Un général US avertit le Pentagone qu’il ne dispose pas de forces suffisantes pour protéger Israël

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Roland Marounek

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Aug 3, 2026, 10:22:07 AM (9 days ago) Aug 3
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Article du Washington Post signalé par 'Simplicius' sur https://lesakerfrancophone.fr/iran-les-etats-unis-se-preparent-a-une-escalade-insensee-alors-quils-manquent-doptions "Les États-Unis se préparent à une escalade insensée alors qu’ils manquent d’options"

Sa conclusion:

À la veille d’une escalade insensée, l’Empire américain reste toujours asymptotiquement “à un bombardement près” de la victoire totale.

Un général US avertit le Pentagone qu’il ne dispose pas de forces suffisantes pour protéger Israël

Une pénurie de destroyers de la Marine, utilisés pour se défendre contre les attaques de missiles balistiques iraniens, obligera le chef du Commandement américain en Europe à donner la priorité au territoire américain, ont déclaré des responsables.

Washington Post, 1er août 2026
https://www.washingtonpost.com/national-security/2026/08/01/general-warns-pentagon-he-lacks-sufficient-forces-protect-israel/

Le plus haut gradé US en Europe a averti en privé le Pentagone cette semaine qu’il ne disposait pas de forces navales suffisantes pour continuer à protéger Israël contre les missiles balistiques ennemis, ont déclaré des responsables, illustrant ainsi comment la guerre en cours contre l’Iran a imposé des contraintes à l’armée.

Le général Alexus Grynkewich, chef du Commandement des États-Unis en Europe, a adressé une notification écrite à de hauts responsables du Pentagone, indiquant que sans un destroyer supplémentaire de la Marine, il serait contraint de privilégier la défense du « territoire national » des États-Unis à celle d’Israël, ont déclaré ces responsables, qui, comme d’autres, se sont exprimés sous couvert d’anonymat pour évoquer cette correspondance.

Un responsable US de la défense a déclaré que la notification de Grynkewich semblait s’inscrire dans la lignée des démarches antérieures effectuées auprès du Pentagone par les plus hauts généraux de l’armée lorsqu’ils identifient certains risques nécessitant l’attention de Washington. Cela peut se produire, a expliqué ce responsable, lorsque les commandants se disputent des ressources et des armes limitées.

Le Pentagone a refusé de commenter. Le Commandement européen des États-Unis n’a pas répondu aux demandes de commentaires. Un porte-parole de l’ambassade d’Israël à Washington n’a pas pu être joint pour commenter.

L’avertissement du général intervient à un moment délicat de ce conflit qui dure depuis cinq mois, alors que les attaques quasi quotidiennes ont repris suite à l’échec des pourparlers de paix entre Washington et Téhéran et que l’intensité de l’opération a épuisé les stocks américains d’armes défensives essentielles.

La Marine a été particulièrement mise à rude épreuve, l’administration Trump ayant ordonné un blocus des ports iraniens en réponse à la fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran. Cette impasse a entravé le transport du pétrole et d’autres matières premières du Moyen-Orient via cet étroit passage maritime, bouleversant ainsi l’économie mondiale.

Les destroyers de la marine US présents en Méditerranée orientale sont mobilisés depuis de nombreuses années dans le cadre de la défense d’Israël. Ces navires, équipés de radars puissants et armés d’une panoplie de missiles, ont intercepté des missiles visant Israël, lancés non seulement par l’Iran, mais aussi par les militants houthis au Yémen, qui sont équipés par Téhéran.

Le Commandement européen joue un rôle central dans cette mission, puisqu’il coordonne les opérations militaires en Méditerranée. Parallèlement, ses forces doivent rester prêtes à faire face à toute incursion russe sur le territoire protégé par l’alliance militaire de l’OTAN. La Russie représente également une menace en matière de missiles balistiques pour les États-Unis, avec des missiles capables d’atteindre le continent américain.

La Marine dispose de cinq destroyers déployés depuis le port étatsunien de Rota, en Espagne, et un sixième devrait y arriver dans le courant de l’année, ont indiqué des responsables du Pentagone. Mais les problèmes de maintenance se sont accumulés en raison du rythme effréné de la guerre contre l’Iran, ce qui complique la tâche de Grynkewich, ont déclaré ces responsables. Le Washington Post n’a pas divulgué de détails spécifiques concernant la disponibilité des navires à la demande des responsables militaires, qui ont invoqué des raisons de sécurité.

Comme l’a rapporté le Post en mai, des évaluations du Pentagone menées au début de la guerre ont montré que les forces US avaient assumé l’essentiel de la défense d’Israël contre les missiles balistiques iraniens. Ces évaluations ont révélé que les armes étatsunienneq, notamment le système THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) et les intercepteurs navals lancés depuis la Méditerranée orientale, avaient été utilisées bien plus fréquemment que les armes de défense aérienne israéliennes.

Deux destroyers, l’USS Paul Ignatius et l’USS Roosevelt, se trouvaient vendredi en Méditerranée, a déclaré un responsable américain. Trois destroyers étaient à Rota : l’USS Arleigh Burke, l’USS Bulkeley et l’USS Oscar Austin.

Plus près de l’Iran, une flotte supplémentaire de navires se trouvait en mer d’Oman, comprenant deux porte-avions, l’USS George H.W. Bush et l’USS Abraham Lincoln, ainsi qu’au moins 15 autres navires de guerre, a précisé ce responsable. Onze d’entre eux sont des destroyers.

Cette flotte a joué un rôle central dans le blocus des ports iraniens mis en place par l’administration Trump. Elle a également participé à une opération baptisée « Project Freedom », dans le cadre de laquelle l’armée US a contribué à protéger les navires dans le détroit d’Ormuz, théâtre de tensions.

Un autre destroyer, l’USS Gonzalez, se trouve en mer Rouge, où les Houthis du Yémen ont tenté d’imposer leur propre blocus sur le trafic maritime commercial afin d’accentuer la pression économique pesant sur les États-Unis et leurs alliés dans la région. L’Arabie saoudite, partenaire clé des États-Unis, a cherché à contrecarrer les Houthis, adversaires de longue date, en mettant en place une coalition militaire visant à garantir la liberté de navigation.

La guerre contre l’Iran est de plus en plus impopulaire auprès de l’opinion publique étatsunienne, et les membres du Congrès — des deux partis politiques — s’impatientent face à l’administration, alors que les hauts responsables peinent à définir un plan visant à mettre fin au conflit selon des conditions jugées favorables aux États-Unis. De nombreux républicains, en particulier, s’inquiètent de plus en plus que l’impact de la guerre sur le prix de l’essence, des denrées alimentaires et d’autres biens ne coûte cher au parti lors des élections de mi-mandat de novembre.



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