Comme prévu : Les pays européens lorgnent à nouveau sur les avoirs souverains russes gelés

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Roland Marounek

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Aug 27, 2026, 7:31:21 AM (7 days ago) Aug 27
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 « Maxime Prevot, a déclaré lors d’une visite à Kiev ce mois-ci que la Belgique serait en principe disposée à utiliser les avoirs gelés si d’autres pays de l’UE partageaient les risques »

Les pays européens relancent le plan de saisie des avoirs russes gelés

Bloomnerg, 27 août 2026
https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-08-27/european-countries-revive-frozen-asset-plan-to-counter-russia

Un groupe de pays a exhorté l’Union européenne à réexaminer un projet en suspens visant à utiliser [sic - voler] les avoirs russes gelés pour aider l’Ukraine, alors que ce pays est confronté à de nouveaux défis financiers.

Dans une lettre adressée à la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, les ministres des Affaires étrangères de l’Espagne, de la Pologne, des Pays-Bas et de la Suède ont déclaré que le moment était venu de réexaminer cette proposition.

« L’Ukraine a besoin d’un soutien financier accru, tant à court qu’à long terme », indique la lettre. « En utilisant ces avoirs immobilisés, l’UE peut s’assurer que la Russie paie sans délai pour les destructions qu’elle a causées en Ukraine, tout en allégeant la charge qui pèse sur nos propres contribuables. »

L’idée d’utiliser les avoirs souverains russes gelés s’est hissée au premier plan de l’agenda politique européen en 2025 comme moyen de soutenir financièrement l’Ukraine. En fin de compte, cependant, l’UE n’est pas parvenue à s’accorder sur une proposition, principalement en raison de l’opposition de la Belgique, où se trouve la majeure partie de ces avoirs.

Cette nouvelle initiative lancée par un groupe de pays devrait être discutée lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE qui se tiendra la semaine prochaine en Irlande. Le Financial Times avait précédemment rendu compte du contenu de la lettre.

Les quatre ministres des Affaires étrangères ont déclaré que des experts techniques de la Commission européenne, l’organe exécutif de l’UE, devraient explorer de « nouvelles options » quant à la manière d’utiliser ces avoirs immobilisés au profit de l’Ukraine, « qui garantissent que le risque soit supporté par l’ensemble des États membres de l’UE et qu’aucun État membre ne supporte une charge disproportionnée ».

Alors que les bénéfices générés par ces avoirs sont déjà réaffectés à l’Ukraine, la Belgique s’est opposée à l’idée d’exploiter les avoirs eux-mêmes, craignant de se retrouver seule à assumer les conséquences si la Russie engageait une action en justice.

La plupart de ces avoirs sont détenus par la chambre de compensation bruxelloise Euroclear. Toutefois, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prevot, a déclaré lors d’une visite à Kiev ce mois-ci que la Belgique serait en principe disposée à utiliser les avoirs gelés si d’autres pays de l’UE partageaient les risques.

Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a déclaré que Kiev était confrontée cette année à un déficit budgétaire de 27 milliards de dollars dans le domaine de la défense.

Bloomberg a rapporté jeudi que la Russie s'apprêtait à intensifier ses attaques contre l'Ukraine après avoir conclu que les négociations en vue d'un accord de paix étaient dans l'impasse, selon trois personnes proches du Kremlin.

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Commentaire de ‘Brainless Partisans’
https://x.com/BPartisans/status/2092916445290127823

LE FONDS DU TROU APPROCHE, BRUXELLES DEMANDE UNE PELLE

https://x.com/BPartisans/status/2092916445290127823

Il fallait bien que l’idée revienne. À Bruxelles, certaines obsessions sont plus résistantes que l’industrie européenne : mettre la main sur les avoirs souverains russes gelés.

Selon Bloomberg, plusieurs pays européens veulent ressusciter le projet. Jusqu’ici, l’UE s’était surtout contentée d’utiliser les revenus générés par ces actifs. Mais manifestement, quand la tirelire commence à sonner creux, on finit par regarder le coffre lui-même.

Car derrière les grandes envolées sur la « justice », les « réparations » et la « responsabilité de Moscou », se cache une réalité beaucoup moins lyrique : il faut trouver de l’argent. Beaucoup. Et vite.

L’UE a déjà accordé à l’Ukraine un nouveau prêt de 90 milliards d’euros pour 2026-2027, dont 60 milliards destinés à la défense. Et l’argent commence déjà à partir : milliards pour les drones, milliards pour les missiles, milliards pour le budget ukrainien. Bruxelles appelle cela un « soutien prévisible ». Le contribuable pourrait préférer « abonnement sans bouton résilier ».

Depuis 2022, l’UE et ses États membres revendiquent désormais plus de 220 milliards d’euros d’aide à l’Ukraine. Et Kiev en réclamera davantage demain, parce qu’une guerre possède cette particularité économique remarquable : elle transforme des montagnes d’argent en cratères sans jamais produire de dividendes.

Alors Bruxelles découvre une innovation financière révolutionnaire : quand on manque d’argent, prendre celui de quelqu’un d’autre.

Le problème est qu’un actif souverain n’est pas une mobylette abandonnée sur un parking. Confisquer le principal créerait un précédent dont les investisseurs étrangers, banques centrales et fonds souverains pourraient tirer une conclusion assez simple : vos réserves sont parfaitement sûres en Europe, sauf le jour où elles ne le sont plus.

Excellent slogan pour une place financière.

Le plus savoureux reste que le prêt de 90 milliards est levé sur les marchés et garanti par le budget européen, tandis que Bruxelles envisage déjà que les actifs russes puissent servir à son remboursement. Autrement dit : nous empruntons aujourd’hui en espérant faire payer Moscou demain.

Voilà donc l’Europe transformée en casino géopolitique : la dette sur la table, les actifs russes dans la caisse et Kiev qui réclame de nouveaux jetons.

Et personne ne semble vouloir poser la question obscène :

Combien de milliards faudra-t-il encore engloutir avant d’admettre que toucher le fond n’oblige pas à continuer de creuser ?

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Sans virus.www.avast.com
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Marie-Thérèse Jacot-Descombes

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Aug 27, 2026, 9:50:38 AM (7 days ago) Aug 27
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« Maxime Prevot, a déclaré lors d’une visite à Kiev ce mois-ci que la Belgique serait en principe disposée à utiliser les avoirs gelés si d’autres pays de l’UE partageaient les risques »  Qu'est-ce que Maxime Prévot entend par "la Belgique" ? Le gouvernement belge a-t-il pris position en ce sens ? 

Et pourrions-nous savoir quelles dispositions sont envisagées,  par les quatre ministres des affaires étrangères auteurs de cette missive - dont le contenu devrait être rendu public -  et par le gouvernement belge s'il en a décidé ainsi -  afin de protéger la population belge, les habitants de notre pays, des conséquences des représailles que la Russie risque bien d'exercer sur notre pays si elle est l'objet de pareil hold-up ?   

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