Afin d'accroître les souffrances et les morts des Palestiniens, Israël s'est même doté d'un nouveau moyen : Jeudi 1er janvier 2026, le gouvernement israélien a confirmé la suspension des licences de trente-sept ONG humanitaires. Parmi elles figurent des organismes tels que Médecins sans frontières (MSF), Médecin du monde (MDM), Handicap international (HI) ou encore le Norwegian Refugee Council (NRC).
Le prétexte ? le refus de ces ONG "…de fournir des informations complètes et vérifiables concernant leurs employés, exigence essentielle destinée à empêcher l’infiltration d’opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires »…
" … En mars 2025, le Parlement israélien avait adopté une nouvelle loi concernant l’enregistrement et la délivrance de visas pour le personnel des ONG internationales. Une politique répressive qui risquait « d’entraver l’acheminement de l’aide humanitaire ainsi que la fourniture de services sociaux aux Palestiniens », s’étaient alors inquiétés les députés européens en avril. ..
… Jeudi 1er janvier 2026 dans la matinée, un regroupement de 17 organisations israéliennes, marquées à gauche, a condamné ces restrictions dans un communiqué commun. « La radiation de 37 ONG internationales sape l'action humanitaire (...), met en danger le personnel et les communautés, et compromet l'efficacité de la distribution de l'aide », ont-elles écrit.
… En 2024, Israël avait déjà interdit à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) d'opérer sur son sol, accusant certains de ses employés de participation à l'attaque du 7 octobre 2023…
… Pour échapper à l’interdiction, les acteurs humanitaires pouvaient remettre leurs listes aux autorités jusqu’au 31 décembre 2025, à minuit. Mais, particulièrement visée, l’ONG Médecin sans frontières a expliqué à l’AFP qu’elle n’avait pas transmis la liste de ses employés, faute d’avoir obtenu des « garanties et des clarifications » concernant cette demande « préoccupante ».
En effet, fournir de telles précisions au gouvernement israélien faciliterait pour celui-ci le repérage et, par suite, l'assassinat ciblé de ce personnel humanitaire. Or, depuis octobre 2023, plus de 50 travailleurs humanitaires et plus de 1 300 professionnels de santé ont été tués à Gaza, en dépit du Droit international", dénonce Médecins du Monde :
Ce bannissement des ONG permet également à Israël d'éliminer de Gaza des témoins gênants de la poursuite de ses exactions malgré le prétendu "cessez-le-feu" concocté par le Président Trump, mais dont ce dernier semble s'être totalement désintéressé.
"Plus de 80 jours après le prétendu accord de cessez-le-feu signé en octobre 2025, Israël continue de tuer et de blesser des Palestiniens dans toute la bande de Gaza en bombardant, mitraillant et détruisant des zones au-delà de la vague ligne jaune – une ligne qui ne cesse de se déplacer vers l’ouest.
De même, Israël empêche toujours l’entrée d’abris et de fournitures de base malgré les tempêtes brutales et les températures autour de 0 °C et le fait que les tentes sont inondées et que les immeubles partiellement détruits s’effondrent sur les gens qui s’y sont réfugiés…
Le bureau gouvernemental des médias de Gaza a déclaré le 28 décembre que, au cours des 80 jours écoulés, Israël avait commis 969 violations de l’accord de cessez-le-feu, au cours desquelles 418 Palestiniens avaient été tués et plus de 1 100 autres blessés.
Parmi ces violations figurent près de 300 incidents de tirs directs sur des civils, 54 incursions militaires dans des zones résidentielles, 455 bombardements et attaques ciblées contre les Palestiniens et plus de 160 bombardements de maisons, d’institutions et d’autres bâtiments civils.
« La bande de Gaza est confrontée à une mort lente du fait que l’occupation continue de se soustraire à ses obligations telles qu’énoncées dans l’accord et les protocoles humanitaires », a déclaré le bureau des médias.
« Elle n’a même pas livré les quantités d’aide minimales convenues », a-t-il dit, ajoutant que l’actuel refus d’Israël de laisser entrer les quantités nécessaires de vivres, de médicaments, d’eau et de carburant aggravait encore la crise humanitaire catastrophique.
À peine 42 pour 100 de l’aide humanitaire attendue a pu entrer, alors que 10 pour 100 seulement des camions de carburant nécessaires sont entrés, ce qui laisse les hôpitaux, les boulangeries et les installations d’eau et les sites de soins dans l’impossibilité de fonctionner…"