JOUR 5 : Trump évoque son soutien aux militants en Iran et n'exclut pas le déploiement de troupes américaines sur le terrain (Brian Bertelic)

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Roland Marounek

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Mar 4, 2026, 4:40:35 PM (2 days ago) Mar 4
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A voir sur https://t.me/brianlovethailand/4636 ou https://www.youtube.com/watch?v=36YC2QeQeGE

Brian Bertelic présente des arguments très intéressants, mais je suis quand même réservé sur certaines affirmations :

« Nous avons vu le président Donald Trump vendre l'idée d'une frappe limitée qui allait facilement renverser le gouvernement iranien. C'est ainsi qu'il l'a présentée au peuple étatsunien. Ce n'est pas ce qu'ils avaient imaginé. C'est ce qu'ils savaient devoir dire aux Étatsuniens pour obtenir un certain soutien à cette guerre d'agression. Ils voulaient convaincre la population qu'il s'agirait d'un autre Venezuela, une autre guerre d'agression, d'invasion et de renversement de gouvernement très courte. Bien sûr, ils savaient que ce ne serait pas si simple. »

Tout dépend de qui est  ‘ils’ bien sûr, mais je ne pense pas que c’est l’option de Trump. Mais c’est probablement ce qui a été vendu à Donald Trump lui-même, qui a alors imaginé une victoire rapide à la vénézuélienne, ne compromettant pas les mid-terms. De l’avis général, ça risque à présent d’être pout lui une catastrophe électorale maintenant – du moins si l’Iran ne capitule pas rapidement.

A noter aussi important :

« Tout ce qu'Israël entreprend est fait avec le soutien total et constant des États-Unis. Israël serait littéralement incapable de mener à bien la moindre de ces opérations sans le renseignement, la surveillance, la reconnaissance, le soutien constant en armes et munitions, le ravitaillement en vol et la défense aérienne étatsuniens. Ils seraient incapables de faire tout cela par eux-mêmes. Ainsi, une frappe israélienne était toujours une frappe étatsunienne menée par procuration. »

 

La vidéo revient surtout sur le document « Quelle voie pour la Perse ? » que Michel Collon avait déjà présenté en 20024 cf. https://www.youtube.com/watch?v=GviIZPFMxMo

 

 

Transcription et traduction auto :

Nous sommes le 4 mars 2026. Nous entamons le cinquième jour de la guerre d'agression lancée par les États-Unis contre l'Iran. Je souhaite aborder l’extension de cette mission, désormais présentée au public étatsunien et international par l'administration étatsunienne.

Cette information provient de Fox News, qui cite un article du Wall Street Journal accessible uniquement sur abonnement : Trump envisagerait de soutenir des milices iraniennes pour renverser un régime affaibli suite aux frappes. Il aurait notamment discuté avec des dirigeants kurdes disposant de forces importantes le long de la frontière irako-iranienne après la récente campagne de bombardements.

Permettez-moi de vous expliquer comment cela se passe concrètement. Imaginez : vous ne disposez pas de forces importantes, vous recevez un coup de fil du président Donald Trump qui vous demande d'envahir l'Iran. Et vous y allez. Il faut des mois, voire un an ou plus, de préparatifs pour mener une incursion d'envergure sur le territoire d'un pays étranger, surtout si ce territoire est défendu.

C'était donc une option que les États-Unis avaient toujours envisagée et sur laquelle ils travaillaient. Ils l'avaient prévue depuis le début.

Et je n'ai cessé de le répéter : il ne s'agit pas uniquement de frappes de décapitation. Ils ont très certainement une composante terrestre en tête. Ils ne lanceraient jamais une opération militaire de cette ampleur, d'une telle complexité, déclenchant une guerre régionale, sans avoir planifié et préparé d'autres options. C'est donc ce à quoi nous assistons.

Nous avons vu le président Donald Trump vendre l'idée d'une frappe limitée qui allait facilement renverser le gouvernement iranien. C'est ainsi qu'il l'a présentée au peuple étatsunien. Ce n'est pas ce qu'ils avaient imaginé. C'est ce qu'ils savaient devoir dire aux Étatsuniens pour obtenir un certain soutien à cette guerre d'agression. Ils voulaient convaincre la population qu'il s'agirait d'un autre Venezuela, une autre guerre d'agression, d'invasion et de renversement de gouvernement très courte. Bien sûr, ils savaient que ce ne serait pas si simple. Ils pensaient que des frappes de décapitation pourraient peut-être provoquer un effondrement, mais ils étaient presque certains que ce ne serait pas le cas, et ils disposaient déjà de toutes ces autres options. Il aurait été impossible de simplement imaginer une telle chose et de la mettre en œuvre dans un délai raisonnable. Il fallait que tout soit déjà en place.

L'article indique donc que, selon certaines sources, le président Donald Trump est ouvert à l'idée de soutenir des milices en Iran et prêt à contribuer à la chute du régime. Le Wall Street Journal a rapporté que Trump s'est entretenu avec des dirigeants kurdes qui déploient une force importante le long de la frontière irako-iranienne.

 

J'aimerais attirer l'attention sur le document de politique générale de 2009 intitulé « Quel voie pour la Perse ? », publié par la Brookings Institution. En 2009, ces options étaient déjà détaillées et travaillées par les planificateurs étatsuniens.

Il s'agit des intérêts des grandes entreprises, non élus, et de tous les politiciens de Washington, républicains ou démocrates. Voilà qui ils servent. Voilà les intérêts qu'ils défendent. La seule différence réside dans le marketing, les slogans, les sujets de discorde utilisés pour vendre cela à différents segments de la population étatsunienne. C'est la seule différence.

Voici donc, une fois de plus, le sommaire :

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Part I ‘The Diplomatic Options’. Il s'agissait du faux accord nucléaire iranien proposé à l'Iran dans le seul but de le piéger, de l'incriminer, puis de s'en servir comme prétexte à la guerre, et non pour l'éviter. C'était une activité diplomatique conçue comme un prétexte à la guerre.

 Et nous voici maintenant en plein cœur des opérations militaires. (Part II) « Leave it to Bibi : Allowing or Encouraging an Israeli Military Strike »

Cela a commencé sous son administration. La dernière année de son mandat, Israël a frappé un consulat iranien à Damas, en Syrie. En représailles à la frappe de missiles proportionnelle de l'Iran contre Israël, Israël a mené une frappe directe sur le territoire iranien.

Tout ce qu'Israël entreprend est fait avec le soutien total et constant des États-Unis. Israël serait littéralement incapable de mener à bien la moindre de ces opérations sans le renseignement, la surveillance, la reconnaissance, le soutien constant en armes et munitions, le ravitaillement en vol et la défense aérienne étatsuniens. Ils seraient incapables de faire tout cela par eux-mêmes. Ainsi, une frappe israélienne était toujours une frappe étatsunienne menée par procuration.

L'année dernière, nous avons assisté à une variante de ce chapitre 5, « Leave it to Bibi », consistant à autoriser, voire à encourager, une frappe militaire israélienne. Israël a déclenché la guerre des douze jours, puis les États-Unis sont intervenus après qu'Israël l'eut provoquée, assumant alors toute la responsabilité internationale et les représailles iraniennes. Les États-Unis se sont donc immiscés dans le conflit. C'est précisément ce qui est exposé dans ce document de 2009. Il y est indiqué que les États-Unis encourageraient, voire aideraient, les Israéliens à mener eux-mêmes les frappes, espérant ainsi détourner des États-Unis les critiques internationales et les représailles iraniennes vers Israël. Ce texte a été écrit en 2009, et les événements de l'année dernière se sont déroulés exactement de la manière décrite, verbatim.

Nous sommes actuellement entre les chapitres cinq, quatre et trois. « Laissez faire Bibi », « l’options Osiraq , les frappes aériennes », c'est ce qui se passe en ce moment même. Et ce que l'administration Trump vend progressivement au public étatsunien, c'est une variation du chapitre 3, « Invasion ». ils parlent de milices. Voilà donc comment l'invasion va probablement se dérouler, du moins au début.

On parle dans cette partie de ‘Regime Change’. J'avais prévenu, ça a toujours été de cela qu'il s'agissait. Il ne s'agit pas seulement de combattre l'Iran. Il s'agit d'éliminer l'Iran et d'isoler la Russie et surtout la Chine. Voilà le fond du problème.

Entre ‘frappes aériennes’ et ‘invasion’, ils envisagent aussi toutes ces options pour renverser le gouvernement iranien de l'intérieur : « Révolution de velours, soutien à un soulèvement populaire » (ch.6), « Inspiring an Insurgency : supporting Iranian Minority And Opposition Groups » (ch.7)

Si vous lisez ce chapitre, vous verrez qu'il est question des Moudjahidines du peuple (MEK). En 2009, date de rédaction de ce document, le MEK figurait sur la liste des organisations terroristes étrangères du Département d'État étatsunien. Ce document de politique étatsunienne évoquait l'utilisation d'une organisation terroriste répertoriée comme force supplétive contre le gouvernement iranien.

Et d'ailleurs, ce sont des membres de l'administration Trump, de la première administration Trump, qui ont fait pression pour que le MEK soit retiré de la liste des organisations terroristes. Le MEK y figurait initialement car il avait tué des militaires et des contractuels étatsuniens au Moyen-Orient. C'est pourquoi il était considéré comme une organisation terroriste étrangère. Ainsi, des membres de l'administration Trump ont fait pression pour que le MEK soit retiré de la liste malgré le fait qu'il ait tué des Américains, malgré le sang étatsunien qu'il avait sur les mains. Il a finalement été retiré de la liste sous l'administration Obama.

Comme vous pouvez le constater, il s'agit d'un projet bipartisan qui feint seulement de s'opposer, de réparer les dégâts causés par l'autre camp. En réalité, ils collaborent pour créer ce chaos.

L'administration Trump a d'abord trompé le peuple étatsunien en lui faisant croire que cette guerre d'agression contre l'Iran serait rapide et efficace, à l'instar de celle lancée contre le Venezuela. Et maintenant, on leur dit : « Bon, ça prendra peut-être quelques semaines. » Les pertes étatsuniennes s'accumulent. Il faudra peut-être soutenir des milices armées sur le terrain. Peut-être, peut-être, que les troupes étatsuniennes devront intervenir directement au sol.

 « Les États-Unis n'excluent pas l'envoi de troupes terrestres en Iran. Le Pentagone se prépare à de nouvelles pertes alors qu'il mène une campagne massive pour éliminer l'arsenal de Téhéran, tout en reconnaissant que les forces étatsuniennes ne peuvent pas intercepter tous les tirs ennemis. » : Cet article indique que « le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, n'a pas exclu la possibilité d'envoyer des troupes terrestres étatsuniennes en Iran et n'a pas précisé la stratégie de retrait de l'administration Trump, alors que le Pentagone cherche à obtenir une victoire rapide et décisive tout en limitant les pertes étatsuniennes. »

Et puis il est dit en commentaires dans le New York Post lundi : « Trump a reconnu ne pas avoir exclu l'envoi de forces terrestres en Iran si cela s'avérait nécessaire. » Il s'agit donc de l’extension des missions, inévitable et prévue dès le départ.

On constate clairement que toutes ces options ont été définies des années à l'avance. Les États-Unis les mettaient en œuvre progressivement. Ce qui se passe sous l'administration actuelle n'est donc pas une dérive des missions sans but précis. Il s'agit de la politique que l'administration actuelle présente au peuple étatsunien, une politique déjà définie et en cours de mise en œuvre. Si le président Trump avait dit la vérité au peuple étatsunien et avait déclaré : « Je vais lancer une guerre d'agression contre l'Iran, nous allons renverser son gouvernement, nous emparer de toutes les ressources de la région et empêcher qu'elles ne soient détournées vers la Chine. Nous agissons ainsi pour encercler et contenir la Russie et la Chine, en prévision d'une guerre encore plus vaste, plus dangereuse et tout aussi inutile. », les Américains auraient répondu : « Vous êtes fou ! Non, nous ne voulons pas de ça ! »

Au lieu de cela, il a affirmé à une partie de la population étatsunienne que ce serait rapide et facile. Puis, face à l'échec de ces options pour renverser le gouvernement iranien, l'escalade des tensions s'est poursuivie. C'est pourquoi on entend maintenant dire : « On va peut-être utiliser des milices. » Ils ont toujours prévu d'utiliser des milices. « On va peut-être envoyer des troupes au sol. » Ils avaient toujours prévu la possibilité d'envoyer au moins des forces spéciales sur le terrain pour participer à une tentative de renversement du gouvernement iranien.

J'aimerais maintenant aborder plus en détail ce point, ici même, au chapitre trois, concernant l'invasion pure et simple. Je vais vous lire quelques extraits de ce chapitre.

Dans ce chapitre, ils admettent qu'il s'agit d'une option de dernier recours. Si toutes les autres options, essayées individuellement ou combinées à maintes reprises, échouent, une invasion pourrait s'avérer nécessaire. Mais compte tenu des coûts et des risques élevés, cette option est envisagée en dernier recours.

Le simple fait qu'ils en parlent, qu'ils tentent même de préparer l'opinion publique à cette éventualité, en dit long sur la position stratégique des États-Unis et leur état d'esprit en matière de politique étrangère concernant cette guerre d'agression contre l'Iran. Dans une section de ce chapitre intitulée « Objectif », il est indiqué que « l'objectif de l'invasion de l'Iran serait de renverser par la force le gouvernement iranien, d'anéantir sa puissance militaire, d'empêcher tout vestige du régime de reprendre le contrôle de la société iranienne et d'éradiquer son programme nucléaire ». Il s'agit de la prise de contrôle totale de la société iranienne.

C'est précisément ce que les États-Unis, sous la présidence de George Bush Jr. en 2003, ont entrepris de faire en Irak. Nombre d'Américains s'en souviennent. Nombre d'Américains ont voté pour le président Donald Trump afin de mettre fin à ces guerres interminables, fondées sur de faux prétextes et qui engloutissent des sommes colossales d'argent public et de vies humaines.

Et bien sûr, pour ceux qui s'en soucient – ​​et malheureusement, ils sont bien trop peu nombreux –, il y a les vies humaines fauchées dans ces nations envahies illégalement par les États-Unis. Facilement plus d'un million d'Irakiens ont péri lors de l'invasion de 2003 et de l'occupation qui a suivi.

Maintenant, dans ce même chapitre, il est question de ‘vendre cela’ à l'opinion publique : « Comme indiqué précédemment dans la section consacrée au calendrier d'une invasion, la décision des États-Unis d'envahir l'Iran avec ou sans provocation est cruciale. Une provocation permettrait d'atténuer les conséquences diplomatiques internationales et politiques intérieures d'une invasion. Plus la provocation iranienne est choquante et moins les États-Unis donnent l'impression de provoquer l'Iran » C’est crucial. Car, comme l'admettent les auteurs de ce document, l'Iran n'attaquera jamais les États-Unis. L'Iran n'a aucun intérêt à faire la guerre aux États-Unis. Les États-Unis doivent provoquer l'Iran pour qu'il réagisse. Et lorsque l'Iran réagira, les États-Unis présenteront cette réaction comme un acte d'agression non provoqué et s'en serviront comme prétexte pour une guerre plus étendue. Cet argument est répété tout au long du document, et notamment dans cette phrase : « Plus cela pose un défi, moins ces obstacles seront importants ». Autrement dit, si nous parvenons à présenter l'Iran comme nous ayant attaqués de manière outrageante, non provoquée, disproportionnée, scandaleuse ... tous les obstacles à une invasion seront minimisés. En l'absence d'une provocation suffisamment horrifique, remplir ces conditions serait extrêmement difficile.

Et c’est aussi extrêmement important : « le cas échéant, les États-Unis inciteraient » - voire fabriqueraient une provocation, c'est ce dont ils parlent. « Les conditions d'une invasion deviendraient alors presque faciles. Les États-Unis bénéficieraient soudainement d'un soutien national considérable, et peut-être même international, pour entreprendre une invasion. En effet, la question des options disponibles ne se poserait plus. Quel président américain pourrait s'abstenir d'une invasion après qu'une attaque iranienne ait coûté la vie à plusieurs milliers de civils américains sur le sol même des États-Unis ? »

L'Iran ne fera jamais cela. Ils n'ont aucune raison de le faire. Leur stratégie, clairement démontrée, consiste à attaquer et à affaiblir les capacités militaires étatsuniennes dans la région. Attaquer les États-Unis permettrait aux États-Unis d'atteindre cet objectif, mais pas à l'Iran. Par conséquent, toute attaque perpétrée sur le territoire étatsunien, un événement d'une ampleur comparable aux attentats du 11 septembre 2001, serait une opération sous faux drapeau. L'Iran n'a aucun intérêt ni aucun bénéfice à mener une telle action. Il est donc essentiel de garder cela à l'esprit, et le document lui-même le reconnaît. Une provocation de la part de l'Iran est une condition préalable au lancement d'une invasion de grande envergure contre ce pays, avec les meilleures chances de succès.

Maintenant, ces milices que le président Trump envisage d'utiliser sont celles-là mêmes qui ont déjà été mobilisées plus tôt cette année lors des troubles et des violences qui ont secoué l'Iran.

Je tiens à souligner une fois de plus que l'on se demande sans cesse ce que pense le président Trump, ce qu'il va décider. Il ne pense à rien, il ne décide de rien. La décision avait déjà été prise pour lui, comme pour l'administration précédente.

Tout ce processus d'envoi de terminaux de communication internet par satellite Starlink à l'Iran a commencé sous la présidence de Joe Biden. C'était en 2022, selon CNN. Après l'Ukraine, l'administration Biden s'est tournée vers l'internet par satellite d'Elon Musk pour l'Iran.

Et cela s'est poursuivi sous la présidence de Donald Trump : « Les États-Unis ont fait entrer clandestinement des milliers de terminaux Starlink en Iran après la répression des manifestations. L'administration Trump a nié fomenter des troubles publics en Iran, mais l'opération démontre qu'elle a apporté un soutien clandestin aux efforts anti-régime. »

Cela a commencé sous Biden et s'est poursuivi sous Trump. En réalité, cela se poursuit depuis l'administration du président George Bush Jr. et toutes les administrations suivantes – Obama, Trump, Biden et maintenant Trump – ont continué dans cette voie. C'est ce contre quoi je n'ai cessé de mettre en garde.

Examinez simplement le plan. Voici le plan. Ils ont examiné chacune de ces options et ils envisagent celle-ci. Il s'agit de la dernière option qui leur reste à utiliser : « Going All the Way : Invasion ».

Or, lancer une invasion à grande échelle prendrait des mois, voire un an ou plus, de préparation, même pour les États-Unis. Ils vont donc très probablement utiliser ces milices qu'ils préparent déjà discrètement à pénétrer en Iran, et les forces étatsuniennes, quelles qu'elles soient présentes dans la région, les soutiendront de toutes les manières possibles. Vous aurez des forces spéciales sur place, et elles coordonneront leurs actions avec l'aviation étatsunienne pour fournir un appui aérien à ces unités.

C'est très probablement ce qu'ils vont tenter de faire. J'avais prévenu que les frappes de décapitation et la campagne aérienne actuelle constituent une opération de préparation. Ce n'était pas l'objectif principal. Ils ne pensaient pas que cela suffirait à faire tomber le gouvernement. Ils l'espéraient peut-être, mais ils savaient que c'était peu probable. Ils ont donc prévu plusieurs plans d'urgence pour poursuivre les hostilités contre l'Iran jusqu'à ce qu'ils parviennent à renverser le gouvernement ou à l'affaiblir suffisamment pour permettre une pause, une réorganisation des forces étatsuniennes et le redéploiement des munitions dans la région en vue d'une nouvelle vague d'hostilités.

Voilà où nous en sommes aujourd'hui. Tout a commencé avec le président Trump, pendant sa campagne présidentielle, lorsqu'il a affirmé qu'il n'y aurait plus de nouvelles guerres, qu'il mettrait fin à toutes les guerres. Maintenant, il a vendu la mèche avec cette frappe éclair et fulgurante contre l'Iran. Et maintenant que les résultats tardent à venir, comme ils s'y attendaient probablement, ils doivent vendre au peuple étatsunien un conflit toujours plus long et coûteux. S'ils avaient été honnêtes et francs avec le public étatsunien, personne n'y aurait cru. C'est pourquoi ils lui ont menti, comme toujours.

J'espère donc que les gens en tirent la leçon : inutile de penser que voter peut changer les choses. Vous ne changerez rien à cela, pas aux États-Unis, c'est impossible. Peu importe pour qui vous votez, cette politique a été dictée par les intérêts des grandes entreprises, qui n'ont pas été élues. Tous ces gens pour qui vous votez sont en réalité au service des entreprises qui financent la Brookings Institution. Ils ne vous servent pas, ils font semblant de vous servir. C'est leur rôle.

Lockheed, Boeing, les géants du pétrole, de la tech et de l'industrie pharmaceutique : voilà qui ils servent, voilà qui ils ont toujours servi et voilà qui ils serviront toujours, pas vous. Pour eux, vous n'êtes qu'une personne à convaincre d'adopter les intérêts de Wall Street comme étant les vôtres, aussi divergents ou nuisibles soient-ils.


Sans virus.www.avast.com
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Michel Collon

unread,
Mar 5, 2026, 4:15:52 AM (22 hours ago) Mar 5
to alert...@googlegroups.com
Je cherche à comprendre la signification de la déclaration de Rubio : "nous avons attaqué parce que nous savions qu'Israêl allait attaquer"

Un narratif pour (sauver les mid-terms) rejeter la faute sur Bibi, comme d'hab ?
Une divergence avec Vance etc ?

--
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Freddy Visconti

unread,
Mar 5, 2026, 4:44:18 AM (22 hours ago) Mar 5
to alert...@googlegroups.com
Tout simplement parce qu'Israël commande aux USA grâce à l'excellent travail du Mossad...



Roland Marounek

unread,
Mar 5, 2026, 5:00:21 AM (22 hours ago) Mar 5
to alert...@googlegroups.com

« Israël commande aux USA » est une affirmation qui revient régulièrement et qui est parfaitement contredite par Brian Bertelic dans cette vidéo même :

Tout ce qu'Israël entreprend est fait avec le soutien total et constant des États-Unis. Israël serait littéralement incapable de mener à bien la moindre de ces opérations sans le renseignement, la surveillance, la reconnaissance, le soutien constant en armes et munitions, le ravitaillement en vol et la défense aérienne étatsuniens. Ils seraient incapables de faire tout cela par eux-mêmes. Ainsi, une frappe israélienne était toujours une frappe étatsunienne menée par procuration.

Israël est plus qu’un proxy, une excroissance ‘chien fou’ des Etats-Unis, bien pratique car toute critique trop sérieuse se brise sur le bouclier « antisémitisme »

 

Selon moi, pour répondre à Michel, Trump réalise qu’il a commis (électoralement) une grossière erreur, que la ‘frappe de décapitation n’a pas marché comme il imaginait sottement (amener l’Iran à capituler aux conditions US), et son équipe tente maintenant maladroitemen de le sauver en mettant la faute sur Bibi - au point où il en est, il peut bien prendre ça aussi

 

De : alert...@googlegroups.com [mailto:alert...@googlegroups.com] De la part de Freddy Visconti
Envoyé : jeudi 5 mars 2026 10:40
À : alert...@googlegroups.com
Objet : Re: [alerte-otan] JOUR 5 : Trump évoque son soutien aux militants en Iran et n'exclut pas le déploiement de troupes américaines sur le terrain (Brian Bertelic)

 

Tout simplement parce qu'Israël commande aux USA grâce à l'excellent travail du Mossad...

 

 

 

Le jeu. 5 mars 2026 à 10:15, Michel Collon <michel.co...@gmail.com> a écrit :

Je cherche à comprendre la signification de la déclaration de Rubio : "nous avons attaqué parce que nous savions qu'Israêl allait attaquer"

 

Un narratif pour (sauver les mid-terms) rejeter la faute sur Bibi, comme d'hab ?

Une divergence avec Vance etc ?

 

Le mer. 4 mars 2026 à 22:40, 'Roland Marounek' via Alerte Otan <alert...@googlegroups.com> a écrit :

A voir sur https://t.me/brianlovethailand/4636 ou https://www.youtube.com/watch?v=36YC2QeQeGE

Brian Bertelic présente des arguments très intéressants, mais je suis quand même réservé sur certaines affirmations :

« Nous avons vu le président Donald Trump vendre l'idée d'une frappe limitée qui allait facilement renverser le gouvernement iranien. C'est ainsi qu'il l'a présentée au peuple étatsunien. Ce n'est pas ce qu'ils avaient imaginé. C'est ce qu'ils savaient devoir dire aux Étatsuniens pour obtenir un certain soutien à cette guerre d'agression. Ils voulaient convaincre la population qu'il s'agirait d'un autre Venezuela, une autre guerre d'agression, d'invasion et de renversement de gouvernement très courte. Bien sûr, ils savaient que ce ne serait pas si simple. »

Tout dépend de qui est  ‘ils’ bien sûr, mais je ne pense pas que c’est l’option de Trump. Mais c’est probablement ce qui a été vendu à Donald Trump lui-même, qui a alors imaginé une victoire rapide à la vénézuélienne, ne compromettant pas les mid-terms. De l’avis général, ça risque à présent d’être pout lui une catastrophe électorale maintenant – du moins si l’Iran ne capitule pas rapidement.

A noter aussi important :

« Tout ce qu'Israël entreprend est fait avec le soutien total et constant des États-Unis. Israël serait littéralement incapable de mener à bien la moindre de ces opérations sans le renseignement, la surveillance, la reconnaissance, le soutien constant en armes et munitions, le ravitaillement en vol et la défense aérienne étatsuniens. Ils seraient incapables de faire tout cela par eux-mêmes. Ainsi, une frappe israélienne était toujours une frappe étatsunienne menée par procuration. »

 

La vidéo revient surtout sur le document « Quelle voie pour la Perse ? » que Michel Collon avait déjà présenté en 20024 cf. https://www.youtube.com/watch?v=GviIZPFMxMo

 

 

Transcription et traduction auto :

Nous sommes le 4 mars 2026. Nous entamons le cinquième jour de la guerre d'agression lancée par les États-Unis contre l'Iran. Je souhaite aborder l’extension de cette mission, désormais présentée au public étatsunien et international par l'administration étatsunienne.

cid:image001.png@01DCAC8D.F4753340

Cette information provient de Fox News, qui cite un article du Wall Street Journal accessible uniquement sur abonnement : Trump envisagerait de soutenir des milices iraniennes pour renverser un régime affaibli suite aux frappes. Il aurait notamment discuté avec des dirigeants kurdes disposant de forces importantes le long de la frontière irako-iranienne après la récente campagne de bombardements.

Permettez-moi de vous expliquer comment cela se passe concrètement. Imaginez : vous ne disposez pas de forces importantes, vous recevez un coup de fil du président Donald Trump qui vous demande d'envahir l'Iran. Et vous y allez. Il faut des mois, voire un an ou plus, de préparatifs pour mener une incursion d'envergure sur le territoire d'un pays étranger, surtout si ce territoire est défendu.

C'était donc une option que les États-Unis avaient toujours envisagée et sur laquelle ils travaillaient. Ils l'avaient prévue depuis le début.

Et je n'ai cessé de le répéter : il ne s'agit pas uniquement de frappes de décapitation. Ils ont très certainement une composante terrestre en tête. Ils ne lanceraient jamais une opération militaire de cette ampleur, d'une telle complexité, déclenchant une guerre régionale, sans avoir planifié et préparé d'autres options. C'est donc ce à quoi nous assistons.

Nous avons vu le président Donald Trump vendre l'idée d'une frappe limitée qui allait facilement renverser le gouvernement iranien. C'est ainsi qu'il l'a présentée au peuple étatsunien. Ce n'est pas ce qu'ils avaient imaginé. C'est ce qu'ils savaient devoir dire aux Étatsuniens pour obtenir un certain soutien à cette guerre d'agression. Ils voulaient convaincre la population qu'il s'agirait d'un autre Venezuela, une autre guerre d'agression, d'invasion et de renversement de gouvernement très courte. Bien sûr, ils savaient que ce ne serait pas si simple. Ils pensaient que des frappes de décapitation pourraient peut-être provoquer un effondrement, mais ils étaient presque certains que ce ne serait pas le cas, et ils disposaient déjà de toutes ces autres options. Il aurait été impossible de simplement imaginer une telle chose et de la mettre en œuvre dans un délai raisonnable. Il fallait que tout soit déjà en place.

L'article indique donc que, selon certaines sources, le président Donald Trump est ouvert à l'idée de soutenir des milices en Iran et prêt à contribuer à la chute du régime. Le Wall Street Journal a rapporté que Trump s'est entretenu avec des dirigeants kurdes qui déploient une force importante le long de la frontière irako-iranienne.

 

J'aimerais attirer l'attention sur le document de politique générale de 2009 intitulé « Quel voie pour la Perse ? », publié par la Brookings Institution. En 2009, ces options étaient déjà détaillées et travaillées par les planificateurs étatsuniens.

cid:image002.png@01DCAC8D.F4753340

Il s'agit des intérêts des grandes entreprises, non élus, et de tous les politiciens de Washington, républicains ou démocrates. Voilà qui ils servent. Voilà les intérêts qu'ils défendent. La seule différence réside dans le marketing, les slogans, les sujets de discorde utilisés pour vendre cela à différents segments de la population étatsunienne. C'est la seule différence.

Voici donc, une fois de plus, le sommaire :

Image

Part I ‘The Diplomatic Options’. Il s'agissait du faux accord nucléaire iranien proposé à l'Iran dans le seul but de le piéger, de l'incriminer, puis de s'en servir comme prétexte à la guerre, et non pour l'éviter. C'était une activité diplomatique conçue comme un prétexte à la guerre.

 Et nous voici maintenant en plein cœur des opérations militaires. (Part II) « Leave it to Bibi : Allowing or Encouraging an Israeli Military Strike »

Cela a commencé sous son administration. La dernière année de son mandat, Israël a frappé un consulat iranien à Damas, en Syrie. En représailles à la frappe de missiles proportionnelle de l'Iran contre Israël, Israël a mené une frappe directe sur le territoire iranien.

Tout ce qu'Israël entreprend est fait avec le soutien total et constant des États-Unis. Israël serait littéralement incapable de mener à bien la moindre de ces opérations sans le renseignement, la surveillance, la reconnaissance, le soutien constant en armes et munitions, le ravitaillement en vol et la défense aérienne étatsuniens. Ils seraient incapables de faire tout cela par eux-mêmes. Ainsi, une frappe israélienne était toujours une frappe étatsunienne menée par procuration.

L'année dernière, nous avons assisté à une variante de ce chapitre 5, « Leave it to Bibi », consistant à autoriser, voire à encourager, une frappe militaire israélienne. Israël a déclenché la guerre des douze jours, puis les États-Unis sont intervenus après qu'Israël l'eut provoquée, assumant alors toute la responsabilité internationale et les représailles iraniennes. Les États-Unis se sont donc immiscés dans le conflit. C'est précisément ce qui est exposé dans ce document de 2009. Il y est indiqué que les États-Unis encourageraient, voire aideraient, les Israéliens à mener eux-mêmes les frappes, espérant ainsi détourner des États-Unis les critiques internationales et les représailles iraniennes vers Israël. Ce texte a été écrit en 2009, et les événements de l'année dernière se sont déroulés exactement de la manière décrite, verbatim.

Nous sommes actuellement entre les chapitres cinq, quatre et trois. « Laissez faire Bibi », « l’options Osiraq , les frappes aériennes », c'est ce qui se passe en ce moment même. Et ce que l'administration Trump vend progressivement au public étatsunien, c'est une variation du chapitre 3, « Invasion ». ils parlent de milices. Voilà donc comment l'invasion va probablement se dérouler, du moins au début.

On parle dans cette partie de ‘Regime Change’. J'avais prévenu, ça a toujours été de cela qu'il s'agissait. Il ne s'agit pas seulement de combattre l'Iran. Il s'agit d'éliminer l'Iran et d'isoler la Russie et surtout la Chine. Voilà le fond du problème.

Entre ‘frappes aériennes’ et ‘invasion’, ils envisagent aussi toutes ces options pour renverser le gouvernement iranien de l'intérieur : « Révolution de velours, soutien à un soulèvement populaire » (ch.6), « Inspiring an Insurgency : supporting Iranian Minority And Opposition Groups » (ch.7)

Si vous lisez ce chapitre, vous verrez qu'il est question des Moudjahidines du peuple (MEK). En 2009, date de rédaction de ce document, le MEK figurait sur la liste des organisations terroristes étrangères du Département d'État étatsunien. Ce document de politique étatsunienne évoquait l'utilisation d'une organisation terroriste répertoriée comme force supplétive contre le gouvernement iranien.

Et d'ailleurs, ce sont des membres de l'administration Trump, de la première administration Trump, qui ont fait pression pour que le MEK soit retiré de la liste des organisations terroristes. Le MEK y figurait initialement car il avait tué des militaires et des contractuels étatsuniens au Moyen-Orient. C'est pourquoi il était considéré comme une organisation terroriste étrangère. Ainsi, des membres de l'administration Trump ont fait pression pour que le MEK soit retiré de la liste malgré le fait qu'il ait tué des Américains, malgré le sang étatsunien qu'il avait sur les mains. Il a finalement été retiré de la liste sous l'administration Obama.

Comme vous pouvez le constater, il s'agit d'un projet bipartisan qui feint seulement de s'opposer, de réparer les dégâts causés par l'autre camp. En réalité, ils collaborent pour créer ce chaos.

L'administration Trump a d'abord trompé le peuple étatsunien en lui faisant croire que cette guerre d'agression contre l'Iran serait rapide et efficace, à l'instar de celle lancée contre le Venezuela. Et maintenant, on leur dit : « Bon, ça prendra peut-être quelques semaines. » Les pertes étatsuniennes s'accumulent. Il faudra peut-être soutenir des milices armées sur le terrain. Peut-être, peut-être, que les troupes étatsuniennes devront intervenir directement au sol.

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 « Les États-Unis n'excluent pas l'envoi de troupes terrestres en Iran. Le Pentagone se prépare à de nouvelles pertes alors qu'il mène une campagne massive pour éliminer l'arsenal de Téhéran, tout en reconnaissant que les forces étatsuniennes ne peuvent pas intercepter tous les tirs ennemis. » : Cet article indique que « le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, n'a pas exclu la possibilité d'envoyer des troupes terrestres étatsuniennes en Iran et n'a pas précisé la stratégie de retrait de l'administration Trump, alors que le Pentagone cherche à obtenir une victoire rapide et décisive tout en limitant les pertes étatsuniennes. »

Et puis il est dit en commentaires dans le New York Post lundi : « Trump a reconnu ne pas avoir exclu l'envoi de forces terrestres en Iran si cela s'avérait nécessaire. » Il s'agit donc de l’extension des missions, inévitable et prévue dès le départ.

On constate clairement que toutes ces options ont été définies des années à l'avance. Les États-Unis les mettaient en œuvre progressivement. Ce qui se passe sous l'administration actuelle n'est donc pas une dérive des missions sans but précis. Il s'agit de la politique que l'administration actuelle présente au peuple étatsunien, une politique déjà définie et en cours de mise en œuvre. Si le président Trump avait dit la vérité au peuple étatsunien et avait déclaré : « Je vais lancer une guerre d'agression contre l'Iran, nous allons renverser son gouvernement, nous emparer de toutes les ressources de la région et empêcher qu'elles ne soient détournées vers la Chine. Nous agissons ainsi pour encercler et contenir la Russie et la Chine, en prévision d'une guerre encore plus vaste, plus dangereuse et tout aussi inutile. », les Américains auraient répondu : « Vous êtes fou ! Non, nous ne voulons pas de ça ! »

Au lieu de cela, il a affirmé à une partie de la population étatsunienne que ce serait rapide et facile. Puis, face à l'échec de ces options pour renverser le gouvernement iranien, l'escalade des tensions s'est poursuivie. C'est pourquoi on entend maintenant dire : « On va peut-être utiliser des milices. » Ils ont toujours prévu d'utiliser des milices. « On va peut-être envoyer des troupes au sol. » Ils avaient toujours prévu la possibilité d'envoyer au moins des forces spéciales sur le terrain pour participer à une tentative de renversement du gouvernement iranien.

J'aimerais maintenant aborder plus en détail ce point, ici même, au chapitre trois, concernant l'invasion pure et simple. Je vais vous lire quelques extraits de ce chapitre.

Dans ce chapitre, ils admettent qu'il s'agit d'une option de dernier recours. Si toutes les autres options, essayées individuellement ou combinées à maintes reprises, échouent, une invasion pourrait s'avérer nécessaire. Mais compte tenu des coûts et des risques élevés, cette option est envisagée en dernier recours.

Le simple fait qu'ils en parlent, qu'ils tentent même de préparer l'opinion publique à cette éventualité, en dit long sur la position stratégique des États-Unis et leur état d'esprit en matière de politique étrangère concernant cette guerre d'agression contre l'Iran. Dans une section de ce chapitre intitulée « Objectif », il est indiqué que « l'objectif de l'invasion de l'Iran serait de renverser par la force le gouvernement iranien, d'anéantir sa puissance militaire, d'empêcher tout vestige du régime de reprendre le contrôle de la société iranienne et d'éradiquer son programme nucléaire ». Il s'agit de la prise de contrôle totale de la société iranienne.

C'est précisément ce que les États-Unis, sous la présidence de George Bush Jr. en 2003, ont entrepris de faire en Irak. Nombre d'Américains s'en souviennent. Nombre d'Américains ont voté pour le président Donald Trump afin de mettre fin à ces guerres interminables, fondées sur de faux prétextes et qui engloutissent des sommes colossales d'argent public et de vies humaines.

Et bien sûr, pour ceux qui s'en soucient – ​​et malheureusement, ils sont bien trop peu nombreux –, il y a les vies humaines fauchées dans ces nations envahies illégalement par les États-Unis. Facilement plus d'un million d'Irakiens ont péri lors de l'invasion de 2003 et de l'occupation qui a suivi.

Maintenant, dans ce même chapitre, il est question de ‘vendre cela’ à l'opinion publique : « Comme indiqué précédemment dans la section consacrée au calendrier d'une invasion, la décision des États-Unis d'envahir l'Iran avec ou sans provocation est cruciale. Une provocation permettrait d'atténuer les conséquences diplomatiques internationales et politiques intérieures d'une invasion. Plus la provocation iranienne est choquante et moins les États-Unis donnent l'impression de provoquer l'Iran » C’est crucial. Car, comme l'admettent les auteurs de ce document, l'Iran n'attaquera jamais les États-Unis. L'Iran n'a aucun intérêt à faire la guerre aux États-Unis. Les États-Unis doivent provoquer l'Iran pour qu'il réagisse. Et lorsque l'Iran réagira, les États-Unis présenteront cette réaction comme un acte d'agression non provoqué et s'en serviront comme prétexte pour une guerre plus étendue. Cet argument est répété tout au long du document, et notamment dans cette phrase : « Plus cela pose un défi, moins ces obstacles seront importants ». Autrement dit, si nous parvenons à présenter l'Iran comme nous ayant attaqués de manière outrageante, non provoquée, disproportionnée, scandaleuse ... tous les obstacles à une invasion seront minimisés. En l'absence d'une provocation suffisamment horrifique, remplir ces conditions serait extrêmement difficile.

Et c’est aussi extrêmement important : « le cas échéant, les États-Unis inciteraient » - voire fabriqueraient une provocation, c'est ce dont ils parlent. « Les conditions d'une invasion deviendraient alors presque faciles. Les États-Unis bénéficieraient soudainement d'un soutien national considérable, et peut-être même international, pour entreprendre une invasion. En effet, la question des options disponibles ne se poserait plus. Quel président américain pourrait s'abstenir d'une invasion après qu'une attaque iranienne ait coûté la vie à plusieurs milliers de civils américains sur le sol même des États-Unis ? »

L'Iran ne fera jamais cela. Ils n'ont aucune raison de le faire. Leur stratégie, clairement démontrée, consiste à attaquer et à affaiblir les capacités militaires étatsuniennes dans la région. Attaquer les États-Unis permettrait aux États-Unis d'atteindre cet objectif, mais pas à l'Iran. Par conséquent, toute attaque perpétrée sur le territoire étatsunien, un événement d'une ampleur comparable aux attentats du 11 septembre 2001, serait une opération sous faux drapeau. L'Iran n'a aucun intérêt ni aucun bénéfice à mener une telle action. Il est donc essentiel de garder cela à l'esprit, et le document lui-même le reconnaît. Une provocation de la part de l'Iran est une condition préalable au lancement d'une invasion de grande envergure contre ce pays, avec les meilleures chances de succès.

Maintenant, ces milices que le président Trump envisage d'utiliser sont celles-là mêmes qui ont déjà été mobilisées plus tôt cette année lors des troubles et des violences qui ont secoué l'Iran.

Je tiens à souligner une fois de plus que l'on se demande sans cesse ce que pense le président Trump, ce qu'il va décider. Il ne pense à rien, il ne décide de rien. La décision avait déjà été prise pour lui, comme pour l'administration précédente.

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Tout ce processus d'envoi de terminaux de communication internet par satellite Starlink à l'Iran a commencé sous la présidence de Joe Biden. C'était en 2022, selon CNN. Après l'Ukraine, l'administration Biden s'est tournée vers l'internet par satellite d'Elon Musk pour l'Iran.

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Et cela s'est poursuivi sous la présidence de Donald Trump : « Les États-Unis ont fait entrer clandestinement des milliers de terminaux Starlink en Iran après la répression des manifestations. L'administration Trump a nié fomenter des troubles publics en Iran, mais l'opération démontre qu'elle a apporté un soutien clandestin aux efforts anti-régime. »

Cela a commencé sous Biden et s'est poursuivi sous Trump. En réalité, cela se poursuit depuis l'administration du président George Bush Jr. et toutes les administrations suivantes – Obama, Trump, Biden et maintenant Trump – ont continué dans cette voie. C'est ce contre quoi je n'ai cessé de mettre en garde.

Examinez simplement le plan. Voici le plan. Ils ont examiné chacune de ces options et ils envisagent celle-ci. Il s'agit de la dernière option qui leur reste à utiliser : « Going All the Way : Invasion ».

Or, lancer une invasion à grande échelle prendrait des mois, voire un an ou plus, de préparation, même pour les États-Unis. Ils vont donc très probablement utiliser ces milices qu'ils préparent déjà discrètement à pénétrer en Iran, et les forces étatsuniennes, quelles qu'elles soient présentes dans la région, les soutiendront de toutes les manières possibles. Vous aurez des forces spéciales sur place, et elles coordonneront leurs actions avec l'aviation étatsunienne pour fournir un appui aérien à ces unités.

C'est très probablement ce qu'ils vont tenter de faire. J'avais prévenu que les frappes de décapitation et la campagne aérienne actuelle constituent une opération de préparation. Ce n'était pas l'objectif principal. Ils ne pensaient pas que cela suffirait à faire tomber le gouvernement. Ils l'espéraient peut-être, mais ils savaient que c'était peu probable. Ils ont donc prévu plusieurs plans d'urgence pour poursuivre les hostilités contre l'Iran jusqu'à ce qu'ils parviennent à renverser le gouvernement ou à l'affaiblir suffisamment pour permettre une pause, une réorganisation des forces étatsuniennes et le redéploiement des munitions dans la région en vue d'une nouvelle vague d'hostilités.

Voilà où nous en sommes aujourd'hui. Tout a commencé avec le président Trump, pendant sa campagne présidentielle, lorsqu'il a affirmé qu'il n'y aurait plus de nouvelles guerres, qu'il mettrait fin à toutes les guerres. Maintenant, il a vendu la mèche avec cette frappe éclair et fulgurante contre l'Iran. Et maintenant que les résultats tardent à venir, comme ils s'y attendaient probablement, ils doivent vendre au peuple étatsunien un conflit toujours plus long et coûteux. S'ils avaient été honnêtes et francs avec le public étatsunien, personne n'y aurait cru. C'est pourquoi ils lui ont menti, comme toujours.

J'espère donc que les gens en tirent la leçon : inutile de penser que voter peut changer les choses. Vous ne changerez rien à cela, pas aux États-Unis, c'est impossible. Peu importe pour qui vous votez, cette politique a été dictée par les intérêts des grandes entreprises, qui n'ont pas été élues. Tous ces gens pour qui vous votez sont en réalité au service des entreprises qui financent la Brookings Institution. Ils ne vous servent pas, ils font semblant de vous servir. C'est leur rôle.

Lockheed, Boeing, les géants du pétrole, de la tech et de l'industrie pharmaceutique : voilà qui ils servent, voilà qui ils ont toujours servi et voilà qui ils serviront toujours, pas vous. Pour eux, vous n'êtes qu'une personne à convaincre d'adopter les intérêts de Wall Street comme étant les vôtres, aussi divergents ou nuisibles soient-ils.

 

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Michel Collon

unread,
Mar 5, 2026, 5:17:32 AM (21 hours ago) Mar 5
to alert...@googlegroups.com
Je rappelle ma vidéo où la Brookings (Biden etc)
 expliquait que pour protéger les USA des critiques, il fallait « déléguer à Bibi » les bombardements limités sur l’Iran. En 2009.

Une petite économie ne commande pas à l’économie la plus forte du monde impérialiste occidental, il faut chercher des explications solides.

Les chantages du Mossad peuvent influencer tel décideur, mais ils ne sont pas la cause du fait que toute l’élite US veut abattre l’Iran depuis 1979.

L’explication « Israêl commande aux Occidentaux » condamne au pessimisme défaitisme. Alors que la pression populaire même aux USA montre qu’il est possible de faire reculer les impérialisstes. A condition d’un mouvement anti-guerre plus puissant et mieux organisé


Le 5 mars 2026 à 10:59, 'Roland Marounek' via Alerte Otan <alert...@googlegroups.com> a écrit :

« Israël commande aux USA » est une affirmation qui revient régulièrement et qui est parfaitement contredite par Brian Bertelic dans cette vidéo même : 
Tout ce qu'Israël entreprend est fait avec le soutien total et constant des États-Unis. Israël serait littéralement incapable de mener à bien la moindre de ces opérations sans le renseignement, la surveillance, la reconnaissance, le soutien constant en armes et munitions, le ravitaillement en vol et la défense aérienne étatsuniens. Ils seraient incapables de faire tout cela par eux-mêmes. Ainsi, une frappe israélienne était toujours une frappe étatsunienne menée par procuration. 
Israël est plus qu’un proxy, une excroissance ‘chien fou’ des Etats-Unis, bien pratique car toute critique trop sérieuse se brise sur le bouclier « antisémitisme »
 
Selon moi, pour répondre à Michel, Trump réalise qu’il a commis (électoralement) une grossière erreur, que la ‘frappe de décapitation n’a pas marché comme il imaginait sottement (amener l’Iran à capituler aux conditions US), et son équipe tente maintenant maladroitemen de le sauver en mettant la faute sur Bibi - au point où il en est, il peut bien prendre ça aussi
 
De : alert...@googlegroups.com [mailto:alert...@googlegroups.com] De la part de Freddy Visconti
Envoyé : jeudi 5 mars 2026 10:40
À : alert...@googlegroups.com
Objet : Re: [alerte-otan] JOUR 5 : Trump évoque son soutien aux militants en Iran et n'exclut pas le déploiement de troupes américaines sur le terrain (Brian Bertelic)
 
Tout simplement parce qu'Israël commande aux USA grâce à l'excellent travail du Mossad...
 
 
 
Le jeu. 5 mars 2026 à 10:15, Michel Collon <michel.co...@gmail.com> a écrit :
Je cherche à comprendre la signification de la déclaration de Rubio : "nous avons attaqué parce que nous savions qu'Israêl allait attaquer"
 
Un narratif pour (sauver les mid-terms) rejeter la faute sur Bibi, comme d'hab ?
Une divergence avec Vance etc ?
 
Le mer. 4 mars 2026 à 22:40, 'Roland Marounek' via Alerte Otan <alert...@googlegroups.com> a écrit :
Brian Bertelic présente des arguments très intéressants, mais je suis quand même réservé sur certaines affirmations : 
« Nous avons vu le président Donald Trump vendre l'idée d'une frappe limitée qui allait facilement renverser le gouvernement iranien. C'est ainsi qu'il l'a présentée au peuple étatsunien. Ce n'est pas ce qu'ils avaient imaginé. C'est ce qu'ils savaient devoir dire aux Étatsuniens pour obtenir un certain soutien à cette guerre d'agression. Ils voulaient convaincre la population qu'il s'agirait d'un autre Venezuela, une autre guerre d'agression, d'invasion et de renversement de gouvernement très courte. Bien sûr, ils savaient que ce ne serait pas si simple. »
Tout dépend de qui est  ‘ils’ bien sûr, mais je ne pense pas que c’est l’option de Trump. Mais c’est probablement ce qui a été vendu à Donald Trump lui-même, qui a alors imaginé une victoire rapide à la vénézuélienne, ne compromettant pas les mid-terms. De l’avis général, ça risque à présent d’être pout lui une catastrophe électorale maintenant – du moins si l’Iran ne capitule pas rapidement. 
A noter aussi important :
« Tout ce qu'Israël entreprend est fait avec le soutien total et constant des États-Unis. Israël serait littéralement incapable de mener à bien la moindre de ces opérations sans le renseignement, la surveillance, la reconnaissance, le soutien constant en armes et munitions, le ravitaillement en vol et la défense aérienne étatsuniens. Ils seraient incapables de faire tout cela par eux-mêmes. Ainsi, une frappe israélienne était toujours une frappe étatsunienne menée par procuration. » 
 
La vidéo revient surtout sur le document « Quelle voie pour la Perse ? » que Michel Collon avait déjà présenté en 20024 cf. https://www.youtube.com/watch?v=GviIZPFMxMo
 
 
Transcription et traduction auto :
Nous sommes le 4 mars 2026. Nous entamons le cinquième jour de la guerre d'agression lancée par les États-Unis contre l'Iran. Je souhaite aborder l’extension de cette mission, désormais présentée au public étatsunien et international par l'administration étatsunienne.
<image001.png>
Cette information provient de Fox News, qui cite un article du Wall Street Journal accessible uniquement sur abonnement : Trump envisagerait de soutenir des milices iraniennes pour renverser un régime affaibli suite aux frappes. Il aurait notamment discuté avec des dirigeants kurdes disposant de forces importantes le long de la frontière irako-iranienne après la récente campagne de bombardements.
Permettez-moi de vous expliquer comment cela se passe concrètement. Imaginez : vous ne disposez pas de forces importantes, vous recevez un coup de fil du président Donald Trump qui vous demande d'envahir l'Iran. Et vous y allez. Il faut des mois, voire un an ou plus, de préparatifs pour mener une incursion d'envergure sur le territoire d'un pays étranger, surtout si ce territoire est défendu.
C'était donc une option que les États-Unis avaient toujours envisagée et sur laquelle ils travaillaient. Ils l'avaient prévue depuis le début. 
Et je n'ai cessé de le répéter : il ne s'agit pas uniquement de frappes de décapitation. Ils ont très certainement une composante terrestre en tête. Ils ne lanceraient jamais une opération militaire de cette ampleur, d'une telle complexité, déclenchant une guerre régionale, sans avoir planifié et préparé d'autres options. C'est donc ce à quoi nous assistons.
Nous avons vu le président Donald Trump vendre l'idée d'une frappe limitée qui allait facilement renverser le gouvernement iranien. C'est ainsi qu'il l'a présentée au peuple étatsunien. Ce n'est pas ce qu'ils avaient imaginé. C'est ce qu'ils savaient devoir dire aux Étatsuniens pour obtenir un certain soutien à cette guerre d'agression. Ils voulaient convaincre la population qu'il s'agirait d'un autre Venezuela, une autre guerre d'agression, d'invasion et de renversement de gouvernement très courte. Bien sûr, ils savaient que ce ne serait pas si simple. Ils pensaient que des frappes de décapitation pourraient peut-être provoquer un effondrement, mais ils étaient presque certains que ce ne serait pas le cas, et ils disposaient déjà de toutes ces autres options. Il aurait été impossible de simplement imaginer une telle chose et de la mettre en œuvre dans un délai raisonnable. Il fallait que tout soit déjà en place.
L'article indique donc que, selon certaines sources, le président Donald Trump est ouvert à l'idée de soutenir des milices en Iran et prêt à contribuer à la chute du régime. Le Wall Street Journal a rapporté que Trump s'est entretenu avec des dirigeants kurdes qui déploient une force importante le long de la frontière irako-iranienne. 
 
J'aimerais attirer l'attention sur le document de politique générale de 2009 intitulé « Quel voie pour la Perse ? », publié par la Brookings Institution. En 2009, ces options étaient déjà détaillées et travaillées par les planificateurs étatsuniens.
<image002.png>
Il s'agit des intérêts des grandes entreprises, non élus, et de tous les politiciens de Washington, républicains ou démocrates. Voilà qui ils servent. Voilà les intérêts qu'ils défendent. La seule différence réside dans le marketing, les slogans, les sujets de discorde utilisés pour vendre cela à différents segments de la population étatsunienne. C'est la seule différence. 
Voici donc, une fois de plus, le sommaire :
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Part I ‘The Diplomatic Options’. Il s'agissait du faux accord nucléaire iranien proposé à l'Iran dans le seul but de le piéger, de l'incriminer, puis de s'en servir comme prétexte à la guerre, et non pour l'éviter. C'était une activité diplomatique conçue comme un prétexte à la guerre.
 Et nous voici maintenant en plein cœur des opérations militaires. (Part II) « Leave it to Bibi : Allowing or Encouraging an Israeli Military Strike »
Cela a commencé sous son administration. La dernière année de son mandat, Israël a frappé un consulat iranien à Damas, en Syrie. En représailles à la frappe de missiles proportionnelle de l'Iran contre Israël, Israël a mené une frappe directe sur le territoire iranien. 
Tout ce qu'Israël entreprend est fait avec le soutien total et constant des États-Unis. Israël serait littéralement incapable de mener à bien la moindre de ces opérations sans le renseignement, la surveillance, la reconnaissance, le soutien constant en armes et munitions, le ravitaillement en vol et la défense aérienne étatsuniens. Ils seraient incapables de faire tout cela par eux-mêmes. Ainsi, une frappe israélienne était toujours une frappe étatsunienne menée par procuration. 
L'année dernière, nous avons assisté à une variante de ce chapitre 5, « Leave it to Bibi », consistant à autoriser, voire à encourager, une frappe militaire israélienne. Israël a déclenché la guerre des douze jours, puis les États-Unis sont intervenus après qu'Israël l'eut provoquée, assumant alors toute la responsabilité internationale et les représailles iraniennes. Les États-Unis se sont donc immiscés dans le conflit. C'est précisément ce qui est exposé dans ce document de 2009. Il y est indiqué que les États-Unis encourageraient, voire aideraient, les Israéliens à mener eux-mêmes les frappes, espérant ainsi détourner des États-Unis les critiques internationales et les représailles iraniennes vers Israël. Ce texte a été écrit en 2009, et les événements de l'année dernière se sont déroulés exactement de la manière décrite, verbatim. 
Nous sommes actuellement entre les chapitres cinq, quatre et trois. « Laissez faire Bibi », « l’options Osiraq , les frappes aériennes », c'est ce qui se passe en ce moment même. Et ce que l'administration Trump vend progressivement au public étatsunien, c'est une variation du chapitre 3, « Invasion ». ils parlent de milices. Voilà donc comment l'invasion va probablement se dérouler, du moins au début. 
On parle dans cette partie de ‘Regime Change’. J'avais prévenu, ça a toujours été de cela qu'il s'agissait. Il ne s'agit pas seulement de combattre l'Iran. Il s'agit d'éliminer l'Iran et d'isoler la Russie et surtout la Chine. Voilà le fond du problème.
Entre ‘frappes aériennes’ et ‘invasion’, ils envisagent aussi toutes ces options pour renverser le gouvernement iranien de l'intérieur : « Révolution de velours, soutien à un soulèvement populaire » (ch.6), « Inspiring an Insurgency : supporting Iranian Minority And Opposition Groups » (ch.7)
Si vous lisez ce chapitre, vous verrez qu'il est question des Moudjahidines du peuple (MEK). En 2009, date de rédaction de ce document, le MEK figurait sur la liste des organisations terroristes étrangères du Département d'État étatsunien. Ce document de politique étatsunienne évoquait l'utilisation d'une organisation terroriste répertoriée comme force supplétive contre le gouvernement iranien.
Et d'ailleurs, ce sont des membres de l'administration Trump, de la première administration Trump, qui ont fait pression pour que le MEK soit retiré de la liste des organisations terroristes. Le MEK y figurait initialement car il avait tué des militaires et des contractuels étatsuniens au Moyen-Orient. C'est pourquoi il était considéré comme une organisation terroriste étrangère. Ainsi, des membres de l'administration Trump ont fait pression pour que le MEK soit retiré de la liste malgré le fait qu'il ait tué des Américains, malgré le sang étatsunien qu'il avait sur les mains. Il a finalement été retiré de la liste sous l'administration Obama.
Comme vous pouvez le constater, il s'agit d'un projet bipartisan qui feint seulement de s'opposer, de réparer les dégâts causés par l'autre camp. En réalité, ils collaborent pour créer ce chaos. 
L'administration Trump a d'abord trompé le peuple étatsunien en lui faisant croire que cette guerre d'agression contre l'Iran serait rapide et efficace, à l'instar de celle lancée contre le Venezuela. Et maintenant, on leur dit : « Bon, ça prendra peut-être quelques semaines. » Les pertes étatsuniennes s'accumulent. Il faudra peut-être soutenir des milices armées sur le terrain. Peut-être, peut-être, que les troupes étatsuniennes devront intervenir directement au sol.
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 « Les États-Unis n'excluent pas l'envoi de troupes terrestres en Iran. Le Pentagone se prépare à de nouvelles pertes alors qu'il mène une campagne massive pour éliminer l'arsenal de Téhéran, tout en reconnaissant que les forces étatsuniennes ne peuvent pas intercepter tous les tirs ennemis. » : Cet article indique que « le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, n'a pas exclu la possibilité d'envoyer des troupes terrestres étatsuniennes en Iran et n'a pas précisé la stratégie de retrait de l'administration Trump, alors que le Pentagone cherche à obtenir une victoire rapide et décisive tout en limitant les pertes étatsuniennes. »
Et puis il est dit en commentaires dans le New York Post lundi : « Trump a reconnu ne pas avoir exclu l'envoi de forces terrestres en Iran si cela s'avérait nécessaire. » Il s'agit donc de l’extension des missions, inévitable et prévue dès le départ.
On constate clairement que toutes ces options ont été définies des années à l'avance. Les États-Unis les mettaient en œuvre progressivement. Ce qui se passe sous l'administration actuelle n'est donc pas une dérive des missions sans but précis. Il s'agit de la politique que l'administration actuelle présente au peuple étatsunien, une politique déjà définie et en cours de mise en œuvre. Si le président Trump avait dit la vérité au peuple étatsunien et avait déclaré : « Je vais lancer une guerre d'agression contre l'Iran, nous allons renverser son gouvernement, nous emparer de toutes les ressources de la région et empêcher qu'elles ne soient détournées vers la Chine. Nous agissons ainsi pour encercler et contenir la Russie et la Chine, en prévision d'une guerre encore plus vaste, plus dangereuse et tout aussi inutile. », les Américains auraient répondu : « Vous êtes fou ! Non, nous ne voulons pas de ça ! » 
Au lieu de cela, il a affirmé à une partie de la population étatsunienne que ce serait rapide et facile. Puis, face à l'échec de ces options pour renverser le gouvernement iranien, l'escalade des tensions s'est poursuivie. C'est pourquoi on entend maintenant dire : « On va peut-être utiliser des milices. » Ils ont toujours prévu d'utiliser des milices. « On va peut-être envoyer des troupes au sol. » Ils avaient toujours prévu la possibilité d'envoyer au moins des forces spéciales sur le terrain pour participer à une tentative de renversement du gouvernement iranien. 
J'aimerais maintenant aborder plus en détail ce point, ici même, au chapitre trois, concernant l'invasion pure et simple. Je vais vous lire quelques extraits de ce chapitre.
Dans ce chapitre, ils admettent qu'il s'agit d'une option de dernier recours. Si toutes les autres options, essayées individuellement ou combinées à maintes reprises, échouent, une invasion pourrait s'avérer nécessaire. Mais compte tenu des coûts et des risques élevés, cette option est envisagée en dernier recours.
Le simple fait qu'ils en parlent, qu'ils tentent même de préparer l'opinion publique à cette éventualité, en dit long sur la position stratégique des États-Unis et leur état d'esprit en matière de politique étrangère concernant cette guerre d'agression contre l'Iran. Dans une section de ce chapitre intitulée « Objectif », il est indiqué que « l'objectif de l'invasion de l'Iran serait de renverser par la force le gouvernement iranien, d'anéantir sa puissance militaire, d'empêcher tout vestige du régime de reprendre le contrôle de la société iranienne et d'éradiquer son programme nucléaire ». Il s'agit de la prise de contrôle totale de la société iranienne.
C'est précisément ce que les États-Unis, sous la présidence de George Bush Jr. en 2003, ont entrepris de faire en Irak. Nombre d'Américains s'en souviennent. Nombre d'Américains ont voté pour le président Donald Trump afin de mettre fin à ces guerres interminables, fondées sur de faux prétextes et qui engloutissent des sommes colossales d'argent public et de vies humaines.
Et bien sûr, pour ceux qui s'en soucient – ​​et malheureusement, ils sont bien trop peu nombreux –, il y a les vies humaines fauchées dans ces nations envahies illégalement par les États-Unis. Facilement plus d'un million d'Irakiens ont péri lors de l'invasion de 2003 et de l'occupation qui a suivi. 
Maintenant, dans ce même chapitre, il est question de ‘vendre cela’ à l'opinion publique : « Comme indiqué précédemment dans la section consacrée au calendrier d'une invasion, la décision des États-Unis d'envahir l'Iran avec ou sans provocation est cruciale. Une provocation permettrait d'atténuer les conséquences diplomatiques internationales et politiques intérieures d'une invasion. Plus la provocation iranienne est choquante et moins les États-Unis donnent l'impression de provoquer l'Iran » C’est crucial. Car, comme l'admettent les auteurs de ce document, l'Iran n'attaquera jamais les États-Unis. L'Iran n'a aucun intérêt à faire la guerre aux États-Unis. Les États-Unis doivent provoquer l'Iran pour qu'il réagisse. Et lorsque l'Iran réagira, les États-Unis présenteront cette réaction comme un acte d'agression non provoqué et s'en serviront comme prétexte pour une guerre plus étendue. Cet argument est répété tout au long du document, et notamment dans cette phrase : « Plus cela pose un défi, moins ces obstacles seront importants ». Autrement dit, si nous parvenons à présenter l'Iran comme nous ayant attaqués de manière outrageante, non provoquée, disproportionnée, scandaleuse ... tous les obstacles à une invasion seront minimisés. En l'absence d'une provocation suffisamment horrifique, remplir ces conditions serait extrêmement difficile.
Et c’est aussi extrêmement important : « le cas échéant, les États-Unis inciteraient » -voire fabriqueraient une provocation, c'est ce dont ils parlent. « Les conditions d'une invasion deviendraient alors presque faciles. Les États-Unis bénéficieraient soudainement d'un soutien national considérable, et peut-être même international, pour entreprendre une invasion. En effet, la question des options disponibles ne se poserait plus. Quel président américain pourrait s'abstenir d'une invasion après qu'une attaque iranienne ait coûté la vie à plusieurs milliers de civils américains sur le sol même des États-Unis ? »
L'Iran ne fera jamais cela. Ils n'ont aucune raison de le faire. Leur stratégie, clairement démontrée, consiste à attaquer et à affaiblir les capacités militaires étatsuniennes dans la région. Attaquer les États-Unis permettrait aux États-Unis d'atteindre cet objectif, mais pas à l'Iran. Par conséquent, toute attaque perpétrée sur le territoire étatsunien, un événement d'une ampleur comparable aux attentats du 11 septembre 2001, serait une opération sous faux drapeau. L'Iran n'a aucun intérêt ni aucun bénéfice à mener une telle action. Il est donc essentiel de garder cela à l'esprit, et le document lui-même le reconnaît. Une provocation de la part de l'Iran est une condition préalable au lancement d'une invasion de grande envergure contre ce pays, avec les meilleures chances de succès. 
Maintenant, ces milices que le président Trump envisage d'utiliser sont celles-là mêmes qui ont déjà été mobilisées plus tôt cette année lors des troubles et des violences qui ont secoué l'Iran.
Je tiens à souligner une fois de plus que l'on se demande sans cesse ce que pense le président Trump, ce qu'il va décider. Il ne pense à rien, il ne décide de rien. La décision avait déjà été prise pour lui, comme pour l'administration précédente.
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Tout ce processus d'envoi de terminaux de communication internet par satellite Starlink à l'Iran a commencé sous la présidence de Joe Biden. C'était en 2022, selon CNN. Après l'Ukraine, l'administration Biden s'est tournée vers l'internet par satellite d'Elon Musk pour l'Iran. 
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Et cela s'est poursuivi sous la présidence de Donald Trump : « Les États-Unis ont fait entrer clandestinement des milliers de terminaux Starlink en Iran après la répression des manifestations. L'administration Trump a nié fomenter des troubles publics en Iran, mais l'opération démontre qu'elle a apporté un soutien clandestin aux efforts anti-régime. »
Cela a commencé sous Biden et s'est poursuivi sous Trump. En réalité, cela se poursuit depuis l'administration du président George Bush Jr. et toutes les administrations suivantes – Obama, Trump, Biden et maintenant Trump – ont continué dans cette voie. C'est ce contre quoi je n'ai cessé de mettre en garde. 
Examinez simplement le plan. Voici le plan. Ils ont examiné chacune de ces options et ils envisagent celle-ci. Il s'agit de la dernière option qui leur reste à utiliser : « Going All the Way : Invasion ».
Or, lancer une invasion à grande échelle prendrait des mois, voire un an ou plus, de préparation, même pour les États-Unis. Ils vont donc très probablement utiliser ces milices qu'ils préparent déjà discrètement à pénétrer en Iran, et les forces étatsuniennes, quelles qu'elles soient présentes dans la région, les soutiendront de toutes les manières possibles. Vous aurez des forces spéciales sur place, et elles coordonneront leurs actions avec l'aviation étatsunienne pour fournir un appui aérien à ces unités.
C'est très probablement ce qu'ils vont tenter de faire. J'avais prévenu que les frappes de décapitation et la campagne aérienne actuelle constituent une opération de préparation. Ce n'était pas l'objectif principal. Ils ne pensaient pas que cela suffirait à faire tomber le gouvernement. Ils l'espéraient peut-être, mais ils savaient que c'était peu probable. Ils ont donc prévu plusieurs plans d'urgence pour poursuivre les hostilités contre l'Iran jusqu'à ce qu'ils parviennent à renverser le gouvernement ou à l'affaiblir suffisamment pour permettre une pause, une réorganisation des forces étatsuniennes et le redéploiement des munitions dans la région en vue d'une nouvelle vague d'hostilités.
Voilà où nous en sommes aujourd'hui. Tout a commencé avec le président Trump, pendant sa campagne présidentielle, lorsqu'il a affirmé qu'il n'y aurait plus de nouvelles guerres, qu'il mettrait fin à toutes les guerres. Maintenant, il a vendu la mèche avec cette frappe éclair et fulgurante contre l'Iran. Et maintenant que les résultats tardent à venir, comme ils s'y attendaient probablement, ils doivent vendre au peuple étatsunien un conflit toujours plus long et coûteux. S'ils avaient été honnêtes et francs avec le public étatsunien, personne n'y aurait cru. C'est pourquoi ils lui ont menti, comme toujours.
J'espère donc que les gens en tirent la leçon : inutile de penser que voter peut changer les choses. Vous ne changerez rien à cela, pas aux États-Unis, c'est impossible. Peu importe pour qui vous votez, cette politique a été dictée par les intérêts des grandes entreprises, qui n'ont pas été élues. Tous ces gens pour qui vous votez sont en réalité au service des entreprises qui financent la Brookings Institution. Ils ne vous servent pas, ils font semblant de vous servir. C'est leur rôle.
Lockheed, Boeing, les géants du pétrole, de la tech et de l'industrie pharmaceutique : voilà qui ils servent, voilà qui ils ont toujours servi et voilà qui ils serviront toujours, pas vous. Pour eux, vous n'êtes qu'une personne à convaincre d'adopter les intérêts de Wall Street comme étant les vôtres, aussi divergents ou nuisibles soient-ils. 
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