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De : FLINKER Jean <jeanf...@gmail.com>
Date: lun. 13 avr. 2026, 12:23
Subject: Ce jeudi 16, "le Cinéma d'Attac" défend les activistes britanniques de "Palestine Action"
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DEPUIS 2018 et la répression de la «Marche du retour» palestinienne par des tireurs embusqués israéliens armés de fusils de précision… vendus par Londres, les protestations se sont succédé au Royaume-Uni. Sans avancées tangibles. Il faut donc changer les modes de contestation si l’on veut gagner en efficacité.
Se crée alors une organisation britannique de type nouveau –«Palestine Action»– dont les initiatives de désobéissance civile vont engendrer une empathie extraordinaire dans la population, au grand dam du monde politique conventionnel. Car le mouvement s’engage, dès ses débuts, dans des opérations ciblant directement les fournisseurs d’armes à Israël. Il vise en particulier «Elbit Systems», un géant industriel qui produit des drones de surveillance et de combat expérimentés sur les Palestiniens avant d’être vendus dans le reste du monde. «Plutôt que de demander à un politicien de fermer les usines d’armement, on pouvait aller les fermer nous-mêmes», résument les porte-paroles de «PalAction» dans le remarquable reportage To Kill a War Machine –un documentaire consacré au mouvement et interdit au Royaume-Uni.
«Palestine Action» ? Cette structure se développe en formant des groupes locaux et autonomes. Ceux-ci commencent par s’en prendre, avec un certain succès, à plusieurs sites d’«Elbit» dans le pays ainsi qu’aux entreprises qui fabriquent les trains d’atterrissage de ses drones. Ils détruisent du matériel nécessaire à la production, qu’ils parviennent à ainsi bloquer pendant plusieurs jours. «Elbit» finira par renoncer à ses usines d’Oldham et de Bristol.
Comme les responsables israéliens font pression pour que la répression soit accrue, les militants sont arrêtés systématiquement, certains relâchés faute de preuves, d’autres poursuivis pour vandalisme ou vol. Mais «PalAction» étend ses initiatives. En mai 2021, à Leicester, l’organisation occupe l’usine «UAV Tactical Systems», une filiale d’«Elbit». Les protestataires se maintiennent sur le toit pendant six jours grâce au soutien d’habitants de la région, qui installent un campement de solidarité devant l’usine et bloquent la route quand la police tente de déloger les activistes.
En novembre 2022, à Londres, dans le cadre d’un procès devant la «Crown Court», cinq militants de «Palestine Action», jugés pour jets de peinture rouge sur le siège londonien d’«Elbit» sont toutefois acquittés par le jury. Car les avocats des inculpés ont fait valoir la «lawful excuse» («l’excuse légitime»), une disposition du droit britannique permettant de justifier des actes illégaux s’il s’agit de prévenir un tort plus grave –ici, des crimes de guerre contre les Palestiniens.
A partir d’octobre 2023, les rangs du réseau d’activistes s’élargissent considérablement, ce qui permet à «PalAction» de diversifier les cibles. Ce même mois, le siège londonien de la «British Broadcasting Corporation» (BBC), accusée par «Palestine Action» de «diffuser les mensonges de l’occupant» et de «fabriquer un consentement aux crimes de guerre d’Israël», est lui aussi recouvert de peinture rouge. En novembre, l’accès à l’un des sites de «Lockheed Martin» –fournisseur des avions de combat F-16 et F-35 employés pour bombarder la bande de Gaza– est bloqué plusieurs jours…
Autant le préciser : jusqu’à aujourd’hui, la combativité de «Palestine Action» n’a jamais faibli. To Kill a War Machine est là pour le prouver. Séance tenante.
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TO KILL A WAR MACHINEGrande-Bretagne, 80 minutes
L'Aventure
Galerie du Centre, 57 rue des Fripiers à Bruxelles
[entre la Monnaie et l’arrière de la Bourse]
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