Bonjour,
Nous sommes très heureuses de vous inviter à la journée d'études intitulée
« Quelle autonomie corporelle dans les parcours médicaux ? » qui aura lieu à l’Université de Lausanne
le 19 mai prochain, matin et après-midi. Accès libre et gratuit.
Date : 19 mai 2026 - 9h30/17h
Contributeurices :
Diane Bernard (Professeure en philosophie et droit, UCLouvain Saint-Louis Bruxelles) :
Disposer de son corps, vraiment ? Limites des catégories juridiques et malentendus militants
Alexandrine Nedelec (Maitresse de conférences en civilisation britannique et anglais du droit, Université Paris 1-Panthéon Sorbonne) :
Justice reproductive : un paradigme qui renforce l’autonomie corporelle ?
Raphaël Perrin (Post-doctorant en sociologie, IRIS Inserm) : Les médecins et l’avortement. Sociologie de la domination médicale
Mona Gérardin-Laverge (Post-doctorante en philosophie, UNIL et UCLouvain Saint-Louis Bruxelles) :
Autonomie, autodétermination, consentement, empouvoirement : quel modèle pour soutenir une approche féministe du corps dans le contexte d’un avortement médicalisé ?
Alexandre Jaunait (Maitre de conférences en sciences politiques, Université de Poitiers) :
L’autodétermination de genre est-elle le « golden standard » de l’autonomie corporelle des personnes trans ?
Claire Grino (Chercheuse associée en philosophie, Université de Genève et Université Lyon 1) :
Mises en regard de l'autonomie corporelle, décisionnelle et politique dans le cas de trois familles de techniques du corps : disciplinaires, biomédicales et postgénomiques
Vous trouverez l'argumentaire ci-dessous. Le détail du programme sera envoyé prochainement.
Au plaisir de vous y rencontrer,
Mona Gérardin-Laverge et Claire Grino
Argumentaire :
Cette journée d’études vise à analyser les approches féministes du corps sous-tendues par des slogans comme « mon corps, mon choix » et par la notion d’autonomie corporelle. Il s’agit d’une part d’interroger
la manière dont ces approches peuvent ou non s’actualiser, prendre sens, faire écho ou entrer en tension avec l’expérience que les personnes font de leurs corps dans différents contextes médicaux (comme dans les parcours de PMA, IVG, certains parcours de transition,
etc.). Dans quelle mesure les interventions médicales sont-elles vécues comme un « choix », comme un « droit à disposer de son corps » dans le cadre de prises en charge diversement situées ? Comment les techniques et les pratiques médicales contribuent-elles
à configurer cette expérience ? Il s’agit d’autre part d’interroger le sens de ces slogans faisant valoir l’autonomie corporelle comme le meilleur critère de prise en charge, au regard de différents corpus critiques (tels que les études
crip, les féminismes décoloniaux, les théories féministes du care, les écoféminismes). Ces derniers ont en effet remis en cause le sujet moderne autonome, entretenant un rapport de propriétaire à son corps, comme étalon de la justice sociale,
au profit d’une prise en compte des interdépendances multiples qui façonnent nos expériences, y compris médicales. Comment, aujourd’hui, entendre ces slogans emblématiques des luttes féministes dans un contexte de biomédicalisation de l’existence ?
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Mona Gérardin-Laverge
Chercheuse post-doctorante Marie Skłodowska-Curie Actions
Université de Lausanne (STS-Lab) et UCLouvain Saint-Louis Bruxelles (SIEJ)