Trump jette aux orties la Charte des Nations-Unies, et la Belgique se tait
La nuit du 3 janvier, sans déclaration de guerre, les États-Unis ont bombardé un pays qui ne les avait nullement attaqués, et en ont capturé le chef d’Etat et son épouse.
Il s’agit d’une évidente et grossière violation de la Charte des Nations Unies
Le président états-unien ne cherche même pas à donner à son agression un prétexte plausible : l’accusation de « narco-terrorisme » portée contre le président Maduro est clairement une invention qui ne résiste pas aux faits. Et Trump a d’ailleurs fini par exprimer sans détours les raisons véritables : les richesses naturelles du Venezuela, notamment le pétrole dont le pays détient les plus grandes réserves au monde, et que Trump estime appartenir de droit aux États-Unis.
Les États-Unis de Trump remettent ainsi à l’ordre du jour la politique de la canonnière des temps coloniaux. C’est d’une gravité extrême, lourde de conséquences pour la paix dans le monde.
Et pourtant : pratiquement aucun dirigeant de l’Union européenne n’a jugé opportun de condamner explicitement, clairement, fermement cette violation éhontée du droit international. Notre ministre des Affaires étrangère a même poussé l’indignité jusqu’à entamer son communiqué... par une attaque contre le président légitime du Venezuela :
« Les Vénézuéliens méritent un régime démocratique et légitime, ce dont ils ont été privés avec Maduro. Maduro doit être tenu responsable de ses actes. »
Nous lisons bien : le communiqué s’ouvre sur une condamnation du chef d’Etat qui venait d’être kidnappé par un Etat voyou!
Par cette accusation hors propos et indécente, notre ministre valide de fait implicitement le scandaleux coup de force étatsunien. La vague et lénifiante évocation du Droit international qui suit ne peut effacer la honte du premier paragraphe :
« Dans le même temps, comme le répète inlassablement la Belgique, le droit international doit être respecté, en toutes circonstances. Nous avons tous intérêt à ce que l'ordre fondé sur des règles soit respecté. »
Et pas un seul mot de condamnation de cette agression qui a fait, en passant, des dizaines de morts !
« Nous espérons une désescalade rapide et une transition pacifique. La population civile doit être épargnée. »
Mais qui donc a « escaladé » ? L’action illégale des États-Unis est strictement unilatérale. La seule désescalade possible, c’est la libération du président Maduro et de son épouse.
Et qui doit décider de la « transition » au Venezuela, les Vénézuéliens, ou bien les États-Unis et la cohorte de leurs dociles vassaux européens ? M. Trump déclare qu’il va désormais ‘diriger’ le Venezuela, en attendant de mettre en place un gouvernement fantoche qui fera ce que les États-Unis lui dicteront : Est-ce là la ‘transition démocratique’ que notre ministre appelle de ses vœux ?
Nous demandons que notre pays, par la voix de ses représentants à tous les niveaux :
· Condamne sans ambiguïté l’agression étatsunienne
· Condamne sans ambiguïté son intention impérialiste de prendre possession du Venezuela
· Exige la fin du blocus illégal et la restitution des pétroliers saisis
· Réclame la libération immédiate de Nicolas Maduro et Cilia Flores
Comité de Surveillance OTAN, le 6 janvier 2026