L'Allemagne abandonne l'automobile pour les armes : un mirage à 1000 milliards

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Roland Marounek

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Apr 22, 2026, 6:06:05 AMApr 22
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Très pertinente ‘chronique économique’, qui fait apparaître entre les lignes une autre sinistre réalité : le réarmement massif européen (pas uniquement allemand) a besoin de la guerre pour que l’illusion continue

L'Allemagne abandonne l'automobile pour les armes : un mirage à 1000 milliards

RTBF,  22 avril
https://www.rtbf.be/article/l-allemagne-abandonne-l-automobile-pour-les-armes-un-mirage-a-1000-milliards-11712826

L'Allemagne pivote, l'Allemagne se réarme, l'Allemagne renaît. C'est ce que tous les journaux nous ont raconté cette semaine. Sauf qu'Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, a regardé les chiffres. Et ces chiffres racontent une tout autre histoire. Une histoire bien plus inquiétante, où il est question d'un cache-sexe, d'un cessez-le-feu qui ferait tout s'écrouler, et de Chinois qui, eux, ne perdent pas leur temps.

Le Wall Street Journal a récemment publié un article présentant l'Allemagne comme un pays en pleine réinvention, abandonnant progressivement l'automobile pour se tourner vers la production d'armements. Mercedes et Volkswagen transforment leurs usines pour produire des drones, des missiles et notamment des pièces destinées au bouclier antimissile israélien. Au total, 1000 milliards d'euros ont été débloqués, présentés comme le symbole de la grande renaissance industrielle allemande.

Pourtant, les chiffres révèlent une réalité bien différente. L'industrie allemande perd actuellement 15.000 emplois par mois, soit 180.000 postes par an. Volkswagen, dont les bénéfices ont chuté de 44%, vient d'annoncer la suppression de 50.000 emplois d'ici 2030. Cette hémorragie d'emplois contraste violemment avec le discours triomphaliste sur le réarmement du pays.

Une équation mathématique implacable

L'ensemble de l'industrie de défense allemande emploie environ 150.000 personnes. Autrement dit, l'Allemagne perd en une seule année plus d'emplois industriels qu'il n'y en a dans tout son secteur de l'armement. Les économistes de plusieurs instituts de réflexion l'affirment sans détour : même en triplant les dépenses militaires, l'industrie de l'armement ne compensera jamais les pertes subies par l'industrie automobile.

Cette renaissance militaire repose sur un fondement fragile : la guerre en Ukraine. Près d'un quart des armes produites en Allemagne sont actuellement destinées à l'Ukraine. Que se passera-t-il le jour où un cessez-le-feu sera imposé ? Le jour où un accord de paix sera signé ? Les carnets de commandes se videront brutalement, transformant cette belle histoire industrielle en une sévère désillusion.

La Chine gagne pendant que l'Europe se réarme

Pendant que l'Allemagne mise tout sur l'armement, la Chine conquiert méthodiquement des parts de marché dans l'industrie automobile mondiale. Le réarmement allemand n'est pas une véritable solution industrielle, mais plutôt un artifice qui dissimule une réalité dérangeante : la Chine est en train de s'approprier l'industrie automobile européenne.

Les milliards investis dans la défense ne changeront pas cette donne fondamentale. L'Allemagne risque de se retrouver dans une impasse : dépendante d'une industrie militaire alimentée par un conflit qui ne durera pas éternellement, tout en ayant perdu sa suprématie dans l'automobile face à la concurrence chinoise.


Sans virus.www.avast.com

Roland Marounek

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Apr 24, 2026, 4:37:33 PMApr 24
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Le « rôle de leader européen » de la Bundeswehr

Le ministère fédéral de la Défense présente pour la première fois une stratégie militaire officielle pour la République fédérale. L'Allemagne doit devenir, y compris sur le plan militaire, la puissance centrale de l'Europe.

BERLIN (rapport exclusif) – Pour la première fois dans l’histoire de la République fédérale, le ministère fédéral de la Défense présente une stratégie militaire détaillée pour la Bundeswehr. Le document, dont les principaux éléments ont été présentés publiquement mercredi par le ministre de la Défense Boris Pistorius, réaffirme l’objectif de faire de la Bundeswehr « l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe » d’ici 2035. Elle doit également « consolider son rôle de leader européen ». Il est question d’une force armée non seulement « innovante », mais aussi « technologiquement supérieure » à l’avenir. En conséquence, un nouveau profil de capacités pour la Bundeswehr prévoit non seulement un réarmement massif avec des armes à longue portée, mais aussi une « utilisation de l’automatisation et des capacités autonomes » dans la conduite future de la guerre. Cela implique, entre autres, un large recours à l’IA par les troupes. D’ici 2035 au plus tard, la Bundeswehr devrait atteindre, avec la réserve, un effectif de quelque 460 000 soldats. La réserve est également conçue comme un « pont » vers la société civile au service d’une militarisation sociale. Avec ces mesures, la République fédérale entend devenir la puissance centrale de l’Europe sur le plan militaire. Cela renforce sa domination sur le continent.

La puissance centrale de l’Europe

La nouvelle stratégie militaire de la Bundeswehr esquisse d’abord le cadre des guerres futures que le gouvernement fédéral vise. On y lit que des opérations sont encore envisageables dans le cadre d’un « management international des crises » « lorsque les intérêts allemands ou européens l’exigent ».[1] Une telle opération pourrait bientôt avoir lieu, par exemple, dans le détroit d’Ormuz (comme german-foreign-policy.com l’a rapporté [2]). Cependant, la stratégie militaire se concentre explicitement « avant tout sur la menace russe », qui est désignée « pour la sécurité allemande, européenne et transatlantique pour un temps prévisible » comme la « menace la plus grande et la plus immédiate ».

Dans ce contexte, Berlin s’efforce de s’assurer une position centrale au sein de l’alliance occidentale. Depuis des années déjà, la République fédérale se prépare à occuper, dans le cadre d’un déploiement contre la Russie, l’importante fonction de plaque tournante logistique sans laquelle rien ne fonctionne en cas d’urgence.[3] La stratégie militaire affirme désormais que l’on « augmentera, depuis le centre de l’Europe, la cohésion entre l’Europe de l’Est, l’Europe centrale et l’Europe de l’Ouest » et que l’on « maintiendra en outre la liaison avec l’Amérique du Nord ». Ainsi, l’Allemagne devient « le partenaire d’ancrage militaire pour ses alliés européens », donc aussi militairement la puissance centrale de l’Europe.

La délimitation de la guerre

De plus, la stratégie militaire donne des indications plus précises sur ce à quoi ressemblera une guerre opposant l'OTAN et sa puissance centrale, l'Allemagne, d'un côté, et la Russie de l’autre. Comme l'indique le document, il faut s'attendre dans un premier temps à une « délimitation de la guerre » ; « l'État, l'économie et la population » seraient tous pris pour cibles, tandis qu'à l'avenir, « on ne pourrait plus compter » sur « le respect des principes éthiques et juridiques reconnus ».[4] C'est ce qu'ont récemment démontré avec une brutalité excessive les opérations militaires menées par les US et Israël au Proche et au Moyen-Orient.

Le président des US Donald Trump a par ailleurs expressément déclaré ne plus accorder aucune importance au droit international (selon un article de german-foreign-policy.com [5]). Les auteurs de la stratégie militaire soulignent que dans les guerres futures, il ne faut pas seulement s’attendre à un « recours à des technologies de pointe telles que l’informatique quantique et la robotique », mais aussi à un « champ de bataille transparent », pouvant être entièrement surveillé par des capteurs et l’IA, et à des armes d’attaque frappant avec une extrême précision « à distance » : « Il n’y a plus de zones de repli sûres », peut-on lire. Le caractère génocidaire des guerres futures, que l’on peut déjà entrevoir sur le front de la guerre en Ukraine, repose donc également sur l’« automatisation et l’autonomisation » croissantes de la conduite de la guerre grâce aux technologies les plus modernes.

Une force militaire technologiquement supérieure

Pour s'imposer dans les futures guerres de haute technologie, la Bundeswehr doit se réarmer massivement. À cette fin, le nouveau profil de capacités de la Bundeswehr, selon ce qui est connu, prévoit l'acquisition de grandes quantités d'armes à longue portée ; on y parle ainsi d'« un effet capable de tenir sur toute la profondeur de l'espace adverse ». Parce qu'il faut s'attendre à des tirs similaires contre son propre territoire, le profil de capacités insiste sur une « défense aérienne performante et capable de tenir sur toutes les portées ».[6] En outre, il vise « l'augmentation de la vitesse d'opération » ; cela doit se faire par « l'utilisation de l'automatisation et des capacités autonomes ».

Pour cela, la Bundeswehr doit, dans la « lutte pour l'information et les données, … gagner la supériorité informationnelle » et « la refuser à l'adversaire ». Pour atteindre tout cela, la Bundeswehr doit « accélérer les innovations ».

Cependant, elle n'est pas vraiment connue pour cela jusqu'à présent. Dans l'ensemble, la Bundeswehr doit, comme il est dit dans le profil de capacités, prendre d'ici 2035 « son nouveau rôle de leader en Europe ». D'ici 2039 et au-delà, elle doit devenir, « grâce à l'utilisation cohérente de technologies innovantes, l'armée conventionnelle la plus puissante d'Europe » et en même temps « consolider son rôle de leader européen … ». On y parle de la Bundeswehr comme d'une force militaire « innovante » et à l'avenir également « technologiquement supérieure ».[7]

Un demi-million de soldats prêts au combat

Parallèlement à la publication d'extraits de la stratégie militaire et de quelques informations sur le futur profil de capacités de la Bundeswehr, le ministère de la Défense a également présenté mercredi les grandes lignes d'un plan de renforcement des effectifs des forces armées. Ce document fait état de « 460 000 soldats prêts au combat ».[8] Cela est d'autant plus intéressant que le traité « Deux plus quatre » de 1990, qui régissait la reprise de la RDA par la RFA, fixe un plafond de 370 000 soldats pour l'ensemble des forces armées allemandes. Le plan de renforcement cherche à éviter une rupture ouverte du traité en répartissant l’effectif total visé entre 260 000 soldats de carrière et 200 000 réservistes. Aujourd’hui, la Bundeswehr compte 186 000 soldats et 70 000 réservistes. L'effectif total officiellement visé de 460 000 personnes doit être atteint au plus tard en 2035 et comprendre une « augmentation significative des capacités dans toutes les dimensions » – « terre, air, mer, cyber/espace ». Cela constitue la base en termes d'effectifs pour la transformation de la Bundeswehr en une force armée de haute technologie, chargée d'assurer le « développement et l'intégration des innovations militaires de demain ».

Le pont vers la société civile

La Bundeswehr a enfin élaboré une nouvelle stratégie de la réserve, qui, tout comme le plan de croissance, est classée secrète dans son intégralité. Comme le communique le ministère de la Défense, le « renforcement et le soutien de la troupe active » sont une « mission importante » de la réserve – « des tâches fondamentales de protection et de sécurisation jusqu'à l'engagement dans le combat de haute intensité ». La réserve agira ainsi « sur un pied d'égalité avec la troupe active ».[9]

En outre, elle garantit, « en tant que porteuse de la protection du territoire et dans le cadre du plan d'opération Allemagne », la « capacité de tenir » ou « le fonctionnement de la plaque tournante logistique » que forme la République fédérale en cas de guerre pour un déploiement contre la Russie.[10] Alors que le nombre visé de 260 000 soldats réguliers peut être atteint à tout moment par l'activation d'un service militaire obligatoire généralisé, on ignore comment augmenter le nombre de réservistes à 200 000. Bastian Ernst, nouveau président de l'association des réservistes, a exigé en début de semaine de relever à 70 ans la limite d'âge supérieure pour les réservistes.[11] Indépendamment de cela, on lit au ministère de la Défense que la réserve doit à l'avenir constituer « le pont entre le militaire et la société civile ». Il s'agit par là de la pénétration de la société entière par les militaires, donc en dernière instance de la militarisation sociale de la République fédérale.

 

[1] Gesamtkonzeption militärische Verteidigung. Militärstrategie und Plan für die Streitkräfte. [Concept global de défense militaire. Stratégie militaire et plan pour les forces armées.] Bonn, April 2026.

[2] Voir à ce sujet : Plans navals pour le Moyen-Orient.

[3] Voir à ce sujet : Auf Krieg einstellen (II) [Se préparer à la guerre (II)].

[4] Gesamtkonzeption militärische Verteidigung. Militärstrategie und Plan für die Streitkräfte. [Concept global de défense militaire. Stratégie militaire et plan pour les forces armées.] Bonn, April 2026.

[5]Voir à ce sujet : Le tireur fou et son complice et Les fossoyeurs du droit internationale.

[6] Gesamtkonzeption militärische Verteidigung. Militärstrategie und Plan für die Streitkräfte. [Concept global de défense militaire. Stratégie militaire et plan pour les forces armées.] Bonn, April 2026.

[7], [8], [9] Verteidigungsminister stellt Strategie zur Landes- und Bündnisverteidigung vor. [Le ministre de la Défense présente la stratégie de défense nationale et de l’alliance.] bmvg.de 22.04.2026. La stratégie qui acte le réveil militaire de l’Allemagne : texte intégral. legrandcontinent.eu 22.04.2026.

[10] Voir à ce sujet : Auf Krieg einstellen (I) [Se préparer à la guerre (I) ] et Getting ready for war (III).

[11] Markus Decker: Chef des Reservistenverbandes will Altersgrenze für Reservisten auf 70 erhöhen. [Le chef de l'Association des réservistes souhaite relever la limite d'âge des réservistes à 70 ans] rnd.de 20.04.2026.

 


 

 

De : 'Roland Marounek' via Alerte Otan [mailto:alert...@googlegroups.com]
Envoyé : mercredi 22 avril 2026 12:02
À : alert...@googlegroups.com
Objet : [alerte-otan] L'Allemagne abandonne l'automobile pour les armes : un mirage à 1000 milliards

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Roland Marounek

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Apr 28, 2026, 5:43:05 AM (12 days ago) Apr 28
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L'Allemagne se prépare de manière officielle au combat

Pierre Duval, 27.04.2026
https://www.observateur-continental.fr/?module=articles&action=view&id=7804

L’Histoire se répète. L’Allemagne d’aujourd’hui viole le traité dit «4+2» qui l’avait autorisée à se réunifier en voulant obtenir la plus grosse armée d’Europe.

Berlin veut obtenir l’armée la plus forte d’Europe et l’Allemagne se prépare à une guerre d'agression, chose interdite par ce traité signé par les Allemands, la France, les Américains, les Britanniques et les Russes.

«L'Allemagne ambitionne de devenir la première puissance militaire conventionnelle en Europe d'ici 2039. Ce virage stratégique vise à porter les effectifs de la Bundeswehr à 460.000 soldats (260.000 actifs et 200.000 réservistes) d'ici 2035, soutenu par des investissements massifs et une modernisation technologique pour répondre aux nouvelles menaces, notamment russes», rapporte La Presse

«L’Allemagne se réarme, un tournant dans sa stratégie militaire marquée par la Seconde Guerre mondiale», titre la RTBFGeo questionne: «L'Allemagne, future leader de la Défense en Europe?».

Le 12 septembre 1990, le traité de Moscou ou traité «4+2» est un accord international signé entre les représentants des deux Allemagnes (RFA et RDA) et les quatre puissances alliées de la Seconde Guerre mondiale, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni et l'URSS. Avec ce traité, l’Allemagne retrouve la souveraineté pleine et entière perdue à la suite de sa capitulation du 8 mai 1945 et Berlin a dès lors commencé à reconstruire au départ discrètement sa puissance politique et militaire dans le dos de ses alliés de l’OTAN et de «ses amis» membres de l’UE. 

Le tournant est devenu plus visible et plus violent quand le gouvernement fédéral de Bonn est venu à Berlin en 1999 et pour la direction des services secrets (BND) en 2019. 

La concentration du pouvoir se retrouve de nouveau dans l’ancienne capitale du Reich. Berlin fut la capitale de l'Empire allemand depuis sa fondation en 1871 jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945. C’est aujourd’hui la nouvelle réalité. Certains de ceux qui connaissent bien l’Allemagne parlent de la reconstitution du Reich (Quatrième Reich). Ainsi, le pouvoir politique, puis le pouvoir des renseignements ont pris leur place à Berlin avant d’annoncer officiellement la création de la plus forte armée de l’Europe.

Dans le traité de Moscou ou traité «4+2», il est clairement stipulé par l'article 2 le caractère pacifique de l'Allemagne: «Les actes susceptibles de troubler les relations pacifiques entre les nations ou entrepris dans cette intention, notamment en vue de préparer une guerre d'agression, sont anticonstitutionnels et constituent une infraction punissable». Cet article avait pour objectif d’encadrer la stratégie militaire de l'Allemagne et devait montrer au monde que celle-ci a rompu avec son militarisme passé. 

En outre, l'article 1 de ce traité «4+2» fait savoir que les frontières de l'Allemagne réunie telles qu'elles ont été fixées en 1945 sont définitives. Par la signature de ce traité, l'Allemagne refuse – par exemple – toute revendication territoriale notamment vis-à-vis de la Pologne. 

Pourtant, depuis la réunification, des organisations pangermanistes réclament les anciens territoires du Reich. La Fédération des expulsés – Associations régionales et associations d'État unies (BdV) est la principale organisation en Allemagne représentant les intérêts d'environ 15 millions d'Allemands expulsés, réinstallés et réinstallés tardivement.

En se mettant à la place d’un Allemand, il est aisé de comprendre son objectif, mais un traité a été signé interdisant la reprise des territoires perdus.

Enfin, l'article 3 du traité «4+2» assure la renonciation à la fabrication, à la possession et au contrôle d'armes nucléaires, biologiques et chimiques (d'où l'intérêt de Berlin d'utiliser la France pour la bombe atomique). L'Allemagne s'était engagée par ce traité à ne pas fabriquer et à ne pas détenir d'armes de destruction massive et aussi à réduire dans un délai de trois à quatre ans le niveau des effectifs en personnels des forces armées de l'Allemagne unie à 370.000 toutes forces confondues car les forces de la RFA et de la RDA réunies dépassaient largement ce nombre en 1990. 

Avec son annonce de vouloir fonder la plus puissante armée de l’Europe (la quatrième armée du monde), l’Allemagne a tout simplement déchiré le contrat de ce traité «4+2». 

La France, le Royaume-Uni et les États-Unis qui étaient les garants de ce traité ne réagissent pas contre Berlin et laissent faire. Les responsables américains ont encouragé ce changement.

Seule la Russie dénonce les agissements de Berlin d’aujourd’hui. Fin juillet et début août 2025, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé que l'Allemagne et l'Europe se dirigent vers une forme de Quatrième Reich, dénonçant une dérive autoritaire et militariste. 

En décembre 2025, Observateur Continental a averti que «l’Allemagne se réinstalle sur le dos de la menace russe sur ses anciens territoires». La nouvelle domination allemande de l’Europe centrale retrouve son emprise militaire sur ses anciens territoires. Observateur Continental a rappelé qu’ «en 1871, le Reich allemand s’étendait sur de larges territoires de la Pologne actuelle et sur une partie de la Lituanie d’aujourd’hui en incluant la ville de Memel et la ville de Rukla de la région de Kaunas non loin du fleuve Memel». 

Depuis le 1er avril 2025, la «45e brigade blindée allemande Lituanie» est à Rukla de manière permanente. Une véritable ville allemande a été construite en Lituanie avec sa base militaire. Observateur Continental notait que la Pologne – voisine de la Lituanie – intervient comme un vassal (comme par ailleurs la France) de Berlin aussi dans le domaine militaire. Observateur Continental rajoutait: «Déjà à la chute du Pacte de Varsovie, la stratégie allemande consistait à acheter les principaux médias du pays. »

Le Tagesspiegel titrait en 2017 quand le parti nationaliste polonais PiS se trouvait au pouvoir : «La Pologne voulait sévir contre les entreprises médiatiques allemandes».

Le quotidien de Berlin rajoutait l'influence de Berlin à Bruxelles: «Cependant, Varsovie est soumise à une législation européenne sophistiquée qui interdit toute discrimination à l'encontre des capitaux provenant d'autres États membres de l'UE». 

Silencieusement, Berlin a reconstruit ses réseaux d’influence en Europe et l’Allemagne est maintenant en train de prendre le pouvoir militaire et celui des services secrets après avoir gagné le pouvoir politique via le Parlement européen et la Commission européenne. Un journaliste honnête sera toujours surpris de constater la présence majoritaire des conseillers allemands auprès des députés européens.

En 2025, Friedrich Merz a souligné à plusieurs reprises que le service militaire volontaire à lui seul ne suffirait pas à augmenter la taille de la Bundeswehr et il a décrit la réintroduction de la conscription comme probable si le nombre de volontaires était insuffisant. 

«En vertu de la nouvelle loi sur le service militaire obligatoire, tout homme âgé de 17 à 45 ans doit, en principe, obtenir l'autorisation des forces armées allemandes pour tout séjour à l'étranger de plus de trois mois. Cet amendement à la loi sur le service militaire obligatoire (WPflG), qui concerne plusieurs millions d'hommes en Allemagne, est entré en vigueur le 1er janvier 2026 dans une relative indifférence et n'a guère suscité d'intérêt public», avertit le Spiegel au début du mois d’avril. 

Actuellement, la réglementation administrative prévoit que cette autorisation est considérée comme accordée pendant la période de service militaire volontaire. La modification de l'article 3 de la loi sur le service militaire (WPflG), qui fait partie de la loi de modernisation du service militaire (WDModG), vise à instaurer un système d'«enregistrement militaire» afin de garantir la disponibilité des conscrits en cas d'urgence.

L’autorisation de quitter l’Allemagne est considérée comme accordée tant que le service militaire est volontaire. La loi pour le moment concerne ceux qui sont volontaires au service militaire, mais elle doit concerner les hommes et les femmes de ce groupe d’âge en cas de situation de crise qui serait annoncée par le pouvoir politique de Berlin.

Dans un entretien paru le 26 avril sur le site de la télévision allemande NTV, le colonel Armin Schaus (état-major général), chef du département Coopération civilo-militaire au sein du nouveau commandement opérationnel des forces armées allemandes à Berlin, annonce: «Si les services de renseignement détectent des indices rendant hautement probable une attaque russe contre un ou plusieurs États membres de l'OTAN, un mécanisme est déclenché: des troupes de l'OTAN sont alors déployées sur le flanc est». 

«À ce stade, aucune attaque militaire n'a nécessairement encore eu lieu. Mais à des fins de dissuasion uniquement, jusqu'à 800.000 soldats de l'OTAN, avec leur équipement, seraient acheminés par l'Allemagne vers le flanc est», poursuit-il.

Le commandement opérationnel des forces armées allemandes (OpFüKdoBw) est une autorité de commandement supérieure nouvellement créée dans le cadre de la réforme structurelle des forces armées allemandes pour renforcer la défense nationale et de l'alliance (préparation au combat).

L’industrie militaire allemande est en pleine expansion. Le groupe de défense allemand Rheinmetall vient d’annoncer la signature d’un contrat portant sur la fourniture à la Bundeswehr d’équipements modernisés, pour un montant d’un milliard d’euros. Le contrat prévoit la livraison de plus de 8.600 ensembles d’équipement, destinés à équiper près de 240 sections, précise le communiqué de l’entreprise. 

Les premières livraisons sont attendues à partir de novembre 2027. Ce contrat, qui s'inscrit dans un accord-cadre plus large de 3,1 milliards d'euros signé en février 2025, vise à renforcer la numérisation et l'équipement de l'infanterie allemande d'ici 2030. Rheinmetall a aussi créé une coentreprise en Bulgarie avec VMZ (Vazov Machine Building Plant) pour construire une nouvelle usine de munitions à Sopot, un investissement de près d'un milliard d'euros. Le projet, détenu à 51% par Rheinmetall, vise à produire des obus d'artillerie (155 mm) et de la poudre, avec une production prévue dès 2027 pour renforcer l'OTAN.

Rheinmetall fabrique et développe également des drones, principalement des munitions rôdeuses (drones kamikazes) et des systèmes robotiques autonomes. En avril 2026, l'entreprise a décroché un contrat majeur avec la Bundeswehr pour des munitions téléopérées FV-014. Elle produit également des drones de surface (USV) comme le Kraken K3 Scout et le système terrestre autonome Mission Master XT. 

Et l'Allemagne intensifie sa coopération militaire avec l'Ukraine, passant d'une aide directe à un partenariat stratégique axé sur le développement conjoint d'armements et la production locale.

La nouvelle Allemagne se prépare de manière officielle au combat (contre la Russie) alors que le traité «4+2» lui interdit de le faire. En France, le pouvoir politique et les médias ne réagissent pas.

 

 

De : 'Roland Marounek' via Alerte Otan [mailto:alert...@googlegroups.com]
Envoyé : vendredi 24 avril 2026 22:34
À : alert...@googlegroups.com
Objet : RE: [alerte-otan] Allemagne : Le « rôle de leader européen » de la Bundeswehr

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