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Mark Rutte « Please ! »
« L'Europe est en train de construire son industrie de la défense, mais elle ne peut pas pour l'instant fournir suffisamment ce dont l'Ukraine a besoin pour se défendre aujourd'hui et pour ‘dissuader’ demain. Donc lorsque vous accorderez ce prêt, je vous en prie !, je vous encourage à garder à l’esprit les besoins de l'Ukraine... Nous savons tous que sans ce flux d'armes en provenance des États-Unis, nous ne pouvons pas maintenir l'Ukraine dans le combat. Littéralement pas. »
Continuons à faire mourir les Ukrainiens, littéralement à tout prix. Ce n’est pas l’Ukraine qui est en jeu, mais la défaite de l’OTAN elle-même.
Mais au moins les choses sont dites : sans l’afflux d’armes US, la guerre serait finie
(Le Secrétaire Général de l’OTAN au Parlement Européen : déjà une anomalie formelle, l’UE ne devrait -en théorie- pas être régie par l’OTAN.)
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Le chef de l’Otan, Mark Rutte : « L’Europe ne peut pas se défendre sans les Etats-Unis »
Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte a eu des mots durs envers la défense européenne devant le Parlement, en affirmant que sans les Etats-Unis, les pays devraient débourser non pas 5 %, mais 10 % de leur PIB.
Belga, Le Soir, 26/01/2026
L’Europe ne peut pas se défendre seule sans l’aide des Etats-Unis, ils ont besoin l’un de l’autre, a affirmé lundi le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte devant le Parlement européen à Bruxelles.
« Et si quelqu’un pense encore ici que l’Union européenne, ou l’Europe dans son ensemble, peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver. Vous ne le pouvez pas. Nous ne le pouvons pas, nous avons besoin les uns des autres », a-t-il martelé devant les eurodéputés.
Mark Rutte a expliqué que si les Européens voulaient vraiment construire une nouvelle alliance défensive, sans les Etats-Unis, alors il leur en coûterait, non pas 5 % mais 10 % de leur Produit intérieur brut (PIB), avec également la nécessité de construire une capacité de dissuasion nucléaire en propre.
Parapluie nucléaire
« Cela coûte des milliards et des milliards d’euros. Et dans ce scénario, vous perdriez le garant ultime de notre liberté, à savoir le parapluie nucléaire américain. Donc, bonne chance ! », a-t-il lancé aux parlementaires européens, lors d’une séance de questions-réponses.
Les 32 pays de l’Otan se sont engagés à consacrer au moins 5 % de leur PIB d’ici 2035 à leurs dépenses de sécurité, dont 3,5 % à des dépenses strictement militaires.
L’effort est déjà considérable pour nombre d’entre eux qui ont à peine atteint fin 2025 les 2 % de leur PIB, conformément à un engagement pris dix ans auparavant.
Le président américain Donald Trump, et son secrétaire à la Défense Pete Hegseth, ont prévenu à maintes reprises les Alliés européens qu’ils devraient désormais compter davantage sur leurs propres forces pour assurer leur sécurité. Ceux-ci cherchent depuis à renforcer le pilier européen au sein de l’Otan, en développant notamment leur propre industrie de défense.
La France est l’un des pays les plus favorables à cette « autonomie stratégique » en Europe, mais d’autres pays, notamment ceux proches géographiquement de la Russie, se montrent plus prudents en raison, entre autres, de leur forte dépendance aux systèmes d’armement américains.