Sommet de l'OTAN : Préparation à la guerre qui vient

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Roland Marounek

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Jul 9, 2026, 7:32:34 AMJul 9
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Sommet de l’OTAN : 27 milliards d'euros vont être alloués pour l’extension et la modernisation du réseau en carburant [de l’OTAN, oublie la RTBF dans le titre]

L’Otan va investir 27 milliards d’euros pour moderniser et étendre son réseau d’approvisionnement en carburant vers l’est de l’Europe, a annoncé mercredi son secrétaire général, Mark Rutte, à l’issue d’un sommet à Ankara, en Turquie.

https://www.rtbf.be/article/sommet-de-l-otan-27-milliards-d-euros-vont-etre-alloues-pour-l-extension-et-la-modernisation-du-reseau-en-carburant-11754989

« Je suis heureux d’annoncer que les alliés franchissent une étape historique pour améliorer la chaîne d’approvisionnement en carburant de l’Otan, afin de garantir que nos forces armées disposent des réserves d’énergie nécessaires à leur préparation au combat », a déclaré M. Rutte lors d’une conférence de presse.

Les États membres finalisent actuellement les détails de cet accord. L’enveloppe servira à moderniser l’infrastructure existante de stockage et de distribution. Elle soutiendra également de « nouvelles installations, y compris des oléoducs vers la partie orientale de l’Alliance », a précisé le secrétaire général.

Le réseau d’oléoducs actuel, conçu pendant la Guerre froide, s’étend sur environ 10.000 kilomètres à travers douze pays de l’Otan, dont la Belgique. Il relie des bases militaires pour les alimenter en temps de crise et offre une capacité totale de stockage de 4,1 millions de mètres cubes.

Selon l’agence d’informations financières Bloomberg, ce financement répond aux craintes croissantes quant à l’insuffisance des conduites actuelles, majoritairement situées en Europe de l’Ouest, pour soutenir des opérations à grande échelle près de la frontière russe. La plupart des nations du flanc est reçoivent leur carburant par la route ou le rail, des voies plus vulnérables aux embouteillages et aux attaques.

Cette initiative concrétise des années de négociations.

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Notre ministre des Affaires (qui lui sont) étrangères reprend le cliché bien martelé, la bienveillante Amérique nous protège... Le but de tout ce psychodrame est transparent: le « renforcement de l’industrie européenne de défense », pour ne pas dire l’investissement massif dans la guerre imposé par « nos amis américains »

Maxime Prévot sur l’état de l’OTAN : "Les États-Unis n’ont pas vocation à être éternellement les protecteurs de l’Union européenne"

Guerre en Ukraine, Moyen-Orient sous tension, dépenses militaires à la hausse : de retour du sommet de l’OTAN, Maxime Prévot est revenu dans Matin Première sur les principaux dossiers qui dominent l’actualité internationale. Le ministre des Affaires étrangères a également évoqué les défis budgétaires auxquels la Belgique est confrontée, alors que le gouvernement fédéral a affirmé cette semaine devoir trouver 7,7 milliards d’euros d’ici à 2029 pour maintenir le pays à flot.

https://www.rtbf.be/article/maxime-prevot-sur-l-etat-de-l-otan-les-etats-unis-n-ont-pas-vocation-a-etre-eternellement-les-protecteurs-de-l-union-europeenne-11755167

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Au-delà des tensions au Moyen-Orient, c’est l’avenir même de la sécurité collective occidentale qui était au cœur des discussions au sommet de l’OTAN. Après des mois de relations parfois tendues entre les États-Unis et leurs partenaires européens, une question restait suspendue : dans quel état se trouve l’Alliance atlantique et comment préserver son unité face aux exigences de Donald Trump ?

Pour le ministre des Affaires étrangères, aucun pays, même parmi les plus puissants, ne peut relever seul les défis géopolitiques actuels. "Le dossier de l’Iran en est une belle illustration. Aucune puissance aussi grande soit-elle ne sait seule régler les problèmes géopolitiques du monde. On a toujours besoin d’alliés" [pour ? agresser d’autres pays ? Belle illustration, en effet] rappelle Maxime Prévot, qui a souligné la volonté des alliés de "réaffirmer l’unité de l’OTAN".

Interrogé sur les critiques répétées du président américain à l’égard de ses partenaires européens, Maxime Prévot estime que ces tensions n’ont pas remis en cause l’existence de l’Alliance. "Je pense que ça n’a pas abîmé l’Alliance à proprement parler", affirme-t-il. En revanche, elles ont "probablement impacté à nouveau le capital confiance" entre alliés.

Une situation avec laquelle les partenaires européens doivent désormais composer estime le ministre, évoquant "l’imprévisibilité récurrente" de Washington tout en se montrant ferme, notamment sur la question du Groenland : "Préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun des pays de l’Alliance de l’OTAN, c’est un élément qui n’est pas négociable, qui n’est pas discutable."

Un nouvel effort européen

Sur la table également : la question sensible des investissements européens dans la défense. Donald Trump a-t-il finalement obtenu ce qu’il réclamait depuis longtemps, à savoir une augmentation de l’effort financier des alliés européens au sein de l’OTAN ?

Pour Maxime Prévot, il faut éviter de résumer cette évolution au seul rapport de force avec le président américain. Le ministre des Affaires étrangères rappelle que cette hausse des investissements répond aussi à une nécessité stratégique pour l’Europe. "Pendant des décennies, ayons l’honnêteté de reconnaître que nous avons vécu sous la protection du parapluie américain, sans beaucoup se soucier d’investir dans notre défense", souligne-t-il.

Pour lui, il est donc logique de rééquilibrer les choses : "Les États-Unis n’ont pas vocation à être éternellement les protecteurs de l’Union européenne". Et cela passe notamment par un renforcement de l’industrie européenne de défense. "Nous devons nous-mêmes augmenter notre production industrielle", insiste Maxime Prévot, qui juge incohérent de réclamer davantage d’autonomie stratégique européenne tout en refusant de s’en donner les moyens.

Ces engagements ont toutefois un coût. Alors que le gouvernement annonce devoir trouver 7,7 milliards d’euros d’ici 2029, la question du financement de l’effort de défense s’invite directement dans les prochaines discussions budgétaires.

Le budget fédéral sera-t-il pour autant bouclé avant la fête nationale du 21 juillet ? Maxime Prévot se veut prudent : "Ça fait déjà plusieurs semaines que les acteurs du gouvernement ne cachent pas que le 21 juillet n’est pas une date butoir, ce n’est pas une date guillotine. Il va falloir qu’on plonge dans le débat budgétaire. Mais avant de plonger dans la piscine, il faut s’assurer qu’elle soit quand même remplie avec suffisamment d’eau."

[...]

Le ministre est ensuite revenu sur la possibilité d’un impôt sur les grandes fortunes pour contribuer à l’effort budgétaire, une idée proposée par le président des Engagés, Yvan Verougstraete. "Il faut au moins s’assurer que l’effort soit justement réparti entre tous les secteurs. On ne peut pas faire payer la charge uniquement dans le sac à dos d’une partie de la population."

 

"Tax the rich" : une proposition qui a notamment fait bondir le MR. Ce qui ne semble pas ébranler Maxime Prévot : "Le pays n’est pas dirigé seulement en fonction du bon vouloir du MR. Nous sommes une coalition de cinq formations. Chacun va devoir mettre de l’eau dans son vin, c’est évident."

 

Selon le ministre des Affaires étrangères, l’effort budgétaire ne pourra être accepté que s’il repose sur un principe d’équité entre les citoyens. "Ce sentiment de justice et que chacun contribue à l’effort, y compris celles et ceux qui ont la chance de bénéficier des capitaux les plus importants, ça me semble être un des éléments de la recette d’acceptabilité des efforts qui devront être réalisés", conclut-il.



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