- Par Africa Intelligence:( Résumé produit par l'IA)
L’article décrit un renforcement significatif de la coopération militaire entre le Maroc et l’OTAN, Rabat assumant un rôle de plus en plus important en tant que plateforme de formation militaire pour d’autres pays africains.
Le point central est le programme DEEP (Defence Education Enhancement Programme) de l’OTAN. Il ne s’agit pas simplement d’assurer l’entraînement opérationnel des soldats, mais de réformer et de moderniser les institutions de formation militaire des pays partenaires : académies militaires, programmes universitaires, formation des officiers et des sous-officiers, méthodes pédagogiques et interopérabilité avec les armées occidentales.
Le Maroc est déjà impliqué dans le DEEP et cette coopération devrait désormais s’intensifier. Selon Africa Intelligence, une session du DEEP devrait se tenir au Maroc d’ici la fin de 2026 ou au début de 2027, et pourrait également être destinée à la formation de militaires provenant d’autres pays du continent.
La portée stratégique de cette coopération va au-delà de la simple formation.
Le Maroc est déjà l’un des principaux partenaires de l’OTAN dans le cadre du Dialogue méditerranéen et participe à plusieurs programmes de l’Alliance, dont le DEEP. L’OTAN considère le pays comme un interlocuteur important pour son flanc sud, notamment en ce qui concerne les questions de sécurité en Afrique du Nord, au Sahel et en Afrique de l’Ouest.
Rabat dispose également de forces armées relativement modernes et d’une longue expérience de coopération militaire avec les États-Unis et l’Europe. L’exercice African Lion 2026, organisé conjointement par les forces marocaines et américaines, a notamment impliqué environ 400 militaires dans des activités de formation portant sur plus de 20 domaines militaires et a mis explicitement l’accent sur l’interopérabilité des forces.
L’élément le plus important, à mon sens, est le suivant :
le Maroc n’est plus seulement considéré comme un pays africain bénéficiant d’une formation militaire occidentale, mais de plus en plus comme un pays à travers lequel les Occidentaux peuvent contribuer à la formation d’autres armées africaines.
Autrement dit, Rabat tend à devenir une sorte de hub militaire et de formation euro-atlantique pour l’Afrique.
Cette évolution s’inscrit dans une stratégie plus large de l’OTAN visant à renforcer ses relations avec son « voisinage méridional », sans nécessairement engager directement des troupes de l’Alliance sur le terrain. Une source qui analyse cette dynamique souligne précisément le rôle potentiel du Maroc comme interface entre l’OTAN et les besoins des forces armées africaines.
C’est ici qu’apparaît un aspect particulièrement intéressant pour le travail que vous menez.
L’article ne signifie pas que l’OTAN a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, ni que le DEEP constitue formellement un programme lié au conflit du Sahara.
Cependant, le renforcement du rôle militaire et stratégique du Maroc entraîne une conséquence politique : Rabat acquiert davantage de poids en tant qu’interlocuteur occidental sur les questions de sécurité en Afrique et au Sahel.
Parallèlement, les forces armées marocaines développent rapidement leurs capacités et leur interopérabilité avec les armées occidentales. L’exercice African Lion 2026 a, par exemple, intégré des systèmes autonomes, l’IA, des drones, des capacités de renseignement et de surveillance ainsi que des systèmes d’attaque avancés.
En résumé : l’article montre une évolution d’une simple coopération Maroc-OTAN vers un partenariat stratégique dans lequel le Maroc pourrait devenir l’un des principaux points d’appui occidentaux pour la formation et la modernisation des forces armées africaines.
- Question interdiction transit armements vers le Maroc:Les autorités flamandes ont refusé d’autoriser le transit par les ports flamands d’un chargement militaire destiné aux Forces armées royales marocaines. Il ne s’agissait pas d’armes produites en Belgique, mais de véhicules et de composants militaires provenant des États-Unis. Le Service flamand de contrôle des biens stratégiques avait bloqué le transit, invoquant le risque que ce matériel puisse être utilisé dans un conflit armé régional, le Maroc étant considéré comme une partie impliquée.
Cependant, en juillet 2026, le Parlement flamand a modifié la réglementation, supprimant le mécanisme juridique qui avait permis ce refus. C’est pourquoi plusieurs articles publiés le 25 août indiquent qu’à l’avenir, la Flandre ne bloquera plus ce type de transit à destination du Maroc.
Ainsi, oui, le blocage a bien eu lieu, mais la réglementation a été modifiée et des cas similaires ne devraient désormais plus être traités de la même manière.
Ce qui est vérifiable, c’est le registre mensuel du Service flamand de contrôle des biens stratégiques pour avril 2026. Celui-ci mentionne une seule demande de transit, des États-Unis vers le Maroc, qui a été définitivement refusée, pour une valeur d’environ 81,6 millions d’euros.