C’est un moment fort de la diplomatie parlementaire francophone. La 50e session de l’assemblée parlementaire de la francophonie se poursuit ce vendredi 11 juillet à Paris. Un évènement organisé par l’Assemblée nationale et le Sénat.
“Cette session marque un jalon politique majeur dans l’histoire de l’institution”, expliquent ses organisateurs, en précisant que 4 nouveaux parlements adhéreront à cette assemblée parlementaire qui constitue un espace politique de dialogue et de coopération entre les parlements francophones. Cette année, les travaux porteront sur différents enjeux, comme la situation de la démocratie dans plusieurs pays membres, la participation des jeunes et des femmes à la vie politique, la prévention des conflits ou encore les défis posés par l’intelligence artificielle, la désinformation et les libertés numériques.
Le débat général de cette 50ᵉ session portera quant à lui sur le thème de “la francophonie : une ancre dans un monde en crise”. “Ce débat d’orientation permettra aux parlementaires de confronter leurs expériences, leurs convictions et leurs engagements autour du rôle que joue la francophonie parlementaire dans un contexte international instable”, indiquent les organisateurs. Un sujet de taille à l’heure du retour des conflits armés et de l’intensification des luttes d’influences et d’idéologies.
Dans un rapport publié le jeudi 10 juillet, l’Institut Montaigne vient d’ailleurs de proposer plusieurs “vecteurs d’action” pour renforcer la diplomatie culturelle. “Dans un contexte international marqué par des recompositions profondes et une montée des tensions idéologiques et culturelles, la diplomatie culturelle française oscille entre ambition universaliste et doute stratégique et fait face à la double injonction de préserver son influence tout en se réinventant, explique le
think tank. L’heure est moins à la nostalgie qu’à la redéfinition d’un projet culturel d’influence, doté de moyens renouvelés et porteur d’une vision : celle d’un monde fondé sur la liberté, le droit, le pluralisme et la culture du débat.” |