On 8 juin, 13:24, Pierre-Yves et Nanda Moreno-Ruff
<
redact...@theolib.com> wrote:
(...)lancé une
> > pétition en ligne demandant l'inscription dans la Constitution
> (...)
> >
http://www.referendum-servicespublics.com/charte.html
Bonjour,
Je vois deux niveaux de réponses à l' initiative de P-Yves:
1°)- Doit-on, surtout en ces temps de crise des sub-primes, rendre
absolument à César ce qui le concerne?
Autrement dit jusqu' à quel point peut-on séparer en effet les
discussions religieuses/ théologiques de celles concernant la gestion
de la "polis"?
Par n' importe quel bout qu' on prenne le problème, il me semble
difficile de "remuer du religieux" sans faire remonter en surface des
questions d' éthique- largo sensu-, autrement dit , de cette image des
choses-telles-qu' elles-devraient-être-si-les-gens-se-conduisaient-ce-
que nous-concevons-comme-"bien"./tov
Et à partir de là il me semble également difficile de ne pas voir tel
ou tel programme, ou tel ou tel discours, actes d' hommes politiques
plus ou moins éloignés de cette "image-des-choses(etc.)"
Autrement dit le système de pensée d' Augustin (c' est bien lui , non,
le coup de la Cité de Dieu d' un côté et celledes hommes de l' autre?)
me paraît très vite trouver ses limites.
D' autant que j' ai encore dans l' oreille ce que me disaient des
comparses de lycée en 68-69: " Même quand tu dis que tu ne fais pas de
politique, tu en fais forcément puisque tu laisses faire, ce qui est
une action passive certes, mais une action quand même", principe dont
l' illustration la plus célebre est la petite histoire du "On est venu
chercher mon voisin parcequ' il était Juif/ communiste/etc, mais moi,
çà ne me concernait pas, je n' étais pas juif/commmuniste/etc".
Un de ces multiples chapitres où je serais très curieux de Lui poser
la colle s' Il lui prenait fantaisie de revenir: " OK, et tu dis quoi,
là, maintenant?"
2°) Je comprends parfaitement que l' entreprise de déconstruction
menée par les courants dits "ultra-libéraux", et habilement habillée
du mot "réforme", de nos systèmes de quadrillage social irrite et
inquiète.
Ceci dit çà voudrait dire quoi, en réalité, inscrire des "principes"
dans la constitution?
Soit on en reste à des termes généraux et vagues (type "liberté,
égalité fraternité & services publics") et j' ai grand crainte qu' on
ne fasse qu' une action de facade.
Soit on rentre dans les horribles mais entêtés détails pratiques et
du "qui fait quoi , comment, avec quels moyens" et les cadres risquent
fort d' être soit trop rigides soit vite obsolètes .
ce 2°) devrait donc, à son tour, se stratifier en plusieurs sous-
chapitre qui seraient
- La notion de service public
- et ses MOYENS pratiques, qui peuvent être, éventuellement, effectués
par des structures privatisées (exemple en place depuis + dizaines d'
années: les écoles "libres" sous contrat et la médecine "libérale",
les cliniques etc.)
Au plaisir de vos réactions
Jeep