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C'est sans doute une des infidélités les plus scandaleuses. L’affaire avait explosé à une époque, après que l’ex-femme de Mandela niait les accusations d’« infidélité » et de « malversations de fonds » du « Congrès National Africain (ANC) ». L’autre homme de sa vie était un avocat dénommé Dali Mpofu. Ils se sont connus lorsque Mpofu a été embauché par le Département d’Aide Sociale de l’« ANC », alors dirigé par Winnie Mandela.
Après avoir nié les deux accusations (Infidélité et Malversations financières), une lettre dirigée à Mpofu l’avait trahie. Dans la correspondance, Winnie Mandela parlait ouvertement des problèmes de la relation qu’elle entretenait avec son amant et de l’argent qu’il avait reçu et qui provenait de son département. Moins d’un mois après la publication de la lettre, Nelson et Winnie Mandela ont annoncé leur séparation. Mais, il fallait attendre les obsèques de Madiba, pour qu'elle demande, enfin, pardon pour sa « faute » et pour son « adultère » dans le passé. Ci-dessous, l'aveu public de Winnie Mandela devant 80 milles personnes et devant le cercueil de Madiba : (…) Seule, je te revois dans ce township d’Alexandra où, au détour d’une ruelle, j’aperçus ta longue silhouette au milieu d’une bande de jeunes. Seule, je pense à ce jour où tu m’as proposé de devenir ta femme. Seule, je pense à ces petits rares moments d’évasion dont nous pouvions profiter. Seule, je pense à ce jour où tu as rencontré mon père pour demander ma main. Seule, je pense à cette phrase de mon père « Nelson est un garçon charmant et gentil, tu peux l’épouser mais le choisir c’est épouser un combat et non un homme ». J’ai compris aujourd’hui que j’ai épousé le combat, ton combat, le combat de ta bande avec les Buthelzi, SIsulu Walter, Oliver Tambo et autres. J’ai appris à lutter à vos côtés. J’ai intégré le système très tôt. J’ai, inconsciemment peut-être, décidé de jouer ma partition. J’ai, peut-être pour prouver à tes compagnons que tu avais choisi la femme qu’il fallait, opté pour l’incarnation de l’aile dure. Puis arriva ce jour sombre de ton arrestation. Jour sombre, ai-je dit ! Il l’était pour moi or c’était le jour de gloire puisque tu me disais lors de mes visites bien surveillées à Roben Island que « ta victoire a commencé le jour de ton arrestation ». Plus tard, après plus de quinze années de bagne, tu n’as pas hésité à me dire « Winnie, tu te bats bien pour ma libération mais tu m’abats avec ton comportement. Je suis au courant pour le jeune avocat et je te comprends : La solitude peut être le lit de la débauche pour une femme qui n’a jamais pu savourer son mariage. Je ne t’en voudrai jamais. Je te porte dans ma chair Winnie ». Oui, Nelson, tu avais vu juste à ta sortie de prison. Tu comprenais ma faute et tu me comprenais, seulement la compréhension ne doit pas être une légitimation et c’est ce que je n’ai pas pu comprendre de ton pardon, assez tôt d’où mon escapade nocturne le jour de ta sortie de prison devant les caméras du monde entier. À ta libération, j’étais fière de toi, fière de ton endurance, fière de ta victoire et indigne voire indignée d’autant que je ne méritai plus d’être à tes côtés ou de te prendre la main. J’étais une étrangère à tes côtés. Je te sentais plus comme un père. Ta décision de partir, de t’éloigner de moi, de divorcer ne m’a point surpris. Je voulais ce divorce. Je n’osais pas prendre l’initiative par peur de te faire souffrir encore. J’ai applaudi lorsque tu as choisi Grâce Machel. Pleine de grâce, de douceur, dévouée, câline, discrète, profondément amoureuse de toi, fidèle et généreuse avec notre progéniture, j’ai tout de suite compris qu’elle allait t’offrir toute cette affection qui t’a tant manquée. Mon cher époux, Je ne prie pas pour toi, Dieu a donné des signaux rassurants quant à ta place dans l’au-delà. Je veux ici et pour toujours te dire combien je t’aime. Je n’aurai pas la chance de prononcer un discours devant ces 80 milles personnes réunies à Soweto pour te rendre hommage. Si cette chance m’était offerte, je t’aurai simplement demandé pardon car tu avais choisi Winnie pour gagner à tous les niveaux. Tu avais choisi Winnie pour réussir ta vie. Malheureusement, la femme que je suis a confondu : « la victoire du bonheur » et « le bonheur de la victoire ». Tu as eu le second par ton propre combat et je n’ai pas su t’offrir le premier. Mea culpa, Nelson. Je te demanderai simplement dans les cieux de ne pas penser à ce jour où tu m’as dit « nous ne vieillirons pas ensemble ». Pense plutôt Nelson à ce jour où tu m’as dit « je veux mourir tout contre toi ». C’est vrai Nelson, le bonheur se conjugue, souvent, au passé, et non, au présent. « Je te demande pardon. Bon voyage. I love you, my husband ». (...) Les premières accusations de Winnie Mandela date de la période ou son mari Nelson Mandela croupissait dans les geôles du régime de l'apartheid. Pendant son séjour en prison dans l'île de Roben Island, Madiba avait pardonné l'infidélité de sa femme en l'envoyant une lettre en ces termes : « Winnie, tu te bats bien pour ma libération mais tu m’abats avec ton comportement. Je suis au courant pour le jeune avocat et je te comprends : La solitude peut être le lit de la débauche pour une femme qui n’a jamais pu savourer son mariage. Je ne t’en voudrai jamais. Je te porte dans ma chair Winnie ». « Oui, Nelson, tu avais vu juste. Tu comprenais ma faute et tu me comprenais, seulement la compréhension ne doit pas être une légitimation et c’est ce que je n’ai pas pu comprendre de ton pardon, assez tôt d’où mon escapade nocturne le jour de ta sortie de prison devant les caméras du monde entier » répondit Winnie Mandela. pendant les obsèques de Madiba.
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