l’OTAN prépare la guerre en Arctique

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Roland Marounek

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Jun 21, 2024, 3:10:28 PMJun 21
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Sciences: l'OTAN étudie l'impact du changement climatique en Arctique

Arctique : Les pays nordiques conviennent d’un corridor de transport militaire avant le sommet de l’OTAN

Le parlement suédois adopte un accord de coopération militaire controversé avec les États-Unis

 

 

Reportage « embeded » à bord d’un navire océanographique de l’OTAN...

 

En Arctique, une mission de l'Otan étudie l'impact du changement climatique

Science et Avenir, 18 juin

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/mers-et-oceans/en-arctique-une-mission-de-l-otan-etudie-l-impact-du-changement-climatique_179000

 

Dans l'océan Arctique, le réchauffement climatique en cours perturbe la circulation océanique et modifie les conditions de propagation du son, ce qui affecte la détection des sous-marins. En réponse à l'augmentation des activités russes, l'Otan renouvelle ses recherches océanographiques dans cette région stratégique en utilisant des technologies avancées. Une mission océanographique a quitté le 8 juin 2024 la Norvège pour recueillir de nouvelles données.

 

Il pleut sur le port de Tromsø, en ce matin du 8 juin. Sur les quais, les anciennes maisons et entrepôts de bois peint côtoient les immeubles au design contemporain. Située en Norvège, à 69°39’ de latitude Nord, cette petite ville insulaire entourée de montagnes aux sommets enneigés est la porte d’entrée des expéditions vers le Svalbard et le pôle Nord.

 

Son port est en effet accessible toute l'année grâce à l'effet du Gulf Stream, qui maintient les eaux libres de glace, même en hiver. À bord de L’Alliance, le navire océanographique de l’Otan que Sciences et Avenir a pu visiter, marins et scientifiques achèvent les derniers préparatifs, avant de larguer les amarres pour rejoindre l’océan Arctique.

 

L'Arctique est la région du monde la plus touchée par le réchauffement

Pendant les trois prochaines semaines, ils vont mener une mission scientifique dédiée à la propagation acoustique aux hautes latitudes. "L'Arctique est la région qui a connu la transformation la plus sévère sur Terre ces dernières années, constate Gaultier Real, chercheur en acoustique au CMRE (Centre for Maritime Research and Experimentation) et chef de la mission. Certaines études s’inquiètent d’ailleurs de l'effondrement possible de la circulation méridienne de l'Atlantique."

 

La circulation méridionale de retournement de l'Atlantique (Amoc), dont fait partie le Gulf Stream, est le système général de circulation des courants dans l'Atlantique, qui distribue  chaleur et salinité à travers l'océan Atlantique, et régule les conditions climatiques et météorologiques. "Le fait que l'Arctique se réchauffe et soit de moins en moins couvert de glace perturbe la circulation générale et la régulation des échanges de chaleur dans le système global", souligne Gaultier Real.

 

Le réchauffement des eaux de l’Arctique affecte plus localement un large spectre de phénomènes. Les glaces pluriannuelles, qui composaient la banquise estivale, disparaissent peu à peu, remplacées par de la jeune glace, plus fragile, aisément fissurée ou fracturée par la houle, ce qui engendre de nouveaux sons. "Cela modifie aussi la circulation des masses d'eau et augmente le degré d'aléatoire dans les conditions de propagation du son, note Gaultier Real. Dans les eaux libres de glace, les sources de bruit environnemental sont la pluie, le vent, voire la neige. Lorsque l'Arctique était entièrement recouvert de glace, vierge en matière de bruit ambiant, ces paramètres ne jouaient aucun rôle. Maintenant que la glace se retire, ils entrent en jeu dans le bruit ambiant.”

 

[...] suite sur https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/mers-et-oceans/en-arctique-une-mission-de-l-otan-etudie-l-impact-du-changement-climatique_179000

 

 

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Arctique : Les pays nordiques conviennent d’un corridor de transport militaire avant le sommet de l’OTAN

Charles Szumski, Euractiv, 21/07

https://www.euractiv.fr/section/defense/news/les-pays-nordiques-conviennent-dun-corridor-de-transport-militaire-avant-le-sommet-de-lotan/

 

La Finlande, la Suède et la Norvège ont convenu jeudi (20 juin) d’établir un corridor de transport militaire dans la région nordique afin d’améliorer leur préparation face à la menace croissante de la Russie.

 

Cette annonce intervient après que le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre suédois Ulf Kristersson se sont entretenus en Norvège jeudi, à l’invitation du Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre.

 

L’objectif est de pouvoir déplacer rapidement du personnel militaire des ports norvégiens vers le territoire suédois ou finlandais en cas de besoin, afin d’améliorer la capacité de l’OTAN à déplacer des forces à travers les frontières terrestres.

 

« Dans le passé, nous avons réfléchi dans une optique nord-sud lorsque nous planifions le transport de personnel et d’équipements militaires. Désormais, nous penserons davantage en termes ouest-est », a indiqué Jonas Gahr Støre lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Bodø, en Norvège, ce mercredi (19 juin).

 

« Nous pouvons travailler ensemble pour nous défendre mutuellement d’une manière totalement différente, maintenant que nous faisons tous partie de l’OTAN », a-t-il ajouté, précisant que l’objectif de la réunion, intitulée Sommet de la défense du Nord, était de renforcer la coopération militaire et civile dans le Nord.

 

C’était la première fois que les trois dirigeants nordiques se rencontraient depuis que la Finlande et la Suède ont rejoint l’OTAN, dans le courant de l’année dernière. Cette réunion a été organisée pour préparer le sommet de l’OTAN qui se tiendra à Washington à la mi-juillet (9-11).

 

« Je suis ravi que nous tenions cette réunion avant de nous rendre à Washington, où l’un des sujets abordés sera la structure de commandement », a déclaré Jonas Gahr Støre jeudi (20 juin).

 

Le choix de Bodø, dans le nord de la Norvège, n’est pas une coïncidence, compte tenu de sa proximité avec la mer et la Suède et du fait que la ville est le quartier général opérationnel des forces de défense norvégiennes.

 

Selon Alexander Stubb, la Finlande, la Suède et la Norvège ont discuté en détail avant le sommet de l’OTAN, notamment de la manière de renforcer l’intégration des forces de défense des trois pays au sein de l’OTAN.

 

Il a souligné que la Norvège est membre de l’OTAN depuis 70 ans et qu’à ce titre, les nouveaux venus suédois et finlandais ont beaucoup à apprendre d’Oslo.

 

Interrogé sur la question controversée des armes nucléaires sur le sol nordique, qui a récemment suscité la polémique en Suède, Alexander Stubb a indiqué que l’ensemble de la région, y compris la Finlande, restait essentiel pour la planification des armes nucléaires de l’OTAN.

 

Il a toutefois précisé que personne n’offrait d’armes nucléaires aux pays nordiques et qu’ils n’en voulaient pas vraiment. Ils restent cependant impliqués dans la planification de leur utilisation, dans le cadre de la dissuasion de l’OTAN.

 

« Moins on parle d’armes nucléaires, mieux c’est », a-t-il affirmé au radiodiffuseur national Yle.

 

Alexander Stubb a conclu la réunion en invitant les Premiers ministres norvégien et suédois à une réunion similaire en Finlande l’année prochaine, avant le sommet 2025 de l’OTAN.

 

Pour le ministre finlandais de la Défense, Antti Häkkänen, qui a également participé aux réunions avec ses homologues suédois et norvégien, la coopération s’intensifiera « sans frontières » entre les trois pays nordiques.

 

Il a décrit la défense des pays nordiques comme étant à plusieurs niveaux : d’abord des plans de défense nationaux, puis une coopération nordique, une coopération avec les États-Unis et, par-dessus tout, avec l’OTAN.

 

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Le parlement suédois adopte un accord de coopération militaire controversé avec les États-Unis

Charles Szumski, Euractiv, 19 juin

https://www.euractiv.fr/section/defense/news/le-parlement-suedois-adopte-un-accord-de-cooperation-militaire-controverse-avec-les-etats-unis/?_ga=2.256904520.2144654752.1718898612-1286396343.1718898612

 

Un accord militaire bilatéral entre les États-Unis et la Suède a été adopté par la majorité du parlement suédois, malgré les inquiétudes de l’opposition écologiste et de gauche concernant la présence d’armes nucléaires sur le sol suédois.

 

Après environ six heures de débat, l’accord bilatéral controversé de coopération avec les États-Unis en matière de défense, annoncé en décembre dernier, a été adopté avec 266 voix pour et 37 contre au parlement suédois.

 

« Il y a un intérêt commun à ce que l’accord soit mis en place le plus rapidement possible », a déclaré le ministre suédois de la Défense, Pål Jonson.

 

L’accord donne à l’armée américaine le droit d’utiliser 17 bases militaires suédoises et des zones d’entraînement à travers le pays, en dehors des nouvelles obligations de la Suède dans le cadre de l’OTAN. Washington a conclu des accords similaires avec plusieurs autres pays, dont la Finlande, la Norvège, le Danemark, les pays baltes et la Pologne.

 

La date à laquelle les États-Unis pourront commencer à déployer du personnel et des équipements dans les bases militaires suédoises reste toutefois incertaine.

 

Pål Jonson s’attend à ce que la Suède mette en œuvre l’accord dans un délai d’un mois et envoie ensuite une notification aux États-Unis.

 

« Nous avons dit qu’un mémorandum pourrait être échangé vers le mois d’août et que le travail pourrait alors avancer », a-t-il expliqué.

 

Selon le gouvernement suédois, l’accord renforcera son pouvoir de dissuasion à l’égard de la Russie et, en cas de crise ou de conflit, l’action des soldats américains sera considérablement facilitée si les armes, les munitions, les fournitures et le carburant sont déjà stockés sur le terrain en Suède.

 

L’opposition préoccupée par les armes nucléaires

Toutefois, les partis d’opposition des Verts et de la gauche sont restés très critiques à l’égard de ce qu’ils considèrent comme un manque de clarté sur les armes nucléaires dans le traité.

 

« La Suède est le seul pays de la région nordique à ne pas avoir de clauses de protection contre les armes nucléaires dans l’accord », a déploré Håkan Svenneling, membre du Parti de gauche, lors du débat de mardi.

 

Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson avait en effet affirmé le mois dernier qu’en temps de guerre, le pays pourrait accueillir des armes nucléaires.

 

« S’il y a une guerre contre nous sur notre territoire, dans laquelle la Suède est entraînée après une attaque par d’autres, alors la situation sera tout à fait différente. L’ensemble de l’OTAN bénéficie alors du parapluie nucléaire qui doit exister dans les démocraties tant que des pays comme la Russie disposent d’armes nucléaires », a annoncé le Premier ministre suédois à la station de radio P1.

 

Le gouvernement suédois a affirmé à plusieurs reprises qu’il continuerait à décider quelles armes sont autorisées à entrer dans le pays, mais selon M. Svenneling, cette situation pourrait changer, par exemple si un nouveau président arrive au pouvoir aux États-Unis.

 

« Les accords ne sont pas seulement rédigés pour les beaux jours, mais aussi pour les jours de pluie, de nuages et même d’orages », a-t-il précisé.

 

M. Jonson a rejeté les accusations de l’opposition, soulignant que la Suède restait un pays souverain.

 

« Il est très clair que la Suède est un pays souverain et qu’aucun autre pays ne peut l’obliger à avoir des armes nucléaires sur son territoire », a-t-il assuré.

 

Toutefois, l’accord ne contient aucune disposition explicite concernant l’interdiction des armes nucléaires sur le sol suédois.


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