Fwd: [inst-iss-ssp] Café scientifique ISS et apéritif «De quoi l'IA est-elle le nom?», 24 février

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Loïc Riom

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Feb 18, 2026, 7:24:04 AM (13 days ago) Feb 18
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De: Direction.iss <direct...@unil.ch>
Objet: [inst-iss-ssp] Café scientifique ISS et apéritif «De quoi l'IA est-elle le nom?», 24 février
Date: 18 février 2026 à 11:20:04 UTC+1
Répondre à: Direction.iss <direct...@unil.ch>

Bonjour,
Pour rappel, nous avons le plaisir d’inaugurer le premier Café scientifique de l’ISS, « De quoi l’IA est-elle le nom ? », avec nos collègues Boris Beaude et Olivier Glassey.

Il aura lieu le mardi 24 février à 17h15, en salle Géopolis 2137.

L’événement sera suivi d’un apéritif. N’oubliez donc pas de vous inscrire via le lien suivant : 

https://events.unil.ch/register/626/1117

N’hésitez pas, bien entendu, à faire circuler l’information auprès des personnes susceptibles d’être intéressées.

Bien cordialement, 

Laurence Kaufmann



Conférencier: Boris Beaude, Professeur  (ISS – Unil, Thema), «De quoi l'IA est-elle le nom?», 17h15-19h, Géopolis 2137, 24 février 2026 
L’intelligence artificielle s’est progressivement imposée dans nos vies : modération des réseaux sociaux, reconnaissance d’images, moteurs de recherche ou traduction automatique. Mais c’est l’arrivée de ChatGPT, il y a deux ans, qui a propulsé ces technologies au cœur du débat public. La possibilité de dialoguer avec une machine a d’abord surpris, puis troublé : jamais cette promesse n’avait paru aussi tangible, suscitant à la fois craintes, enthousiasme et investissements sans précédent.
Ce café scientifique propose d’éclairer la nature de ce moment charnière. Que nous révèle-t-il de notre rapport à la technique, au savoir et au pouvoir ? Nous défendrons l’idée que la critique ne doit plus se focaliser sur les échecs de l’IA — ses biais ou ses « hallucinations », car les IA n’ont pas besoin d’échouer pour être nuisibles. Cette posture peut donner l’illusion du recul, mais au risque d’occulter un enjeu plus fondamental : celui d’un monde où des systèmes efficients se déploient massivement, redéfinissant dès à présent les conditions du travail, de la production du savoir et des rapports de pouvoir.

Discutant: Olivier Glassey, MER  (ISS – Unil, STS lab), Directeur du Musée de la Main (Unil-Chuv)
Les recherches d’Olivier Glassey portent sur les usages des technologies de l’information et sur les cultures numériques. Il s’intéresse notamment aux implications des médiations techniques dans nos pratiques, que ce soit au niveau de la circulation et de la vulgarisation des savoirs, de la construction de la mémoire collective ou de nouvelles formes de sociabilité en ligne. 
O.Glassey est également Directeur du Musée de la Main dont les expositions, aussi informées que didactiques, portent aussi bien sur la conscience et l’intelligence artificielle que sur les bébés, la conscience ou les odeurs. L’exposition actuelle, à ne pas manquer, porte sur les « Invisibles. La vie cachée des microbes». 

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Brève présentation de B.Beaude
Géographe de formation, Boris Beaude a enseigné pendant huit ans à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po). Avant de rejoindre l’UNIL, il a été chercheur à l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Actuellement professeur de sociologie du numérique à l’ISS, il étudie la manière dont Internet – et plus récemment l’intelligence artificielle – reconfigurent les médiations qui, simultanément, relient et séparent leurs usagers.
Pour ce faire, B. Beaude propose de revenir à la définition d’Internet comme un espace de relations. L’espace n’est pas un simple milieu dans lequel prendraient place des entités, personnes ou véhicules ; il est le produit de pratiques de structuration et de territorialisation. Une telle approche permet d’éclairer les enjeux sociaux et politiques d’Internet. En effet, l’occultation de sa dimension spatiale et relationnelle a longtemps conduit à sa «dé-réalisation». Or, l’espace des réseaux, loin d’être virtuel, est un espace tout à fait réel d’attention conjointe et disjointe. C’est aussi un espace de proximité et de distance, de contact et de séparation – bref, un espace d’interaction que différents dispositifs de traitement des données peuvent contribuer à cartographier. 
Alors que l’utopie fondatrice d’Internet rêvait d’abolir les distances, nous assistons aujourd’hui, observe Boris Beaude, à la résurgence de territoires revendiquant leur souveraineté. À la liberté d’expression s’opposent désormais les bulles de filtrage et la traçabilité généralisée des activités en ligne. À la gratuité de la connaissance font obstacle les revendications liées à la propriété. À l’intelligence collective, trop souvent dévoyée, répondent des formes de « capacités distribuées ». À la décentralisation structurelle d’Internet fait contrepoids son hypercentralité fonctionnelle, amplifiée par la prolifération des traces numériques.
Pour Boris Beaude, ces évolutions interrogent aussi bien les conditions pratiques de nos intelligibilités que le contexte politique de leur déploiement. À l’heure où l’utopie d’un Internet sans territoire s'érode, comprendre la «synchorisation» – le processus par lequel nous transformons un espace en un lieu, et plus encore en un lieu commun – ainsi que la manière dont les IA participent à le produire ou à le capturer, devient décisif.
Pour en savoir plus, on pourra consulter le beau site Internet de Boris Beaude

https://www.beaude.net/boris/


 

 

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Laurence Kaufmann
Directrice de l’Institut des Sciences Sociales (ISS)
Professeure ordinaire
Faculté des Sciences Sociales et Politiques
Bâtiment Géopolis - 5129
CH-1015 Lausanne

 

 





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