d’un drone, sans que les autorités russes ne reconnaissent officiellement l’étendue exacte des dégâts. À Nijni Novgorod, le complexe de Kstovo a également été endommagé, affectant des capacités de raffinage importantes destinées au marché intérieur.
Ces attaques ont en commun leur mode opératoire, à savoir l'utilisation de drones longue portée, parfois combinés à des missiles de croisière, guidés avec une précision qui suppose un accès à des capacités avancées de renseignement, d’imagerie satellitaire et de ciblage en temps réel. Le rayon d’action – jusqu’à 2000 kilomètres, voire davantage – confirme une montée en gamme technologique du côté ukrainien.
Un saut qualitatif rendu
possible par l’appui occidental
Il est difficile, pour ne pas dire impossible, d’attribuer ces performances à
la seule industrie militaire ukrainienne et au talent indéniable de ses
stratèges. La précision des frappes, la sélection des cibles et leur
synchronisation, surtout le contournement/évitement des systèmes de défense
russe, indiquent une intégration étroite avec des systèmes de renseignement
fournis par l’OTAN. Les États-Unis, via leurs capacités satellitaires et leurs
plateformes ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance), jouent un rôle
central, mais le Royaume-Uni, la France, les Pays Baltes, ou l’Allemagne et
d'autres pays européens contribuent également à cet écosystème.
Les missiles Storm Shadow et SCALP-EG, déjà utilisés contre des cibles en territoire russe, illustrent cette dépendance technologique. Les systèmes HIMARS, quant à eux, ont permis d’établir une doctrine de frappe en profondeur, désormais prolongée par des drones de conception hybride.
Dans ce contexte, la distinction entre soutien et co-belligérance devient de plus en plus floue. Moscou, qui dénonçait déjà une « guerre par procuration », semble désormais considérer que cette ligne est franchie.
Lavrov et la
bascule sémantique vers la guerre ouverte
C’est dans ce climat que Sergueï Lavrov a déclaré, fin avril 2026, que la
Russie était « en guerre avec l’OTAN ». Cette déclaration
marque une rupture nette avec sa position antérieure, résumée par la formule
« nous ne sommes pas en guerre, mais nous ne sommes pas en état de paix ».
Le glissement lexical est lourd de conséquences, d'autant que contrairement à
Donald Trump, les dirigeants russes ne s'expriment pas sans avoir pesé chaque
mot et sans conséquences. Pour un diplomate de l'envergue de Lavrov, souvent
considéré comme « l'adulte dans la pièce des relations internationales»,
les mots ne sont jamais neutres, ils préparent, justifient et encadrent les
actions à venir. En tout cas, cela à systématiquement été le cas jusqu'à
maintenant, il y a peu de chances que cela change à cette occasion... cela
devrait inquiéter tout el monde.
Cette requalification pourrait
servir de base à une intensification des opérations militaires russes, voire à
une redéfinition des cibles légitimes, incluant potentiellement des
infrastructures ou des intérêts occidentaux.
Nombreux sont ceux qui en Russie exigent, ou tout du moins parlent,
d'intervention en Estonie, ou de frappes sur des installations d'hydrocarbures
dans l'Union européenne, voire parlent d'une démonstration nucléaire en
Ukraine.
Si on laisse de côté ses propositions extrêmes, mais bien réelles dans le débat
public en Russie, l'armée russe a les moyens de lourdement escalader le conflit
en Ukraine.
Une pression croissante
sur le Kremlin
Le Kremlin et en particulier Vladimir Poutine sont sous une très forte
pression. Poutine est le responsable en dernier ressort de ces attaques sur les
raffineries russes et qui constituent, de facto, un revers, même si
cela ne change rien à la donne stratégique globale, qui reste très défavorable
à l’Ukraine. Sur le terrain, les forces russes conservent l’initiative dans
plusieurs secteurs, mais ces frappes en profondeur affectent l’image de
contrôle et de puissance que Moscou cherche à projeter.
Or, depuis des mois, une partie des élites politiques, militaires et médiatiques russes appelle à une escalade plus franche. Il est reproché à Poutine de ne pas aller assez vite, assez fort, de ne pas « punir » suffisamment l’Ukraine, de ne pas avoir pris Odessa ou Kiev, ou de mettre ces deux villes sur la liste claire des objectifs, et de ne pas avoir démontré de manière crédible la capacité d’escalade russe face à l’Union européenne et aux États-Unis.
Les courants les plus durs prennent désormais en exemple la posture de l’Iran, qui n’a pas hésité à escalader face à Washington, en bloquant du détroit d’Ormuz, en frappant, voire en détruisant les bases américaines dans le Golfe, en attaquant les infrastructures énergétiques d’États alliés des États-Unis dans la région. Par contraste, Poutine est accusé d’être trop prudent, trop conciliant, trop enclin à négocier. Et les critiques remontent le temps, reprochant sa volonté de rejoindre l'OTAN lors de son premier mandat, les accords de Minsk II, les négociations avec la partie ukrainienne à Istanbul en mars-avril 2022, ou ses négociations avec Donald Trump.
Les critiques s’appuient sur une
série d’événements perçus comme des lignes rouges non défendues et que
l'Occident a franchies sans susciter la riposte que les plus durs attendent :
les frappes de missiles occidentaux comme les SCALP ou Storm
Shadow sur le territoire russe ayant causé des victimes civiles, les
attaques contre des éléments de la triade nucléaire russe, notamment des
bombardiers stratégiques, les tentative de frappe sur la résidence
présidentielle à Valdaï, les incursions de drones ukrainiens via l’espace
aérien estonien, la destruction de Nord Stream (imputée sans
équivoque en Russie aux Etats-Unis) ou les attaques contre les systèmes radars
géants d'alerte contre les éventuelles tirs balistiques nucléaires américains.
Autant d’épisodes qui alimentent l’idée, dans certains cercles russes, que la
Russie « se laisse marcher sur les pieds »... et qu'in Poutine
trop conciliant, trop occidental ne serait plus l'homme de la
situation.
C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre la récente baisse d'approbation de
Vladimir Poutine dans l'opinion russe, même si elle reste très haute (70%) et à
des niveaux stratosphériques pour les dirigeants occidentaux. L'approbation est
haute, mais s'érode rapidement et il ne faut pas oublier que le 26 septembre
prochain se tiennent des élections législatives générales en Russie ou Poutine,
même s'il ne subira pas une défaite, pourrait connaître un sérieux revers si
les critiques en faiblesse n'étaient pas atténuées.
Dans ce contexte, la déclaration
de Lavrov prend une dimension particulière. Elle peut être interprétée comme le
prélude à une inflexion stratégique, voire à une montée aux extrêmes. Le risque
est d’autant plus élevé que plusieurs puissances nucléaires sont directement ou
indirectement impliquées – Russie, Etats-Unis, France et Royaume-Uni.
Vers une guerre
continentale ?
L’attaque nocturne la plus récente illustre cette dynamique. Des drones et
missiles ukrainiens ont été lancés simultanément contre plusieurs régions
russes. Dans l’oblast de Leningrad, 29 drones ont été interceptés par la
défense aérienne, tandis qu’un incendie se déclarait dans la zone industrielle
de Kirishi. À Tcheboksary, à près de 1 000 kilomètres de la frontière
ukrainienne, l’usine VNIIR-Progress, spécialisée dans l’électronique
militaire, a été visée.
Plus surprenant encore, des alertes ont été émises dans le district autonome de Khanty-Mansysk, en Sibérie occidentale, à près de 2 000 kilomètres de l’Ukraine. Même si aucun impact majeur n’y a été confirmé, le simple fait que des vecteurs ukrainiens puissent atteindre – ou menacer – une telle profondeur stratégique constitue un signal fort.
Ce qui se joue aujourd’hui dépasse largement le cadre du conflit russo-ukrainien. La guerre entre dans une phase où les infrastructures critiques, les chaînes logistiques et les capacités industrielles deviennent des cibles prioritaires, comme on le voit clairement dans le cas du conflit avec l'Iran qui est capable, en réponse aux attaques américano-israéliennes, de paralyser une des principales routes logistiques mondiales. Cette logique d’attrition élargie, combinée à une implication croissante des puissances occidentales, rapproche dangereusement le conflit d’une confrontation directe entre la Russie et l’OTAN.
La bascule sémantique opérée par
Lavrov, la pression interne sur le Kremlin et la montée en puissance des
frappes en profondeur forment un triptyque inquiétant. Dans un environnement où
la dissuasion nucléaire reste le dernier garde-fou, toute erreur
d’appréciation, tout incident mal interprété peut entraîner une escalade
incontrôlée.
L’Europe, en première ligne géographique, se trouve ainsi exposée à un risque
stratégique majeur. Non pas celui d’une guerre déclarée – du moins pas encore –
mais celui d’un glissement progressif, presque imperceptible, vers une
confrontation généralisée dont les conséquences seraient, elles, parfaitement
irréversibles.
De : 'Roland Marounek'
via Alerte Otan [mailto:alert...@googlegroups.com]
Envoyé : mardi 5 mai 2026 09:28
À : alert...@googlegroups.com
Objet : [alerte-otan] RTBF : Les drones ukrainiens sont en train de
détruire l’infrastructure pétrolière de la Russie
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