Objet: Un papier exceptionnel dans la grande presse mainstream
« En Europe, sommes-nous en train de marcher vers la troisième guerre mondiale comme des somnambules ? »
mercredi 26 août 2026 par Renaud Girard LE FIGARO
C'est bien évidemment très remarquable qu'un tel journal plaide pour la paix. Girard sera certainement accusé d’être un « Munichois ».
Pour autant, je ne suis pas sûr qu’il ait raison sur le fond. À commencer par cette idée reçue, que la guerre de 14-18 a éclaté « par mégarde », par des « somnambules » ne réalisant pas qu’ils marchaient vers le désastre. La guerre inter-impérialiste de 14-18 est plutôt un autre épisode de Thucydide : La Grande-Bretagne et la France ‘devaient’ briser la montée en puissance de l’Allemagne, les ‘absurdes’ guerres balkaniques de 1912-1913 deviennent rationnelles sous ce jour. Pas de somnambulisme.
Ça me semble être en quelque sorte la même configuration aujourd’hui. En fait je pense qu’il n’a jamais été question que l’Ukraine soit victorieuse, dès le « départ » - qu’on peut faire remonter à avant même 2014 : le but aurait alors plutôt été de « saigner » la Russie, de l’épuiser au maximum, au prix bien sûr de la destruction totale de l’Ukraine, afin d’avoir affaire à une Russie la plus affaiblie possible lors d’une guerre que les dirigeants de l’OTAN envisagent rationnellement. Sur le papier l’OTAN est incomparablement supérieur à la Russie.
Et je crains que l’usage des armes atomiques ne soit actuellement envisagé très cyniquement. Quelques villes seront peut-être détruites, mais si en fin de course la Russie est vaincue et démantelée, quelle importance ?
En tout cas, ce qu’on voit actuellement : tout semble fait pour inciter la Russie à bombarder « la profondeur stratégique » de l’Ukraine, les usines produisant les armes frappant la Russie. L’OTAN serait alors bien obligée de répondre à cette nouvelle agression non-provoquée. Jusqu’ici et malgré des pressions internes, le gouvernement russe y a résisté. Mais « si la montagne ne vient pas à toi, va à la montagne » : Le récent incident absurde de Leipzig, et la réaction « L’Allemagne et la Russie sont en guerre » de la défense allemande me semblent être un signal très inquiétant en ce sens.
Le plus grand « danger de paix », ce sont des populations européennes qui se mobiliseraient contre la guerre. L’OTAN en est bien consciente, et c’est bien pourquoi la propagande anti-russe ne faiblit pas, va plutôt en s’accélérant follement. « L’Ukraine » otanisée sait pertinemment qu’en lançant des attaques terroristes, elle ne fait que pousser la Russie à réciproquer, et comme les médias ne rapportent qu’un côté des choses, ce sont les Russes qui sont les monstres (on a eu le même jeu dans les années 1990 en Yougoslavie).
C’est pourquoi, dénoncer la propagande russophobe, ‘Poutinophobe’, et reconnaître que la cause première de la guerre c’est l’extension de l’OTAN, c’est la volonté de l’OTAN d’encercler et de détruire à terme la Russie, c’est selon moi un préalable indispensable pour commencer à pouvoir envisager des négociations de paix. Sinon on est coincé avec « on ne négocie pas avec un monstre! », et autres « on ne peut pas récompenser l’agresseur, il faut qu’il soit vaincu! », et ceux qui, comme Girard prônent la paix sont des Munichois, voire des collabos - et on est parti pour la 3e.
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Le Soir aujourd’hui |
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https://x.com/RnaudBertrand/status/2095378280912495079
Arnaud Bertrand : "Les preuves sont claires, mais… vous ne pouvez pas les voir...

Traitez-moi de naïf, mais si l’on se présente comme une démocratie responsable devant le peuple, en matière de guerre et de paix, je pense que le strict minimum est que « les preuves sont claires » signifie qu’elles sont claires pour le public."
Un commentaire : "Parfois, ils vous laissent voir « les preuves ». Et puis la guerre éclate quand même." :
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La dernière vague de panique anti-russe à Berlin est irresponsable, même selon ses propres critères
Berlin a accusé Moscou d’être à l’origine d’une alerte au drone sans aucune preuve, puis s’en est servi pour aggraver une confrontation que l’Allemagne peut le moins se permettre.
RT, 2 septembre
Par Tarik Cyril Amar, historien allemand travaillant à l’université Koç d’Istanbul sur la Russie, l’Ukraine et l’Europe de l’Est, l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, la guerre froide culturelle et la politique de la mémoire
Quand on a brûlé tous ses ponts, il faut en brûler d’autres.
Telle semble être la stratégie tacite de la politique de Berlin à l’égard de Moscou, ce qui constitue la seule interprétation plausible des nouveaux efforts déployés par l’Allemagne pour aggraver ses relations déjà catastrophiques avec la Russie. Cela n’a d’ailleurs rien de surprenant. Depuis l’étrange incident de drone survenu à l’aéroport de Leipzig/Halle début août, l’establishment politique allemand et ses médias grand public, toujours dociles, ont préparé le terrain pour accuser explicitement Moscou.
L’opinion publique allemande est soumise depuis près d’un mois à ce qui ressemble à une campagne systématique d’insinuations de plus en plus virulentes. Le récit qui se dégage de ce déluge d’allégations infondées et de spéculations présentées comme des certitudes évidentes n’a cessé d’évoluer : le rôle d’un chauffeur de bus de l’aéroport qui aurait simplement découvert le drone posé tranquillement sur le tarmac à côté d’un très gros avion de transport ukrainien ou l’aurait fait tomber au sol d’un coup de pied volant à la Bruce Lee, comme cela avait été initialement affirmé, est resté flou et contradictoire. Les premiers rapports faisant état d'une collision entre un autre drone et un avion en vol ont dû être rétractés lorsque des traces d'oiseaux sont devenues trop évidentes.
Il est désormais clairement temps de rendre les choses officielles. Le gouvernement allemand, représenté par le ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt et le chef de la diplomatie Johann Wadephul, a imputé l’incident du drone aux services de renseignement russes et a annoncé des mesures de rétorsion, telles que la fermeture d’un consulat et d’un centre culturel à Berlin, des restrictions de voyage encore plus strictes et des sanctions individuelles à l’encontre de Russes, ainsi que de nouvelles tentatives visant à s’en prendre à des navires russes par des actes s’apparentant, en réalité, à de la piraterie. L’ambassadeur russe a été convoqué ; divers gouvernements de l’UE, la Commission européenne et l’OTAN – mais pas les États-Unis – ont fait grand cas de leur soutien à l’Allemagne.
Moscou a catégoriquement rejeté les accusations de Berlin, convoqué le chargé d’affaires allemand et promis une riposte symétrique aux actions de l’Allemagne. Le président Vladimir Poutine les a qualifiées, de manière vraisemblable, de « grave erreur » et a supposé, tout aussi vraisemblablement, qu’elles étaient principalement dues à des tentatives visant à influencer les élections et à détourner l’attention de l’impopularité historiquement sans précédent du chancelier Friedrich Merz.
Jusqu’ici, tout va mal : Berlin a réussi à atteindre un nouveau creux dans une relation cruciale pour l’Allemagne, mais qu’elle adore mettre à mal. Comme l’a fait remarquer Sarah Wagenknecht, du parti de nouvelle gauche BSW, le drone n’a causé aucun dommage, quelle que soit la question de sa provenance.
Le gouvernement allemand a pourtant délibérément opté pour une réaction massivement disproportionnée. Ulrich Siegmund, de l’AfD (nouvelle droite), qui devrait bientôt entrer dans l’histoire en remportant les premières élections régionales de son parti, a lui aussi appelé à la modération et au dialogue plutôt qu’à l’escalade. Dans l’Allemagne d’aujourd’hui, la raison est littéralement reléguée en marge de la scène politique, tandis que le « centre » autoproclamé est devenu fou.
Pire encore, cependant, aucune preuve n’a été présentée d’une implication russe. Il est vrai qu’après l’annonce officielle par Berlin de cette campagne d’accusations, des fuites opportunément orchestrées vers les grands médias ont relayé des allégations non fondées concernant l’implication de deux détenteurs de passeports russes. Mais cette combinaison flagrante entre une accusation spécifique présentée sans preuve et des fuites clairement coordonnées qui ne font que l’évoquer ne fait qu’aggraver l’impression de manipulation.
Sans parler du fait que ces passeports – s’ils existent et s’ils appartiennent réellement aux véritables auteurs – constituent des éléments de preuve extrêmement fragiles et, franchement, bizarres : pourquoi les services de renseignement russes veilleraient-ils à ce que leurs agents soient en possession de passeports russes ? Si quelqu’un avait intérêt à faciliter à ce point le fait de pointer du doigt Moscou, ce serait sûrement soit l’Ukraine, qui a un passé infâme en matière d’opérations terroristes sous faux pavillon, de mensonges et de subterfuges de la pire espèce. Pour Kiev, l’idéal aurait été de déployer un drone capable de semer l’hystérie à Berlin sans pour autant détruire un bien aussi précieux et rare que l’avion de transport AN-124 « Condor ».
Le fait que l’Occident en général, et l’Allemagne en particulier, aient déjà à leur actif une longue série de fausses alertes avérées concernant des drones russes n’a d’ailleurs rien changé. Comme le disent les Allemands, quand on veut, on peut. Et la volonté d’aggraver les tensions avec la Russie est sans limite au sein de l’establishment allemand actuel.
À ce propos, il est impossible de ne pas être stupéfait par la différence entre la manière dont Berlin a traité une attaque terroriste dévastatrice qui a bel et bien abouti et celle qui a soit échoué, soit été mise en scène dès le départ : nous savons désormais que l’Ukraine – très probablement avec l’aide d’un ou plusieurs États de l’OTAN – a commis l’attaque de 2022 contre le gazoduc Nord Stream, qui constitue le pire sabotage jamais perpétré contre les infrastructures vitales, l’économie et l’environnement de l’Allemagne d’après-guerre, tout en rejetant la responsabilité sur la Russie.
Pourtant, Berlin a systématiquement toléré, voire aidé à dissimuler les faits, tout en menant l’enquête et les poursuites judiciaires au ralenti, tandis que le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky continue de mentir effrontément. Telle est la situation près de quatre ans après l’attaque. À cela s’ajoute un flux implacable et incessant de sommes colossales provenant des contribuables allemands vers le régime coupable de Kiev. Voilà pour le principe de « ne pas récompenser l’agresseur » : le terme de « masochisme national » est bien trop indulgent.
Après l’incident de Leipzig/Halle, il a fallu moins d’un mois pour tirer des conclusions radicales et envisager des mesures de rétorsion sévères, sans pour autant présenter de preuves. Quel contraste. De toute évidence, les commentateurs ont raison lorsqu’ils supposent que cette nouvelle capacité de Berlin à réagir de manière excessive et précipitée trouve son origine dans plusieurs programmes politiques agressifs : la volonté actuelle de transformer le service de renseignement extérieur allemand (BND) en un instrument d’opérations paramilitaires de sabotage ; le nouveau militarisme qui vise à constituer l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe et qui cible explicitement Moscou ; et, enfin et surtout, la volonté de transformer la haine et la peur de la Russie en une diversion dans un pays en proie à une crise économique profonde.
Si Berlin ne se prépare pas à une guerre ouverte contre la Russie, il fait certainement tout son possible pour donner précisément cette impression. De nombreux Allemands ne sont pas d’accord avec cette voie qui mène à la perdition. Pour le bien de toute l’Europe, espérons qu’ils parviendront enfin à changer le cours des choses.
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Le 3 sept. 2026 à 09:45, 'Roland Marounek' via Alerte Otan <alert...@googlegroups.com> a écrit :
C'est bien évidemment très remarquable qu'un tel journal plaide pour la paix. Girard sera certainement accusé d’être un « Munichois ».
Pour autant, je ne suis pas sûr qu’il ait raison sur le fond. À commencer par cette idée reçue, que la guerre de 14-18 a éclaté « par mégarde », par des « somnambules » ne réalisant pas qu’ils marchaient vers le désastre. La guerre inter-impérialiste de 14-18 est plutôt un autre épisode de Thucydide : La Grande-Bretagne et la France ‘devaient’ briser la montée en puissance de l’Allemagne, les ‘absurdes’ guerres balkaniques de 1912-1913 deviennent rationnelles sous ce jour. Pas de somnambulisme.
Ça me semble être en quelque sorte la même configuration aujourd’hui. En fait je pense qu’il n’a jamais été question que l’Ukraine soit victorieuse, dès le « départ » - qu’on peut faire remonter à avant même 2014 : le but aurait alors plutôt été de « saigner » la Russie, de l’épuiser au maximum, au prix bien sûr de la destruction totale de l’Ukraine, afin d’avoir affaire à une Russie la plus affaiblie possible lors d’une guerre que les dirigeants de l’OTAN envisagent rationnellement. Sur le papier l’OTAN est incomparablement supérieur à la Russie.
Et je crains que l’usage des armes atomiques ne soit actuellement envisagé très cyniquement. Quelques villes seront peut-être détruites, mais si en fin de course la Russie est vaincue et démantelée, quelle importance ?
En tout cas, ce qu’on voit actuellement : tout semble fait pour inciter la Russie à bombarder « la profondeur stratégique » de l’Ukraine, les usines produisant les armes frappant la Russie. L’OTAN serait alors bien obligée de répondre à cette nouvelle agression non-provoquée. Jusqu’ici et malgré des pressions internes, le gouvernement russe y a résisté. Mais « si la montagne ne vient pas à toi, va à la montagne » : Le récent incident absurde de Leipzig, et la réaction « L’Allemagne et la Russie sont en guerre » de la défense allemande me semblent être un signal très inquiétant en ce sens.
Le plus grand « danger de paix », ce sont des populations européennes qui se mobiliseraient contre la guerre. L’OTAN en est bien consciente, et c’est bien pourquoi la propagande anti-russe ne faiblit pas, va plutôt en s’accélérant follement. « L’Ukraine » otanisée sait pertinemment qu’en lançant des attaques terroristes, elle ne fait que pousser la Russie à réciproquer, et comme les médias ne rapportent qu’un côté des choses, ce sont les Russes qui sont les monstres (on a eu le même jeu dans les années 1990 en Yougoslavie).
C’est pourquoi, dénoncer la propagande russophobe, ‘Poutinophobe’, et reconnaître que la cause première de la guerre c’est l’extension de l’OTAN, c’est la volonté de l’OTAN d’encercler et de détruire à terme la Russie, c’est selon moi un préalable indispensable pour commencer à pouvoir envisager des négociations de paix. Sinon on est coincé avec « on ne négocie pas avec un monstre! », et autres « on ne peut pas récompenser l’agresseur, il faut qu’il soit vaincu! », et ceux qui, comme Girard prônent la paix sont des Munichois, voire des collabos - et on est parti pour la 3e.
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Traitez-moi de naïf, mais si l’on se présente comme une démocratie responsable devant le peuple, en matière de guerre et de paix, je pense que le strict minimum est que « les preuves sont claires » signifie qu’elles sont claires pour le public."
Un commentaire : "Parfois, ils vous laissent voir « les preuves ». Et puis la guerre éclate quand même." :
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https://www.youtube.com/watch?v=cdWWc2ZCT8ADe: Daniel GARCIA <daniel.ant...@gmail.com>Objet: Rép. : sur l'anticampismeDate: 11 juin 2026 à 22:06:40 UTC+2À: Michel Collon <michel.co...@gmail.com>En réfléchissant sur le sujet de la bataille de l'info à propos de l'Iran, j'ai re visionné cette interview.
Mettre sur un pied d'égalité l'Iran et son agresseur c'est lui refuser le "droit de se défendre" qu'on accorde pourtant si facilement à Israël...En voici un résuméRésumé :Le débat porte sur la controverse entre campisme et anticampisme au sein de la gauche, dans le contexte des guerres récentes, en particulier autour de l’Iran, de la Palestine et de l’Ukraine.
Les intervenants contestent d’abord la pertinence du terme campisme, qu’ils présentent comme une étiquette polémique servant à disqualifier des positions anti-impérialistes très diverses.
Selon eux, les discours anticampistes prétendent refuser toutes les dominations, mais tendent en pratique à établir une fausse symétrie entre les États-Unis et les États qu’ils attaquent, notamment l’Iran.
Cette posture conduit, d’après eux, à mettre l’accent sur la nature autoritaire des régimes visés plutôt que sur l’agression impérialiste elle-même, ce qui relativise la responsabilité centrale du camp occidental.
Les intervenants insistent ensuite sur le fait que l’État demeure une réalité stratégique essentielle, surtout dans les pays du Sud.
Ils critiquent une vision strictement « horizontaliste » des luttes, centrée uniquement sur les mouvements populaires « par en bas », en rappelant que les processus de libération nationale ont toujours articulé mobilisations populaires, résistances organisées, soutien étatique et alliances internationales.
À leurs yeux, la souveraineté nationale n’est pas l’horizon final de l’émancipation, mais une condition préalable à toute avancée démocratique, sociale, féministe ou écologique.
Ils défendent l’idée que l’impérialisme agit précisément en détruisant ou en affaiblissant les États récalcitrants, comme en Irak, en Libye, en Syrie, au Venezuela ou en Iran, afin d’empêcher toute autonomie politique durable.
Une large part de la discussion est consacrée à la spécificité de l’impérialisme américain.
Les États-Unis sont décrits comme une puissance sans équivalent historique, combinant hégémonie militaire, domination monétaire, contrôle du système financier international et capacité à imposer des sanctions à l’échelle mondiale.
Les intervenants soulignent que cette puissance structure l’ensemble du camp occidental et ne peut être comparée à celle d’États comme l’Iran.
Ils présentent les sanctions comme une arme de guerre majeure, aux effets humains massifs, et insistent sur le fait qu’elles prolongent la logique impériale par d’autres moyens.
Dans cette perspective, mettre sur le même plan Washington et ses adversaires revient, selon eux, àminimiser la violence réelle de l’ordre impérial contemporain.
Le débat revient également sur la question de la résistance armée et de la libération nationale.
Les intervenants rappellent que les grandes victoires anti-impérialistes du XXe siècle — en Algérie, au Vietnam, en Afrique du Sud ou ailleurs — n’ont jamais été obtenues par de seules mobilisations morales ou citoyennes, mais grâce à une articulation entre lutte populaire, lutte armée et appuis internationaux.
Ils estiment que la gauche occidentale éprouve aujourd’hui des difficultés à assumer cette réalité, notamment dans le cas palestinien, où le droit à la résistance armée demeure fortement délégitimé dans l’espace public. À leurs yeux, cette incapacité révèle une crise plus profonde de la pensée stratégique anti-impérialiste.
La Palestine apparaît d’ailleurs comme le point nodal du débat. Les intervenants considèrent que le génocide à Gaza a contribué à fissurer le consensus occidental, en rendant plus visibles les logiques coloniales, impériales et racistes qui structurent le soutien à Israël.
Ils saluent le rôle joué en France par certaines forces politiques et militantes dans cette rupture du consensus, notamment par l’introduction dans le débat public de notions auparavant marginalisées comme colonialisme, sionisme ou droit à la résistance.
Plus largement, ils voient dans la Palestine un révélateur de la faillite morale et politique de l’Occident, mais aussi un point d’appui pour reconstruire un imaginaire anti-impérialiste.
Enfin, les intervenants concluent sur la nécessité d’une stratégie politique anti-impérialiste en France. Cela implique selon eux de lutter d’abord contre son propre impérialisme, de rompre avec l’atlantisme, de soutenir les forces qui résistent concrètement à l’hégémonie américaine et israélienne, et de penser sérieusement les conditions d’une victoire politique.
Ils insistent sur l’importance du retrait de l’OTAN, du non-alignement, de la solidarité internationale et de l’articulation entre anti-impérialisme et antifascisme.
Pour eux, l’enjeu n’est pas seulement moral, mais stratégique : il s’agit de reconstruire une gauche capable de comprendre les rapports de force mondiaux et d’agir en conséquence.
Le 3 sept. 2026 à 13:43, Michel Collon <michel.co...@gmail.com> a écrit :
Voici un compte-rendu d’une très bonne vidéo là-dessus…
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