De : Nicolas Bárdos-Féltoronyi [mailto:n.bardos-...@uclouvain.be]
Envoyé : lundi 13 avril 2026 12:04
Objet : Elections en Hongrie avril 2026
Mes ami-e-s
J’ai voté TISZA/Magyar pour trois raisons :
Tout en sachant, que
qu’il est uniquement l’opposition à la guerre de l’OTAN en Ukraine, tout en soulignant sa fidélité à l’OTAN dominée par Washington.
Pour rappel, quelque 18 milliards d’euros sont pour l’heure gelés.
Voici un article venant de la France si peu progressiste que possible mais intéressant !
Amitiés, Nicolas
Le conservateur pro-européen Magyar détrône le nationaliste Viktor Orban en Hongrie
par Revue Conflits avec AFP, 14.4.2026
Par Andras ROSTOVANYI
Le conservateur pro-européen Peter Magyar a largement remporté les élections législatives en Hongrie dimanche face au nationaliste Viktor Orban, dont la défaite constitue aussi un camouflet pour le président américain Donald Trump qui lui avait apporté son soutien.
« Nous avons libéré la Hongrie », a proclamé en fin de soirée Peter Magyar, juché sur une estrade installée sur les bords du Danube, avec en arrière-plan l’emblématique bâtiment du parlement hongrois, sous les acclamations de dizaines de milliers de personnes, dont certains ont tiré des feux d’artifice. « Ensemble, nous avons fait tomber le régime Orban », a-t-il encore dit, après avoir fendu la foule compacte en portant le drapeau hongrois.
Selon un décompte officiel portant sur 98,15 % des bureaux de vote, Tisza remporte 138 sièges sur 199 avec 53,56 % des voix, contre 55 sièges et 37,86 % des voix pour le Fidesz de Viktor Orban. La participation a atteint un record de 79,50 %.
Un peu plus tôt, Viktor Orban avait concédé sa défaite après 16 ans de pouvoir, prenant acte de résultats « douloureux mais sans ambiguïté » et ajoutant avoir « félicité le parti vainqueur ».
Lire aussi : Hongrie : Orban et la démocratie illibérale
« Défaite pour l’autoritarisme »
Cette déroute de Viktor Orban, qui a érigé son pays de 9,5 millions d’habitants en modèle de démocratie illibérale, porte également un coup à ces mouvements à travers le monde, pour qui il était devenu un modèle. C’est le cas en particulier du camp MAGA du président américain Donald Trump qui n’avait pas ménagé ses efforts pour le soutenir, multipliant les messages et envoyant son vice-président JD Vance en appui cette semaine à Budapest.
« C’est une défaite retentissante pour l’autoritarisme, dont l’écho dépasse largement les frontières de la Hongrie », analyse le centre de réflexion américain Center for American Progress. « C’est aussi un coup majeur porté à ceux qui voyaient dans le modèle corrompu de Viktor Orban un modèle à suivre, y compris Donald Trump ».
Plusieurs dirigeants européens ont félicité Peter Magyar, dont le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, et le Premier ministre polonais Donald Tusk, qui a ajouté en hongrois : « les Russes, rentrez chez vous », en référence aux amitiés de Viktor Orban avec Vladimir Poutine. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est réjouie que la « Hongrie a(it) choisi l’Europe ».
Le dirigeant nationaliste maniait régulièrement son droit de veto pour bloquer les politiques européennes, dont fin mars un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine — un pays que Viktor Orban a désigné comme un ennemi pendant sa campagne électorale, accusant le président ukrainien Volodymyr Zelensky de vouloir entraîner les Hongrois dans la guerre contre l’envahisseur russe. Cependant, l’argument n’a pas pris face à la stagnation de l’économie, l’inflation et une corruption devenue trop flagrante, selon des analystes.
« Oui à l’Europe »
« Aujourd’hui, le peuple hongrois a dit oui à l’Europe », a-t-il déclaré à la foule venue l’acclamer dimanche soir, avant de promettre de rétablir les contre-pouvoirs et de garantir « le fonctionnement démocratique » du pays, une tâche « énorme ».
Novice en politique, cet ancien membre du Fidesz avant de devenir son principal pourfendeur, a réussi en deux ans à construire un mouvement d’opposition capable de terrasser un Viktor Orban qui avait pourtant forgé le système électoral à son avantage et mis au pas les médias. « Je suis là pour gagner », avait déclaré dans la matinée Viktor Orban après son vote à Budapest, mettant en avant ses amitiés à travers le monde « des États-Unis à la Chine, en passant par la Russie et le monde turc ». Mais « dans un contexte de tensions accrues, il est devenu plus difficile de présenter Trump comme un garant de stabilité, celui-ci étant perçu par certains comme un facteur d’incertitude sur la scène internationale », souligne Bulcsu Hunyadi, analyste chez Political Capital. « Je suis très triste, je n’arrive pas vraiment à comprendre ce qui s’est passé, mais tout comme notre Viktor Orban l’a dit, j’accepte le résultat de tout mon cœur », déclare Hajnalka Gan Bozsokine, une enseignante de 62 ans portant une casquette de baseball orange aux couleurs de Fidesz, rencontrée dans le QG du parti. « Je me sens fantastiquement bien. On s’est enfin débarrassés de ce système, et il était temps », confie à l’inverse Zoltan Sziromi, un étudiant de 20 ans qui fêtait la victoire au milieu de la foule des supporters de Peter Magyar.
Consultez le site officiel de l’OTAN.
On y trouve beaucoup d’infos utiles mais à les lire avec une bonne dose de scepticisme !
Nicolas Bárdos-Féltoronyi
De : 'van soens valérie' via Alerte Otan <alert...@googlegroups.com>
Envoyé : mercredi 15 avril 2026 11:23
À : alert...@googlegroups.com
Objet : Re: [alerte-otan] TR: Elections en Hongrie avril 2026 (Nicolas Bardos 13.4.2026)
Pour afficher cette discussion, accédez à https://groups.google.com/d/msgid/alerte-otan/958147853.5885799.1776244987120%40mail.yahoo.com.
https://swentr.site/news/638466-orbans-exit-through-global-eyes/
Selon l'auteur, la victoire de Magyar/Tisza ne serait pas une si bonne nouvelle pour Bruxelles et Kiev, et pas une si mauvaise pour Moscou. Par contre, le grand perdant serait les USA de Trump, un allié de plus en plus toxique, que ce soit en Europe ou dans le Golfe.
D'autre part, moins médiatisées que celles de Hongrie, les élections législatives de Bulgarie, ce dimanche, pourraient renforcer le camp anti-guerre en Europe : https://swentr.site/news/638375-bulgaria-election-ukraine-gas/
Georges
Pour afficher cette discussion, accédez à https://groups.google.com/d/msgid/alerte-otan/031501dcccc1%2494237b60%24bc6a7220%24%40gmail.com.
Merci et bravo de le remarquer ! N.
De : 'Georges Berghezan' via Alerte Otan <alert...@googlegroups.com>
Envoyé : mercredi 15 avril 2026 21:56
Pour afficher cette discussion, accédez à https://groups.google.com/d/msgid/alerte-otan/177628294003.38.17062282803899776530%40startmail.com.
Il est possible que, finalement, l’UE ait misé sur le mauvais cheval, mais en tout cas elle n’aura pas négligé ses efforts pour le faire élire : cf https://newsletter.amuseonx.com/p/the-eu-didnt-just-influence-hungarys
« [...]
Les milliards gelés [30 milliards] sont devenus l'arme la plus puissante de l'arsenal électoral de Magyar. Son argument de campagne principal était d'une simplicité dévastatrice : seul un dirigeant pro-UE peut débloquer ces fonds. Cet argument était irréfutable précisément parce qu'il était vrai. L'UE avait structuré les conditions de telle sorte que leur respect exigeait un alignement politique, et non une simple réforme technique. L'équipe de Von der Leyen a fait savoir par la voie diplomatique que les « signaux importants » incluraient le déblocage du prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine et la levée des vetos sur les sanctions contre la Russie. Il s'agit là de positions de politique étrangère, et non de critères de lutte contre la corruption. L'argent était le levier, et ce levier était calibré pour provoquer un changement de régime.
Dans le même temps, l’UE a mis en place l’écosystème médiatique et de la société civile dans lequel le message de Magyar a pu trouver un écho. Le programme CERV a alloué environ 12,2 millions d’euros à des ONG hongroises politiquement actives qui contribuaient chaque année aux rapports de la Commission sur l’État de droit, ces mêmes rapports qui ont servi de base factuelle au gel de 18 milliards d’euros. Le financement européen des médias par le biais de « Creative Europe » a soutenu des projets impliquant des médias hongrois indépendants : 444.hua reçu 318 172 € par l'intermédiaire du consortium TEFI, Telex a participé au projet GenEU, d'un montant maximal de 2,71 millions d'euros, et 444.hufaisait également partie du mouvement SPHERA, dont le budget s'élevait à 1,66 million d'euros. Ces médias ont constitué l'écosystème médiatique essentiel dans lequel le discours anti-corruption de Magyar a pu s'imposer. Le gouvernement hongrois a établi que les ONG politiquement actives en Hongrie avaient reçu au moins 62,4 millions d'euros de financements directs de l'UE depuis 2014.
[...]
Ce qui s’est passé en Hongrie n’était pas une élection. C’était un rachat par endettement. L’UE a gelé les fonds, financé l’écosystème de l’opposition, empêché toute transparence sur ce financement, protégé le candidat de remplacement de toute obligation de rendre des comptes, dissimulé son bilan de vote, puis, dès sa victoire, s’est empressée de démanteler le pouvoir structurel qui avait rendu possible la souveraineté hongroise au départ. Chaque élément pris individuellement a une justification bureaucratique. Pris dans leur ensemble, ils constituent un schéma qu'aucun observateur honnête ne peut qualifier autrement que d'ingérence institutionnelle dans le processus démocratique d'une nation souveraine. »
De : 'Nicolas
Bárdos-Féltoronyi' via Alerte Otan [mailto:alert...@googlegroups.com]
Envoyé : jeudi 16 avril 2026 10:26
À : alert...@googlegroups.com
Objet : RE: [alerte-otan] TR: Elections en Hongrie avril 2026 (Nicolas
Bardos 13.4.2026)
1. Appliquer le principe politique du moindre mal.
2. Favoriser le changement même modeste.
3. Espérer le débit politique accru en Hongrie.
Pour afficher cette discussion, accédez à https://groups.google.com/d/msgid/alerte-otan/FRWPR03MB11145C2DE1278786D3D2E832ED0232%40FRWPR03MB11145.eurprd03.prod.outlook.com.