Quel est le meilleur endroit à partir duquel dévaster l’Iran ? (journaliste israélien)
Les États-Unis et Israël sont prêts à frapper l’Iran (Moon of Alabama)
Mensonges par omission : de nouveaux crimes de guerre étatsuniens se profilent (Nate Bear)
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Tamir Morag, 19 février, https://x.com/Tamir114/status/2024582200465953223
Quelle est l'histoire derrière « Bomber Island », « l'île des bombardiers », Diego Garcia ? Pourquoi est-elle si vitale pour les États-Unis et pourquoi Trump perd-il la tête face au projet britannique de la céder à l'île Maurice ?
En bref, Diego Garcia est une sorte de « porte-bombes » stationnaire, presque invulnérable, situé dans un endroit optimal. Les porte-avions américains ne sont pas assez grands pour lancer des bombardiers stratégiques tels que les B-1, B-2 et B-52. Diego Garcia l'est. C'est pourquoi une énorme base commune à la RAF et à l'USAF opère sur l'île, qui reste sous la souveraineté britannique.
Mais attendez : lors de l'opération Midnight Hammer, au cours de laquelle les États-Unis ont détruit les installations nucléaires fortifiées de l'Iran, les bombardiers B-2 ont décollé de leur base d'attache de Whiteman, dans le Missouri. Alors pourquoi l'endroit d'où ils décollent a-t-il de l'importance ?
Pour une frappe chirurgicale ponctuelle, cela n'a pas beaucoup d'importance : quelques heures de vol et des ravitaillements en vol supplémentaires. Mais dans le cadre d'une campagne soutenue, comme celle que les États-Unis préparent actuellement pour l'Iran, cela a beaucoup d'importance.
Diego Garcia se trouve à environ 4 000 km de l'Iran, alors que 11 000 km séparent le Missouri de la République islamique. Cela signifie que dans un laps de temps donné, il est possible de lancer au moins deux fois plus de sorties de bombardement depuis Diego Garcia (et probablement trois fois plus, en raison de l'usure des équipages et des systèmes d'aéronefs). En d'autres termes, au lieu de larguer X tonnes de bombes sur les Ayatollahs, l'Amérique peut en larguer le double ou le triple.
D'accord, mais les États-Unis disposent de bases terrestres beaucoup plus proches de l'Iran : Incirlik en Turquie, Al-Udeid au Qatar, Al-Dhafra aux Émirats arabes unis, etc. Pourquoi ne pas lancer des missiles à partir de ces bases et larguer encore plus de bombes ?
Parce que ces pays ont déjà annoncé qu'ils ne permettraient pas aux États-Unis d'utiliser leur territoire pour des frappes contre l'Iran. D'une manière générale, les Américains détestent dépendre des autres. On peut donc se demander pourquoi lancer des frappes à partir d'Israël.
Mettons de côté le cauchemar logistique que représente la préparation des bases aériennes israéliennes pour les bombardiers stratégiques (en particulier les B-2) - même si nous résolvions ce problème, Israël (comme les autres pays mentionnés) se trouve bien à portée des missiles iraniens. Les bombardiers courent donc un risque extrême lorsqu'ils sont au sol. Diego Garcia, en revanche, se trouve à la distance « Boucles d'or » - suffisamment loin pour être hors de portée des missiles iraniens, mais suffisamment proche pour permettre aux Américains de les écraser à partir de cette distance.
Alors pourquoi ne pas procéder au lancement à partir de RAF Fairford, au Royaume-Uni, où les États-Unis stationnent également des bombardiers stratégiques à une distance similaire ? Théoriquement, c'est possible, mais les Britanniques peuvent être difficiles - et ils le sont actuellement, sous l'actuel gouvernement travailliste. En outre, un lancement à partir du Royaume-Uni nécessite de survoler des pays européens qui pourraient refuser les droits de survol, comme l'Espagne ou le Portugal. Là encore, les Américains préfèrent l'autonomie.
En outre, Diego Garcia est beaucoup plus proche du théâtre de l'Extrême-Orient, de la mer de Chine méridionale et de la voie maritime la plus fréquentée du monde, le détroit de Malacca. Elle dispose également d'un port en eau profonde et d'un équipement terrestre prépositionné suffisant pour une division entière. En cas d'urgence, il n'est pas nécessaire de tout transporter à travers le monde ; il suffit de faire venir les troupes par avion.
Récemment, à la suite d'une décision des organes juridiques de l'ONU, le gouvernement travailliste britannique a décidé de transférer la souveraineté de Diego Garcia à l'île Maurice, dont l'île a été séparée avant son indépendance en 1965.
Trump a flippé. L'île Maurice est petite et faible, et la Chine pourrait facilement lui acheter le contrôle pratique de « Bomber Island ».
Les explications britanniques selon lesquelles le bail de la base de Maurice durerait encore 99 ans n'ont pas aidé - Trump veut des certitudes. N'ayant pas d'autre choix, les Britanniques ont annoncé qu'ils reconsidéreraient leur décision, et le sort de l'île n'est pas encore clair.
Ce qui est clair, c'est que si et quand les bombardiers stratégiques commencent à y atterrir, ce sera le signe que l'attaque américaine contre l'Iran est imminente.
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Les États-Unis et Israël sont prêts à frapper l’Iran
Moon of Alabama – Le 19 février 2026
Le président américain Donald Trump a réussi à se placer dans une position qui rend une longue guerre contre l’Iran presque inévitable.
Il y a deux jours, j’espérais encore que Trump éviterait une guerre contre l’Iran. Le renforcement militaire au Moyen-Orient était insuffisant, sauf pour lancer une campagne aérienne éclair contre l’Iran mais sans profit discernable.
Mais au cours des derniers jours, l’armée américaine a envoyé beaucoup plus de ravitailleurs en vol, des dizaines d’avions de combat supplémentaires et, surtout, des éléments de commandement et de contrôle au Moyen-Orient. Une force suffisante pour lancer une grande campagne aérienne qui pourrait durer au moins deux semaines. Une force de frappe aérienne supplémentaire est entrée en Méditerranée et sera positionnée à l’ouest d’Israël d’ici la fin de la semaine. Un deuxième groupe aéronaval est déployé en mer d’Oman.
Déployer une force aussi importante est extrêmement coûteux. La pression augmentera rapidement soit pour l’utiliser soit pour se retirer.
Les dernières négociations entre les États-Unis et l’Iran se sont bien déroulées mais se sont terminées sans aucun résultat. L’Iran a promis de revenir dans peut-être deux semaines avec un plan détaillé sur la marche à suivre :
“Nous avons réussi à parvenir à un accord général sur un ensemble de principes directeurs, sur la base desquels nous allons désormais procéder et progresser vers la rédaction d’un accord potentiel”, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi à la Télévision d’Etat après des entretiens avec l’Envoyé spécial américain Steve Witkoff à Genève.
Les deux parties rédigeront et échangeront chacune des textes en vue d’un accord avant de fixer une date pour un troisième cycle de pourparlers, a-t-il déclaré, avertissant que la prochaine étape serait “plus difficile et détaillée.”
Deux semaines, c’est long et l’horloge militaire tourne maintenant plus vite que l’horloge diplomatique.
L’armée américaine aurait dit à Trump qu’elle serait prête à frapper d’ici ce week-end :
De hauts responsables de la sécurité nationale ont déclaré au président Trump que l’armée était prête pour d’éventuelles frappes contre l’Iran dès samedi, mais le calendrier de toute action devrait se prolonger au-delà de ce week-end, ont déclaré à CBS News des sources proches des discussions.
Trump n’a pas encore pris de décision définitive sur l’opportunité de frapper, ont déclaré les responsables, qui ont parlé sous couvert d’anonymat pour discuter de questions nationales sensibles.
Avec les forces déployées et prêtes à frapper, Trump n’est plus en mesure d’éviter une guerre si Israël en veut une. Si Netanyahou frappait l’Iran, les États-Unis devraient immédiatement intervenir pour atténuer les conséquences des inévitables représailles de l’Iran.
Le déploiement de pétroliers ravitailleurs au Moyen-Orient souligne la nécessité pour les États-Unis d’éviter de stationner des avions à portée des forces de missiles à courte portée de l’Iran. Les chasseurs et les bombardiers seront lancés de plus loin, se ravitailleront, exécuteront leur frappe sur l’Iran, se ravitailleront à nouveau et atterriront pour recharger. Le nombre de sorties que cela peut générer ne représentera que la moitié de ce à quoi ressemblerait une campagne aérienne « normale« .
Toute attaque commencera probablement par le tir de cent à deux cents missiles de croisière. Ils seront suivis par des bombardiers furtifs qui tenteront de détruire les défenses aériennes iraniennes. Une fois que cela sera plus ou moins atteint, des vagues d’avions de frappe lanceront des missiles à des distances de sécurité pour frapper des éléments de commandement militaires et civils iraniens ainsi que des infrastructures en Iran.
L’Iran ripostera avec des vagues de drones et de missiles plus anciens. L’objectif sera d’épuiser les défenses antimissiles américaines. Au cours de la guerre de 12 jours de l’année dernière, il a fallu environ huit jours à l’Iran pour y parvenir. Par la suite, il a utilisé des missiles plus récents qui ont pu toucher leurs cibles en Israël avec une précision inattendue.
L’Iran utilisera également ses missiles à plus courte portée pour détruire tout élément américain, que ce soit au sol, dans les airs ou en mer, qui est à sa portée. Des forces irrégulières alignées sur l’Iran au Liban, en Irak et au Yémen pourraient se joindre à la campagne.
L’Iran devrait être aidé par les services de renseignement chinois et russes. Pendant la guerre en Ukraine, les États-Unis ont établi la norme selon laquelle la fourniture de renseignements à un pays en guerre est insuffisante pour être considéré comme un pays combattant. Les renseignements satellitaires chinois permettront à l’Iran d’avoir à tout moment une image claire des dommages infligés à ses ennemis.
L’Iran est cependant sans aucun doute l’outsider dans ce combat. Il ne peut pas gagner une guerre contre un pays qui se trouve à plusieurs milliers de kilomètres de ses côtes. Les dommages qu’une campagne aérienne soutenue des États-Unis causera seront réels et très douloureux. La véritable menace n’est pas une campagne ponctuelle, mais une détérioration constante de l’État iranien si les États-Unis décidaient de mener une longue campagne d’usure contre lui comme ils l’ont fait contre l’Irak entre les deux guerres du Golfe.
La seule façon d’empêcher cela est que l’Iran utilise la puissance économique qui découle de son contrôle du détroit d’Hormuz. Un blocus du détroit ferait monter les prix mondiaux du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril. Avec les prix de l’énergie montant en flèche et les dommages économiques collatéraux que cela causera, les chances que les Républicains remportent les midterms seront réduites à néant.
Il semble cependant douteux que Trump s’en soucie encore.
Moon of Alabama
Traduit par Wayan,
relu par Hervé, pour le Saker Francophone
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Mensonges par omission : de nouveaux crimes de guerre étatsuniens se profilent
Nate Bear, 19 février 2026
https://www.donotpanic.news/p/lies-of-omission-as-fresh-american
Traduction : Arrêt sur Info https://www.facebook.com/arretsurinfo/posts/pfbid0kUwn1f6CuczEW9JDMTFhkyR4MHA5wWQyYatyn43DVMU5iiVGQ6pQEaVnHAhUhEpgl
Les États-Unis ont déployé la plus importante présence militaire dans la région depuis l’invasion de l’Irak il y a près de 23 ans, et s’apprêtent une fois de plus à commettre des meurtres de masse et à perpétrer d’innombrables crimes de guerre.
Hier, un nombre considérable d’avions, des avions de chasse aux avions ravitailleurs en vol en passant par les avions de commandement et de contrôle, ont quitté les États-Unis à destination de la région. Ils ont fait escale dans des bases militaires américaines en Angleterre et en Allemagne, car les crimes de guerre coloniaux ne sont jamais complets sans la participation de l’Europe.

Capture
d'écran d'avions militaires américains volant des États-Unis vers l'Europe
Une attaque US contre l’Iran, en violation flagrante du droit international si tant est qu’il vaille encore la peine d’être mentionné, semble imminente.
Pourquoi ? Pour Israël, pour le pétrole, pour la projection de puissance, pour l’héritage de Trump. Parce que la logique du complexe militaro-industriel exige que les 1 000 milliards de dollars dépensés chaque année et l’impressionnant arsenal de machines à tuer ne tombent pas dans l’oubli.
C’est ainsi que se comportent les empires. Car les États-Unis sont synonymes de violence. Et quoi de plus éloquent qu’une bonne grosse guerre pour illustrer la violence américaine ?
Depuis 1776, les États-Unis ont été en guerre offensive pendant 222 des 239 années de leur existence constitutionnelle. Le pays n’est pas près de s’arrêter, surtout avec l’alignement des astres en faveur d’un projet que l’axe américano-israélo-sioniste cherche désespérément à concrétiser depuis près de 50 ans.
Bien qu’une nation en guerre quasi permanente s’apprête à attaquer un pays qui n’a pas déclenché de guerre depuis près de 300 ans, les États-Unis et Israël vont encore se poser en sauveurs et en pacificateurs.
Les dirigeants de ces pays se feront passer comme tels, tandis que les médias occidentaux soumettront leurs lecteurs et téléspectateurs à un déluge de propagande pour justifier les meurtres et blanchir les crimes.
Les prémisses
Mais la propagande ne débute pas le jour de l’attaque.
En réalité, la situation actuelle est le fruit du traitement médiatique de la question iranienne au fil des ans.
Nous ne serions pas au bord d’une nouvelle guerre majeure menée par les États-Unis sans les mensonges par omission, souvent insidieux, qui caractérisent depuis des décennies la couverture médiatique occidentale de l’Iran, notamment ces derniers mois.
Penchons-nous sur certains d’entre eux.
Des récits changeants
Tout d’abord, et ce point est essentiel, les prémisses de l’attaque.
En juin dernier, Trump a prétendu que les États-Unis avaient “anéanti” les sites nucléaires iraniens.
Or, aujourd’hui, huit mois plus tard, les États-Unis semblent avoir besoin d’une guerre d’une ampleur sans précédent pour venir à bout du programme nucléaire iranien.
Personne ne posera la question qui s’impose.
Le prétexte, à savoir que le programme nucléaire iranien serait une menace, perdurera dans l’esprit des consommateurs de médias occidentaux à qui l’on a pourtant assuré, il y a seulement huit mois, que tous les sites nucléaires avaient été détruits.
Des termes lourds de sens
“Programme nucléaire iranien”.
Ces termes sont porteurs d’une intention rarement analysée ou explicitée.
Jamais assortis d’un quelconque contexte, ils sont délibérément conçus pour faire taire toute pensée critique, comme je l’ai déjà écrit dans un précédent article.
Les médias occidentaux n’expliquent jamais que l’Iran est l’un des plus grands producteurs mondiaux de produits radiopharmaceutiques permettant de diagnostiquer et de traiter le cancer. Or, pour diagnostiquer et traiter le cancer, des isotopes médicaux sont indispensables. Et on ne peut produire d’isotopes médicaux sans enrichir l’uranium. L’Iran figure parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux de médicaments radioactifs et fournit des traitements nucléaires à quinze pays, dont certains en Europe — même si les sanctions contre l’Iran interdisent l’importation de produits radiopharmaceutiques.
Sans son “programme nucléaire” délibérément dépeint de manière mensongère, l’Iran aurait du mal, voire serait incapable, de diagnostiquer et de traiter les personnes atteintes de cancer et d’autres maladies.
L’accord sur le nucléaire
Les médias ne mentionnent jamais ces faits et ne parlent pas non plus du contexte des menaces américaines vis-à-vis de l’Iran sur ce programme. En plein déferlement médiatique autour des négociations et des accords possibles, les médias occidentaux ne mentionnent jamais que Trump a lui-même a rejeté un accord signé en 2016 qui fonctionnait parfaitement.
Cet accord, ratifié par le Conseil de sécurité des Nations unies, garantissait des inspections régulières des sites et autorisait l’Iran à produire des matières nucléaires à des fins médicales et énergétiques. Les médias ne nous diront jamais que la dernière inspection de l’Agence internationale de l’énergie atomique a conclu que l’Iran se conformait pleinement à ses obligations.
On ne nous rappelle jamais que Trump, sous la pression de ses soutiens sionistes déterminés à déclencher une crise qui pourrait conduire les États-Unis et Israël à la guerre, a délibérément créé de toutes pièces un faux problème à résoudre pour faire oublier l’un des rares succès d’Obama.
Et, comme nous le découvrirons bientôt, il n’a jamais eu la moindre intention de le résoudre pacifiquement.
Mais les médias continueront à prétendre qu’il s’agit de négociations de bonne foi entravées par les exigences de l’Iran. Ils ne nous diront pas non plus que ces exigences portent sur la possibilité de diagnostiquer et de traiter le cancer.
Unilatéralisme
Les médias omettent d’ailleurs volontairement de rappeler que les États-Unis se sont retirés unilatéralement de l’accord précédent.
En effet, rappeler aux lecteurs que la crise a été déclenchée par les États-Unis pourrait faire passer ces derniers, et non l’Iran, pour un État voyou.
L’unilatéralisme américain est souvent occulté par les médias occidentaux. C’est pourquoi nous n’avons pas beaucoup entendu parler des 66 organisations et traités internationaux dont les États-Unis ont annoncé en janvier leur retrait. Et si vous croyez que cet unilatéralisme n’est imputable qu’à Trump, sachez que l’administration Biden s’est retirée du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire et du traité Open Skies, deux éléments clés du cadre international de prévention de la guerre nucléaire.
Les États-Unis, État voyou, agissent au grand jour, et se démènent pour le dissimuler. Car si le vrai visage des États-Unis venait à transparaître, les gens pourraient se demander si leur violence permanente s’apparente à un combat pour la liberté ou la paix, ou à celle commise par un vulgaire voyou.
Ils pourraient être amenés à se demander qui sont vraiment les méchants.
Les armes nucléaires d’Israel
À propos d’États voyous, les médias se gardent bien de passer au crible le postulat fondamental qui sous-tend toute la question de la capacité nucléaire iranienne.
Ils ne se demandent jamais pourquoi Israël se réserve le droit de posséder l’arme nucléaire, mais pas l’Iran. Ils évitent de poser la question de savoir pourquoi l’agresseur par excellence de la région, auteur de génocide et violateur constant des lois et des normes, est celui à qui l’on confie l’arme la plus destructrice de l’histoire de l’humanité.
S’ils le reconnaissaient, ils devraient alors qualifier Israël d’agresseur.
Ils devraient alors expliquer les mécanismes d’un empire.
Ils devraient se pencher sur le deux-poids, deux mesures et les hypocrisies flagrantes, et encourager une pensée critique pour éviter tout soutien inconditionnel à l’empire.
Mais une telle approche est tout à fait hors de propos.
Après tout, il est bien plus commode de rallier l’opinion à la guerre si une grande partie de la population croit que vous êtes ceux qui œuvrent pour la liberté et la paix.
Nouveaux prétextes
Si vous suivez l’actualité, vous savez peut-être que les dernières négociations dépassent le cadre du programme nucléaire et introduisent de nouveaux prétextes pour la guerre, dont le programme de missiles balistiques de l’Iran.
Israël, encore sous le choc de la capacité de l’Iran à frapper son territoire en juin dernier, souhaite que le nouvel accord comprenne l’élimination de tous les missiles longue portée de l’Iran.
Lorsque les États-Unis et Israël attaqueront, on nous dira que l’Iran en est responsable. On nous dira ensuite qu’il est absurde de vouloir conserver une capacité défensive face à un ennemi expansionniste et génocidaire qui affirme ouvertement son intention de détruire l’Iran.
Le Guardian, entre autres, a déjà commencé à promouvoir le message.
En revanche, on ne nous demandera pas de nous interroger sur les raisons pour lesquelles Israël peut posséder toutes les armes qu’il souhaite.
On ne nous demandera pas non plus de nous poser des questions sur l’intervention des États-Unis pour empêcher un pays de se défendre contre Israël.
Cela sera simplement considéré comme l’ordre naturel des choses.
La violence américaine
La prochaine guerre contre l’Iran sera totalement illégale : une agression non provoquée commise par les États-Unis contre un pays situé à 7 200 km de chez eux et qui ne représente aucune menace.
Pourtant, je doute qu’un seul soldat américain s’y oppose.
Parce que les crimes de guerre massifs sont une tradition américaine.
Parce que les États-Unis sont synonymes de violence.
Les États-Unis finiront-ils par rendre des comptes sur la nature fondamentalement violente et impérialiste de leur société ?
À en juger par les alternatives politiques actuellement proposées, cette hypothèse semble peu probable.
Alexandria Ocasio-Cortez, considérée par beaucoup comme la figure de proue de l’aile gauche du Parti démocrate et une candidate présidentielle crédible, s’est rendue à la conférence sur la sécurité de Munich pour faire valoir sa crédibilité impérialiste. Lors d’une session parrainée par Palantir, elle a refusé de condamner cette escalade militaire tout en diffusant une propagande anti-iranienne en faveur d’un changement de régime. Elle a également tenté de se démarquer de Trump, allant même jusqu’à affirmer qu’il aurait dû soutenir un changement de régime au Venezuela et renverser l’ensemble du gouvernement.
Avec ce genre d’amis pacifistes de gauche, qui a encore besoin d’ennemis bellicistes comme Trump ?
Liberté
La guerre va éclater et les bombes vont pleuvoir. Les politiciens et les médias vont alors répandre une propagande mensongère sur les atrocités commises sur le nombre de morts lors des récentes manifestations, tentant ainsi de nous convaincre que la violence que nous voyons à l’écran est celle du libérateur.
Nous entendrons parler des “mollahs”, des ayatollahs et de l’autoritarisme.
Le consommateur moyen de médias occidental sera alors convaincu que les Iraniens vivent dans une société dépourvue de diversité, dirigée par des fanatiques religieux qui lapideraient régulièrement des femmes à mort, alors qu’une simple recherche sur YouTube montre une réalité très différente. Des scènes de rues et de centres commerciaux à Téhéran, qui auraient pu être filmées dans n’importe quelle ville occidentale, sont accessibles en un clic, mais les consommateurs de médias ne découvriront jamais ces sources.
Tout ce à quoi nous aurons droit, ce sera l’argument de la violence impériale légitime.
Nous entendrons dire que l’Iran n’a pas réussi à conclure d’accord, sans jamais entendre parler du contexte.
Nous entendrons encore parler des Américains comme de libérateurs des Iraniens de la tyrannie, au nom du bien de l’humanité, alors que l’unique voie vers la paix consiste à libérer les Américains de la tyrannie de leur propre empire.
Steve Witkoff : « Trump est frustré : les Iraniens ne veulent pas capituler, malgré le déploiement inouï de puissance militaire US déployée ! »
Commentaire (un plus précis que celui de 'Syrian Girl') : l'histoire le montre, si vous commencer à désarmer, comme l'ont fait la Libye, l'Irak et la Syrie, ils vous détruiront plus facilement. Car il n'est pas réellement question d'AMD, d’armes de destruction massive, mais juste des missiles permettant de pouvoir répondre à une agression israélienne.
https://x.com/Partisangirl/status/2025455015205425237
De : 'Roland Marounek'
via Alerte Otan [mailto:alert...@googlegroups.com]
Envoyé : vendredi 20 février 2026 19:24
À : alert...@googlegroups.com
Objet : [alerte-otan] Iran : de nouveaux crimes de guerre
étatsuniens se profilent à l'horizon
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