Les Aventures de Télémaque - jeudi 20 novembre 2008

1 view
Skip to first unread message

Roseau d'or

unread,
Nov 4, 2008, 4:12:24 PM11/4/08
to Roseau d'Or
Voici le nouveau cycle des conférences des cercles littéraires du Roseau d'Or :

58

Alain Lanavère

« Figures sacerdotales dans les Aventures de Télémaque »

jeudi 20 novembre 2008 de 20 h à 21 h



Au Parloir du Colombier - 9 rue du Vieux Colombier - Paris 6ème - Métro : 4, St-Sulpice (Entrée libre)


Les Aventures de Télémaque passent pour un roman. C’est en réalité une épopée en prose, fiction pédagogique écrite par un prêtre pour son élève, et non destinée à la publication. Sous des apparences homériques et virgiliennes, Fénelon formait la foi catholique de son élève ; exigeant, il l’a initié à une spiritualité très haute. Plusieurs personnages, dont Mentor, le représentent dans cet livre profond, et il y a déposé, sous une forme presque testamentaire, bien des confidences sur son expérience sacerdotale.




 Conférence suivante
La figure du prêtre dans le mouvement naturaliste, notamment chez Zola et Maupassant
Alain Lanavère

Fénelon

Le prêtre dans la littérature

Alain Lanavère, maître de conférences de littérature française à la Sorbonne, spécialiste du XVII° siècle français, a entre autres publié : Fête foraine (CNMHS), Je ne sais quoi de pur et de sublime : Télémaque (Paradigme), une édition du Malade imaginaire (G.F.-Flamarion), plusieurs études sur Mme de Ségur (Cahiers séguriens). Il est l’un des principaux maîtres d’œuvre des Cahiers José Cabanis, édité par la Société des Amis de José Cabanis. Il vient de publier les Carnets de cet auteur (éd. Sables, 2007), et le numéro 8 des Cahiers Séguriens (Promenades à Fleurville), 2008, est tout entier de sa main. A paraître : une édition de lettres inédites de Mme de Ségur à son fils Mgr Gaston de Ségur.




Notre cycle annuel du Roseau d’Or se propose cette année d’aborder le thème du prêtre dans la littérature. Souvent méconnue, la figure du prêtre a donné lieu en littérature à de nombreuses incompréhensions, à des injustices, voire à des portraits à charge. On verra notamment que de la Révolution française à la réaction spirituelle de la fin du XIXe siècle, toute l’époque est traversée, même chez les plus grands, d’un parti-pris sociologique proche de l’athéisme et de la propagande des Lumières qui ramène le prêtre à une caricature. Et ce n’est vraiment qu’à l’aube du dernier siècle que le prêtre sera vu comme le ministre privilégié de Dieu, préparant ainsi les lecteurs à la profondeur et à l’exemplarité de sa condition et montrant par là la place essentielle que les puissants écrivains catholiques du XXe siècle auront dans la reconnaissance de son héroïsme.
Reply all
Reply to author
Forward
0 new messages