À Berlin, les dirigeants de l’E5 consolident la construction d’un pilier européen de défense
« Dans un geste qui sera probablement perçu comme une main tendue à Trump, les alliés appellent, dans le projet de déclaration, l’Iran à respecter la liberté de navigation dans cette artère commerciale cruciale, ont indiqué les diplomates de l’OTAN. » Et dans la foulée, ils appellent très certainement à la liberté de navigation vers Cuba, ou vers Gaza, et à la liberté de navigation des pétroliers russes dans les eaux internationales...

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qui nous entraînent vers la guerre...
Les alliés de l’OTAN s’engagent à conclure des contrats d’armement de plusieurs milliards et à apporter une aide à l’Ukraine lors du sommet d’Ankara
Politico,
25 juin 2026
https://www.politico.eu/article/nato-allies-arms-contracts-weapon-production-ankara-summit/
Les alliés de l’OTAN devraient s’engager à consacrer des milliards de dollars à de nouveaux contrats d’armement et à une production accrue d’armes lors du sommet de l’Alliance qui se tiendra à Ankara le mois prochain, ont déclaré cinq diplomates de l’OTAN à POLITICO.
Bien que le président étatsunien Donald Trump ait maintes fois malmené l’OTAN depuis son retour au pouvoir l’année dernière, les alliés devraient également réaffirmer dans la déclaration commune leur engagement envers la clause de défense mutuelle de l’article 5 de l’alliance, ont-ils déclaré — et qualifier à nouveau la Russie de menace à long terme.
Les dirigeants de l’OTAN, dont Donald Trump, se réuniront dans la capitale turque les 7 et 8 juillet, alors que les États-Unis reprochent aux alliés européens de ne pas avoir soutenu Washington dans la guerre contre l’Iran. Comme l’année dernière, la déclaration commune sera brève, ont indiqué les diplomates qui ont détaillé le contenu du projet de déclaration à POLITICO. Ils ont tous bénéficié de l’anonymat afin de pouvoir s’exprimer librement sur ce sujet sensible.
Les ambassadeurs de l’OTAN négocient actuellement les détails de la déclaration des dirigeants, qui est susceptible d’évoluer jusqu’à la dernière minute. Les chefs d’État et de gouvernement signeront ensuite la déclaration à Ankara. Le montant exact des contrats d’armement n’a pas encore été fixé, et au moins certains de ces contrats d’acquisition seront probablement pré-convenus et reformulés.
Le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, souhaite axer le sommet principalement sur l’intensification de la production industrielle de défense, en partie parce qu’il recherche un thème fédérateur susceptible de contribuer à masquer les divisions internes de l’OTAN.
L’accent mis sur l’augmentation de la production à l’échelle de l’Alliance reflète le défi consistant à amener l’industrie européenne à s’éloigner des armes de grande valeur pour s’orienter vers une production de masse rapide. Mais la conclusion de nouveaux accords de défense prometteurs, qui profitent aux États-Unis, permettra également à M. Rutte de présenter un argumentaire économique en faveur de l’OTAN susceptible de trouver un écho auprès de Donald Trump.
La semaine dernière, M. Rutte a déclaré que, dans l’ensemble, les alliés européens et le Canada avaient injecté 139 milliards de dollars de plus dans leur défense l’année dernière qu’en 2024, après que les alliés se sont engagés à consacrer 3,5 % de leur PIB à la défense d’ici 2035.
Dans le projet de déclaration, les alliés de l’OTAN s’engagent également à soutenir l’Ukraine à hauteur de 70 milliards d’euros d’aide militaire et promettent une somme au moins équivalente pour l’année prochaine, ont indiqué les diplomates. POLITICO a été le premier à révéler cet objectif de financement, auquel les États-Unis ne devraient pas participer.
L’un des diplomates cités plus haut a déclaré que le soutien à l’Ukraine serait probablement le point le plus controversé. Mais dans l’ensemble, les discussions sur le projet de déclaration « se déroulent sans heurts », a déclaré un sixième haut diplomate de l’OTAN.
Conflit transatlantique
Les efforts de l’Europe pour assumer davantage de responsabilités en matière de dissuasion et de défense du continent, alors que les États-Unis se tournent vers d’autres priorités — ce que l’on appelle le « transfert de la charge » —, devraient également occuper une place centrale dans la déclaration.
La semaine dernière, le chef de la défense US Pete Hegseth a annoncé un réexamen de six mois de la présence militaire US en Europe afin de faire pression sur les pays pour qu’ils augmentent leurs dépenses de défense. Cette évaluation intervient quelques semaines seulement après que Washington a informé ses alliés qu’il allait immédiatement réduire la contribution en matériel de combat, tel que les avions, les sous-marins et les drones, au pool de capacités sur lequel l’OTAN peut s’appuyer en temps de guerre.
Dans le projet de déclaration, les alliés européens s’engagent à s’impliquer davantage dans la défense du continent, en mentionnant spécifiquement les investissements dans les capacités de frappe en profondeur, les systèmes de défense aérienne et les drones, ont indiqué les diplomates.
Les capacités de frappe en profondeur — des missiles à longue portée capables de frapper l’ennemi derrière la ligne de front — sont devenues un sujet de discorde entre les États-Unis et l’Europe. Alors que les Européens souhaitent vivement développer ces capacités afin de dissuader la Russie, Washington se montre réticent à les laisser utiliser de telles armes. Le Pentagone a récemment refusé d’envoyer des missiles Tomahawk en Allemagne, arguant que Moscou pourrait percevoir cette initiative comme une escalade.
Les alliés de l’OTAN cherchent également à apaiser une autre source majeure de tension entre l’Europe et Washington : la guerre en Iran. Bien que les États-Unis aient signé un accord préliminaire visant à mettre fin au conflit, les responsables européens craignent que des questions en suspens, telles que la réouverture du détroit d’Ormuz, ne deviennent un point central de la réunion d’Ankara.
Dans un geste qui sera probablement perçu comme une main tendue à Trump malgré une forte division interne sur la guerre, les alliés appellent, dans le projet de déclaration, l’Iran à respecter la liberté de navigation dans cette artère commerciale cruciale, ont indiqué les diplomates de l’OTAN. Le texte souligne également que l’Iran ne devrait jamais se doter de l’arme nucléaire, ont-ils ajouté.
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À Berlin, les dirigeants de l’E5 consolident la construction d’un pilier européen de défense
En amont du sommet de l'OTAN qui doit se tenir les 7 et 8 juillet prochains, Emmanuel Macron, Keir Starmer, Giorgia Meloni, Donald Tusk et Friedrich Merz se sont réunis pour discuter du renforcement de la défense européenne et du soutien à l’Ukraine.
Le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni et le Premier ministre polonais Donald Tusk se sont retrouvés à Berlin mercredi pour un sommet E5 accueilli par le chancelier allemand Friedrich Merz.
Le format E5 a été lancé en 2024 afin de réunir les ministres de la Défense des principales puissances militaires européennes et des plus gros contributeurs aux budgets de défense, pour coordonner le soutien à l’Ukraine, répondre au retrait progressif des États-Unis d’Europe et mettre sur pied des projets de défense communs.
Ce rassemblement des membres européens les plus influents de l’OTAN intervient à la veille d’un sommet clé de l’Alliance, les 7 et 8 juillet à Ankara.
Le sommet E5 visait aussi à prolonger ce qu’Emmanuel Macron a qualifié de "moment d’Évian", lorsque les dirigeants du G7, dont le président américain Donald Trump, ont affiché leur unité dans le soutien à l’effort de guerre de l’Ukraine et dans le renforcement de la pression sur la Russie pour qu’elle s’engage sérieusement dans des pourparlers de paix.
"Le processus qui a débuté lors du sommet du G7 à Évian s’est poursuivi au Conseil européen de la semaine dernière, et doit se prolonger avec le sommet de l’OTAN à Ankara, puis avec la "coalition des volontaires" en soutien à l’Ukraine et aux garanties de sécurité" , a déclaré Emmanuel Macron lors de la conférence de presse qui a suivi le sommet E5.
Coalition des volontaires
Malgré la tourmente politique qui a frappé Londres lundi, après la démission de Keir Starmer de son poste de Premier ministre, sous la pression de son propre Parti travailliste à la suite d’une débâcle aux élections locales, Berlin a maintenu la tenue de ce sommet E5 à forts enjeux.
Keir Starmer a joué un rôle central dans les discussions sur la sécurité européenne, co-dirigeant avec Macron la "coalition des volontaires", qui vise à offrir des garanties de sécurité et des engagements militaires dans le cadre d’un futur accord de paix avec l’Ukraine.
Reste une inconnue : le degré d’engagement de son probable successeur à Downing Street, Andy Burnham, envers les promesses de dépenses militaires et le processus de paix ukrainien.
Friedrich Merz a placé l’Allemagne au poste de co-présidence de la coalition, un rôle qui pourrait encore gagner en importance si la crise politique au Royaume-Uni s’aggrave ou si l’orientation de sa politique venait à changer.
Début juin, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans le cadre du format E3 pour discuter des garanties de sécurité et du soutien militaire, en particulier en matière de défense antimissile balistique et de capacités de frappe en profondeur.
Cette rencontre a suscité des critiques de l’Italie et de la Pologne, exclues des discussions, ce qui a conduit à l’élargissement du format à l’E5 afin d’y associer les deux autres grandes puissances militaires européennes.
Les partisans de l’E5 estiment que l’E3 constitue une base de décision trop étroite, notamment compte tenu du rôle de la Pologne comme hub logistique crucial pour l’effort de guerre ukrainien ; tout accord de paix, disent-ils, nécessiterait une implication étroite de Varsovie. Or une grave crise diplomatique est actuellement en train de creuser un fossé entre la Pologne et l’Ukraine.
D’autres considèrent l’E3 comme le format naturel pour des discussions avec la Russie, le groupe disposant d’un poids militaire sans équivalent en matière de dissuasion nucléaire, de renseignement et de capacités de frappe en profondeur.
Le pilier européen de l’OTAN
Le sommet d’Ankara intervient à un moment critique pour l’OTAN, Donald Trump étant irrité contre les alliés européens en raison de leur manque de soutien à sa guerre en Iran. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a rencontré le président américain mercredi dans le cadre d’une opération de séduction. Mark Rutte a participé aux échanges entre dirigeants européens par visioconférence.
En toile de fond du prochain sommet de l’OTAN figure la réduction progressive de la présence américaine en Europe, qui ne concerne pas seulement les moyens militaires classiques, mais aussi ce que l’on appelle les "capacités de soutien stratégique" : la logistique, les structures de commandement et les infrastructures qui conditionnent la capacité à projeter et à maintenir une puissance de combat.
"Nous sommes réunis aujourd’hui, dans le format E5, pour confirmer que nos pays préserveront l’unité européenne et l’unité transatlantique", a déclaré le Polonais Donald Tusk en conférence de presse.
La semaine dernière, le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, a vertement critiqué les alliés de l’OTAN lors d’une réunion des ministres de la Défense à Bruxelles, appelant les Européens à assumer davantage la responsabilité de leur propre sécurité alors qu’il annonçait un réexamen, sur six mois, des effectifs américains déployés sur le continent.
Lors de la conférence de presse, le chancelier Friedrich Merz a souligné que tous les pays concernés s’étaient engagés à augmenter sensiblement leurs dépenses de défense, ce qu’il considère comme "poser les bases d’un partenariat transatlantique plus équilibré".
La question centrale qui se posait mercredi aux principales puissances militaires européennes était de savoir comment renforcer le pilier européen de l’OTAN et remplacer progressivement les capacités militaires américaines dans la région, avec l’E5 en premiers rôles.
Friedrich Merz a indiqué que les puissances de l’E5 s’étaient accordées pour coordonner étroitement leur action face aux grands défis de défense, comme les armements de longue portée, la défense aérienne et l’intelligence artificielle.
"Nous sommes tous clairement d’accord pour dire que l’Europe doit assumer ses responsabilités en matière de défense et de sécurité, en poursuivant résolument la voie engagée vers un pilier européen plus solide au sein de l’Alliance atlantique ", a déclaré Giorgia Meloni.
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Les principaux dirigeants européens s'engagent à apporter un soutien « ferme » à l'Ukraine à la veille du sommet de l'OTAN
Les discussions du groupe E5 se sont tenues à Berlin entre les chefs d'État du Royaume-Uni, de la France, de l'Italie, de la Pologne et de l'Allemagne, en amont du sommet de l'OTAN prévu en juillet.
Al-Jazeera, 24 juin 2026
https://www.aljazeera.com/news/2026/6/24/top-european-leaders-vow-strong-support-for-ukraine-ahead-of-nato-summit
Les principaux dirigeants européens souhaitent envoyer « un signal fort de soutien à l’Ukraine » lors du sommet de l’OTAN qui se tiendra à Ankara en juillet, a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz.
« Le message adressé à la Russie est le suivant : l’Ukraine reste forte », a déclaré M. Merz mercredi alors qu’il accueillait les dirigeants du Royaume-Uni, de la France, de l’Italie et de la Pologne lors d’un sommet du Groupe des Cinq européens (E5) à Berlin.
Cette déclaration fait suite à une visioconférence entre les dirigeants de l’E5 et le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.
Les dirigeants de 32 pays, dont le président américain Donald Trump, participeront au sommet de l’OTAN qui se tiendra dans la capitale turque les 7 et 8 juillet.
Merz, le Français Emmanuel Macron, le Britannique Keir Starmer, l’Italienne Giorgia Meloni et le Polonais Donald Tusk se sont engagés, dans une déclaration commune, « à continuer de soutenir de manière substantielle l’Ukraine dans sa défense contre l’agression russe, notamment par des sanctions et des pressions économiques sur la Russie, ainsi que par un soutien à la résilience du secteur énergétique ukrainien ».
Un sommet couronné de succès renforcerait les liens transatlantiques avec les États-Unis, « et cela nous rassemble en tant qu’Européens », a également déclaré M. Merz.
Le chancelier allemand a ajouté qu’il ferait le point avec Donald Trump et le président turc Recep Tayyip Erdogan à l’issue des entretiens à Berlin.
En direct de Berlin, Dominic Kane, journaliste d’Al Jazeera, a déclaré que M. Merz « cherchait à envoyer un message au reste du monde et peut-être aussi à deux personnalités en particulier, Donald Trump et Vladimir Poutine, le président russe, concernant la volonté des pays de l’E5 de jouer leur rôle au sein de l’OTAN ».
Kane a souligné que cette réunion à Berlin faisait écho aux messages exprimés lors du sommet de l’UE la semaine dernière concernant « l’engagement clair » des pays de l’E5 « […] d’augmenter leurs dépenses de défense pour soutenir l’Ukraine ».
Cela fait suite à la déclaration de Trump selon laquelle il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, après une « très bonne » réunion en France lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains, près de la frontière suisse, la semaine dernière.
Macron et Meloni ont déclaré que les Européens feraient part, lors du sommet de l’OTAN, de leur disponibilité pour une mission militaire dans le détroit d’Ormuz.
Mais tous deux ont précisé que plusieurs conditions devraient être remplies, notamment que les États-Unis et l’Iran finalisent leur protocole d’accord, y compris sur les inspecteurs nucléaires et les avoirs gelés, ce qui a conduit à un cessez-le-feu.
Les dirigeants européens ont également salué le Premier ministre britannique sortant, Starmer, pour son travail au cours des deux dernières années : Merz a mis en avant son « esprit d’équipe », Macron ses « bonnes décisions stratégiques » et Meloni son « excellente coopération ». Tusk, anglophile, a même déclaré que l’engagement de Starmer avait permis à l’Europe de redevenir une force unie et que les dirigeants avaient « oublié le Brexit pendant un certain temps ».
C'est la même chanson qu'entre 1975 et 1985 en plus faux cul
envoyé : 26 juin 2026 à 15:38
de : 'Roland Marounek' via Alerte Otan <alert...@googlegroups.com>
à : alert...@googlegroups.com
objet : [alerte-otan] Sommet de l'OTAN à Ankara : Les alliés vont s’engager à conclure des contrats d’armement de plusieurs milliards et à apporter une aide 'ferme' à l’Ukraine
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