Notre Ministre des affaires étrangère justifie l'Opération Militaire Spéciale

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Roland Marounek

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Mar 2, 2026, 12:37:28 PM (yesterday) Mar 2
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Maxime Prévot, 25 février 2022 :

Thomas Gadisseux : Vous condamnez l'intervention de la Russie en Ukraine ?

M .Prévot :  Il faut rappeler quelle est la vocation du droit international. C'est d'abord et avant tout de pouvoir protéger les peuples, leurs droits et libertés. Et à cet égard, on ne peut pas dire que l’Ukraine fasse l'objet d'un élève modèle, loin s'en faut. Souvenons-nous des 8 ans de bombardements sur le Donbass qui a fait au bas mot 14.000 morts.  Et donc il y a évidemment la réalité des principes, mais nous devons aussi la confronter à un principe de réalité. Et ce droit international, sa première vocation, c'est de protéger les peuples.

La diplomatie s'est donc exercée intensément depuis de nombreuses années avec l’Ukraine, sous l'égide d'initiatives de la France et de l’Allemagne, sans que, dans ce cas de figure, la diplomatie n'ait pu atteindre les résultats escomptés. L’application par l’Ukraine des accords de Minsk n'a pas connu, effectivement, d'épilogue, loin s'en faut.

On ne pouvait pas courir un risque de sécurité et d'embrasement généralisé dans la région, avec le soutien de l'Ukraine aux combattants néonazis provenant du monde entier.

Donc si on reprend ce dernier élément de votre raisonnement, Maxime Prévost, il y avait des justifications au nom de la sécurité internationale, de la sécurité balistique, quel que soit ce que cela veut dire, pour la Russie d'intervenir en Ukraine ?

Je le crois, mais c'est la raison pour laquelle on doit aussi être des ardents prédicateurs de la désescalade, pour faire en sorte que, le plus vite possible, on remette les armes de côté, non seulement pour sécuriser l'ensemble des populations de la région, mais aussi pour permettre, après ces interventions militaires, que la diplomatie puisse venir parachever l'exercice. [C’est pourquoi nous appuyons sans réserve les réunions prévues à Istanbul– non c’est moi qui ajoute]

On doit à tout prix essayer d'éviter un embrasement généralisé de la région, qui pourrait être évidemment dévastateur pour les populations civiles. Donc notre volonté, c'est d'appeler réellement à la retenue, au retour, au respect de la diplomatie et du droit international, dans les meilleurs délais possibles.

Je pense que ça fait longtemps que l’Ukraine n'est pas nécessairement très en phase avec le respect du droit international, et certainement pas celui de la garantie, de la légitime aspiration de sa population à disposer de droits civiques libres et entiers.

Mais il est certain que l'intervention militaire, c'est toujours l'ultime recours lorsque la diplomatie n'est pas parvenue à atteindre un résultat, force est de constater que c'était le cas dans la situation présente. (...)

Mais il ne faut pas tourner bêtement le dos à la Russie, sachant que nous avons des économies, qu'on le veuille ou pas, c'est le fruit de l'histoire, qui sont extrêmement imbriquées l'une dans l'autre. La Belgique est un petit pays dont 85% de la richesse dépend des relations internationales. Et donc nous sommes très sensibles à tous ces soubresauts. C'est la raison pour laquelle c'est d'intérêt extrêmement vital de pouvoir mieux allier la diplomatie économique avec la diplomatie politique pour préserver notre prospérité, les intérêts de notre population.

 

Bon, en fait  il n’a pas dit exactement cela..... Transcription ci-dessous, avec quelques commentaires

 

Thomas Gadisseux : On apprend ce matin qu'Israël frappe à présent le Hezbollah au Liban. Le Hezbollah, on le rappelle, est un mouvement islamiste soutenu par l'Iran. Est-ce que vous craignez un embrasement dans la région ?

C'est évidemment le danger qui guette actuellement l'ensemble de la région. Raison pour laquelle nous suivons heure par heure l'évolution de la situation. D'abord dans l'intérêt de la préservation de l'intégrité physique de l'ensemble de nos compatriotes. On les invite à suivre évidemment toutes les consignes de sécurité, on y reviendra.

Mais il est évident que l'on sait de longue date que le Moyen-Orient risque des problèmes de stabilité, de sécurité, en raison notamment de l'attitude hostile de l'Iran. [pas d’Israël bien sûr, qui n’a jamais que bombardé la Liban la Syrie le Yémen l’Iran...]

Et donc on peut craindre que le chapitre qui s'ouvre accélère cette instabilité. Ou au contraire espérer que ça va ouvrir un nouveau chapitre pour plus de démocratie et de liberté en faveur du peuple iranien. [et vive l’agression israélo-étasunienne qui va apporter la démocratie et la  liberté au peuple iranien ]

Quels sont vos mots, Maxime Prévost, pour qualifier ce qui se passe pour l'instant en Iran ? Quelle est la position de la Belgique tout simplement ?

Ecoutez, la position elle est assez claire, vous l'avez rappelé avec Mr Heine il y a quelques instants. La Belgique est de longue date et entend bien rester un défenseur inaliénable du droit international.

Et à cet égard, force est de reconnaître que la manière dont l'action a été menée ne répond pas à ces standards. On ne peut pas dire l'inverse et l'Union Européenne dans une déclaration conjointe l'a rappelé hier.

Ça veut dire que vous condamnez l'intervention d'Israël et des États-Unis en Iran ?

Ça veut dire qu'il faut rappeler quelle est la vocation du droit international [voilà pour la clarté] : C'est d'abord et avant tout de pouvoir protéger les peuples, leurs droits et libertés. Et à cet égard, on ne peut pas dire que l'Iran fasse l'objet d'un élève modèle, loin s'en faut.

Souvenons-nous de la dure répression qui a fait des dizaines de milliers de morts selon certaines projections. [Même le New-York Time et Le Washington Post n'osent plus ressortir cette grossière 'fake news' et se rapprochent tout doucement,  avec un bilan de 7000 mort, du bilan officiel de 3500]

Et donc il y a évidemment la réalité des principes, mais nous devons aussi la confronter à un principe de réalité. Et ce droit international, sa première vocation, c'est de protéger les peuples.

La diplomatie s'est donc exercée intensément depuis de nombreuses années avec l'Iran, sous l'égide d'initiatives des États-Unis et de l'Union Européenne, sans que, dans ce cas de figure, la diplomatie n'ait pu atteindre les résultats escomptés.

La poursuite du programme balistique et nucléaire de l'Iran n'a pas connu, effectivement, d'épilogue, loin s'en faut.

On ne pouvait pas courir un risque de sécurité et d'embrasement généralisé dans la région, avec le soutien de l'Iran à ses proxys, c'est-à-dire sous ses groupes terroristes, comme le Hamas, le Hezbollah, qui continuent d'agir dans la région. [Prévot endosse sans vergogne la rhétorique de Netanyahou]

Donc si on reprend ce dernier élément de votre raisonnement, Maxime Prévost, il y avait des justifications au nom de la sécurité internationale, de la sécurité balistique (sic), d'intervenir en Iran ?

Je le crois, mais c'est la raison pour laquelle on doit aussi être des ardents prédicateurs de la désescalade, pour faire en sorte que, le plus vite possible, on remette les armes de côté, non seulement pour sécuriser l'ensemble des populations de la région et nos compatriotes, et leur permettre de revenir, mais aussi pour permettre, après ces interventions militaires, que la diplomatie puisse venir parachever l'exercice. On doit à tout prix essayer d'éviter un embrasement généralisé de la région, qui pourrait être évidemment dévastateur pour les populations civiles. Donc notre volonté, c'est d'appeler réellement à la retenue, au retour, au respect de la diplomatie et du droit international, dans les meilleurs délais possibles.

Et c'est l'objet de votre communiqué d'hier soir. Vous appelez, justement, Téhéran à respecter le droit international, pour ne pas frapper, justement, ces pays du Golfe. Mais comment l'Iran va respecter le droit, alors que, justement, il vient de se faire frapper ce week-end ? [le droit international pour Gadisseux, c’est : les occidentaux attaquent, et les agressés ne réagissent pas]

Écoutez, je pense que ça fait longtemps que l'Iran n'est pas nécessairement très en phase avec le respect du droit international, et certainement pas celui de la garantie, de la légitime aspiration de sa population à disposer de droits civiques libres et entiers.

Il est vrai que les pays voisins, qui subissent actuellement les contre-attaques de l'Iran, ne peuvent pas non plus être des victimes collatérales, elles n'ont rien demandé. Et au seul motif qu'il existe des bases américaines sur leur territoire, ou des infrastructures spécifiques, les voilà emportés dans un tourbillon de violence. Nous devons à tout prix éviter cela. [notre Ministre des affaires étrangères ne connait pas bien apparemment les Conventions de Genève :  Si une base est utilisée pour des opérations de combat ou soutient activement une partie au conflit, comme c’est le cas de toutes ces bases militaires étatsuniennes dans les pays du Golfe, elle devient une cible légitime]

C'était le message que la Belgique a délivré avec ses partenaires européens hier. Nous aurons encore une réunion demain à Chypre des ministres des Affaires européennes, où nous allons démarrer la réunion par refaire le point sur tous ces enjeux, voir quelles sont de manière la plus unie possible les attitudes européennes à avoir pour préserver nos populations dans la région.

Mais il est certain que l'intervention militaire, c'est toujours l'ultime recours lorsque la diplomatie n'est pas parvenue à atteindre un résultat, force est de constater que c'était le cas dans la situation présente. Même si ça n'exonère évidemment personne du respect du droit international.

Moi ce qui m'interpelle aussi, c'est l'absence totale aussi de l'ONU dans le scénario. On voit que l'ONU finalement ne parvient plus depuis quelques temps à être ce lieu où on évite préventivement les conflits, où on résout ceci, où on permet d'éviter l'escalade militaire. Il ne faudrait certainement pas que l'ONU se résume demain à être une grande agence internationale sur les questions de droits humains et de questions climatiques. Elle doit l'être évidemment, mais pas uniquement ça. Sans quoi les tentations sont fortes d'avoir des initiatives nouvelles qui voient le jour, comme on l'a vu avec le fameux Board of Peace lancé par le président Trump.

Et donc la Belgique soutient plus que jamais le multilatéralisme, le droit international et l'action aussi que ces outils peuvent jouer dans la préservation des conflits.

[...]

Quelle est la position du gouvernement face à cette situation ? Le président du MR, Jean-Loup Bouchez, était présent à une manifestation de la diaspora iranienne. Il s'est réjoui de l'intervention américaine. Et puis, de l'autre côté, le vice-premier socialiste flamand, Frank Vandenbrouck, estime désormais que les Etats-Unis ne sont plus des alliés. Vous êtes ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévost. Vous êtes censé faire consensus. Quelle est la voix de la Belgique, là ?

Alors d'abord, chaque président de parti, comme chaque parlementaire, est en droit de s'exprimer comme il le souhaite. Ça ne porte pas pour autant la parole du gouvernement. Ça, c'est une première chose. Deuxième élément, le ministre Vandenbrouck s'est exprimé dans un débat notamment relatif à la politique sanitaire et aux médicaments. Donc il faut éviter de faire des amalgames.

Ce qui est certain, c'est que, et c'est la ligne du gouvernement, les Etats-Unis restent un allié de la Belgique.

Un allié qui n'est incontestablement plus le même qu'hier. Et donc nous devons nous réinventer notre relation avec les Etats-Unis. Mais ne pas lui tourner bêtement le dos, sachant que nous avons des économies, qu'on le veuille ou pas, c'est le fruit de l'histoire, qui sont extrêmement imbriquées l'une dans l'autre. La Belgique est un petit pays dont 85% de la richesse dépend des relations internationales. Et donc nous sommes très sensibles à tous ces soubresauts. C'est la raison pour laquelle c'est d'intérêt extrêmement vital de pouvoir mieux allier la diplomatie économique avec la diplomatie politique pour préserver notre prospérité, les intérêts de notre population. [mais pour la Russie allons-y gaiement, saquons notre économie]

Réinventons-nous une relation avec les Etats-Unis. Il est incontestable que le ton a changé. Mais nous devons aussi éviter de croire que notre allié naturel, c'est la Russie ou la Chine. Il n'en demeure pas moins que pour l'Europe, les Etats-Unis restent un allié de premier choix, mais avec lequel nous devons prendre parfois plus de distance pour assumer davantage de développement de notre autonomie stratégique dans le domaine de la défense, de la technologie ou encore énergétique.

L'autre actualité de ce week-end Maxime Prévost, c'est un arraisonnement. La Belgique a arraisonné un navire suspecté d'appartenir à la flotte fantôme russe et lié à l'Iran. Vous venez d'évoquer les enjeux de défense de plus global. Comment expliquer cette intervention ? Dans quel contexte elle s'inscrit ? Est-ce que c'est lié justement à ce qu'on a vécu à Téhéran ?

Non, ça c'est un élément de calendrier. Il n'y a pas de lien direct entre ce qui se passe aujourd'hui à Téhéran et le fait que la Belgique avec la force armée française conjointement ait décidé d'arraisonner ce pétrolier.

En réalité, ça fait déjà plusieurs mois que des sanctions sont prises à l'égard de la Russie. Et l'une des sanctions porte notamment sur la capacité de restreindre ses rentées financières pour nourrir son effort de guerre à travers les ventes illégales de pétrole. Et donc nous avons aujourd'hui des pétroliers qui participent à ce qu'on appelle une flotte fantôme, c'est-à-dire qu'ils disparaissent des radars, ils changent leurs pavillons, donc les fameux drapeaux auprès desquels ils sont enregistrés pour ne pas prétendre transporter du pétrole russe. Mais on sait que ça est fallacieux.

Et donc nous avons arraisonné ce tanker, nous l'avons ramené jusqu'à Zeebruge. Je veux saluer d'ailleurs l'intervention de nos forces de défense et la bonne coordination avec mes collègues, bien sûr des affaires étrangères, mes services ont été mobilisés, mais aussi la défense, la justice, la mobilité et l'intérieur.

10 millions de caution ont été désormais demandées et la justice s'est saisie du dossier pour voir s'il y avait matière à poursuite pénale à l'égard notamment de l'équipage. Mais notre volonté, c'est de cornaquer les rentrées financières, bénéfices de la Russie, pour limiter sa capacité de guerre d'agression à l'égard de l'Ukraine. C'est vraiment une démarche collective de soutien à l'Ukraine. Voilà pour cette affaire du navire russe.

[les dites ‘sanctions’, c’est juste l’Europe qui s’interdit à elle-même d’acheter du pétrole russe et d’assurer les pétroliers russes. Ce ne sont pas des sanctions de l’ONU, elles n’ont aucune valeur, et la Russie demeure parfaitement en droit d’exporter et de vendre son pétrole aux pays tiers. Les pétroliers qu’elle affrète sont en droit d’utiliser les couloirs maritimes internationaux, c’est la Belgique  (et les autres pays de l’OTAN) qui se mettrait en dehors du droit international si elle empêchait le passage en haute mer  des pétroliers transportant du pétrole russe. Et Prévot sait bien sûr parfaitement cela. Le jeu est simplement ici de retarder de tous les moyens possibles, pour voir si des fois ‘il n’y aurait pas matière à poursuite pénale’, juste pour obliger la Russie à brader les prix, compte tenu des délais de livraisons retardé]

 

 

 


Sans virus.www.avast.com

M.Galand Pierre

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8:20 AM (11 hours ago) 8:20 AM
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Je ne suis pas certain que ce genre d'exercice contribue à clarifier le débat.


envoyé : 2 mars 2026 à 18:35
de : 'Roland Marounek' via Alerte Otan <alert...@googlegroups.com>
à : alert...@googlegroups.com
objet : [alerte-otan] Notre Ministre des affaires étrangère justifie l'Opération Militaire Spéciale


 

 

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paul delmotte

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10:10 AM (9 hours ago) 10:10 AM
to 'M.Galand Pierre' via Alerte Otan
J'ai entendu les diatribes de Prevost contre le régime de Khameneï. On aurait aimé l'entendre avec autant de virulence au sujet de Bibi à Gaza

M.Galand Pierre

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1:59 PM (5 hours ago) 1:59 PM
to alert...@googlegroups.com

Juste

envoyé : 3 mars 2026 à 16:06
de : 'paul delmotte' via Alerte Otan <alert...@googlegroups.com>
à : "'M.Galand Pierre' via Alerte Otan" <alert...@googlegroups.com>
objet : Re: [alerte-otan] Notre Ministre des affaires étrangère justifie l'Opération Militaire Spéciale

Michel Collon

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3:48 PM (3 hours ago) 3:48 PM
to 'Roland Marounek' via Alerte Otan
Combien de gens qui condamnent l’Iran, le Venezuela, l’Érythrée, le Hezbollah et cetera connaissent vraiment ces pays, ont écouté les divers points de vue et analysé la désinformation pour se faire un avis nuancé et dialectique ?

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