Le gars de la narine

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Roland Marounek

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Feb 7, 2026, 5:12:39 AMFeb 7
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Fabien Mandon semble tout excité et impatient de grandes batailles navales :

« Demain, la marine sera dans la confrontation militaire dure du combat naval, qui se reproduira en mer... mon aspiration est de regagner en létalité... Il faudra plus de missiles à bord, plus de létalité et des portées renforcées

« l'initiative que l'on a sur le transit de pétrole illégal [sic] en provenance de la Russie est l'élément premier de l'étau que l'on essaie de serrer pour contraindre la Russie ...»

« La période est au retour de la puissance et de l'affrontement. Aujourd'hui, on se prépare à la guerre. Et le retour de la guerre, c'est la perspective de l'affrontement et le retour de certaines vérités, la nécessité de contrôler des espaces entiers, et là aussi, on a vu que la Russie, qui aujourd'hui progresse militairement en Ukraine, a malgré tout perdu au plan stratégique, puisque l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'OTAN marque une évolution claire pour la Baltique, qui se ferme à n'importe quel moment, si on le souhaite. Cette mer qui n'était pas totalement maîtrisée par l'OTAN, aujourd'hui l'est. Et pour la Russie, c'est une mauvaise nouvelle. »

A quoi sert d’être ‘bien entouré’ – mais non, l’OTAN défensive n’est pas une menace pour la Russie !

Et décidément il tiens à envoyer la jeunesse française à la mort

 « C'est la force d'un équipage, la force morale pour vouloir embarquer, vouloir partir dans ces mers, vouloir se trouver dans des situations de combat ! ... Quand on a 20 ans et qu'on rêve de voyager, ce n'est pas forcément évident d'aller dans un bâtiment totalement fermé, avec le risque de se faire torpiller, menacé par un drone et la perspective d'aller par le fond... Aujourd'hui, les conditions de combat sont encore plus dures. Il faut cultiver cette envie d'embarquer...et motiver des jeunes à partir parce que ce métier est extraordinaire. »

Cela rappelle ses propos précédents « Nous avons tout pour dissuader Moscou. Ce qu’il nous manque, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour défendre la Nation. (…) Il faut accepter de perdre nos enfants, de souffrir économiquement. Si nous ne sommes pas prêts à cela, alors nous sommes en risque.»

Allez les jeunes, cela ne vous motive pas l’idée d’être torpillé et envoyé part le fond ? C’est tellement extraordinaire !

 

Discours de Fabien Mandon, chef d'état-major des Armées, à la Conférence Navale de Paris 2026, 4 février 2026

https://www.youtube.com/watch?v=PBBHAd_1hlY

 

Monsieur le directeur, cher Thomas, messieurs les amiraux, je suis très heureux que les cinq pays se retrouvent dans une configuration habituelle américain, britannique, français. Et je remercie nos amis néerlandais et italiens qui vont nous rejoindre. J'espère que les Britanniques et les Italiens ne sont pas encore en train de faire un coup particulier. Ils vont nous rejoindre, mais en tout cas, je sais à quel point ces discussions régulières entre marines sont riches et précieuses dans cet environnement particulier.

Mesdames et messieurs, tout d'abord, je suis très impressionné. J'ai un peu l'impression d'être l'aviateur débarqué au fond des mers, pas forcément dans mon élément premier. Donc c’est avec  beaucoup d'humilité que je dirais quelques mots qui vont à mon avis être des évidences pour vous, mais qui vous permettent aussi peut être de mesurer ce qu'un néophyte comme moi peut avoir en tête, alors que je prends la tête des armées et que l'on réfléchit à l'avenir de notre défense. Et donc, j'aimerais partager peut être quelques éléments de regard sur ce que je considère dans les responsabilités de défense qui sont aujourd'hui les nôtres.

Peut être vous dire que pour moi, notre marine- et je suis très heureux que l'on puisse fêter les 400 ans de notre marine cette année, ce qui est un très bel événement-, pour moi, le premier élément, c'est que notre marine protège notre souveraineté. C'est une évidence. Je veux dire le premier trait sur la carte de la souveraineté nationale, c'est un trait en mer pour nos puissances qui sont des puissances maritimes. Le premier trait qui se franchit, c'est celui de la mer. Et donc, le respect de la souveraineté est naturellement le premier point du rôle de notre marine.

Le deuxième, c'est notre économie. La protection de notre économie, l'importance des flux vitaux pour nos sociétés. 80 à 90 pour cent, selon ce que l'on mesure, passe par la mer, transite par la mer avec aujourd'hui une globalisation extraordinaire qui fait que quand on regarde une carte qu'on peut trouver sur Internet, des flux commerciaux aériens maritimes, on est marqué par l'intensité des routes commerciales maritimes. Et quand les Houthis ont commencé à tirer en Mer rouge, on a vu à quel point les flux commerciaux se sont réorganisés pour passer par le sud du continent africain pour poursuivre cette alimentation mondiale.

Cette économie, c'est aujourd'hui l'initiative ‘Clean Seas Initiative’ qui a été lancée avec le Royaume-Uni contre le trafic de pétrole, en tout cas, tous les transits de pétrole, pétrole, bien sûr, qui sont aujourd'hui en provenance en partie de la Russie et qui servent une économie de guerre. Et donc aujourd'hui, l'initiative que l'on a sur le transit de pétrole illégal [sic] en provenance de la Russie est l'élément premier de l'étau que l'on essaie de serrer pour contraindre la Russie à aller à la table des négociations dans de bonnes conditions.

Donc, naturellement, c'est notre économie, une économie matérielle, une économie numérique. C'est tous les câbles. Et je sais que ce matin, vous avez évoqué cette question essentielle dans nos économies numérisées, dans un monde où le flux de la donnée est premier. Naturellement, nos marines contribuent à la sécurisation, à la mise en place et à la sécurisation de tous ces flux numériques.

Pour moi, en tant que chef des armées, c'est aussi la logistique de mes opérations. En tant qu'aviateur, je vous dirais que, bien sûr, les avions peuvent transporter quelque chose, mais ça n'a rien à voir en termes de volume par rapport à ce que permet la mer. Et donc, le rôle logistique de nos marines est aussi quelque chose d'essentiel. Et ce qui fait que ce sera, comme ça l'a été pendant les guerres mondiales précédentes, ce sera un point d'application du combat pour nos ennemis : nous empêcher de circuler, nous empêcher de soutenir nos opérations, ce qui nécessite une réflexion propre.

Je le signale parce que c'est un peu éloigné du rôle de combattant, mais la marine, pour moi, a toujours été, au-delà du combat, dans un rôle d'exploration et dans un rôle particulier de protection du vivant, qui a beaucoup de sens aujourd'hui.

Notre marine, aujourd'hui, est pionnière dans tout ce qui est adaptation des modes de propulsion, d'énergie. Elle continue à participer à des explorations, explorations du visible que l'on peut partager dans des espaces. C'est notre présence dans les espaces inhospitaliers des deux pôles, mais c'est aussi la découverte des grandes profondeurs d'un monde vivant qu'on ne connaît pas encore. Il y a encore de l'inexploré dans le domaine naval et nos marines contribuent à ça. Ce qui est, je pense, d'une grande valeur, à la fois parce qu'on peut apprendre de l'adaptation de l'espèce, mais aussi pour toutes les richesses et tout le potentiel de ces espaces peu maîtrisés. Des espaces qu'on doit maîtriser parce que nos compétiteurs y vont et peuvent nous poser des difficultés au plan militaire.

La marine, pour moi aussi, c'est le renseignement. C'est la compréhension de ce qui se passe sur la planète. La marine pense globale, mondiale. C'est un héritage historique. C'est une culture, un savoir-faire propre aux marins, qui, à l'occasion de chaque escale, à l'occasion du déploiement de leurs censeurs, permettent à nos autorités de comprendre les phénomènes en cours et typiquement la présence que l'on assure aujourd'hui en Méditerranée orientale au moment où se succèdent des crises, que ce soit l'attaque subie par Israël, la réponse israélienne [sic !] sur Gaza, la guerre des 12 jours sur l'Iran et les tensions actuelles, aujourd'hui, nos bâtiments nous permettent de comprendre ce qu'il y a derrière les effets d'annonce et de communication, ce qui est précieux pour nos autorités.

C'est aussi, et je crois que les Américains nous en font une démonstration éclatante, un signal de détermination et ça fait partie de la grammaire de discussion politique, diplomatique dans le monde. C'est un facteur premier. Là aussi, on n'est pas dans l'application militaire immédiate, mais la pression mise aujourd'hui par les Etats-Unis sur l'Iran, par le regroupement de moyens navals et une capacité de frappe incroyable dans la région, contribue à un effort politique, un effort diplomatique et sans cet effet permis par la marine, on n'atteindrait pas les mêmes objectifs. Notre marine, et je pense que tout le monde a mesuré la détermination de la France à jouer son rôle de puissance mondiale par l'annonce du lancement d'un nouveau porte-avions, qui est un projet national majeur, qui dépasse là aussi le simple aspect militaire, puisque c'est toute une économie, tout un savoir-faire qu'il y a derrière. C'est un signal très fort. Demain, notre porte-avions contribuera à cette grammaire politique, diplomatique et militaire dans le monde.

Maintenant, la période est aussi au retour de la puissance et de l'affrontement. Pendant longtemps, je pense qu'on a considéré, en tout cas, moi, j'ai grandi dans une génération où on avait la chance d'être en paix, et c'était très bien. Aujourd'hui, on se prépare à la guerre. Et le retour de la guerre, c'est la perspective de l'affrontement et le retour de certaines vérités, la nécessité de contrôler des espaces entiers, et là aussi, on a vu que la Russie, qui aujourd'hui progresse militairement en Ukraine, a malgré tout perdu au plan stratégique, puisque l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'OTAN marque une évolution claire pour la Baltique, qui se ferme à n'importe quel moment, si on le souhaite. Cette mer qui n'était pas totalement maîtrisée par l'OTAN, aujourd'hui l'est. Et pour la Russie, c'est une mauvaise nouvelle. Donc demain, il y aura toujours une compétition pour fermer les espaces et il faut que nos marines soient en mesure de contrôler les détroits particuliers, bloquer les routes et les accès.

C'est particulièrement vrai pour la Méditerranée, ou pour l'accès des sous-marins nucléaires qui pourraient venir au large de nos côtes. Et là, les coopérations qui existent sont très importantes.

Elle a un rôle de destruction. Il y a une telle importance de la mer dans notre fonctionnement que demain, la marine sera dans la confrontation militaire dure du combat naval, qui se reproduira en mer. Ce ne sera pas uniquement de la puissance projetée à terre. Il y aura une partie de combat naval importante, et là-dessus, mon aspiration est de regagner en létalité. Létalité et nombre. On a aujourd'hui des niveaux de nombre de bâtiments qui sont insuffisants, et des quantités de missiles embarqués également insuffisants. Ça fera partie des axes d'effort à l'avenir, parce qu'il y aura un combat difficile en mer, et donc, il faut des armes. Il faut des armes et il faut avoir de la quantité. Parce que le déplacement en mer, vous le savez mieux que moi, ce n'est pas un sport de masse. Je crois que le chef d'état-major de la marine l'a signalé dans son ordre du jour des 400 ans de la marine. C'est à la fois un obstacle et un lien.

Et je me souviens de ces paroles de Tabarly qui, en rentrant des courses qu'il avait gagnées, disait « la mer m'a laissé passer ». Et ça, vous le savez, c'est un milieu dans lequel on n'est pas chez nous, et ça aussi, dans le combat, ça compte, s'adapter à l'environnement dans lequel on opère. Et donc, j'aurai besoin de nombre de frégates, nombre de sous-marins et nombre d'autres bâtiments qu'il faut concevoir.

Alors, il y a des aspects sur lesquels on va continuer de travailler : c'est le respect des règlements internationaux. Parce qu'on le sait depuis plusieurs années, en particulier vis-à-vis de la Chine et de son comportement, on a toujours besoin de réaffirmer l'attachement aux règles internationales qui s'appliquent en mer. C'est ce que l'on fait en coopération régulièrement, ce qui suscite des réactions, mais en tout cas, renoncer à l'imposition de ces règles internationales reviendrait à renoncer aux limites propres de notre souveraineté. Et donc, là-dessus, on ne peut pas transiger. La loi du plus fort, on la retrouvera en mer. [et comme disait l’autre, la loi du plus fort c’est plus gai quand c’est nous qu’on est les plus forts]. Elle s'applique aujourd'hui partout. Et donc, il faut s'attendre à ce que les tôles se froissent.

Je comprends que la Chine a gagné en grammaire, parce qu'il y a quelques années, les rapprochements étaient un peu forts contre nos bâtiments militaires. Donc, ça évolue, mais la tension va croître dans les prochaines années.

Alors, dans ce paysage, pour moi, il y a plusieurs défis au sens de la technologie et donc de la conception du combat naval. C'est d'abord la question de la transparence. On ne peut pas ignorer les travaux de la Chine sur tous les moyens de rendre l'espace plus transparent. Il y a toujours un fantasme d'une mer qui serait absolument transparente, on n'en est pas là. Mais en tout cas, il y a des travaux sérieux qui sont menés. Et quand on conçoit nos systèmes de combat, on les conçoit pour 60 ans. Donc, moi, je dois faire le pari que dans 60 ans, ce qu'on conçoit reste pertinent. Et les travaux qui sont menés sur le quantique, les travaux qui sont menés sur le spatial, les travaux qui sont menés sur tous les systèmes acoustiques doivent être pris en compte pour nous garantir la liberté de manœuvre dans un espace qui est malheureusement de plus en plus transparent. Et donc, nous, il faut qu'on adapte notre façon d'opérer à cette réalité.

La létalité, j'en ai parlé, pour moi, c'est un secteur clair d'évolution à l'avenir. Il faudra plus de missiles à bord, plus de létalité et des portées renforcées face à des compétiteurs qui modernisent tous leurs censeurs et tous leurs systèmes de protection. Il faut toujours gagner la longueur d'avance.

La connectivité, c'est une approche qui touche la marine, mais l'ensemble des armées, sur un principe très simple, celui qui a l'initiative gagne. Et pour avoir l'initiative adaptée, il faut comprendre ce qui se passe. Pour comprendre ce qui se passe, il faut avoir un maximum de données, les traiter, avoir de l'intelligence artificielle qui nous aide. Et ça, c'est un projet dans lequel la marine est très engagée, qui a développé des savoir-faire déjà très avancés à Toulon. On va continuer là-dessus. Renforcer la connectivité avec, en parallèle de ça, tous les efforts que mène l'amiral Vaujour sur la protection cyber, qui est importante.

Les drones, une évidence. Là encore, je dis des choses que tout le monde connaît. Mais après, il faut arriver à le décliner correctement. On a vu que des Ukrainiens arrivaient à couler des bâtiments de guerre de premier rang de la Russie, dans un espace où il est difficile de surprendre les Russes. Et pourtant, ils ont réussi. Et ce n'est pas des grands marins. On a peu de tableau de maître avec la marine ukrainienne.

Donc, là aussi, soyons humbles. Si les Ukrainiens ont réussi, si les Houthis aujourd'hui posent des problèmes dans la mer Rouge, alors que ce n'est pas un État, il faut intégrer le fait que demain, on sera contesté de manière asymétrique, grâce à l'emploi d'outils dormants, d'outils présents en nombre, dans des approches ou des zones sur lesquelles, aujourd'hui, on savait qu'il n'y avait pas de bâtiments de guerre, et donc, on pouvait avancer librement. Demain, on aura plus d'incertitudes et plus de menaces dormantes, avec des drones de tous types. Nous-mêmes, on va les intégrer. Et là-dessus, j'aimerais aussi saluer le travail mené par l'amiral Vaujour pour développer une vision qui va avec la conception du porte-avions, mais qu'on mène au-delà, sur la guerre des mines et sur d'autres domaines. En tout cas, la dronisation fait partie des axes d'efforts des armées françaises.

Dans tous ces phénomènes de changement, pour moi, il y a quand même un invariant. Ce sont les marins. Je les aime bien, c'est ce qu'il faut que je dise, ici. Ce que je veux dire, c'est que malgré tout, et là, l'aviateur que je suis se sent très proche des marins, le milieu ne change pas. Il peut changer de température, il peut changer de forme, mais il reste toujours à la fois magnifique dans cette tempête, et je sais que plusieurs camarades marins me parlent de ces moments exceptionnels vécus pendant les moments de mer difficiles, mais les règles physiques s'appliqueront encore à la prochaine génération.

Donc, les vertus, les qualités entretenues depuis des siècles dans nos marines devront perdurer. C'est la force d'un équipage, la force morale pour vouloir embarquer, vouloir partir dans ces mers, vouloir se trouver dans des situations de combat... Ce qui m'a beaucoup surpris, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de hublots sur nos bâtiments. Quand on a 20 ans et qu'on rêve de voyager, ce n'est pas forcément évident d'aller dans un bâtiment totalement fermé, avec le risque de se faire torpiller, menacé par un drone et la perspective d'aller par le fond, ce que tous les marins ont connu dans toutes les générations. Aujourd'hui, les conditions de combat sont encore plus dures. Il faut cultiver cette envie d'embarquer, cultiver cette force de l'équipage qui repose sur la confiance d'un petit nombre, parce qu'on a réduit la taille de nos équipages, et motiver des jeunes à partir parce que ce métier est extraordinaire.

En tout cas, l'invariance et la culture des hommes et des femmes qui servent dans la marine est notre première force dans ce paysage.

 


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