Annick Simon dixit:
"certaines techniques de mieux être comme le yoga, le magnétisme,
l'acupuncture...
De plus il a également fait référence au "corps astral" et au "corps
éthérique"(?) "
- Il est de fait que certaines techniques de soins font implicitement
ou explicitement référence à des concepts philosophiques, à des
paradigmes assez différents de ceux sur lesquels la pensée
occidentale, depuis Aristote (et l' église Catholique est AUSSI
héritière d' Aristote) fonnctionne.
A ma connaissance pour le corps éthérique et le corps astral, ce sont
des notions qu 'on retrouve dans l' anthroposophothérapie (ouf!)
inventée par l' autrichien Rudolf Steiner, fin XIXe siècle; Et comme
celle-ci utilise des substances diluées la confusion est facile avec
l' homéopathie, bâtie elle sur un process expérimental et dont la
seule référence à connotation "philosophique" est la supposition d'
une "force vitale", ce qui permettait surtout de dépasser la question
d' une action moléculaire "classique" rendue improbable par des
dilutions >= N. Avogadro (ce dernier étant ± contemporain de S.
Hahnemann).
Et , curieusement, bien qu' admettant miracles et apparitions de la
Vierge, l' église Catholique a du mal à digérer les notions de corps
éthérique etc.
- Bien sûr il me semble assez connu que l' acupuncture, au moins dans
sa version traditionnelle chinoise, fait appel à des notions (Yn-Yang,
5 éléments etc) qui n' ont pas vraiment de correspondance ni dans la
pensée scientifique classique, ni dans la théologie occidentale.
pour le yoga c' est plus tangeant puisque certains clercs de l' église
ont exploré et admis les techniques de mise en condition physique/
spirituelle qu' il permet.
Et , mieux, certaines recherches semblent démontrer que la récitation
en boucle de mantras peut amener au même état de conscience
"déconnecté" - repérable par ex. sur l' imagerie PetScan- que....la
récitation du rosaire par des nonnes (on pense en fait que le point
commun est un rythme de respiration particulier)
Petite dernière: j' ai connu un confrère qui était , pour autant que
je sache, sinon athée du moins agnostique (les bons pères Maristes,
qui l' avaient éduqué, lui avaient appris que Jésus n' avait en fait
jamais existé et était une "création" des évangélistes, why not?) qui
était un homéo plutot courant "pluraliste" et qui m' avait sorti comme
argument contre l' unicisme (l' autre "courant", je le rappelle) que
rien de bon ne pouvait venir de Kent puisqu' il était Swedenborgien, à
quoi j' avais rétorqué "Oui, et puis après, qu' est-ce que çà change à
l' efficacité ou non de la méthode?", ce à quoi mon esprit un peu
lourd et pragmatique me ramène souvent.
C 'est effrayant cette propension chronique à mélanger les plans de
discussions.
Jeep