A la rencontre d’Ananias Léki Dago, le Photographe Afropolitain dont parle tout Abidjan…

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CÔTE D'IVOIRE

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Oct 8, 2013, 12:09:19 PM10/8/13
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Le repos du photographe, c’est la lecture. Il est peut-être vrai que cette assertion ne s’applique pas à tous les photographes. Mais Ananias Léki Dago l’a faite sienne. Les soirs, quand il réussit à échapper à la vigilance de ses nombreux visiteurs, Le photographe Léki Dago se plonge dans la lecture du Livre « Cahier d’un retour au pays natal » de l’écrivain Martiniquais Aimé Césaire qu’il épluche intensément page par page. Y voit-il de la ressemblance avec son vécu du moment? Certainement, car après une décennie de villégiature artistique aux quatre coins du monde, l’artiste Dago (nom qui signifiait nigaud en Côte d’Ivoire dans les années 80) est rentré dans son pays d’origine. Et comme le fils prodige, l’homme semble personnellement surpris de l’accueil qui lui est réservé. La Fondation Donwahi, pour l’art contemporain, basée à Abidjan lui accorde d’être honoré pendant deux mois par une exposition monographique.  Et comme si cela ne suffisait pas, quand on arpente le Boulevard Latrille, le plus grand boulevard du quartier le plus cossu de la ville, il est impossible de louper du regard cette inscription en blanc « sur le côté gauche de la voie, en allant aux 2 Plateaux, le long du mur rouge de la Fondation Donwahi: ANANIAS LEKI DAGO. Juste ceci sans aucune autre information » comme il s’en amuse personnellement sur son mur Facebook. A l’image de Drogba et de Murielle Ahouré, la Côte d’Ivoire a décidé d’honorer ce fils qui lui fait aussi honneur à l’extérieur. Et avec Léki Dago, la photographie a décidé de ne plus se confiner seulement dans les salons privés. Elle se réclame de la lumière, c’est alors à la lumière de la conscience collective qu’elle veut désormais s’imposer. Cette perspective est si coriace que monsieur Charles Konan Banny, le président de l’organisme en charge de la réconciliation nationale après les affres de la guerre postélectorale qui a endeuillé le pays, et même Bernard Dadié, l’homme de culture le plus honoré de la Côte d’Ivoire sont venus personnellement à la rencontre d’Ananias Léki Dago. Nous n’avons pas voulu nous soustraire au cérémonial. Pour comprendre la substance de l’exposition qui fait tant parler d’elle actuellement sur les bords de la lagune Ebrié, nous sommes allés à la rencontre du premier concerné, le photographe Ananias Léki Dago. Interview :


Bien à vous
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