Quand Dame Nature s’exprime et pleure toutes les larmes du ciel, nous regardons le sol inondé, avec désolation. Certaines tempêtes brisent les arbres. Le chant des forêts et des campagnes s’efforce de s’accorder pour maintenir une harmonie. Dans les vergers, les bourgeons commencent à discuter du printemps.
Dans les ateliers, les étincelles racontent des assemblages, la terre humide se laisse modeler avant de cuire, les inventions proposent des nouveautés, les difficultés multiplient les possibilités, l’huile se laisse malaxer vers de nouvelles teintes, l’encre pure ou diluée exprime des contrastes à l’infini. Dans les ateliers, chacun, chacune avance à son rythme, à petits pas, petits pas. Plus qu’un mode d’expression, quand l’artiste reste fidèle à son travail, il s’agit vraiment d’un mode de participation au monde. Petit monde ou grand monde, peu importe, il est là et sa présence reste indispensable pour nourrir nos pensées, nos rêves et nos réflexions. B.G.