Que peut-on retenir des témoignages de Muriel(le) Bolle et de Monsieur
Claude Colin ?
Le non-lieu(3) indique dans son paragraphe : "Charges pesant sur
Bernard Laroche", en reprenant la déposition de MB,(celle qui a été
annulée et qui avait valu aux gendarmes une plainte, pour entre autres
subornation de témoin) du 2 novembre 1984 :
"[...] confondue par ce mensonge Murielle Bolle admit qu' elle n'avait
pas dit la vérité et donna des faits la relation suivante :
A la sortie du CES, elle était effectivement montée, non dans le car
scolaire, mais dans l' automobile Peugeot 305 gris-vert de son beau
frère BL. Elle s' était assise à la droite de celui-ci, Sébastien se
tenant à l' arrière. Ils étaient passés à Champ-le-Duc, à Beauménil,
et étaient arrivés à Lépanges-sur-Vologne, localité où elle n' était
jamais allée auparavant. Bernard Laroche s' y était arrêté deux
minutes, était descendu de voiture et était revenu en compagnie d' un
petit garçon inconnu, de même âge que Sébastien et coiffé d' un bonnet
qu' il avait fait monter à l' arrière. Ils étaient repartis en
direction de Bruyères et s' étaient arrêtés à nouveau à Lépanges. Son
beau-frère s' était absenté un instant. Il ne tenait rien à la main et
elle ignorait ce qu' il avait fait. Ils étaient repartis dans l' autre
sens et après un trajet d' environ 5 minutes, ils étaient parvenus
dans un autre village qui, elle l' avait su le lendemain s' appelait
Docelles. BL était sorti avec l' enfant au bonnet tandis qu' elle-même
était restée dans la voiture en compagnie de Sébastien. Au terme d' un
laps de temps dont-elle ne put préciser la durée, BL était revenu seul
et ils étaient rentrés chez Louisette à Aumontzey en passant par
Bruyères. Il était alors environ : 17 h 30 minutes [... ]
Placée en garde à vue [...] Elle ajouta quelques détails à son
précédent récit : arrivé à un carrefour dans les hauts de Lépanges,
BL, lui avait dit , en descendant : " Fais attention à Bibiche",
surnom de Sébastien. Au retour ils avaient d' abord pris une route
barrée dans l' agglomération de Lépanges; précision dont l' enquête
confirma l 'exactitude... [...] à Docelles localité qu' elle ne
connaissait pas jusqu' alors, son beau-frère avait garé sa voiture sur
une place, avait ouvert la porte arrière et avait appelé l' enfant par
son prénom Grégory. Elle les avait vu partir et ne savait pas où ils
étaient allés. Elle avait pensé qu' il emmenait Grégory chez un ami de
sa famille.
Le lendemain... MB maintient ses dernières déclarations et mentionna
sur un croquis l' endroit où la voiture de BL était stationnée à la
sortie du CES et l' emplacement de l' autobus... puis l' itinéraire
suivi jusqu' à Lépanges. Dans cette localité, ils avaient grimpé une
grande côte. Lorsqu' ils s' étaient arrêtés la première fois elle
avait aperçu le toit d' une maison qui se trouvait plus haut sur la
colline...
Le lundi 5 novembre 1984... entendue par le Juge Lambert, MB
précisa... Selon ses dires : ils auraient fait demi-tour à l '
endroit de leur premier stationnement à Lépanges, et ils ne seraient
point passés devant la maison dont elle avait vu le toit... [...]
Elle ne put décrire la place de Docelles où leur voiture s' était
garée et prétendit n' avoir pas vu de rivière à proximité.... (Fin de
citation du non-lieu(3), il y a des coupures de texte, mais on pouvait
le retrouver entièrement sur INTERNET, sur le site gregoryvillemin.
free. seconde mouture... dont le paragraphe : " 16 octobre " était :
" en cours ".... de gestation)
Discussion et constatations :
Le témoignage de MB ne peut pas être validé, en effet, il comporte une
impossibilité matérielle évidente : Bernard Laroche, Murielle et
Sébastien ne pouvaient pas être chez Louisette à Aumontzey : " aux
environs de : 17 h 30 minutes", après le périple invraisemblable
décrit par Murielle Bolle... puisque le non-lieu indiquerait qu' ils
sont en même temps à Docelles (une vingtaine de km séparent les deux
localités)
Le chronométrage du parcours de BL fait par le juge Simon et publié
par le site dit de référence : "gregoryvillemin. free. fr", première
mouture, diffusé sur le NET, jusqu' en novembre 2009, était tendu à
l' extrême.
Il indiquait qu' en partant du CES de Bruyère à 17 h 05 ', en passant
par Lépanges, pour enlever Grégory, puis pour aller à La Poste,
après une erreur de trajectoire dans une rue barrée, BL était arrivé à
Docelles à 17 h 27', dans la mesure, où suivant le témoignage de BL,
il aurait dû partir à pieds d'une place inconnue, puis tel que l'
accusation reproche à l 'auteur du crime : neutraliser et mettre
l'enfant à l' eau, donner aussitôt trois communications téléphoniques
d'une cabine publique, il était matériellement impossible à BL
d'arriver aux environs de 17 h 30 ', chez Louisette à Aumontzey,
après être passé par Bruyères.
Le temps d'arrêt de la voiture avec à son bord Murielle et Sébastien
sur la place non reconnue, a duré (le non-lieu(3) écrit) : " un laps
de temps dont Murielle ne put préciser la durée ", ce qui est très
ennuyeux, ( et un peu suspect) parce que pour les autres arrêts, et
trajets, dans les dépositions les minutages ont été donnés avec plus
de précision par MB.
On peut évaluer cette durée de stationnement à environ 16 minutes ( 5
minutes pour la neutralisation et la mise à l'eau de l ' enfant, 10
minutes, pour à pieds, aller de la place, jusqu' au bord de l 'eau,
partir à une cabine téléphonique y donner trois communications
téléphoniques, et 1 minute pour revenir jusqu' au véhicule sur la
place non reconnue, ( Il faut noter qu' aucun témoin à Docelles n' a
vu sur une place, quelle qu' elle soit : un véhicule en stationnement,
avec une jeune fille rousse et un enfant de 4 ans...) et il reste la
distance à parcourir entre Docelles et Aumontzey en passant par
Bruyères, qui est supérieure à 20 km... Il résulte que BL n' aurait
pu arriver chez Louisette, à Aumontzey qu' au delà de : 18 heures.
Néanmoins le non-lieu valide le fait que Bernard Laroche avait un
alibi entre : 17 h 30' et 18 h 25' ou 18 h 30'. La Cour d' Appel de
Dijon écrit :
" Au terme des enquêtes BL ne pourrait se prévaloir d' aucun alibi
entre la sortie de la maison de Michel Villemin à 16 h 30 ' et son
départ au magasin Champion à 17 h 30', soit pendant une heure, temps
suffisant pour aller chercher Murielle Bolle à Bruyères, enlever l
'enfant à Lépanges et le conduire à Docelles. Il en est de même pour
la période comprise [...] entre 18 h 25' ou 30' [...] et la prise de
son travail au tissage Ancel à 21 h 00'.( Fin de citation)
A moins que La Cour d' Appel de Dijon, ne lui accorde un don d'
ubiquité : BL ne pouvait pas être à la fois à Docelles et à Amontzey
à 17 h 30', (en partance pour le magasin Champion.)
Le non-lieu(3) indique :
" Quant à l' itinéraire, il est vrai que seul l'emplacement de l'
autobus et de la voiture de BL ont été dessinés par elle (MB), et que
c'est un gendarme qui a tracé un plan approximatif de Lépanges, qu'
elle aurait été incapable de dresser de mémoire, mais c'est elle qui a
indiqué avec un stylographe le chemin, lequel n' apparaît pas
incohérent et fantaisiste."
Cette affirmation est douteuse, même un adulte qui est conduit en
qualité de passager, à travers un village qu' il ne connaît pas, n '
est sans doute pas capable d' indiquer sur un plan, à l 'aide d' un
stylo, l' itinéraire emprunté par le conducteur.
Affirmation d' autant contestable, que le non-lieu(3), précise : "
que transportée sur les lieux (le 5/11/ 1984) par le magistrat
instructeur, elle montra l' emplacement où le véhicule de Laroche
était stationné près du CES, et le lieu où il s' était arrêté au
dessus de Lépanges, mais elle fut incapable de retrouver ensuite l'
itinéraire qu'ils avaient suivi"
Quant à l' emplacement du car scolaire, on peut supposer que MB savait
où le prendre chaque jour, en sortant du CES, c'était indispensable
pour pouvoir rentrer à son domicile.
Partant du CES de Bruyère le trajet décrit par MB, pour se rendre à
Lépanges n'est pas très cohérent non plus : " Ils seraient passés
par Champ-le-Duc, et Beauménil " ? à ce sujet, le non-lieu(3), se
contredit quand il ajoute que Sonia Pierson aurait vu le véhicule
avec MB, rue Maréchal de Lattre à Bruyères... soit sur la
départementale 44, qui relie directement Bruyères à Lépanges, qui n'
est pas sur la direction de Champ-le-Duc ?
Il ressort des auditions de Murielle Bolle, que BL aurait emprunté la
rue de Bellevue à Lépanges, se serait arrêté à la fourche : route de
Faing Vairel, rue des Champs, à 200 m environ du domicile de Grégory,
de là, MB aurait aperçu le toit d' une maison qui se trouvait plus
haut sur la colline...BL serait descendu de voiture et serait revenu
en compagnie d' un petit garçon inconnu, il aurait fait demi-tour à l'
endroit de leur premier stationnement, puis serait reparti en
direction de Bruyères, ( forcément par la rue de Bellevue.)
Ce témoignage présente une anomalie évidente... en principe lorsqu' on
regarde des maisons à partir d'un lieu situé plus en hauteur... on
voit leurs toits, à l'inverse à partir d'un point situé plus bas, il
est difficile d' apercevoir les toitures ?
Ce témoignage se heurte aussi, à la déposition du sieur Claude
Gremillet, décrite dans le non-lieu(3) pour l' exclusion de la
première charge, qui est un monument d' anthologie judiciaire, qui
devrait être affiché dans tous les prétoires des palais de Justice de
France.
On se demande comment la Cour de Cassation a pu laisser écrire un tel
chef-d'œuvre de non-Droit, par des magistrats indignes de ce nom ?
"Cette première charge tient à absence prétendue de toute allée et
venue suspectes, aux abords de la maison de Grégory et sur l'
itinéraire, pourtant en terrain largement découvert et en plein jour,
qu'un ravisseur aurait dû emprunter... Il s' en suivrait selon la
thèse initiale du ministère public, que l' inculpée serait la seule à
avoir pu enlever son fils.
La Cour d' Appel de Dijon répond : " dès l' origine cette allégation
semblait inexacte puisqu' un sieur Claude Gremillet, demeurant rue de
Bellevue, avait déclaré à La Police, que de son domicile, il avait
aperçu le 16 octobre 1984, vers 17 h 05' ou 17 h 10 ', une automobile
qui montait la rue des Champs en direction de la maison des époux
Villemin... la déposition a été confirmée par son épouse... en raison
de l' éloignement et de la configuration des lieux, il n' avait pu
distinguer ni la couleur ni le type de cette voiture, et ne l' avait
pas vue redescendre la côte." (fin de citation du non-lieu(3))
Ces témoins ne corroborent pas les faits décrits par Murielle Bolle :
-- à 17 h 05' et même 17 h 10 ', BL parti du CES de Bruyères à 17 h
05', ne pouvait pas être déjà près du domicile de Grégory.
-- Murielle indique que BL n' était pas passé devant la maison, dont
elle avait vu le toit et qu' il s'était arrêté au carrefour... sans
emprunter la rue des Champs.
-- Murielle indique que BL avait fait demi-tour au carrefour, 2
minutes après l ' arrêt, ( il faut noter au passage, que pour
parcourir environ 400 m à pieds en 2 minutes, il faut les faire en
courant ), les époux Gremillet, si on leur accorde le fait plausible
qu' ils aient pu faire une erreur sur l' horaire donné, auraient dû
voir redescendre la voiture de BL, si c' était bien celle-ci qu' il
avait vue monter.
La Cour d' Appel de Dijon insiste et là c'est du délire... " Cet
élément ( obligatoirement faux) fut corroboré beaucoup plus tard ( en
1990 !) par les révélations (sans doute spontanées ? ) d'un témoin
courageux, Madame Conreaux... (qui n' a jamais rien vu ! ), au civisme
de laquelle la Cour se plaît de rendre hommage..." (fin de citation)
La suite de la lecture vaut, comme l' on dit le déplacement, donc
inutile d' épiloguer, on peut se délecter : un vrai roman ! tout y
est : faux témoignages, subornation de témoins, substitution de
témoins, délations, corbeaux, entraves à l' exercice de la justice...
etc. et même les amours ancillaires du militaire et de sa fermière( de
l' Octave dans le texte... ou : "Le Journal d' une femme de
chambre" ? )
La Cour d' Appel de Dijon, tel un magicien, nous sort de son
chapeau, ou plutôt de celui de Me Moser ? (ancien coureur cycliste
jamais dopé ?) : un témoin Claude Colin, à ne pas confondre avec
Bernard Colin (le promeneur avec le chien), qui dans un véhicule de
société, pendant ses heures de travail, après avoir rendu visite à
son : "amante", et en compagnie de celle-ci ( Madame Claudon) la
fermière au troupeau de 36 vaches, aurait croisé sur le chemin de la
Bure, qui est étroit, une voiture venant de la rue des Champs, "
dont le conducteur était assez corpulent et la passagère assise sur le
siège avant droit était une femme aux cheveux roux, pouvant
correspondre à BL et MB."
Suit une erreur magistrale qu' il faut relever, la Cour d' Appel de
Dijon écrit :
" Ayant appris le crime le lendemain, Claude Colin était revenu chez
les époux Claudon, et leur avait demandé de dissimuler sa présence à
Lépanges le 16 octobre 1984, au lieu et à l' heure de l' enlèvement de
l'enfant, car il craignait, semble-t-il, que son employeur et son
épouse (pas celle de l'employeur... celle de M. Claude Colin) n' en
prissent ombrage. Il avait été convenu entre eux que l' on dirait que
c' était Jean-Louis Claudon, qui avait conduit son épouse à sa pâture
dans leur voiture Méhari."
(*)" Marcelle Claudon lui aurait dit que c' était Bernard Laroche et
Murielle Bolle qui se trouvaient dans l' automobile rencontrée en
chemin. " (fin de citation)
Ce témoignage fait 6 à 7 ans après le crime est invraisemblable, et se
heurte à plusieurs discordances, éléments douteux et une
impossibilité manifeste :
Discordances :
-- Murielle Bolle a indiqué que BL était arrivé par la rue de Bellevue
et n' était pas passé devant la maison située plus haut sur la
colline, il ne pouvait donc pas avoir poursuivi sa route par le
chemin étroit de la Bure.
-- Murielle Bolle a indiqué que BL avait fait un demi-tour, ce qui
sur le chemin de la Bure est matériellement impossible.
-- Monsieur Meline et son épouse qui cousait à sa fenêtre, les deux
se trouvant à proximité, n' ont pas vu, ni pas entendu le véhicule
que Monsieur Claude Colin aurait croisé, et dans lequel devaient se
trouver aussi les deux enfants.
-- Lors du croisement pratiquement à l' arrêt, puisque que BL se
serait garé dans un pré, chemin de la Bure, pour céder le passage,
Monsieur Claude Colin ne témoigne pas avoir vu les deux enfants, qui
selon Murielle étaient assis à l' arrière du véhicule de BL, puisque
le prétendu rapt aurait eu lieu immédiatement auparavant.
(*) Impossibilité manifeste :
Comment Madame Marcelle Claudon a-t-elle pu dire à Monsieur Claude
Colin, le 17 octobre 1984, le lendemain du crime, en les citant par
leurs patronymes et prénoms, que :" Bernard Laroche et Murielle Bolle
se trouvaient dans l' automobile croisée en chemin", alors qu' elle
ne connaissait certainement pas BL, et encore moins Murielle Bolle,
qui n' était jamais venue à Lépanges, et alors que ces deux personnes
n' étaient pas encore soupçonnées, qu' elles ne le furent que plus de
15 jours plus tard ?
Questions à élucider :
1/ Dans leur audition respective dès la première enquête : Monsieur
Meline, Monsieur Bernard Colin, la mère de l 'enfant , qui se
trouvaient selon eux réunis sur les lieux de : " l' enlèvement" ont-
ils déclaré avoir vu la Méhari et Monsieur Jean-Louis Claudon
accompagnant l' agricultrice, son épouse, ou la Golf Volkswagen
blanche et l' amant de l' agricultrice Monsieur Claude Colin ? Non
bien au contraire ! Il faut relire le mémoire(1) en faveur du non-lieu
et la bourde monumentale, nous y reviendrons de Me Chastant-Morand
2/ Murielle Bolle n' évoque jamais dans ses témoignages le croisement
avec un véhicule sur un chemin étroit au dessus de Lépanges.
L' enlèvement de Grégory à son domicile, suppose que le ou les
ravisseurs aient pris toutes les dispositions pour avoir la certitude
de ne pas être vus, ce qui était pratiquement impossible dans un
lieu largement à découvert, et en plein jour, c' est pourquoi le
ministère public avait écarté d' emblée cette thèse. Les deux
personnes que Monsieur Claude Colin dit... 6/7 ans après les faits,
avoir vues dans l' automobile croisée, ont des faces pourtant bien
distinctives et pas banales, s' il s' agissait de BL et de MB. (voir
ce qu' en pensait le photographe australien Newton !)
Dans le cas, du croisement, le ravisseur se sachant découvert aurait-
il poursuivi son périple meurtrier, alors qu' à 200 m du domicile, il
aurait pu relâcher Grégory ? et remettre à plus tard son ignominieuse
besogne ?
3/ Pourquoi : aucun des témoins cités dans l' exclusion de la première
charge, ( dont celui trouvé à l' étude de Me Moser et qui lui est
félicité...), qui ont commis des délits multiples , n' a été poursuivi
par la Justice ?
Constatation :
Il n' existe pas le moindre témoignage venant confirmer les faits
décrits par Murielle Bolle, depuis son départ du CES, jusqu' à l'
arrivée à Aumontzey... (Testis unus, testis nullus : disait le Droit
romain) :
1/ Celui de Monsieur Claude Colin ne concorde pas avec l' itinéraire
décrit, de plus l' agricultrice Madame Marcelle Claudon, passagère de
Claude Colin : "entendue le 22 novembre 1990, Madame Claudon,
commença par nier avoir été conduite... par Claude Colin, mais avertie
des déclarations de celui-ci, elle admit avoir été emmenée dans la
Volkswagen de son ami, le 16 octobre entre 17 h 10' et 17 h 20'. Elle
affirma que durant le trajet aucun croisement n' avait eu lieu
" ( "entre 17 h 10' et 17 h 20', alors que le mémoire pour le non-
lieu(1), prétend que dans son champ de carottes, ( tandis que son
amant Claude Colin buvait son café seul ? ) elle avait regardé sa
montre, qui indiquait : 17 h 15' )
La Cour d' Appel de Dijon explique les revirements des déclarations de
Madame Claudon, parce qu' elle aurait subi des pressions de sa famille
qui redoutait que leur ferme ne fût incendiée.
Cette affirmation est dénuée de fondement, avec aucune preuve à l'
appui et contredite par le non-lieu(3), lui-même, car tous les
témoignages de Madame Claudon, de son fils, de son époux et de son
amant, concourent à certifier l' exclusion des charges, en
particulier la première, en certifiant l' emploi du temps plus qu'
incertain de la mère de Grégory entre 17 h 00' et 17 h 32' 41 ", et
en chargeant en concomitance : Bernard Laroche.
Six ans à 7 ans, après le crime, Madame Claudon n' avait plus rien à
craindre de BL qui était mort depuis longtemps, ni de sa famille non
plus, puisque l' enquête n' a pas apporté un seul élément selon
lequel la famille Villemin, les témoins Claudon, Claudin, Meline, etc;
aient subis des actes de représailles de la part de la famille
Laroche, alors que celle-ci après l' assassinat de BL avait de sérieux
motifs de vengeance, qu' entre parenthèses, l' on a jamais trouvé,
encore à ce jour, au sujet de la mort de Grégory.
La Cour d' Appel de Dijon affabule quand elle écrit à propos du
témoignage d'un certain Monsieur Jean Descy, dont le domicile à Ivry-
sur-Seine avait été ravagé par un incendie d' origine criminelle le
lendemain de la publication dans le Figaro Magazine, de ses
révélations, et que cet épisode du supplément d' information méritait
d' être rapporté parce qu' il : établit entre autres que les menaces
d'incendie qui auraient été reçues par plusieurs témoins devaient être
prises au sérieux.
Peut-on croire que Roger Jacquel qui était visé (et non BL), par le
témoignage de Jean Descy, ait pu organiser dès le lendemain, une
expédition punitive partant des Vosges, le menant à proximité de
Paris, vers un domicile qu' il ne connaissait ? sans doute même pas !
c' est une réelle aberration.
Cette accusation allusive n' est pas sérieuse et démontre que la Cour
d' Appel de Dijon a utilisé de nombreux témoignages fallacieux, qui
ont pollué l' enquête, qui ne sont ni démontrés et certains inventés
pour éluder toutes les charges, indices graves troublants et
concordants, qui pesaient sur l' un des deux prévenus... et a
contrario pour charger l' autre.
Madame Claudon et les autres témoins avaient plus à craindre les
représailles, en cas de retrait de leurs faux témoignages , de celui
qui s' est démontré infiniment plus dangereux, au point d' assassiner
de sang-froid et après préméditation, son cousin, qui était alors le :
" prévenu principal, témoin du crime", après avoir pris pour cible
avec le même fusil, Roger Jacquel, qu' il soupçonnait alors d' être le
corbeau, et ce, le jour même du meurtre de Grégory.
2/ Les collégiennes du CES de Bruyères, ont vu la voiture, mais n' ont
pas pu donner le signalement du chauffeur (dont le profil hors-norme,
ne pouvait pas passer inaperçu), ni vu Sébastien à l' arrière du
véhicule 305 Peugeot.
Le non-lieu(3) indique un fait non probant : " Le président Simon a
présenté à Sonia Pierson, la planche photographique cotée 448... et
Sonia Pierson a montré immédiatement la photographie N° 5 en disant :
" c'est celle-là "... Il s' agissait de la Peugeot 305 de Laroche "...
en omettant d' indiquer que cela se passait pendant le "complément d'
information", plus de trois ans, après les faits et que de nombreuses
photographies et images avaient été publiées par les médias.
Sur les points litigieux les plus importants du parcours qu' aurait
emprunté BL pour commettre le crime, Murielle Bolle n' apporte aucune
preuve déterminante qui puisse être confirmée par qui que ce soit.
-- Croisement avec Monsieur Claude Colin chemin de la Bure ? Il est
vrai que ce témoignage étant apparu 6/7 ans plus tard, on peut
constater que les gendarmes qui l' ont auditionnée, le 2 novembre
1984, ne pouvaient pas le connaître.
-- Place sur laquelle BL aurait garé son véhicule à Docelles ? La
boîte en carton ayant contenu l' insuline n 'ayant été découverte que
le 9 novembre 1984, au bord du Barda, ce qui a permis de supposer que
l' immersion de Grégory s' était déroulée en ce lieu près du local des
pompiers, au centre de Docelles, on peut également constater que les
gendarmes qui l' ont auditionnée le 2 novembre 1984, ne pouvaient pas
encore le savoir. Toutefois le on-lieu(3) se contredit quand il écrit
que Murielle n' aurait pas reconnu lors du déplacement judiciaire : la
place de Docelles... et dans "résultat de l' information et discussion
des charges" : près du Barda... "lieu également désigné par Murielle
Bolle, où son beau-frère BL serait descendu de voiture en compagnie de
Grégory..." (Fin de citation du non-lieu(3)
Il y a sur ce point une autre discordance, car Murielle Bolle aurait
dû voir une ou plusieurs rivières ?
La lecture du témoignage de Murielle Bolle, tel que décrit par le non-
lieu(3), rend dubitatif et perplexe le plus crédule des lecteurs, car
il laisse beaucoup plus de questions en suspens qu' il n' en résout.
Pourquoi BL aurait-il emmené Sébastien son enfant de 4 ans, et sa
belle-sœur de 15 ans, ce qui est inhabituel pour commettre un crime
prémédité aussi odieux ?
La Cour d' Appel de Dijon nous répond :
"La présence de MB et de Sébastien L. dans la voiture du ravisseur,
jugée initialement invraisemblable par le ministère public, peut s'
expliquer par la nécessité de rassurer Grégory, qui connaissait la
première pour avoir déjà été gardé par elle, bien que celle-ci n' ait
pas semblé en avoir gardé le souvenir et qui aimait jouer avec le
second."(Fin de citation)
La Cour d' Appel de Dijon se contredit d' abord parce qu' à plusieurs
reprises, elle écrit que Grégory était un enfant qui n' était pas
méfiant, qu' il connaissait sont oncle BL, qu' il appelait :" Popof",
qui était venu en août et septembre 1984, au domicile de ses parents.
Il n 'avait donc nul besoin d'être rassuré.
Autre discordance, d'après l' audition de MB, le 2 novembre 1984,
celle-ci a déclaré " à Lépanges... Bernard Laroche s' y était arrêté
deux minutes, était descendu de voiture et était revenu en compagnie
d' un petit garçon inconnu".
La Cour d'Appel de Dijon prétend que : "MB est d' une intelligence
moyenne mais normale "... avec tout de même quelques sérieux problèmes
de mémoire pour avoir oublié qu' elle avait déjà gardé Grégory ("
petit garçon inconnu" ? ). Cette défaillance de mémoire interpelle
et laisse planer de sérieux doutes sur les fiabilités des déclarations
qu' on lui attribue.
La présence de Sébastien n' était donc pas nécessaire... mais plutôt
embarrassante... Reste un fait avéré, aucun témoin n' a vu ni
Sébastien, ni Grégory dans le véhicule de BL. le 16 octobre 1984.
Pourquoi BL aurait-il emmené sa belle-sœur de 15 ans ?
La Cour d' Appel de Dijon fait répondre MB, qui dit : " qu' à son
avis son beau-frère était venu la chercher à la sortie du collège,
pour qu' elle garde Sébastien, qui ne pouvait rester seul à cause de
son handicap".
On constate que dans ce cas, elle aurait dû se trouver à l' arrière
du véhicule près de Sébastien... alors qu' elle est décrite par les
collégiennes et par le témoignage de Monsieur Claude Colin : assise
sur le siège avant droit, près du conducteur.
Ensuite, la Cour d' Appel de Dijon ne conteste pas que BL accompagné
de Sébastien soient allés au magasin Champion, pour acheter 150
bouteilles de vin... sans MB... pour lui prodiguer ses soins
indispensables... bizarre ?
La Cour d' Appel de Dijon démontre ainsi que la présence de MB et de
Sébastien L. dans la voiture du ravisseur, jugée initialement
invraisemblable par le Ministère public, n ' était pas nécessaire, son
argumentaire n' est donc ni pertinent, ni recevable.
Ce d' autant qu' elle indique dans son paragraphe : "D : Charges
pesant sur Marie-Ange Laroche" :
" Eu égard à la médiocre entente des époux Laroche, il est peu
probable que son mari, homme secret, prudent et calculateur, l 'ait
associé à un éventuel projet criminel " (Fin de citation)
Alors, comment la même Cour d' Appel de Dijon, peut-elle admettre
que Bernard Laroche ait pu associer : Murielle Bolle, adolescente de
15 ans, accompagnée d' un enfant de 4 ans, à un éventuel assassinat ?
Que peut-on finalement retenir des témoignages de Murielle Bolle et de
Monsieur Claude Colin ? Sans doute que les deux se sont trompés ou ont
menti... c'est à dire qu' il en est de même de l' emploi du temps de
la mère de l 'enfant entre 17 h 00 et 17 h 32', fenêtre "clé" du
drame.
Dans ce cas, tel que le fait un service des méthodes dans l'industrie
pour établir la gamme d' usinage d'une pièce mécanique : il faut
lister toutes les opérations nécessaires pour la réalisation du crime,
qui sont imputés à chaque suspect, chronométrer chaque séquence, et
les totaliser.
Les données incontestables de base de l' énigme", sont que : La
Justice dans l' affaire Grégory, n' a débusqué que deux seuls
suspects, (et aucun complice). L ' un est sorti de son usine M.C.V.
de Lépanges à 16 h 52', l' autre serait parti d' un CES situé à
Bruyères à 17 h 05'. Grégory a été vu vivant près de son domicile,
pour la dernière fois à 17 h 00', en compagnie de sa mère, et a été
déclaré mort et jeté dans la Vologne, par une communication anonyme
à : 17 h 32' 41''.
Il faut comparer quelles sont les conditions de faisabilité du crime,
pour les deux suspects dans le temps qui leur est :
"disponible" ( chronométrages totaux respectifs), le degré des
difficultés de réalisation de certaines opérations litigieuses du
crime, en particulier pour avoir la certitude de n' être aperçu par
aucun témoin ( en particulier : " l' enlèvement", la neutralisation
et la mise à l' eau de Grégory ).
Ne pas omettre le témoignage du Docteur Duprez, selon lequel : " il
ne découvrit pas de corps étrangers végétaux ou minéraux dans les
bronchioles et alvéoles des poumons de Grégory, malgré une inspection
très attentive des différents lobes faite au microscope."(citation du
non-lieu(3)
Rappel : Le site dit de référence : "gregoryvillemin. free. fr",
première mouture, diffusé sur INTERNET, jusqu' en novembre 2009, dans
son paragraphe : "Schéma horaire de CV", indiquait dans une bulle
(style BD sur fond bleu azur)
" Dans la procédure, il y a toutes les données pour la réalisation
d'un schéma horaire, avec lequel il est possible de déterminer
séquence par séquence, des principaux protagonistes de cette
affaire...
Et pourtant personne n' a pris le temps d' essayer de reconstituer le
rôle de chacun. Alors qu'il y avait les éléments pour le faire.
Le résultat est éloquent."
(SIC, fin de citation)
(à suivre)
toni