L'Europe des Lumières : Retour à l'obscurantisme

10 views
Skip to first unread message

Roland Marounek

unread,
Jul 5, 2026, 4:46:22 AMJul 5
to alert...@googlegroups.com

Après les véritables "lettres de cachets" frappant Jacques Baud, Hüseyin Dogru et quelques autres, l'UE criminalise les citoyens qui relaient des informations issus de sources mises à l'index, quel que soit leur contenu. Le fascisme n'a décidément pas besoin d'attendre des Marine Le Pen, Alice Wiedel ou autres...

La Cour de justice de l’UE valide les poursuites pénales pour le partage de vidéos de RT

https://www.aubedigitale.com/la-cour-de-justice-de-lue-valide-les-poursuites-penales-pour-le-partage-de-videos-de-rt/

Selon un nouvel arrêt, les particuliers s’exposent à des poursuites pénales, voire à une peine d’emprisonnement, s’ils partagent en ligne le contenu de ce diffuseur.

La plus haute juridiction de l’UE a statué que des particuliers pouvaient faire l’objet de poursuites pénales pour avoir publié des vidéos de RT sur des sites web publics, élargissant ainsi la répression menée par l’Union contre les médias russes.

La Cour de justice de l’Union européenne a rendu cet arrêt jeudi dans le cadre d’une affaire allemande, où trois personnes sont poursuivies pour avoir publié des vidéos de RT DE sur un site web librement accessible. (!)

Le site ne faisait pas payer ses lecteurs et était financé uniquement par des dons volontaires. La CJUE a toutefois estimé que cela n’avait aucune importance et a jugé que toute personne « directement ou indirectement » responsable de la mise à disposition du public de contenus interdits pouvait être considérée comme un « opérateur » au sens des règles de l’UE en matière de sanctions.

Les juges ont estimé qu’il était sans importance que les individus exercent ou non une activité commerciale, que la durée de mise à disposition du contenu ou l’ampleur de sa diffusion.

En vertu de la loi allemande citée dans l’arrêt, les violations des interdictions médiatiques fondées sur les sanctions de l’UE sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.

Cet arrêt étend de fait l’interdiction de RT par l’UE au-delà des diffuseurs, des plateformes ou des entreprises médiatiques, permettant ainsi de poursuivre pénalement toute personne accusée de rendre accessible au public du contenu de RT en ligne.

L’UE a interdit RT et Sputnik, parmi d’autres médias russes, après l’escalade du conflit en Ukraine en 2022. Bruxelles a déclaré que les sanctions resteraient en vigueur jusqu’à la fin du conflit en Ukraine et jusqu’à ce que Moscou cesse de mener des « actions de désinformation et de manipulation de l’information à l’encontre de l’UE ».

Ces mesures ont été suivies de blocages sur les plateformes, de retraits des boutiques d’applications, de restrictions bancaires et de sanctions personnelles à l’encontre de personnalités des médias et de journalistes accusés de collaborer avec des médias russes.

L’Allemagne avait déjà pris pour cible RT avant même l’interdiction à l’échelle de l’Union, RT DE étant confrontée à des pressions en matière d’autorisation d’exercer, à des interdictions sur les plateformes, à des problèmes bancaires et à des mesures réglementaires.

RT a vigoureusement condamné ces restrictions et rejeté les accusations de l’UE, soulignant que l’Union n’avait jamais réussi à citer «un seul exemple, un seul élément de preuve» de fausses informations.

Moscou a condamné à plusieurs reprises ces restrictions, les qualifiant de censure et de guerre de l’information contre la Russie, et a accusé les gouvernements de l’UE d’utiliser le conflit ukrainien comme prétexte pour faire taire la dissidence, réprimer les médias russophones et intimider les journalistes qui remettent en cause le discours dominant occidental.

++++++

Commentaire d'Arnaud Bertrand sur X (https://x.com/RnaudBertrand/status/2073404032790753492):

C'est complètement fou : c'est littéralement le pire exemple de censure dont j'aie jamais entendu parler, où que ce soit.

J’ai consulté le texte de la décision (que vous pouvez consulter ici : https://courthousenews.com/wp-content/uploads/2026/07/r-v-staatsanwaltschaft-saarbrcken-cjeu-judgment.pdf ) et, pour être clair, il ne s’agit pas seulement de censure au sens classique du terme – bloquer l’accès à un site web ou supprimer du contenu sur des plateformes –, mais bien de la criminalisation de l’information relayée par des particuliers, assortie de peines de prison.

Et le plus fou dans tout cela, c’est que peu importe que les informations relayées soient exactes ou non. Ce qui compte, c’est simplement qu’elles proviennent de RT ou d’autres médias interdits dans l’UE.

En d’autres termes, la vérité n’est plus un moyen de défense dans l’UE ; elle n’a littéralement aucune importance. Tout repose uniquement sur l’identité de celui qui s’exprime.

L’arrêt est d’ailleurs très explicite à ce sujet : le règlement, cité par la Cour, stipule que l’interdiction s’applique à « tout contenu », et aucune distinction n’est faite en fonction de ce que dit réellement ce contenu. S’il provient de médias interdits, il est interdit.

Il s’agit, tout simplement, d’un effondrement total de l’ensemble du projet juridique et philosophique post-Lumières, pour lequel des générations entières d’Européens se sont battues afin que la question déterminante passe de « qui le dit » à « est-ce vrai ? ».

Pensez à l’absurdité de la situation : si RT publie une vidéo affirmant que le ciel est bleu et que vous la partagez sur un site web accessible au public au sein de l’UE, vous tomberez sous le coup de cet arrêt, ce qui vous exposera à des poursuites pénales.

C’est complètement et totalement absurde. Mais voilà ce qu’est l’UE aujourd’hui.




Sans virus.www.avast.com
Reply all
Reply to author
Forward
0 new messages