Certains verbes sont transitifs quand ils ont un complément d'objet et
ils sont intransitif autrement. C'est la cas dans beaucoup de langues.
L'Ido a repris cette notion, consacrée par l'usage, dans le but de
simplifier le problème qui se pose en Espéranto avec la transitivité
des verbes. L'utilisation du préfixe Uropi "a-" (qui ajoute une notion
de "faire" avec un verbe ou de "rendre" avec un adjectif, une notion
d' "arrivée" aussi mais ce n'est pas le cas ici) me semble plus
simple, plus intuitive en tout cas, que l'utilisation "obligatoire"
des suffixes "-ig" ou "-iĝ" en Espéranto, d'ailleurs très proches
visuellement (ce qui ajoute une certaine confusion parfois).
Pour moi il n'y a aucune confusion possible entre les deux phrases :
«de drov bren» et «i bren de drov». Leur sens est clair et, dans ce
cas, trop de "précision" (inutile en fait) complique les choses.
luco = éclairer, aluco = faire arriver la lumière ou rendre éclairé ->
allumer
I alùc po luco de sal. De lamp luc id de sal vid lucen ...
greso = pousser, croître, agreso = faire croître -> augmenter ("greso"
ne peut pas être lui-même transitif, de par son sens / cf. français
"croître" et "accroître")