Jeffrey Sachs sur la guerre à venir contre l'Iran

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Roland Marounek

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Jan 29, 2026, 8:57:34 AM (5 days ago) Jan 29
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https://arretsurinfo.ch/jeffrey-sachs-la-guerre-des-etats-unis-contre-liran/

Glenn Diesen : Le professeur Jeffrey Sachs nous rejoint aujourd'hui pour discuter des menaces proférées par Trump à l'encontre de l'Iran. Je vous suis très reconnaissant d'avoir pu venir, car si vous êtes assis à Téhéran, vous évaluez les menaces, essentiellement les capacités et les intentions. Vous verriez cette accumulation massive de forces militaires par les États-Unis dans la région, vous verriez les Britanniques, les Allemands, les Espagnols, les Italiens, des avions de transport qui semblent se diriger vers le Moyen-Orient. En termes d'intention, il semble qu'une attaque soit inévitable. Les Israéliens le veulent, Washington le veut. On parle de changement de régime. Sur les médias sociaux, Trump écrit que « une armada massive se dirige vers l'Iran. Elle se déplace rapidement avec beaucoup de puissance, d'enthousiasme et de détermination. » Il poursuit en écrivant que le temps presse. Que pensez-vous de ces menaces ?

Jeffrey Sachs : Je pense que c'est clair. Pour Israël, cela fait 30 ans qu'il s'efforce de renverser le gouvernement iranien. Les Etats-Unis font essentiellement ce qu'Israël dit. Israël a donc entraîné les États-Unis dans une guerre avec l'Iran et a tenté de le faire sans relâche. C'est ce qu'il a fait l'été dernier. L'objectif était de provoquer un changement de régime, un renversement. Cela n'a pas fonctionné. Les États-Unis ont alors utilisé des instruments économiques, ce que notre secrétaire au Trésor, Scott Besant, a appelé la « diplomatie économique ». Il a exposé les mesures délibérées prises par les États-Unis pour détruire l'économie iranienne. L'idée, encore une fois, était de changer de régime. Cela n'a pas fonctionné.

C'est pourquoi nous avons maintenant un porte-avions qui s'apprête à attaquer l'Iran. Je pense donc qu'une attaque est imminente.

L'objectif n'a jamais été de négocier. Chaque fois qu'il y a eu des négociations, Israël s'est empressé de dire qu'il ne fallait pas négocier. Bien sûr, un accord nucléaire a été conclu avec l'Iran il y a dix ans, le Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA). Il a été ratifié par la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies le 20 juillet 2015. Trump l'a ensuite déchiré au cours de son premier mandat.

Israël n'a donc jamais souhaité un règlement négocié. Et comme les États-Unis font ce qu'Israël leur dit de faire, ils n'ont jamais été disposés à mener de réelles négociations avec l'Iran. Trump l'a encore prouvé l'été dernier, car nous nous souvenons que lorsqu'Israël, avec le soutien des États-Unis, a bombardé l'Iran, les 12 et 13 juin 2025, c'était deux jours avant les négociations progammées entre les États-Unis et l'Iran.

L'idée qu'il s'agit de négociations avec l'Iran est donc bidon. Il s'agit d'une opération de changement de régime menée par le biais d'une guerre hybride, c'est-à-dire une guerre cybernétique, des troubles dans les rues, un effondrement de l'économie, des bombardements et des assassinats : Ils essaient par tous les moyens de renverser ce gouvernement. Et Trump, étant ce qu’il est, lance cette phrase : « Si vous ne faites pas ce que nous disons, c'est comme au Venezuela ». «  Cette flotte est prête, désireuse et capable de remplir rapidement sa mission avec rapidité et violence si nécessaire ! »

C'est de la pure voyoucratie. Les gens devraient comprendre qu'en vertu de la charte de l'ONU, que le chef de cabinet adjoint de Trump a qualifié de « détail », de « luxe » [nicety], il se trouve que c'est la loi internationale, non pas pour les gangsters de la Maison Blanche, mais pour le reste de l'humanité, il est dit à l'article 2, section 4, que « tous les membres s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, ou de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies ».

Voilà donc où nous en sommes, Glenn. Je pense, bien sûr, que nous venons de vivre cela avec le Venezuela, des menaces effrontées et grossières suivies d'une invasion, d'un enlèvement du président et de la première dame, et d'une affirmation par les États-Unis qu'ils dirigent le Venezuela, y compris en volant le pétrole, des pétroliers et en l'envoyant aux États-Unis, Donald Trump déclarant que l'argent lui revient !

Ce genre d'effronterie et d'anarchie fait donc partie de notre paysage actuel, mais l'Iran est bien plus dangereux pour le monde, et nous attendons toujours qu'un pays européen proteste, qu'il dise que « ce n'est peut-être pas une bonne idée, peut-être ne devrions peut-être pas faire la guerre, peut-être nous devrions obéir à la Charte des Nations unies ». La question qui se pose à l'Europe est la suivante : ne s'exprime-t-elle que lorsque les États-Unis sont sur le point de l'attaquer elle, ou bien l'Europe a-t-elle des principes ? C'est ce que nous allons découvrir dans les prochains jours.

Le chancelier Mertz, qui avait déclaré lors de la première attaque contre l'Iran qu'Israël faisait notre sale boulot, vient de déclarer que les jours de l'Iran étaient comptés. Il s'agit peut-être de quelques semaines, mais ce régime n'a aucune légitimité pour gouverner. Je pense donc que les Européens se rallient pleinement à cette position. Trump a également déclaré qu'il était temps pour l'Iran de conclure un accord, faute de quoi nous le frapperons durement. À quel accord fait-il référence ? S'agit-il toujours de l'accord nucléaire ? Parce que cela semble très malhonnête à ce stade, parce qu'ils ont déjà été très ouverts sur le fait que l'objectif est un changement de régime, et que tout changement de régime, vous ne seriez pas en mesure d'avoir une opposition unifiée. C'est donc la destruction de l'Iran que nous envisageons, ce qui est...

C'est exact. Il n'y a aucun intérêt pour un accord négocié, parce que des accords négociés sont disponibles depuis plus d'une douzaine d'années. Et chaque fois qu'ils ont été conclus, les États-Unis les ont déchirés. Et Israël a été le principal partisan de la rupture de tout accord négocié. Et comme Trump travaille pour Israël, il n'y a absolument aucune intention de négocier. Ils veulent renverser le gouvernement.

Honte à Mertz, mais encore une fois, c'est tellement typique. Je n'avais jamais vu cette déclaration auparavant. La brutalité de l'Europe ne devrait pas me surprendre, mais elle me déçoit toujours. La seule tentative de se rallier à des principes, semble-t-il, c'est lorsque l'intérêt étroit de l'Europe est en jeu. Alors, soudain, il n'est pas normal que les États-Unis attaquent le Danemark en revendiquant le Groenland. Ce serait un abus. Mais renverser le gouvernement iranien, c'est bien. [cf Macron « Nous sommes tout à fait d'accord sur la Syrie. Nous pouvons faire de grandes choses sur l'Iran. »]

Je pense qu'il vaut la peine de consacrer quelques minutes à la propagande qui circule librement dans le New York Times, le Washington Post et, j'en suis sûr, dans les médias européens, selon laquelle l'effondrement économique montre la corruption et la mauvaise gestion du régime iranien, et la raison pour laquelle il n'est pas apte à gouverner, comme vient de le déclarer le chancelier Mertz, ainsi que vous me l'avez lu. Les gens devraient comprendre que cela fait partie du jeu. Et ce jeu est absolument vulgaire, mais il est parfaitement compréhensible si l'on y prête un peu d'attention.

Et il se trouve que notre secrétaire au Trésor américain, Scott Besant, l'a exposé très clairement et explicitement à Davos, presque d'une manière caricaturale. Si vous me le permettez, Glenn, je vais vous lire ce qu'il a dit pour que les gens comprennent ce qui s'est passé au cours de l'année écoulée. L'intervieweur lui demande : « Que voulez-vous dire au sujet des sanctions ? Un autre sujet sur lequel vous avez travaillé, bien sûr. Que prévoyez-vous en ce qui concerne l'Iran et son impact ? »

Et Besant répond : « Ok, il y a des sanctions du Trésor. Et si vous regardez un discours que j'ai donné à l'Economic Club de New York en mars dernier, j'ai dit que je pensais que la monnaie iranienne était sur le point de s'effondrer, que si j'étais un citoyen iranien, je retirerais mon argent. Le président Trump a ordonné au Trésor et à notre division OFAC, Office of Foreign Asset Control, d'exercer une pression maximale sur l'Iran. Et cela a fonctionné : en décembre, leur économie s'est effondrée. Nous avons vu une grande banque faire faillite. La banque centrale a commencé à imprimer de l'argent. Il y a une pénurie de dollars. Ils ne sont pas en mesure d'acheter des produits importés. C'est pourquoi les gens sont descendus dans la rue. Il s'agit donc d'une stratégie économique. Aucun coup de feu n'a été tiré. Et les choses évoluent de manière très positive ici. »

C'est une déclaration étonnante. Tellement étonnante que le New York Times n'a pas osé la rapporter. Le Washington Post n'a pas osé le faire. Car ce que Besant explique, c'est que les États-Unis ont utilisé leurs moyens financiers pour faire tomber le gouvernement, pour faire descendre les gens dans la rue, pour provoquer une agitation de masse. Et « les choses se passent de manière très positive », dit M. Besant !

La vulgarité de cette affaire est si stupéfiante que, bien entendu, les grands médias ne l'abordent même pas. Mais ce qu'ils font, c'est publier chaque jour des articles sur la mauvaise gestion, la corruption, l'effondrement économique, la souffrance des gens, sans dire que notre secrétaire au Trésor a expliqué que c'était le jeu américain ! Et j'ai récemment parlé à des gens qui m'ont expliqué, oui, ils ne pouvaient pas être payés, pour leur pétrole à cause de ce que font les États-Unis. Les paiements n'arrivent pas. Tout le monde est soumis à des sanctions. Tout le monde est menacé. Toutes les banques du monde refusent de traiter les transactions. C'est l’instrumentalisation [the weaponization] du dollar par les Etats-Unis . Le but est de créer le chaos, de provoquer la faillite des banques, l'effondrement de la monnaie, de faire descendre les gens dans la rue. Comme le dit Besant, c'est la raison pour laquelle les gens sont descendus dans la rue ! Il donne même la chaîne de causalité et la bénit. « La situation évolue de manière très positive ».

D'accord, si c'est le genre de monde dans lequel les gens pensent que nous serons en sécurité, je suis désolé de dire qu'ils vont découvrir que c'est la voie absolue vers l'anéantissement et le désastre. Il s'agit d'un pur gangstérisme qui va à l'encontre de tous les principes. Et pourquoi Mertz participe à ce gangstérisme, ou pourquoi les Européens participent à ce gangstérisme, cela me dépasse, je dois le dire, parce qu'ils ont également participé à la négociation du JCPOA. Et ils ont vu comment les États-Unis l'ont tué. Ils connaissent donc la vérité, mais ne la disent pas.

Il s'agit là d'une propagande écrasante, car vous pouvez avoir toutes les preuves sous les yeux. Vous pouvez voir Besant assis là et dire, voici comment nous allons déstabiliser ou comment nous avons déstabilisé l'Iran. Cela a causé un problème économique. Cela va pousser les gens dans la rue. Mike Pompeo dit que dans la rue, ils font partie des émeutiers. Si vous regardez les informations israéliennes, des agents du Mossad expliquent qu'ils fournissent des armes pour alimenter la violence des émeutes. J’étais dans un débat à propos de ce qui se passe en Iran, parce que je n'ai pas dit qu'il s'agissait d'un mouvement complètement organique sans aucune ingérence occidentale, cela signifiait que je ne me soucie pas de la souffrance des Iraniens et que je faisais l'apologie du régime. Donc, si vous vous souciez vraiment des Iraniens, vous plaiderez pour le bombardement de ce pays. C'est très pervers, mais c'est le cas pour toutes les guerres. Si vous vous souciez des Syriens, vous appellerez au renversement d'Assad. Si vous vous souciez des Ukrainiens, vous feriez durer la guerre éternellement. C'est tellement ignoble.

Oui. Ce qui est intéressant, c'est que si vous vous souciez des Iraniens, vous pourriez prêter attention à ce que Besant lui-même a dit, à savoir qu'ils veulent faire du mal aux Iraniens. C'est le but, les blesser tellement que les gens descendent dans la rue. Et lorsque cela se produit et qu'il y a de la violence et ainsi de suite, en grande partie sous forme de faux drapeaux attisés par des provocateurs et par le Mossad, alors Besant dit que « les choses évoluent de manière très positive ici ». D'ailleurs, il avait un petit sourire en coin. Il n'a pas pu, il n'a pas pu résister au sourire en finissant cette dernière phrase. C'était juste une touche supplémentaire de vulgarité.

Au fait, les gens devraient comprendre qui est Besant. C'est notre secrétaire au trésor. Vous pourriez penser que cela signifie qu'il connaît quelque chose à la macroéconomie, qu'il s'y connaît en politique fiscale ou qu'il est un expert en politique fiscale... Non, cela n'a rien à voir. C'est un opérateur de fonds spéculatif dont le titre de gloire est d'avoir travaillé avec George Soros pour détruire la livre sterling il y a plus de dix ans. C'est ce qui lui a valu ce prix, lorsque la livre a été attaquée, excusez-moi, en 1992, je crois. Voilà ses références. Voilà un homme qui peut détruire des monnaies. C'est tellement ignoble et flagrant que, encore une fois, cela vaut la peine d'être rapporté maintenant.

Lorsque le secrétaire au Trésor est un tueur à gages économique, vous devriez vous inquiéter, surtout si c'est Trump qui est au volant. Permettez-moi de vous interroger sur la possibilité que cette guerre s'étende, parce qu'il semble que ce que les États-Unis visent et ce que les Iraniens indiquent, c'est que ce sera très différent de l'ancienne guerre, que c'est essentiellement tout ou rien. Dans quelle mesure pensez-vous que cela peut être contenu dans la région ? L'Iran a déjà déclaré qu'il exercerait des représailles contre quiconque participerait à la guerre. Mais l'Arabie saoudite a également déclaré que son espace aérien ne serait pas utilisé. Ils prennent donc la chose au sérieux. Mais pensez-vous que cela sera contenu ? Parce que cela va être très différent, je pense, de la guerre précédente.

Je pense que nous avons appris, encore une fois, je ne suis pas un expert militaire, mais d'après ce que j'ai compris, nous avons appris un certain nombre de choses.

La première est que l'Iran peut pénétrer les défenses aériennes israéliennes. Et je pense qu'ils ont clairement démontré qu'ils disposaient de missiles hypersoniques capables de le faire. La première fois, ils ne les ont pas dirigés vers des cibles très sensibles. Dans une guerre existentielle, ils viseront des cibles très sensibles. C'est donc une chose qui, je pense, sera très, très différente. Ils sont préparés à cela.

Une deuxième chose que nous avons apprise est que les frappes sur les installations nucléaires n'ont manifestement pas mis fin ou peut-être même entravé le chemin de l'Iran vers les armes nucléaires, s'il le souhaite. La quantité d'enrichissement qu'ils devraient effectuer pour porter leur uranium enrichi actuel aux niveaux requis pour une bombe atomique, ou plusieurs d'entre elles, n'est pas très importante. Par conséquent, si cette situation devenait une lutte existentielle, l'Iran pourrait, à mon avis, absolument, sans aucun doute, se lancer dans la fabrication d'armes nucléaires. Ils ont dit, et ils ont dit de manière crédible, que nous ne voulons pas cela. Nous voulons que l'AIEA soit là pour surveiller. Nous imposerons des limites strictes à tout type de traitement d'enrichissement. Mais c'est ce que les États-Unis ont déchiré il y a déjà dix ans, lorsque Trump a entamé son premier mandat. Le point suivant est que l'Iran lui-même, et en particulier, je pense, les gardiens de la révolution, pourraient décider que c'est le destin de notre nation et que nous nous lançons dans la fabrication d'armes nucléaires. Si la situation devenait désastreuse pour l'Iran, je suppose que d'autres pays soutiendraient l'Iran.

L'Iran est un grand pays. Bien entendu, Israël a tenté, par le biais d'assassinats, d'attaques du Mossad et de bombardements, une frappe de décapitation. Cela n'a pas fonctionné. Je ne crois pas que cela fonctionnerait. Il pourrait donc s'agir d'un prélude à une guerre de grande ampleur. Il ne s'agit pas du Venezuela dans l'arrière-cour de l'Amérique. Il s'agirait d'une guerre dans la région la plus explosive du monde, avec de nombreux pays dotés de l'arme nucléaire tout autour et des enjeux considérables dans ce qui se passerait.

Je pense donc qu'il s'agirait d'un acte totalement irréfléchi et potentiellement ruineux à l'échelle mondiale. Il faut donc l'empêcher dès maintenant, avant que nous n'ayons à spéculer sur la façon dont cela va se terminer. Encore une fois, je suis consterné d'entendre le point de vue allemand à ce sujet. Je ne suis pas choqué, mais consterné. Si nous n'avons plus de pays dans le monde qui soient prêts à dire que vous ne pouvez pas lancer de telles guerres dans ces régions explosives, à l'encontre de tous les principes du système des Nations unies, le risque d'un naufrage total est très, très élevé. Je pense que le Conseil de sécurité des Nations unies devrait être contraint de se réunir immédiatement, de rester en réunion et d'assumer sa responsabilité, qui est unique au monde, pour mettre un terme à cette situation et pour dire clairement aux États-Unis, à leur président, que non, vous ne pouvez même pas menacer de cette manière, et encore moins lancer une attaque. La menace elle-même est une violation flagrante de la Charte des Nations unies.

Je crains qu'il ne soit plus possible de l'empêcher si toutes ces capacités sont développées et que le seul moyen de l'éviter, selon MTrump, est un accord qui, en fait, n'existe pas. Il est difficile de voir ce qu'ils peuvent faire d'autre.

Oui, Trump recule parfois lorsqu'il est confronté à un véritable mur d'opposition. En fait, il recule souvent. Il n'est pas encore confronté à ce mur, mais je ne cesserais pas d'essayer de créer un mur d'opposition jusqu'au moment, et même après, mais jusqu'au moment où Trump appuie imprudemment sur la gâchette.

Ce n'est pas encore arrivé, et que Dieu nous vienne en aide, il doit bien y avoir quelqu'un en Europe à qui il reste un cerveau, -si seulement vous étiez en charge, Glenn-, mais il doit bien y avoir quelqu'un au pouvoir qui ait un minimum de sens de la responsabilité pour l'humanité. Et il y a de nombreux pays dans le monde qui ne veulent pas que cela se produise.

Il est intéressant de noter que je crois fermement que les Saoudiens ne veulent pas de guerre, que le Qatar ne veut pas de guerre, que les Émirats ne veulent pas de guerre, que la Turquie ne veut pas de guerre. Veulent-ils vraiment participer à une nouvelle guerre régionale créée par Israël, qui pourrait dégénérer en véritable catastrophe ? Je ne pense pas que quiconque le veuille, à l'exception d'Israël et de son État vassal, les États-Unis.

Sur cette note sombre, je vous remercie de nous avoir fait part de vos réflexions sur ce sujet. Et j'espère vraiment, oui, qu'il y aura des pressions, je doute que ce soit de la part des Européens, mais idéalement de la part de certains alliés régionaux.

 


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