Nouvelle pollution aux microparticules
Ca ne s'arrange pas dans l'atmosphère de l'agglomération toulousaine. Une nouvelle alerte aux microparticules a été déclenchée, hier, par l'observatoire régional de l'air (Oramip). Et ça devrait durer jusqu'à jeudi…
Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Après les alertes du 28 décembre et de la semaine dernière, l'observatoire régional de l'air en Midi-Pyrénées (Oramip) a enregistré, hier matin, à Toulouse, une concentration en particules en suspension (PM10) de 59 microgrammes par mètre cube (µg/m3) en moyenne sur 24 heures. Concentration supérieure aux 50 microgrammes qui constituent le nouveau seuil d'information, fixé auparavant à 80. Cet abaissement du taux légal imposé par l'Europe a certes pour conséquence de multiplier les procédures d'alertes, mais la pollution est bien réelle. En hiver, elle est liée à une atmosphère froide et très stable et un vent faible. Les particules dégagées par le trafic routier, le chauffage, les industries (ou parfois d'origine naturelle), sont piégées dans les couches basses de l'atmosphère par une inversion thermique. L'importance du parc automobile roulant au diesel n'arrange pas les choses. Même les filtres à particules qui équipent les nouveaux modèles ne trient pas tout… Bref, à défaut de changer radicalement de style de vie, il va falloir s'habituer à ces annonces qui ne sont pas neutres du point de vue de la santé et qui appellent à des mesures de vigilance (voir ci-contre). L'agglomération toulousaine, peu industrieuse, n'est cependant pas la plus touchée par ce phénomène. Elle ne fait pas (encore) partie de la quinzaine de villes les plus polluées comme Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, menacées de contentieux par l'Europe. On ne plaisante plus. Désormais, les collectivités seront sanctionnées quand les seuils d'alerte sont dépassés au moins 35 fois dans les cinq dernières années ou si la moyenne annuelle de concentration des microparticules est supérieure à 40 microgrammes par mètre cube sur les trois dernières années écoulées.
Dans la Dépêche du 18 janvier 2012