L'avenir radieux selon Lindsey Graham et Marco Rubio

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Roland Marounek

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Feb 22, 2026, 7:40:15 AM (3 days ago) Feb 22
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A Munich, L’Europe applaudit le nouveau colonialisme (Investig’action)

D'autres confessions choquantes et honnêtes des managers de l'Empire (Caitlin Johnstone)

Les États-Unis appellent à une nouvelle ère coloniale (Moon of Alabama)

 

https://www.youtube.com/shorts/0f2LhalO9Gs

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https://x.com/NuryVittachi/status/2023201824564732321

 

A Munich, L’Europe applaudit le nouveau colonialisme

Investig’action, 20 février 2026
https://investigaction.net/a-munich-leurope-applaudit-le-nouveau-colonialisme/

À la Conférence de sécurité de Munich, le samedi 14 février 2026, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a exposé avec une brutalité et une clarté saisissantes la nature profondément raciste, impérialiste et belliqueuse d’une idéologie de la classe dirigeante de Washington, porteuse de menaces graves pour l’humanité.

Rubio ressort les poncifs de l’impérialisme américain :

Un anticommunisme virulent, aux accents rappelant les années 1930, où le socialisme est désigné comme l’« empire du mal », enfermé derrière un supposé « mur infâme ».

Une idéalisation du passé colonial européen, marqué par l’exploitation, l’esclavage et la répression, présenté comme une épopée civilisatrice : « pendant cinq siècles l’Occident n’a cessé de s’étendre », « la plus grande civilisation de l’histoire de l’humanité ».

La revendication d’une idéologie ancienne, forgée dès 313 de notre ère comme ciment de domination impériale : la « foi chrétienne », érigée en lien prétendument naturel entre l’Europe et les États‑Unis.

Il expose sans détour son projet de recolonisation du monde :

La reconstitution d’une « chaîne d’approvisionnement » mondiale, c’est‑à‑dire l’organisation méthodique de l’acheminement des ressources planétaires au profit de l’oligarchie financière et industrielle américaine.

Il affiche sa volonté de détruire le droit international pour lui substituer la loi brutale de l’empire :

Les Nations unies ne joueraient « aucun rôle », tandis que le droit international serait réduit à de simples « abstractions » faisant obstacle à une ambition impériale sans limite.

Il revendique la restauration d’une domination coloniale remise en cause après 1945 :

Selon lui, « les grands empires occidentaux étaient entrés dans un déclin », accéléré par les révolutions communistes et les mouvements anticoloniaux.

Il exige des alliés impitoyables et dociles, prêts à suivre cette logique de confrontation :

« Nous ne voulons pas d’alliés faibles. »

Il assume une vision du monde où des populations entières sont vouées à être sacrifiées :

Le rejet de tout « État‑providence mondial » légitime la faim, les guerres et les pandémies comme instruments de domination.

Enfin, il cherche à flatter les impérialistes européens tout en dissimulant son exigence de soumission :

Derrière le discours selon lequel « les États‑Unis et l’Europe ne font qu’un », se cache le mensonge d’une prétendue « Europe forte », appelée en réalité à s’aligner et à s’agenouiller.

Quelques extraits de cette conférence :

Sous la présidence de Trump, les États-Unis d’Amérique s’attelleront à nouveau à la tâche du renouveau et de la restauration, animés par la vision d’un avenir aussi fier, aussi souverain et aussi vital que le passé de notre civilisation. Et bien que nous soyons prêts, si nécessaire, à le faire seuls, nous préférons et nous espérons le faire avec vous, nos amis ici en Europe.

Pour les États-Unis et l’Europe, nous sommes faits l’un pour l’autre. L’Amérique a été fondée il y a 250 ans, mais ses racines ont commencé ici, sur ce continent, bien avant. Les hommes qui ont colonisé et construit la nation où je suis né sont arrivés sur nos rivages en emportant les souvenirs, les traditions et la foi chrétienne de leurs ancêtres comme un héritage sacré, un lien indéfectible entre l’ancien et le nouveau monde.

Nous faisons partie d’une seule civilisation, la civilisation occidentale. Nous sommes liés les uns aux autres par les liens les plus profonds que des nations puissent partager, forgés par des siècles d’histoire commune, de foi chrétienne, de culture, d’héritage, de langue, d’ascendance, et par les sacrifices que nos ancêtres ont consentis ensemble pour la civilisation commune dont nous sommes devenus les héritiers.

C’est pourquoi nous, Américains, pouvons parfois paraître un peu directs et pressants dans nos conseils. C’est pourquoi le président Trump exige le sérieux et la réciprocité de la part de nos amis européens. La raison, mes amis, c’est que nous nous soucions profondément de votre avenir et du nôtre. Votre avenir et le nôtre nous tiennent à cœur. Et si nous sommes parfois en désaccord, nos désaccords proviennent de notre profond sentiment d’inquiétude à l’égard d’une Europe avec laquelle nous sommes liés – pas seulement sur le plan économique, pas seulement sur le plan militaire. Nous sommes liés spirituellement et culturellement. Nous voulons que l’Europe soit forte. Nous pensons que l’Europe doit survivre, parce que les deux grandes guerres du siècle dernier nous rappellent constamment qu’en fin de compte, notre destin est et sera toujours lié au vôtre, parce que nous savons – (Applaudissements) – parce que nous savons que le destin de l’Europe ne sera jamais sans rapport avec le nôtre.

 (…) le travail de cette nouvelle alliance ne doit pas se limiter à la coopération militaire et à la reconquête des industries du passé. Elle doit également s’attacher à faire progresser, ensemble, nos intérêts mutuels et nos nouvelles frontières, en libérant notre ingéniosité, notre créativité et notre esprit dynamique pour construire un nouveau siècle occidental. Les voyages spatiaux commerciaux et l’intelligence artificielle de pointe, l’automatisation industrielle et la fabrication flexible, la création d’une chaîne d’approvisionnement occidentale pour les minerais essentiels qui ne soit pas vulnérable à l’extorsion par d’autres puissances, et un effort unifié pour rivaliser pour des parts de marché dans les économies du Sud global. Ensemble, nous pouvons non seulement reprendre le contrôle de nos propres industries et chaînes d’approvisionnement, mais aussi prospérer dans les domaines qui définiront le XXIe siècle (…) 

Nous ne pouvons plus placer le soi-disant ordre mondial au-dessus des intérêts vitaux de nos peuples et de nos nations (…) [les Nations unies] n’ont pas pu résoudre la guerre à Gaza. C’est le leadership américain qui a permis de libérer les captifs des barbares et d’instaurer une trêve fragile (…)

Les Nations unies ont été impuissantes à limiter le programme nucléaire des religieux chiites radicaux de Téhéran. Il a fallu pour cela 14 bombes larguées avec précision par des bombardiers américains B-2. L’ONU n’a pas non plus été en mesure de faire face à la menace que représentait pour notre sécurité un dictateur narcoterroriste au Venezuela. Au lieu de cela, ce sont les forces spéciales américaines qui ont dû traduire ce fugitif en justice.

Dans un monde parfait, tous ces problèmes et bien d’autres encore seraient résolus par des diplomates et des résolutions fermement formulées. Mais nous ne vivons pas dans un monde parfait, et nous ne pouvons pas continuer à permettre à ceux qui menacent ouvertement et de manière flagrante nos citoyens et mettent en péril notre stabilité mondiale de se protéger derrière des abstractions du droit international qu’ils violent eux-mêmes régulièrement.

C’est la voie dans laquelle le président Trump et les États-Unis se sont engagés. C’est la voie sur laquelle nous vous demandons, ici en Europe, de nous rejoindre. C’est un chemin que nous avons déjà emprunté ensemble et que nous espérons emprunter à nouveau ensemble. Pendant cinq siècles, avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Occident s’est développé – ses missionnaires, ses pèlerins, ses soldats, ses explorateurs ont quitté ses rivages pour traverser les océans, coloniser de nouveaux continents, bâtir de vastes empires s’étendant sur toute la planète.

Mais en 1945, pour la première fois depuis l’ère de Christophe Colomb, elle se contracte. L’Europe est en ruine. La moitié d’entre elle vivait derrière un rideau de fer et le reste semblait sur le point de suivre. Les grands empires occidentaux étaient entrés en phase terminale de déclin, accéléré par les révolutions communistes impies et par les soulèvements anticoloniaux qui allaient transformer le monde et draper de la faucille et du marteau rouges de vastes pans de la carte dans les années à venir.

Dans ce contexte, alors comme aujourd’hui, beaucoup en sont venus à penser que l’ère de domination de l’Occident avait pris fin et que notre avenir était destiné à n’être qu’un faible écho de notre passé. Mais ensemble, nos prédécesseurs ont reconnu que le déclin était un choix, et c’est un choix qu’ils ont refusé de faire. C’est ce que nous avons fait ensemble par le passé, et c’est ce que le président Trump et les États-Unis veulent refaire aujourd’hui, avec vous.

C’est pourquoi nous ne voulons pas que nos alliés soient faibles, car cela nous affaiblit. Nous voulons des alliés capables de se défendre afin qu’aucun adversaire ne soit jamais tenté de mettre à l’épreuve notre force collective. C’est pourquoi nous ne voulons pas que nos alliés soient entravés par la culpabilité et la honte. Nous voulons des alliés qui soient fiers de leur culture et de leur héritage, qui comprennent que nous sommes les héritiers de la même grande et noble civilisation et qui, avec nous, sont désireux et capables de la défendre.

C’est pourquoi nous ne voulons pas d’alliés qui rationalisent le statu quo brisé au lieu de réfléchir à ce qui est nécessaire pour le réparer, car nous, en Amérique, n’avons aucun intérêt à être les gardiens polis et ordonnés du déclin géré de l’Occident. Nous ne cherchons pas à nous séparer, mais à revitaliser une vieille amitié et à renouveler la plus grande civilisation de l’histoire de l’humanité. Ce que nous voulons, c’est une alliance revigorée qui reconnaisse que ce qui a nui à nos sociétés n’est pas seulement un ensemble de mauvaises politiques, mais un malaise de désespoir et d’autosatisfaction. Une alliance – l’alliance que nous voulons est une alliance qui n’est pas paralysée dans l’inaction par la peur – la peur du changement climatique, la peur de la guerre, la peur de la technologie. Nous voulons au contraire une alliance qui s’élance avec audace vers l’avenir. Et la seule peur que nous ayons est la peur de la honte de ne pas laisser à nos enfants des nations plus fières, plus fortes et plus riches.

Une alliance prête à défendre nos peuples, à sauvegarder nos intérêts et à préserver la liberté d’action qui nous permet de façonner notre propre destin – et non une alliance qui existe pour gérer un État-providence mondial et expier les prétendus péchés des générations passées. Une alliance qui ne permet pas que son pouvoir soit externalisé, limité ou subordonné à des systèmes échappant à son contrôle ; une alliance qui ne dépend pas des autres pour les besoins essentiels de sa vie nationale ; et une alliance qui ne maintient pas le prétexte poli que notre mode de vie n’est qu’un parmi d’autres et qui demande la permission avant d’agir. Et surtout, une alliance fondée sur la reconnaissance du fait que nous, l’Occident, avons hérité ensemble – ce que nous avons hérité ensemble est quelque chose d’unique, de distinctif et d’irremplaçable, car c’est là, après tout, le fondement même du lien transatlantique.

En agissant ensemble de cette manière, nous ne contribuerons pas seulement à retrouver une politique étrangère saine. Elle nous redonnera une idée plus claire de nous-mêmes. Nous retrouverons une place dans le monde et, ce faisant, nous réprimanderons et dissuaderons les forces de l’effacement civilisationnel qui menacent aujourd’hui tant l’Amérique que l’Europe.

Ainsi, à l’heure où les gros titres annoncent la fin de l’ère transatlantique, qu’il soit connu et clair pour tous que ce n’est ni notre objectif ni notre souhait – car pour nous, Américains, notre foyer se trouve peut-être dans l’hémisphère occidental, mais nous serons toujours un enfant de l’Europe. (Applaudissements).

Notre histoire a commencé avec un explorateur italien dont l’aventure dans le grand inconnu pour découvrir un nouveau monde a apporté le christianisme aux Amériques – et est devenu la légende qui a défini l’imagination de notre nation pionnière.

Nos premières colonies ont été bâties par des colons anglais, à qui nous devons non seulement la langue que nous parlons, mais aussi l’ensemble de notre système politique et juridique. Nos frontières ont été façonnées par les Écossais-Irlandais, ce clan fier et chaleureux des collines de l’Ulster qui nous a donné Davy Crockett, Mark Twain, Teddy Roosevelt et Neil Armstrong.

Notre grand cœur du Midwest a été construit par des agriculteurs et des artisans allemands qui ont transformé des plaines vides en une puissance agricole mondiale – et qui, au passage, ont considérablement amélioré la qualité de la bière américaine. (Rires.)

Notre expansion vers l’intérieur des terres a suivi les traces des commerçants de fourrures et des explorateurs français dont les noms, soit dit en passant, ornent encore les panneaux de signalisation et les noms de villes dans toute la vallée du Mississippi. Nos chevaux, nos ranchs, nos rodéos – tout le romantisme de l’archétype du cow-boy qui est devenu synonyme de l’Ouest américain – sont nés en Espagne. Et notre ville la plus grande et la plus emblématique s’appelait New Amsterdam avant de s’appeler New York.

Et savez-vous que l’année où mon pays a été fondé, Lorenzo et Catalina Geroldi vivaient à Casale Monferrato, dans le royaume de Piémont-Sardaigne. Jose et Manuela Reina vivaient à Séville, en Espagne. Je ne sais pas ce qu’ils savaient, le cas échéant, des 13 colonies qui avaient obtenu leur indépendance de l’empire britannique, mais ce dont je suis certain, c’est qu’ils n’auraient jamais pu imaginer que 250 ans plus tard, le monde de l’Europe allait devenir une réalité : Ils n’auraient jamais pu imaginer que, 250 ans plus tard, l’un de leurs descendants directs serait de retour sur ce continent en tant que diplomate en chef de cette jeune nation. Et pourtant, je suis là, à qui ma propre histoire rappelle que nos histoires et nos destins seront toujours liés.

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Un auditoire « conquis » qui applaudit debout (Capture d’écran)

Ensemble, nous avons reconstruit un continent brisé au lendemain de deux guerres mondiales dévastatrices. Lorsque nous nous sommes retrouvés à nouveau divisés par le rideau de fer, l’Occident libre s’est associé aux courageux dissidents qui luttaient contre la tyrannie à l’Est pour vaincre le communisme soviétique. Nous nous sommes battus les uns contre les autres, puis réconciliés, puis battus, puis réconciliés à nouveau. Et nous avons saigné et sommes morts côte à côte sur les champs de bataille, de Kapyong à Kandahar.

Je suis ici aujourd’hui pour vous dire clairement que l’Amérique trace la voie d’un nouveau siècle de prospérité et qu’une fois de plus, nous voulons le faire avec vous, nos alliés les plus chers et nos amis les plus anciens. (Applaudissements).

Nous voulons le faire avec vous, avec une Europe qui est fière de son patrimoine et de son histoire ; avec une Europe qui a l’esprit de création de la liberté qui a envoyé des navires sur des mers inexplorées et qui a donné naissance à notre civilisation ; avec une Europe qui a les moyens de se défendre et la volonté de survivre. Nous devons être fiers de ce que nous avons accompli ensemble au cours du siècle dernier, mais nous devons maintenant affronter et saisir les opportunités d’un nouveau siècle – parce qu’hier est révolu, que l’avenir est inévitable et que notre destin commun nous attend. Je vous remercie. (Applaudissements).

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D'autres confessions choquantes et honnêtes des managers de l'Empire

Caitlin Johnstone , https://caitlinjohnstone.com.au/2026/02/17/more-shockingly-honest-confessions-from-the-empire-managers/

Ces derniers jours, les responsables de l'empire américain ont fait des aveux étonnamment francs. Le sénateur Lindsey Graham a déclaré que les guerres futures se planifient en Israël, tandis que le secrétaire d'État Marco Rubio a appelé à un retour au colonialisme occidental traditionnel.

Lors d'une conférence de presse lundi à Tel Aviv, après une rencontre avec Benjamin Netanyahu, Graham a dit : « Je viens ici toutes les deux semaines, que ce soit nécessaire ou non. »

Pourquoi un sénateur de Caroline du Sud se rend-il en Israël toutes les deux semaines, qu’il pleuve ou qu’il vente ? Ce belliciste assoiffé de sang répond rapidement à cette question.

« Les guerres du futur se planifient ici, en Israël », a déclaré Graham. « Car si vous n'avez pas une longueur d'avance sur l'ennemi, vous en subissez les conséquences. Les forces militaires les plus intelligentes et les plus créatives de la planète se trouvent ici, en Israël. »

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https://x.com/tparsi/status/2023516978980548648

Graham salive à l'idée d'une guerre entre les États-Unis et l'Iran, reconnaissant qu'un tel conflit pourrait tout à fait entraîner des frappes de missiles iraniens contre les troupes américaines dans la région, mais affirmant que les États-Unis devraient malgré tout entrer en guerre.

« Nos soldats pourraient-ils être touchés dans la région ? Absolument. L'Iran peut-il riposter en cas d'attaque massive ? Absolument », a déclaré Graham, arguant que « le risque associé à une telle situation est bien moindre que celui de tergiverser et de ne pas aider la population comme promis ».

Lors d'un discours prononcé samedi à la Conférence de Munich sur la sécurité, le secrétaire d'État Marco Rubio a fait tomber le masque dans un discours troublant sur la nécessité de revenir au bon vieux temps où les puissances occidentales dominaient le sud de la planète sans faux-semblants ni excuses.

 « Pendant cinq siècles, avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Occident n'a cessé de s'étendre : ses missionnaires, ses pèlerins, ses soldats, ses explorateurs quittaient ses côtes pour traverser les océans, coloniser de nouveaux continents et bâtir de vastes empires s'étendant à travers le monde », a déclaré Rubio. « Mais en 1945, pour la première fois depuis l'époque de Christophe Colomb, l'Europe se contractait. Elle était en ruines. La moitié vivait derrière un rideau de fer et l'autre moitié semblait sur le point de subir le même sort. Les grands empires occidentaux étaient entrés dans un déclin irrémédiable, accéléré par des révolutions communistes athées et par des soulèvements anticoloniaux qui allaient transformer le monde et étendre le drapeau rouge à la faucille et au marteau sur de vastes portions de la carte dans les années à venir. »

Rubio, un anticommuniste notoire, admet ici que le socialisme a joué un rôle de premier plan dans la lutte contre le colonialisme et la construction impériale du monde occidental ces dernières décennies. Une personne sensée y verrait un argument de poids en faveur du socialisme, mais Rubio le présente comme une menace.

Rubio a exhorté les Européens à se joindre à leurs frères chrétiens blancs des États-Unis pour reconquérir les communistes et les païens à la peau brune qui revendiquent leur souveraineté et la promotion de leurs propres intérêts :

« Sous la présidence de Trump, les États-Unis d’Amérique s’engageront à nouveau dans la tâche de renouveau et de restauration, guidés par la vision d’un avenir aussi fier, aussi souverain et aussi vital que le passé de notre civilisation. Et bien que nous soyons prêts, si nécessaire, à le faire seuls, nous préférons et espérons le faire avec vous, nos amis ici en Europe.

«États-Unis et Europe nous sommes ensemble. L’Amérique a été fondée il y a 250 ans, mais ses racines plongent ici, sur ce continent, bien avant. L’homme qui a fondé et bâti la nation qui m’a vu naître est arrivé sur nos rivages porteur des souvenirs, des traditions et de la foi chrétienne de ses ancêtres comme d’un héritage sacré, un lien indissoluble entre l’ancien monde et le nouveau. »

« Nous appartenons à une seule civilisation : la civilisation occidentale. Nous sommes liés les uns aux autres par les liens les plus profonds qui soient, forgés par des siècles d'histoire partagée, de foi chrétienne, de culture, d'héritage, de langue, d'ascendance et par les sacrifices consentis par nos ancêtres pour la civilisation commune dont nous avons hérité. »

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https://x.com/sov_media/status/2023421488284549627

Il faut être un psychopathe d'un genre particulier pour se remémorer avec nostalgie cinq siècles de colonialisme et d'impérialisme occidentaux débridés, et prôner ensuite un retour à ces jours d'horreur. Des génocides de masse sur des continents entiers. La traite négrière. L'asservissement et la subjugation violents de populations entières. Voilà ce que Rubio évoque avec une nostalgie béate.

Et cela, bien sûr, sans parler de la sauvagerie dont sa chère « civilisation occidentale » est victime aujourd'hui. C'est la civilisation de l'holocauste de Gaza. La civilisation qui ne peut exister sans guerre, exploitation et pillage constants. La civilisation qui étouffe actuellement Cuba et se prépare à la guerre contre l'Iran. La civilisation qui, encore aujourd'hui, subjugue et pille violemment les pays du Sud. La civilisation de l'écocide. La civilisation d'Epstein.

La civilisation occidentale est la civilisation la plus dépravée et la plus abusive qui ait jamais existé. Elle n'a pas besoin d'un retour à son état premier, elle a besoin d'être stoppée dans son élan et d'être assainie. Il suffit pour s'en convaincre de jeter un coup d'œil sur les gestionnaires d'empire dérangés que cette civilisation a élevés à des postes de direction.

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Les États-Unis appellent à une nouvelle ère coloniale

Moon of Alabama – Le 16 février 2026
https://lesakerfrancophone.fr/les-etats-unis-appellent-a-une-nouvelle-ere-coloniale

Dans un discours prononcé à la Conférence de Munich sur la sécurité, le secrétaire d’État Marco Rubio a appelé à un renouveau de l’ère coloniale :

Dans un monde parfait, tous ces problèmes et bien d’autres seraient résolus par des diplomates et des résolutions fortement formulées. Mais nous ne vivons pas dans un monde parfait et nous ne pouvons pas continuer à permettre à ceux qui menacent ouvertement nos citoyens et mettent en danger notre stabilité mondiale de se protéger derrière les abstractions du droit international qu’ils violent eux-mêmes régulièrement.

C’est la voie sur laquelle le président Trump et les États-Unis se sont engagés. C’est le chemin que nous vous demandons ici en Europe de suivre avec nous. C’est un chemin que nous avons parcouru ensemble auparavant et que nous espérons parcourir à nouveau ensemble. Pendant cinq siècles, avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Occident s’était développé – ses missionnaires, ses pèlerins, ses soldats, ses explorateurs affluaient de ses côtes pour traverser les océans, coloniser de nouveaux continents, construire de vastes empires s’étendant à travers le monde.

Mais en 1945, pour la première fois depuis l’âge de Colomb, tout cela s’est contracté. L’Europe était en ruines. La moitié vivait derrière un rideau de fer et le reste semblait bientôt suivre. Les grands empires occidentaux étaient entrés dans un déclin terminal, accéléré par des révolutions communistes impies et par des soulèvements anticoloniaux qui transformeraient le monde et draperaient le marteau et la faucille rouges sur de vastes étendues de la carte dans les années qui suivirent.

Dans ce contexte alors, comme maintenant, beaucoup en sont venus à croire que l’ère de domination de l’Occident était terminée et que notre avenir était destiné à être un écho faible et malingre de notre passé. Mais ensemble, nos prédécesseurs ont reconnu que le déclin était un choix, et c’était un choix qu’ils ont refusé de faire. C’est ce que nous avons fait ensemble une fois auparavant, et c’est ce que le président Trump et les États-Unis veulent faire à nouveau maintenant, avec vous.

Arnaud Bertrand résume :

L’homme déplore littéralement l’issue de la Seconde Guerre mondiale car elle a marqué la fin de l’ère pendant laquelle “l’Occident s’était développé”, un “chemin” qu’il “espère que [les États-Unis et l’Europe] empruntent à nouveau ensemble.”

Et juste pour vous assurer que ce qu’il veut dire est bien clair : il veut restaurer la construction de “vastes empires s’étendant à travers le monde” et blâme les “soulèvements anticoloniaux” pour ce qu’ils ont fait aux “grands empires occidentaux”.

Il dit également que “nous ne pouvons pas continuer” à laisser les “abstractions du droit international” entraver les intérêts des États-Unis.

Fondamentalement, l’homme dit ouvertement que tout l’ordre postcolonial était une erreur et il appelle l’Europe à partager le butin de la construction d’un nouvel ordre colonial.

Certains imbéciles dans la salle ont applaudi cette absurdité révisionniste.

Bertrand met en garde :

À quoi pense-t-on ici ? Que l’Amérique de Trump – “l’Amérique d’abord“ – deviendrait soudainement magnanime et partagerait avec l’Europe juste par sentiment ? Ce n’est pas ainsi que fonctionne l’impérialisme : sa prémisse est que les forts dominent les faibles.

Quand une puissance impériale vous parle de sentiments, de combien elle vous aime et de la façon dont elle veut s’associer avec vous – la partie la plus faible – cela devrait être une cause d’inquiétude, pas d’applaudissements …

Le discours de Rubio était un appel aux satrapes qui sont prêts à être les forces par procuration pour lutter pour l’hégémonie mondiale des États-Unis – tout comme les Européens le font déjà en ce qui concerne l’Ukraine.

Mais Rubio vit dans le passé. Un passé dans lequel les Européens, grâce à leur suprématie dans le domaine militaire, pouvaient conquérir et dévaster de vastes régions de la planète :

“L’Occident a conquis le monde non pas par la supériorité de ses idées, de ses valeurs ou de sa religion [ … ] mais plutôt par sa supériorité dans l’application de la violence organisée. Les Occidentaux oublient souvent ce fait ; les non-Occidentaux ne l’oublient jamais.”

Samuel P. Huntington, Le Choc des civilisations et la refonte de l’Ordre mondial

L’Occident, heureusement, n’a plus un accès exclusif aux armes. Il ne peut plus mobiliser les forces nécessaires – la technologie, l’argent, les gens et l’idéologie – pour subjuguer la planète. Toute tentative de le faire ne se terminera que par un désastre.

L’Europe serait donc bien avisée de rester à l’écart des bêtises déséquilibrées de Rubio.

Moon of Alabama
Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

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Roland Marounek

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Feb 23, 2026, 2:51:08 PM (yesterday) Feb 23
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Qui peut arrêter l’ambitieuse « Amérique d’abord » de s’imposer au monde ? La Chine peut le faire

Alastair Crooke – Le 18 février 2026 – Source Conflicts Forum

Nous pouvons maintenant voir plus clairement la voie choisie par l’administration Trump. À la suite du Forum de Davos et de la Conférence de Munich nous avons un peu de clarté, à la fois sur les ambitions imposantes de Trump et sur les moyens par lesquels il espère les réaliser. Il est peut-être néanmoins trop tard. Les politiques passées entravent l’avenir de l’Amérique. La Russie agissant seule ne pourra peut-être pas faire éclater la bulle de Trump, mais la Chine, la Russie et l’Iran ensemble le peuvent, et le devront.

À Munich, Marco Rubio a exposé le contexte d’une ambition impudemment impétueuse : Sa prémisse est fondée sur l’idée que la décolonisation était effectivement un sinistre complot communiste qui a détruit 500 ans d’empires occidentaux :

“Pendant cinq siècles, avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Occident s’était développé – ses missionnaires, ses pèlerins, ses soldats, ses explorateurs affluaient de ses côtes pour traverser les océans, coloniser de nouveaux continents, construire de vastes empires s’étendant à travers le monde”.

« Mais en 1945, pour la première fois depuis l’âge de Colomb, il s’est contracté. L’Europe était en ruines. La moitié vivait derrière un rideau de fer et le reste semblait bientôt suivre. Les grands empires occidentaux étaient entrés dans un déclin terminal, accéléré par des révolutions communistes impies et par des soulèvements anticoloniaux qui ont transformé le monde et drapé le marteau et la faucille rouges sur de vastes étendues de la carte dans les années suivantes”.

Son message est qu’un tel déclin anticipé était un choix, et c’est un choix que Trump refuse de faire :

“C’est ce que nous [les États-Unis et l’Europe] avons fait ensemble autrefois, et c’est ce que le président Trump et les États-Unis veulent faire à nouveau maintenant, avec vous [l’Europe]. Nous ne voulons pas être ébranlés par la culpabilité ou être les gardiens d’un déclin géré. Au lieu de cela, nous voulons une alliance qui fonce hardiment vers l’avenir. Et la seule peur que nous ayons est la peur de la honte de ne pas laisser nos nations plus fières, plus fortes et plus riches pour nos enfants”.

Là, c’est clairement énoncé : les États-Unis ont l’intention de restaurer la domination occidentale. Cet âge passé peut-être récupéré, a insisté Rubio.

Nous l’avons fait ensemble autrefois … Nous avons défendu une grande civilisation … Nous pouvons le faire à nouveau maintenant, avec vous”. Ou nous pouvons le faire seuls. Le choix appartient à l’Europe.

Toutes les actions que les puissances impériales ont déjà faites dans le passé, Trump prévoit de les faire revivre, dans un nihilisme discordant basé sur « la loi du plus fort« . Ben Shapiro et Stephen Miller font tous deux échos à « l’ambiance » :

“Le droit international n’est que chimère. C’est absurde. Savez-vous ce qu’est vraiment le droit international ? La loi de la jungle”.

Qu’est-ce qui pourrait mettre un terme à cette ambitieuse entreprise trumpienne de renversement de la loi, ne demandant la permission à personne d’agir ? Sans autre mesure que de cultiver une Volonté de puissance à la Nietzsche. Qu’est-ce qui pourrait se mettre en travers de son chemin ?

Et bien… La Chine. La Chine, ainsi que la Russie, l’Iran et les BRICS plus largement, pourraient faire obstacle. Et comme toujours, l’orgueil, toute seule par elle-même, peut conduire à la chute. Rappelez-vous comment le secrétaire au Trésor, Bessent, a déclaré à propos de la riposte de la Chine aux taxes américaines : “Une grosse erreur … ils ont une mauvaise main … ils jouent avec une paire de deux”. Orgueil quand tu nous tient.

L’Amérique est en effet enchaînée par ses décisions passées : son biais vers un modèle économique financiarisé ; sa construction économique et politique bipolaire ; sa dépendance vis-à-vis des lignes d’approvisionnement extérieures ; sa prodigalité incontrôlée de dépenses ; sa montagne de dettes et le choix de poursuivre un modèle d’IA qui mettra au chômage de nombreuses classes moyennes occidentales, tous cela conduit à « l’échec du projet« .

Concrètement, le conflit Russo-ukrainien a été transféré aux Européens qui, comme toujours, ne présentent aucune solution politique ou sécuritaire au problème ; ils exigent simplement la poursuite d’un conflit que l’Ukraine est en train de perdre gravement. L’Ukraine devient maintenant l’albatros financier de l’Europe.

La Chine est la nouvelle cible de l’Amérique ; étrangler l’économie chinoise par la « guerre » commerciale ; un blocus naval pour étouffer ses couloirs énergétiques ; militariser la Première chaîne d’îles [entourant la Chine] ; saisir les pétroliers et détruire les lignes d’approvisionnement chinoises. Les blocus sur le Venezuela, Cuba et l’Iran sont tous liés. Si l’hégémonie du dollar ne peut être maintenue, Trump est déterminé à parvenir à la domination énergétique des États-Unis.

L’équipe Trump regorge de « faucons » anti-Chine, de faucons militaires et de faucons commerciaux. Mais la Chine sait ce que les États-Unis prévoient et s’est préparée. Pour l’instant, l’équipe Trump se concentre sur la séparation des fronts : les États-Unis ne peuvent pas combattre à la fois la Russie, la Chine et l’Iran. C’est donc « l’Iran d’abord« , puis un affaiblissement de la Russie parallèlement à un resserrement des blocus et des sièges autour de la Chine.

Michael Vlahos, qui a enseigné la guerre et la stratégie à l’US Naval War College, observe cependant que :

“La Chine représente aujourd’hui une force militaire à l’opposé de celle à laquelle étaient confrontés les États-Unis dans le Pacifique en 1941. [À cette époque], le Japon, en termes d’efficacité militaire et de taille de sa marine, [était] vraiment l’équivalent des États-Unis et de la marine américaine aujourd’hui alors que la Chine est l’équivalent des États-Unis en 1941”.

“En d’autres termes, la Chine a toute la capacité de construire et de produire des avions et des navires. Elle a 200 fois la capacité de construction navale des États-Unis. Et les États-Unis sont dans une position où, aujourd’hui, ils ne peuvent même pas entretenir et réparer les navires dont ils disposent. Si vous regardez les navires de guerre américains, ils sont couverts de rouille. C’est honteux”.

Pourtant, les États-Unis ont déjà perdu la guerre la plus conséquente, la guerre financière.

Bessent et Rubio suivent tous deux le même manuel, que l’économiste Sean Foo appelle “Les bases néoconservatrices 101” :

“La dure réalité pour Bessent (et Trump) est que l’excédent commercial de la Chine a atteint un incroyable 242 milliards de dollars au quatrième trimestre de l’année dernière, soit l’équivalent de 4.4% du PIB”.

Le revers de la médaille de ce déficit commercial américain est que si le commerce de la Chine avec les États-Unis est en baisse de plus de 20% presque chaque mois par rapport à il y a un an, avec le reste du monde (y compris l’Afrique et l’Asie) les exportations chinoises sont en hausse et en forte croissance.

Rappelons que Trump avait précédemment insisté sur le fait que la Chine serait obligée « d’avaler » les taxes douanières qu’il lui avait imposé. Ça n’est pas arrivé. Une écrasante majorité de ces taxes ont été répercutés sur les consommateurs et les importateurs américains. La Chine s’est simplement tournée vers l’exportation partout ailleurs qu’aux États-Unis. La Chine d’aujourd’hui est à la fois hautement autosuffisante et compétitive – l’Amérique n’est ni l’une ni l’autre.

Traditionnellement, les États-Unis couvrent ces déficits commerciaux de deux manières : “Soit Washington supplie la Réserve fédérale d’imprimer de l’argent, soit ils émettent plus d’actifs financiers [c’est-à-dire des bons du Trésor]”, note Foo. Normalement, le Trésor émettrait en effet des obligations ou des bons pour couvrir le déficit, mais la Chine n’achète plus ni l’un ni l’autre :

« Cela laisse les États-Unis confrontés à un déficit commercial structurel qui ajoutera 1 400 milliards de dollars au déficit annuel des États-Unis au cours de la prochaine décennie. Ce qui signifie qu’au lieu d’emprunter 1 900 milliards de dollars cette année, les États-Unis devront éventuellement emprunter 3 100 milliards de dollars jusqu’en 2036. Et cela par un emprunt annuel”.

« Ainsi, la valeur de tous ces actifs de dette (obligations américaines) s’effondre également [les taux d’intérêt augmentant]. C’est une grande raison pour laquelle les États-Unis doivent faire le tour du monde et secouer leurs alliés pour de l’argent. Il n’y a littéralement plus d’argent disponible pour réinvestir ou subventionner directement les industries. Les États-Unis sont essentiellement fauchés”.

“Tout ce que la Chine a à faire est de continuer à dégager un important excédent de sa balance commerciale et la situation de la dette américaine ne fera qu’empirer. L’excédent de la Chine ne cesse de croître car la Chine a également un contrôle sur les capitaux. L’argent gagné par Pékin reste principalement dans le pays et ils l’investissent stratégiquement ailleurs”.

« Trump, [pour le moment], survit grâce aux entreprises et aux pays étrangers qui transfèrent leur production aux États-Unis. Jusqu’à présent, il y a environ 500 milliards de dollars de promesses d’investissement de la part d’entreprises mondiales. Mais si la Chine continue de contrôler le commerce mondial, toutes ces entreprises pourraient finalement revenir sur leurs engagements”.

“La solution de Bessent est que la Chine consomme plus et vende moins au monde. Mais il y a un problème avec cette déclaration. Même si la Chine consomme plus, cela ne signifie pas qu’elle achètera plus de produits américains. Il n’y a pas une corrélation 1:1 ici. Beaucoup de marchandises que les États-Unis vendent, la Chine peut les remplacer au niveau national. Ils peuvent toujours s’approvisionner ailleurs à un prix moins cher. Il n’y a vraiment aucune urgence du côté chinois à acheter plus de choses pour soulager l’économie de Trump”.

Le cœur de la stratégie de Trump est qu’il a besoin que la Chine abandonne des parts de marché mondial afin de laisser de la place aux exportations américaines pour croître à l’échelle mondiale, mais les produits américains ne sont pas compétitifs. Par conséquent, le dollar devrait être encore dévalué pour que le secteur manufacturier américain soit capable de conquérir une plus grande part des marchés d’exportation mondiaux.

Mais la Chine est tout simplement trop compétitive, affirme Sean Foo :

“Les États-Unis sont à court de cartes à jouer, ce qui ne fait que signaler une crise plus importante du dollar, les marchés obligataires et tout le monde financier qui en découle”.

La crainte, explique Foo, est que « Trump va déprécier le dollar pour dépenser plus. Que Trump [va] augmenter les chiffres en rendant le grand gouvernement encore plus grand. Maintenant, ce qui est effrayant, c’est qu’il pourrait ne pas avoir le choix. Le marché du travail n’est pas seulement vacillant. Sous ce régime de guerre commerciale, il s’effondre carrément. C’est encore pire que ce que nous pensions tous. L’effondrement a totalisé 2,1 millions d’emplois perdus au cours des 3 dernières années. C’est encore pire que la crise du logement de 2008 qui n’avait engendré que des pertes de 1,2 million d’emplois”.

« Trump est vraiment pris dans un dilemme. Soit il bat en retraite dans sa guerre commerciale, soit il s’engage vers un dollar beaucoup plus faible et des dépenses déficitaires encore plus importantes. On sait probablement ce qu’il va faire, non ? Il dépensera, dépensera et dépensera. C’est une guerre commerciale que les États-Unis ne peuvent pas se permettre de perdre. Nous commençons à voir tout le système américain se fissurer. Cette économie hyper financiarisée ploie sous son propre poids. Et la crise la plus immédiate aujourd’hui est l’éclatement de la bulle de l’IA, risquant de multiples implosions. Il y a une raison pour laquelle 64% des Américains estiment que l’économie ne va pas bien : elle va mal. C’est la Chine qui a les cartes en main”.

L’orgueil est de croire que le marché américain est exceptionnel et que personne ne peut se permettre d’en être exclu mais c’est exactement ce que fait (délibérément) la Chine.

Alastair Crooke

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

 

 

De : 'Roland Marounek' via Alerte Otan [mailto:alert...@googlegroups.com]
Envoyé : dimanche 22 février 2026 13:39
À : alert...@googlegroups.com
Objet : [alerte-otan] L'avenir radieux selon Lindsey Graham et Marco Rubio

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